20/02/2020

Modernisation des PC-21 & FLORAKO !

pc-21-swiss-air-force-switzerland.jpg

Dans le cadre du programme d’équipement militaire 2020, deux sujets concernent notre aviation, la mise à jour des avions écoles Pilatus PC-21 et celle du programme C2Air pour le système FLORAKO.

Mise à jour des Pilatus PC-21 :

Suite aux programmes d’armement 2006 et 2010, huit avions PC-21 ont été acquis auprès de l’entreprise Pilatus, à des fins d’instruction. Cet avion turbopropulsé est destiné à l’instruction des pilotes sans expérience préalable sur jet, pour qu’ils puissent à terme directement passer à un avion de combat tel que le F/A-18 E/F « Hornet ». L’instruction sur PC-21 est sensiblement moins coûteuse et plus écologique que sur jet d’entraînement.

Cependant, comme ses pièces de rechange ne sont plus commercialisées (version initiale de l’avion) et que les autres forces aériennes n’utilisent pas la même configuration que celle employée actuellement, des adaptations s’imposent sur ces avions comme sur leurs simulateurs. Aujourd’hui, les PC-21 des Forces aériennes suisses comportent des composants qui ne sont plus utilisés dans les autres flottes de ce modèle. À terme, il ne sera plus possible d’assurer l’entretien et la maintenance de ces composants. La maintenance des aéronefs devient de plus en plus complexe et onéreuse. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres fabricants cessent de fournir leurs prestations, d’autant plus qu’une petite flotte représente peu d’intérêts économiques pour ces entreprises.
Le système d’instruction PC-21 de Pilatus a fait l’objet de développements constants au cours des dix dernières années. Dans le cadre des mesures planifiées, les Forces aériennes suisses appliqueront des processus d’amélioration du système développés pour les forces aériennes australiennes et pourront bénéficier d’un stock de pièces de rechange partagé. L’Armée de l’air française reprend la même configuration pour son PC-21.

pc-21-cockpit.jpg

Cet ensemble de mesures comprend également l’adaptation aux spécificités de la Suisse telles que sa topographie et la densité élevée de son trafic aérien. Grâce à l’intégration d’un système de détection des obstacles (G-CAS) et d’un système de signalisation du trafic aérien (T-CAS), la sécurité de vol sur le PC-21 sera considérablement accrue. Indispensable dans un environnement d’entraînement moderne, ces deux systèmes de sécurité préviennent les crashes et les collisions avec d’autres aéronefs. Une grande partie des frais de développement et d’autorisation pour chacun des systèmes de la nouvelle configuration ont déjà été couverts et ne sont pas compris dans le crédit. Les mesures assureront l’adaptation aux exigences militaires et civiles actuelles et maintiendront ces avions en état de navigabilité jusqu’à fin 2035.

Environ les trois quarts des PC-21 utilisés actuellement à travers le monde possèdent la même configuration que celle préconisée dans la solution proposée. Ainsi, les Forces aériennes suisses pourront profiter de conditions plus favorables lors des travaux de maintenance. De même, elles rempliront les exigences actuelles en matière d’aéronautique et s’adapteront aux normes de sécurité en vigueur.

C’est l’avionneur suisse Pilatus Aircraft qui aura la charge de mettre à jour la flotte de PC-21.

Modernisation C2Air pour le système FLORAKO :

previewHigh.jpeg

Dans le cadre d’Air2030, nous avons beaucoup parlé d’avions et de systèmes sol-air, mais il fallait aussi moderniser le système de surveillance et de conduite, le choix est fait. L’évaluation des trois candidats au nouveau système de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes pour l’Armée suisse s’est conclue avec le choix du type de dispositif. La direction du programme Air2030 a suivi la recommandation de l’équipe d’experts en faveur du candidat français Thales avec le système Skyview.

Le remplacement du système de conduite et de communication de Florako (projet Radar) fait partie du paquet de projets pour le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, comme le renouvellement des systèmes de capteurs de Florako, l’acquisition de nouveaux avions de combat (projet PAC) ainsi que celle d’un système de défense sol-air de longue portée (projet DSA). Le projet Radar a déjà été décidé dans le cadre des programmes d’armement 2016 et 2018. Le remplacement des capteurs est en cours.

Introduit en 2004, le système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako assure 24 heures sur 24 et sept jours sur sept la reconnaissance des aéronefs civils et militaires (avions, hélicoptères, drones) et permet aux Forces aériennes de mener leurs engagements en situation ordinaire comme en cas de tensions accrues, voire de conflit. Sans lui, les avions de combat et autres moyens de défense sol-air ne pourraient être engagés, ou seulement de manière très limitée. Il en va de même pour les appareils à acquérir en vue du renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien.

20180442.jpg

Le projet « C2Air » prévoit le remplacement des sous-systèmes Ralus/Lunas du système actuel de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes des Forces aériennes suisses. Au cours des douze derniers mois, des spécialistes d’armasuisse et de l’Armée suisse ont testé en Suisse trois systèmes de remplacement venus de trois pays différents, évalué les offres reçues et formulé une recommandation à la direction du programme Air2030 dans un rapport d’évaluation. Le directeur général de l’armement a maintenant suivi cette recommandation et attribué le marché au candidat français Thales avec le système Skyview. Thales a été retenu en raison de son meilleur rapport qualité-prix. Par ailleurs, Skyview est le système qui s’avère répondre le mieux aux exigences. Il est prévu que le Conseil fédéral soumette l’acquisition de ce système au Parlement dans le message sur l’armée 2020. Les autres candidats étaient Saab (Suède) et Raytheon (États-Unis). Le constructeur et le système retenus ne causent aucun préjudice aux autres projets PAC et Bodluv du programme Air2030.

Système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako Ralus (Radar-Luftlage-System) rassemble les données radar et établit l’image de la situation aérienne. Lunas (Luftlage-Nachrichtensystem) reproduit toutes les données à l’écran afin de soutenir la conduite de l’engagement. 

Ces deux sous-systèmes font partie du système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako. Ce dernier est destiné à identifier les objets aériens civils et militaires (p. ex. avions, hélicoptères et drones) et à conduire les engagements des Forces aériennes, y compris la défense sol-air. Depuis 2005, l’espace aérien suisse est surveillé 24 heures sur 24 par Florako. 

Principales caractéristiques:

  • Une large communauté d’utilisateurs de la force aérienne de 12 pays représentant au total 43 centres
  • Suivi multisensoriel et fusion d’identification éprouvés sur le terrain
  • flexible à toute opération
  • Evolutif en déploiement
  • Ouvert aux systèmes hérités et futurs

307638285.jpg

Photos : 1 Pilatus PC-21 des FA en vol 2 cockpit PC-21@ Pilatus Aircraft 3 Radar FLORAKO@ DDPS 3 système d’engagement @ DDPS 4 Système Skyview @ Thales

 

SWISS : arrivée imminente du premier A320neo !

ERNM0osWAAAaJJ4-1.jpeg

Swiss International Air Lines (SWISS) franchit une nouvelle étape dans la modernisation de sa flotte d’avions court-et-moyen-courrier avec l’arrivée dans quelques heures de Hambourg du premier A320neo.

Rappel :

Les nouvelles commandes font partie des options en plus des dix A320neo et cinq A321neo commandés par SWISS en 2014. Le Conseil de surveillance de Lufthansa Group avait annoncé que SWISS, membre du groupe, va étendre sa flotte d'Airbus A320/21 avec la version « neo ».
L’objectif est de remplacer à terme l’ensemble de la flotte d’A320 de SWISS par la version re-motorisée de la famille Airbus.

Les premiers nouveaux avions en version « neo » vont rejoindre la flotte entre 2019 et 2022 pour remplacer les anciens A320 et A321.

SWISS souhaite exploiter l’une des flottes d’avions la plus jeunes d’Europe après la mise en service de tous ses membres de la famille Airbus A320.

Membre du groupe Lufthansa, SWISS dessert plus de 100 destinations dans 43 pays et transporte environ 17 millions de passagers par an avec sa flotte de 90 avions.

L’A320 neo : 
 
L’A320 neo est une nouvelle option de motorisation pour la famille A320, dont la mise en service est prévue à compter de 2015. Les appareils sont équipés de réacteurs de la dernière génération et de “Sharklets”, grands dispositifs d’extrémité de voilure, deux innovations qui permettront une réduction de 15% de la consommation de carburant. Cela équivaut à une économie de 1,4 millions de litres de carburant, soit la consommation de 1’000 voitures de taille moyenne. L’A320 neo permet également une réduction annuelle de CO2 de 3’600 tonnes par appareil et par an. Les émissions de NOx sont inférieures de 50% à la norme CAEP/6, le bruit perçu est considérablement réduit.
L’A320 neo offre deux motorisations à choix avec le Leap-X de CFM (Snecma-GE) et le nouveau moteur de Pratt&Whitney PW1100G-JM PurePower.

swiss,a320neo,nouveaux avions de ligne,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation

Photos : 1 Livraison à Hambourg du premier A320 neo SWISS @ SWISS 2 au essais en vol @ Dirk Grothe

19/02/2020

Finlande : essais du Super Hornet !

ERG5rPlXUAAw10r.jpeg

Cinquième est dernier concurrent, au sein du processus d’évaluation d’un nouvel avion de combat pour la Finlande, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » est arrivés sur la base de Pirkkala le 18 février dernier.  

Trois avions, deux versions :

Trois avions sont arrivés en Finlande, soit un F/A-18 E « Super Hornet » monoplace, un F/A-18 F « Super Hornet » biplace et un EA-18G « Growler » biplace. En effet, l’offre de l’avionneur américain porte sur les deux versions de l’avion. Les « Super Hornet » et le « Growler » en cours d'évaluation sont respectivement dans leurs configurations actuelles Block II et Block I, pour son offre à la Finlande, Boeing présente la version Block III du « Super Hornet » et la version Block II du « Growler » qui sera disponible pour le US Navy dès 2023.

Comme pour la Suisse les « Super Hornet » ont des marquages limités et disposent des derniers logiciels ainsi que du capteur IRST21.

Cadre des essais : 

finlande,hx challenge,boeing,super hornet,growler,nouvel avion de combat,blog défense,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation

Des missions air-air seront effectuées contre des avions finlandais Hornet et Hawk. La planification et l'exécution du HX Challenge sont gérées par le Air Combat Center du Satakunta Air Command. Les agences de l'armée et de la marine participent également à l'évaluation de la capacité des candidats à soutenir les opérations terrestres et maritimes. Les exigences spécifiques du HX exigent que l'avion soit capable de mener des missions air-air, air-sol, air-mer et à longue portée, ainsi que des services de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d'acquisition d'objectifs.

Baser l'évaluation en Finlande permet non seulement au ministère de la Défense de concevoir les tests de manière équitable pour tous les soumissionnaires, mais évalue également les performances et les capacités de chaque candidat dans l'environnement hivernal finlandais. Bien que l'avion lui-même ait tous été prouvé pour des opérations par temps froid, des activités soutenues dans des combinaisons de températures glaciales, de neige, de pluie et de grésil ont inévitablement des effets néfastes et peuvent également affecter les performances des capteurs électro-optiques et autres.

Des tests supplémentaires peuvent être effectués ultérieurement par les fabricants dans leur propre pays, et d'autres mesures seront évaluées à l'aide de simulateurs. Dans l'ensemble, le HX Challenge est conçu pour vérifier les performances déclarées de chaque candidat, plutôt que de les opposer les uns aux autres dans un vol à cinq voies.

Le défi HX représente la première phase du processus d'évaluation des performances. La deuxième phase sera menée dans des simulateurs pour évaluer le succès des vols de quatre avions dans les missions clés énoncées dans l'exigence, sur la base des valeurs de performance vérifiées dans l'évaluation de vol. Une troisième phase verra comment les prétendants s'en sortent dans une évaluation de « wargaming » à long terme.

87020823_2877535982310362_5199454552037785600_o.jpg

Photos : Arrivée des Boeing Super Hornet et Growler en Finlande @ Finnish Air Force

 

 

Des mini-drones pour la Suisse !

Unknown.jpeg

Armasuisse vient de choisir le fournisseur des futurs mini-drones destinés aux Forces terrestres suisses dans le cadre du programme MUAS (Mini-UAV). Le gagnant est le groupe français Parrot. L’occasion dans cet article de revenir sur les trois programmes de drones actuels qui vont progressivement venir équiper l’armée suisse.

Mini-drones pour l’infanterie :

drones armée suisse,mini-drone,drone male,parrot,orbiter 2b,hermes 900 hfe,forces terrestres,forces aériennes,blog défense,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation

Dans le cadre des Forces terrestres, l’infanterie devait renforcer sa capacité de détection à courte distance, SRR (Short Range Reconnaissance) notamment dans le cadre de combat de localité. Pour ce faire, celle-ci avait besoin d’un mini-drone capable d’appuyer de manière très rapide une unité en déplacement dans des ruelles et des maisons.

Armasuisse a lancé en 2019 un programme d’essais des différents mini-drones disponibles sur le marché. C’est le français Parrot qui emporte le contrat. Le type, les capacités et la quantité de micro-drones commandés n’ont pas été précisés pour l’instant. Par ailleurs, la filiale du groupe français senseFly, dont le siège est situé près de Lausanne, sera chargée de l’accompagnement opérationnel en Suisse. 

Drone portable de moyenne reconnaissance :

minilennokki-2.jpg

Toujours dans le cadre des Forces terrestres, en février 2019, c’est le drone israélien Orbiter 2B qui a été choisi. Ce système renseignera directement l’infanterie et les unités blindées à proximité directe des zones de combat.

L’Orbiter 2B d’Aeronautics Defense Systems (ADS) dispose d'un mode de navigation indépendant qui, permet à un opérateur d'effectuer une mission même si le GPS est bloqué ou s'il y a une perte de liaison avec sa suite de communications cryptée. Un système d'alerte automatique peut également envoyer des alertes concernant tout écart par rapport aux objectifs prévus d'une mission dans des conditions normales. L’Orbiter 2B dispose d’une autonomie de fonctionnement de 4 heures, il peut transporter une charge utile de 1,5 kg et pour un rayon d’action de 100 km. Il emporte un capteur électro-optique / infrarouge avec un pointeur laser. Il dispose du logiciel MOAV qui est conçu pour servir une gamme de plates-formes UAV compatible avec les interfaces OTAN, telles que le STANAG 4609. Le système numérique est équipé d'une liaison de données. Le déploiement se fait en 7 minutes.

L’Orbiter 2B, peut notamment, être activé depuis un véhicule en mouvement, permettant ainsi un suivi continu de la cible en mouvement, l’appareil permet des sauts de fréquence pour augmenter le cryptage. L’Orbiter 2B a la capacité unique de naviguer indépendamment, ce qui permet d’achever la mission même si le GPS est bloqué ou en absence de communication. La liaison de données numériques de l'Orbiteur 2B est ajustée pour prendre en charge les bandes C et S avec une communication en duplex intégral, permettant des capacités de renseignement uniques et un traitement de l'information de haut niveau.

Facile à utiliser, il est lancé à partir d'une catapulte et atterrit à l'aide d'un parachute et d'un airbag. Opérationnel même dans les conditions météorologiques les plus difficiles, il est stabilisé par gyroscope avec une charge utile à trois capteurs et à zoom. Offrant un traitement d'image avancé, une navigation précise et une capacité d'atterrissage précise, il est facilement contrôlé à partir d'un GCS personnel.

Drone MALE pour les Forces aériennes :

2389509235.jpeg

Présenté en grande première le 9 décembre dernier à Emmen, le premier drone de nouvelle génération de l’israélien Elbit Systems Hermes 900 HFE « StarLiner » (ADS15) débute sa carrière dans notre pays.

L’Hermes 900 HFE (Heavy Fuel Engine) « StarLiner »

L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermès d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille « Hermes » 450.  Le « 900 » hérite de blocs de construction fiable, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques. L'UAS a été spécialement conçu pour le renseignement, la surveillance, l'acquisition et la reconnaissance d'objectifs (ISTAR), la sécurité intérieure, la patrouille maritime, la sécurité aux frontières et les enquêtes post-catastrophe.
L’Hermes 900 « StarLiner » choisi par notre pays est également connu sous le nom de Hermes 900 (HFE) utilisant du carburant lourd (Diesel).  Il s’agit de la plus grande variante de la gamme « 900 » du système d'avion sans pilote (MALE) moyenne altitude et longue endurance développée par Elbit Systems.


Système anti-collision : 

L'Hermes 900 « StarLiner » est conforme à l'exigence 4671 de l'Accord de normalisation de l'OTAN (STANAG) d'opérer dans l'espace aérien civil aux côtés des aéronefs pilotés. Il a effectué une série de vols certifiés par l'autorité israélienne de l'aviation civile au cours de la période 2017-2018 et a été déployé en juillet 2018. Il est le premier drone doté d’un système unique au monde de type anticollision « Sens & Avoid ».  Le drone doit en effet pouvoir être engagé dans tous les espaces aériens sans être escorté par un aéronef avec pilote. Si certains systèmes existent déjà en termes de protection d’abordage, ce nouveau système permet une totale identification des éventuelles menaces volantes. Le nouveau système qui équipe le drone Hermes 900 « StarLiner » permet grâce à des capteurs radars et électro-optique de repérer à 360° tous les aéronefs en rapprochement. 

Hermes 900 « StarLiner » design et caractéristiques :

L'avion sans pilote Hermes 900 « StarLiner » a une envergure de 17 mètres et une masse maximale au décollage de 1’600 kg. La capacité de décollage et d'atterrissage automatiques (ATOL) de l'avion lui permet de décoller et d'atterrir dans des environnements de visibilité proche de zéro. Un système de dégivrage actif est installé pour éliminer la glace sur les surfaces afin d'assurer un fonctionnement sûr dans des conditions de givrage.
Le drone a une capacité d'éclairage directe et indirecte de cible et peut effectuer des missions, selon les règles de vol aux instruments (IFR) dans toutes les conditions météorologiques.
Le drone Hermes 900 « StarLiner » peut transporter une gamme de charges utiles multi-capteurs pesant jusqu'à 450 kg pour de multiples applications. Il est compatible avec les charges utiles électro-optiques multispectrales (EO) telles que SPECTRO XR, Wescam MX15/20, la vidéosurveillance aéroportée persistante à grande échelle SkEye (WAPS), le système d'imagerie aéroportée MIST-G et le marqueur laser.

Le système SPECTRO XR (ISTAR) est installé sous le cône de nez pour fournir des capacités de surveillance, de contrôle des tirs et de ciblage. Le SkEye WAPS monté sur le ventre est utilisé à des fins de collecte de renseignements, d'observation et de surveillance.

Les capteurs d'imagerie embarqués capturent des images / vidéos en temps réel et assurent une surveillance persistante sur une large zone de jour comme de nuit.

Il dispose d’un plafond pratique de 30’000 pieds et offre une autonomie de vol allant jusqu'à 36 heures.
Le véhicule aérien Hermes 900 « StarLiner » est équipé d'un système d'avertissement et d'évitement de terrain (TAWS) pour la prédiction et l'évitement des obstacles. Un système coopératif et non coopératif de détection et d'évitement (D&A) avec des capteurs radar air-air est installé pour détecter les aéronefs coopératifs et non coopératifs.

Une liaison de données redondante avec une large bande passante est installée sur le cône avant de l’avion pour fournir des communications en visibilité directe (LOS) et au-delà des communications en visibilité directe (BLOS).

Il peut être doté d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR), d'un radar à indicateur de déplacement du sol (GMTI) et d'un radar de patrouille maritime pour détecter, localiser et acquérir des cibles. Il peut également transporter des charges utiles de guerre électronique pour fournir une capacité d'attaque électronique aéroportée.

Et bientôt des véhicules autonomes :

L’équipement avec des capteurs volants est en plein développement au sein de l’armée et ce n’est pas terminé. Des essais chez armasuisse concernant des véhicules à roues ou avec chenilles destinés à la reconnaissance et à l’appuis logistique (transport autonome) sont à l’ordre du jour. Ceux-ci feront l’objet d’une acquisition prochaine.

Photos 1 & 2 mini-drone Parrot @ Parrot 3 Orbiter 2B @ ADS 4 Hermes 900 HFE @ P.Kümmerling

 

18/02/2020

Plus de Pilatus PC-21 pour l’armée de l’Air !

PC-21-armée-de-lair_Pilatus-600x375.png

Le Pilatus PC-21 a séduit l’armée de l’armée de l’Air française, arrivé en service en août 2018, l’avion école polyvalent de nouvelle génération ne cesse de recevoir les éloges de ses utilisateurs français. Avec la mise en service du PC-21 au sein de l’armée de l’Air dans le cadre du programme FOMEDEC, celui-ci a permis de fusionner les phases de formation du TB-30 Epsilon avec l’Alphajet.

Nouvelle phase en vue :

Le Pilatus PC-21 est conçu pour aller plus loin. Le général Philippe Lavigne, le chef d’état-major de l’armée de l’Air l’a bien compris. Ce dernier travaille sur la mise en place du projet « MENTOR ». Ce dernier doit permettre de supprimer définitivement la phase 4, c’est à dire la transition opérationnelle des jeunes pilotes qui se fait actuellement avec des Alphajet, à Cazaux, et la remplacer par une phase complémentaire à Cognac. Ce qui supposerait la mise en oeuvre de 8 PC-21 supplémentaires et l’acquisition d’un autre simulateur complet. Cette vision rejoint complètement ce qui se fait déjà en Suisse, depuis 2008, avec une transition direct sur avion de combat de type F/A-18 « Hornet ».

Demande de marché :

De son côté, la Direction générale de l’armement (DGA) a publié un avis de marché pour des prestations de mise à disposition et de soutien d’aéronefs PC 21, de leurs matériels d’environnement, travaux d’infrastructure et prestations associés, pour la formation des pilotes de chasse en phase de transition opérationnelle. « Dans le cadre de la refonte de la formation des pilotes de chasse de l’armée de l’Air, le présent marché contribuera à la phase de transition opérationnelle phase 4 de la formation, actuellement sur Alphajet. Le titulaire mettra à disposition au titre du présent marché : avions PC-21, leurs systèmes d’environnement [systèmes de préparation et de restitution de mission] et certains matériels spécifiques. Il mettra en oeuvre l’ensemble de ces moyens », précise l’avis de la DGA.

8 à 10 PC-21 supplémentaires :

Il n’est pas encore précisé combien de Pilatus PC-21 devront être acquis pour venir compléter la flotte actuelle de 17 appareils. Actuellement on parle uniquement en heures de vol, soit une activité annuelle de 5’000 heures de vol et que la flotte des appareils concernés devra être « dimensionnée en conséquence ». Le marché prévoit par ailleurs un volume maximal de 3’000 heures de vol supplémentaires. Pour l’instant, les estimations concerneraient 8 à 10 PC-21 additionnels.

Le Pilatus PC-21 sera donc configuré grâce à un système de simulation interne unique au monde en configuration Rafale. Ce système permet notamment de simuler le comportement d’un réacteur d’avion de combat et de simuler l’ensemble des armements de bord spécifique actuels et avenir du Rafale. Bien que plus lent, le PC-21 offre une grande maniabilité avec des accélération de l’ordre de -4G/+8G.

pc-21-cockpit.jpg

Rappel :

La France cherchait un remplaçant à son avion école Dassault Alphajet, une demande de pré-sollicitation initiale a été publiée en avril 2015 par la DGA. Elle a été suivie d'une demande de propositions (DP) en septembre de la même année. Sous le nom de FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) le programme poursuit deux objectifs : Remplacer le système actuel (avions et moyens sol) de formation (phase basique) des équipages des avions de chasse (pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes) à Tours et Cognac. Et de permettre une activité aérienne sur avion de formation en complément d’une activité sur avion d’arme pour les pilotes du « second cercle » qui ont vocation à renforcer et à soutenir les unités opérationnelles quand elles sont engagées. Le programme porte sur l’acquisition d’une flotte d’avions, de moyens de simulation au sol et des infrastructures associées. Une prestation de soutien est également prévue. Il s’agit de former une cinquantaine de personnels navigants par an et d’entraîner une cinquantaine de pilotes de chasse expérimentés. Le volume horaire annuel prévu est de l’ordre de 11’000 à 13’500 heures de vol.

Le contrat signé a été signé le 30 décembre 2016 par l'armée de l'air française avec Babcock Mission Critical Services France (BMCSF) et Pilatus. Le contrat comprend la location des PC-21 par la société Babcock Mission Critical Services France ainsi que du matériel connexe de formation, l’avionneur suisse assurera la logistique.

Pilatus-PC-21-Armée-de-lAir-Reihe-Ko-900x602.jpg

Photos : 1 PC-21 aux couleurs de l’armée de l’Air 2 Cockpit @ Pilatus 3 PC-21 à Cognac@ armée de l’Air