07/12/2008

Nouvel avion de combat : les enjeux !

 

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Nous voici arrivé au seuil de la phase terminale de l’évaluation des trois prétendants au remplacement partiel de la flotte de F-5. C’est l’occasion de faire le point sur chacun des avions concurrents et de comprendre les enjeux tant du point de vue des constructeurs que de la Suisse. Car il ne s’agit pas là d’une simple vente, mais bien d’une stratégie économique.

 Essais terminés et premières offres :

 

Les essais en vol et au sol sont donc terminés, en parallèle, chaque fabricant a remis une offre détaillée qui comprend : une liste de prix, des précisions sur l’ensembles des systèmes et sous systèmes de l’avion, des possibilités de développement à moyen et long terme. L’offre tient compte non seulement des compensations économiques (pas toujours tenues dans le passé sauf avec le F/A-18, +51%) mais, et c’est là l’important, les garanties de participations à l’évolution de l’appareil directement liées à l’industrie Suisse. Sans oublier les offres de formation et coopération technique et d’entraînement. La répartition du choix se faisant comme suit : les performances opérationnelles 60%, coopération industrielle 25%, servitude 15%. Concernant les radars de type AESA (antenne active), le nouvel avion devra en être équipé, donc, deux options s’offrent aujourd’hui : a)     le modèle choisit utilise un radar à antenne classique (mécanique) et devra être modernisé avec une antenne active nouvelle génération d’ici à 2020. b)     le modèle choisit  reçoit en dotation une antenne active qui comprendra les amélioration en cours actuellement.

 

Deuxième chances :

 Toutes ces offres sont évaluées et les données collectées serviront de base à un second appel d’offres, auprès des fabricants, qui aura lieu en janvier 2009, chacun des constructeurs devra alors rendre sa copie pour mi avril 2009. Il est prévu de procéder au choix définitif  du type d’avion en juillet 2009, sur la base de ces offres et du rapport d'évaluation qui aura été élaboré. On le voit bien, les constructeurs ont ici l’opportunité de pouvoir affiné leurs propositions, tant du point de vue du prix que de la technologie et  de la coopération industriel et militaire.  Car il ne s’agit pas seulement de vendre le meilleur avion, mais bien de fournir le meilleur partenariat possible ! Notre pays se trouve donc dans une excellente position pour négocier, et nous allons voir pourquoi, pour mettre la pression et obtenir l’offre qui satisfera au mieux nos exigences.

 

Un enjeu économique pour les fabricants européens :

Bien que notre pays ne soit pas un client énorme, on estime l’achat à une vingtaine d’avions, les constructeurs jouent ici les dernières possibilités de vendre leurs fleurons ! En effet, les Américains de Lookheed Martin ont prit un sérieux avantage  avec les F-16 modernisés (Pologne, Croatie, Maroc, Chili) et surtout avec le nouveau F-35 (Norvège, Danemark, Grèce, Turquie, Israël, Pays-Bas, Singapour et le Japon). D’un autre côté, les Russes proposent les nouvelles versions de Mig-35 et Sukhoi 30 au Moyen-Orient en Afrique du Nord et  Amérique latine sans oublier l’Asie ! La Chine vient également jouer les troubles fêtes sur ces mêmes marchés ! Bref, pour les trois constructeurs européens, les chances de percer sur des marchés se réduisent de mois en mois ! On comprend mieux dès lors l’importance de cette vente !

 

Clin d’œil au public :

 

Il est toujours bon d’être les favoris du public, pour ce faire chacun des concurrents a lancé à sa manière des opérations de séduction, avec la présentation pour la première fois au meeting de Payerne 04. Depuis,  les trois concurrents se sont essayé à diverses opérations tels que : distribution d’un pack Rafale (sac, casquette, autocollant, pins et DVD) au meeting de Bex07, démonstration d’un Gripen Tchèque et d’un Rafale au meeting de St Stefan 08, EADS ayant prit la peine de mettre en place une maquette de l’Eurofighter. Et dernier coup de maître, EADS a installé un simulateur au Musée suisse des Transports à Lucerne.

 

SAAB et le GRIPEN :

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Premier avion à être évalué, le Gripen C/D Suédois et considéré par certain comme le favori. En effet, Spécialement développé pour être mis en œuvre par des soldats de milices, totalement polyvalent et très compatible, et offrant le prix le plus bas (40 millions de dollars, prix de départ), le Gripen et certes bien placé, mais est-ce suffisant ?  Avec 281 machines vendues à ce jour (Suède, Hongrie, Rép. Tchèque, Afrique du Sud et Thaïlande) SAAB à réussi là de jolies ventes, mais voilà à peine dévoilé le Gripen NG que la Norvège (très intéressée) se tourne définitivement vers le F-35, reste alors le Brésil et l’Inde. Le ciel s’obscurcit pour SAAB, et il n’est même pas sûr que le NG voie finalement le jour, sa technologie devant être rétrocédée pour moderniser les versions précédentes. La Suède joue donc gros, et l’on comprend que celle-ci travaille depuis déjà  4 ans ses contacts avec les industriels suisses. SAAB pourrait donc bien profiter de proposer un Gripen +, soit une version C/D modernisée (radar AESA NORA III et systèmes ECM du NG).

 

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Le RAFALE de Dassault :

 

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Le second avion à avoir été testé, le Rafale et sans nul doute peut-être l’outsider de la compétition ! Avec un design impeccable (un prix de départ d’environs 56 millions de dollars) l’avion franco français cherche toujours acquéreur à l’étranger ! Les chaînes de montage tournent au ralentit chez Dassault et  une exportation et tout simplement devenu une question de survie pour ce programme et son développement futur ! La France joue gros et nous assistons depuis quelques mois à une montée en puissance du point de vue des contactes avec l’industrie et les possibilités de partenariat. Mais aussi avec une communication très soignée. Compatibilité de liaison électronique avec les F/A-18 et le système FLORAKO, partenariat franco suisse avec les exercices en commun et les échanges des écoles de pilotes, Dassault n’oublie rien et déclare : « la Suisse pourrait être le premier pays équipé avec la nouvelle version (nouvelle antenne) du radar AESA prévue pour le Rafale », pas même les possibilités d’entraînements en commun dans l’espace aérien français. Bref, les Français n’ont jamais autant choyé les Suisses, en rappelant les coopérations actuelles (réservoirs du Rafale produit à Emmen, collaboration au futur Drone NEURON et dans le cadre du Falcon) !

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EADS et l’Eurofighter :

 

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Troisième et dernier avions testé, l’Eurofighter et sans nul doute le plus lourd et le plus cher (70 millions de dollars) et ceci bien que quatre pays le produisent en commun (Angleterre, Allemagne, Italie et Espagne). Commandé à ce jour à 707 exemplaires dont 72 pour l’Arabie Saoudite et 15 pour l’Autriche (anciennement pour l’Allemagne) EADS se retrouvent certes avec un tableau de commande non négligeable, mais avec seulement 72 machines en plus en exportation, ce qui n’est en soit pas très brillant et surtout ne permet pas de baisser les coûts exorbitants dû au développement décentralisé. Le consortium européen se trouve là aussi en fâcheuse posture, car le développement à terme, mis à part une modernisation à mi vie pour les utilisateurs, et pour l’instant la seule option envisageable. Dernier dans la prise de contact avec l’industrie suisse et on le comprend, l’ensemble des systèmes étant déjà répartit entre les quatre fabricants, seul des sous éléments pourraient être cédés à un usinage en Suisse. Pourtant EADS essaie également d’attirer l’attention notamment sur d’autre programme auquel la Suisse pourrait participer.  Le 19 novembre dernier, des représentants d’EADS ont visité l’entreprise RUAG Aerospace à Emmen, car celle-ci deviendra le pôle de servitude d’entretien du futur avion de combat (quel que soit le choix).

 

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Conclusion :

Les trois fabricants ont-ils déjà abattus toutes leurs cartes dans cette bataille qui les opposent ? Pas sûr ! Gardent-ils chacun dans leur manche un dernier atout à faire valoir ce printemps ? C’est très possible, nous assistons là à une jolie partie de poker ouvert dont l’enjeu indus trio commercial peut s’avérer décisif, car notre pays offre l’opportunité de part son industrie de participer en tant que partenaire à part entière,  non seulement à la modernisation, mais au développement futur de l’avion choisit. De plus le sérieux de l’évaluation suisse sera certainement exploité à des fins publicitaires auprès des quelques clients potentiels restants.

 Notre pays, peu, ici non seulement faire une très bonne affaire du point de vue des emplois et du transfert de technologie, mais aussi renforcer son partenariat politique et de défense. Il sera donc intéressant, une fois le choix définitif officialisé, de comparer l’ensemble des données. N.B. les prix présenté ici ne sont qu’une estimation générale, ils peuvent variés du simple au double en fonction des options choisies et  de la bonne volonté de remise faite par le constructeur ! Les liens web des trois constructeurs spécialement pour la Suisse :

 

http://www.gripen.com/NR/rdonlyres/2EB0A5A1-C191-4FB9-9C55-B0D5E6A8FDB9/0/GRI9883_factsheetCH_Fra.pdf

http://www.rafale-schweiz.ch/

 http://www.eurofighter.ch/1024/fr/Homepage.html

 

 Photos : Logo : Laurent Baudillon.  Gripen, Rafale, Eurofighter : Milan Rohrer. Cockpit : Armasuisse.

 

04/12/2008

ARJ-21 Premier Vol !

 

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Le premier avion régional commercial chinois, de 70 à 90 places, a effectué avec succès hier son premier vol dans la région de Shanghaï, où il est produit, a annoncé l’agence semi-officielle Nouvelles de Chine.

L’appareil, l’ARJ 21-700, a effectué un vol d’une heure. Son maniement a été apprécié du pilote, selon l’agence de presse chinoise. Le rayon d’action maximal de l’avion, dont le premier exemplaire est sorti de la chaîne d’assemblage voilà un an, atteint 3 700 kilomètres.

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Le chef du Parti communiste chinois pour la Commercial ­Aircraft Corporation of China (COMAC), Hu Haiyin, a précisé que la Chine avait fabriqué six avions ARJ 21 jusqu’ici, et que chacun d’entre eux subissait actuellement des tests de vol. La Chine est capable de produire 20 jets ARJ 21 par an. Avec ce premier appareil, la Chine franchit une étape qui vise à doter le pays de sa propre industrie aéronautique civil, l'insdustrie militaire étant déjà fortement dévellopée. L’avion a déjà convaincu des investisseurs étrangers. Lors du récent salon aéronautique de Zhuhai, le loueur américain GECAS a passé une commande pour cinq avions et pris une option pour 20 appareils supplémentaires.

La valeur estimée du contrat tourne autour de 732 millions de dollars.

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    L'ARJ21 (Jet régional avancé pour le 21 siècle) a été  indépendemment développé par la Chine. Il est également le premier avion chinois à être vendu en Europe et en Amérique. 

     "Avec une consommation plus faible et une durée de vol plus  longue, l'ARJ21 réduira les coûts aériens de 8% à 10% pour les  compagnies aériennes chinoises, dont la plupart utilisent  actuellement des avions de plus de 140 sièges pour les vols courts et longs courriers"!

 

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 Photos : Lin Xinhin.

 

 

 

28/11/2008

Nouveau B747-8: les nouvelles !

 

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Boeing a annoncé un calendrier adapté à la production et la livraison du 747-8 Intercontinental & Cargo.

Le calendrier révisé est basée sur une production de vol et plan de test mis au point en collaboration avec la société de fournisseurs qui donne plus de temps pour régler les problèmes qui ont ralenti le programme. Ces questions comprennent la chaîne d'approvisionnement axée sur les retards par des changements de conception de l'avion, la disponibilité limitée de ressources à l'intérieur d'ingénierie Boeing, et la récente grève qui à  interrompu la production dans les usines.

Livraison de la  première tranche de 747-8 Freighter va passer de 2009 à la fin du troisième trimestre de 2010. La première tranche 747-8 Intercontinental est prévue à partir de la fin 2010 pour le deuxième trimestre de 2011.
 
 

 

Le Boeing 747-8 Intercontinental et le 747-8 Freighter font partie de la nouvelle offre aux  compagnies aériennes qui permet  les plus faibles coûts d'exploitation et la meilleurs optimisation de l'économie de tout le transport des voyageurs ou avion cargo, tout en offrant davantage de performance environnementale.

Cette dernière famille d'avions de ligne 747 réunit les exigences des compagnies aériennes pour un avion passagers qui dessert le marché entre le 555-siège d'Airbus A380 et les 365 sièges Boeing 777-300 Extended Range, et un cargo qui continue de la direction du 747 Freighter.

 

Boeing a lancé la gamme 747-8 le 14 Novembre, 2005, avec des commandes fermes pour 18 747-8 Freighters, 10 de Cargolux de Luxembourg et de huit de Nippon Cargo Airlines du Japon. La liste combinée des prix de la valeur des commandes est d'environ 5 milliards de dollars.
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Boeing a étudié le marché de faisabilité d'un nouveau 747 de concert avec les  opérateurs a fin  d'établir leurs besoins pour une plus grande rentabilité des flottes de 747. En travaillant de concert avec les clients et l'application des nouvelles technologies innovatrices du 787 Dreamliner, Boeing a réussi à créer la famille 747-8. En fait, la désignation 747-8 a été choisie pour montrer le lien entre la technologie de la 787 et la nouvelle 747.

Avec à la fois le transport de passagers et de versions cargo de l'747-8 permettra aux opérateurs de maximiser leur rentabilité. Le coût  du siège 747-8 Intercontinental est de 11 pour cent inférieur au 747-400.En vol voyage, le coût du 747-8
Intercontinental est à plus de 10 pour cent plus léger par siège que celui de l’A380. Cela se traduit par un voyage en réduction des coûts de 19 cent par siège vis-à-vis de l’A380.
La famille 747-8 offre de nouvelles opportunités de revenus qui permettront aux compagnies aériennes de maximiser les profits. Par exemple, la version passager dispose de 51 sièges supplémentaires pour accueillir 467 passagers dans un espace classique a trois classes de configuration et offre également plus de 26 pour cent du volume de fret. Le 747-8 Freighter offre une gamme de 8185 km (4420 NMI) et dispose de 16 pour cent de plus que le volume de fret le 747-400, ce qui lui permet de tenir sept autres palettes avec le même porte nez, offre une capacité de chargement de 3 m (10 pi) de haut palettes et une capacité de fret réel à 159 kg.
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Photos Boeing : 1 Futur B747-8  "Pax" de Lufthansa compagnie de lancement, Images de synthèse des 747-8 "passagers et cargo", 3 Cockpit 747-8

19:14 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

20/11/2008

F-35 la domination US !

 

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Le département américain de la Défense  confirme la vente de 75 avions de chasse à Israël,  un contrat de 15,2 milliards de dollars (10,76 milliards d'euros),  comprenant des pièces de rechange et la maintenance des appareils .L'appareil,  le F-35 de Lookheed Martin,  conçu pour succéder au F-16,  devrait constituer le pilier des forces aériennes dans plusieurs pays pendant des décennies.

 

  Il s’agit de la première vente du Lookheed Martin F-35,  aussi connu sous le nom de Joint Strike Fighter,  en dehors des Etats-Unis et des huit pays associés à sa fabrication.  L'avion de chasse n'est pas encore en service,  mais les Etats-Unis en ont commandé 2.458 exemplaires pour leur marine,  leur armée de l'air et de terre,  pour un prix global de 300 milliards de dollars (212,53 milliards d'euros).  L'Espagne,  le Japon  et  Singapour ont aussi envisagé de s'en doter,  et l'Italie,  la Grande-Bretagne  et  l'Australie sont partenaires de son développement » (Espagne, Italie, Angleterre : version B en remplacement des Sea Harrier et Harrier).

 

Les huit pays associés, à des degrés divers, à son développement sont (Royaume-Uni, Turquie, Norvège, Italie, Pays-Bas, Canada, Australie, Danemark).
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Ainsi, la version A de l’appareil, à décollage classique, doit équiper l’US Air Force et remplacer les F-16 et les A-10. Le F-35 B, à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) est destiné à l’US Marine Corps quand les Harrier II et les F/A-18A/B Hornet seront progressivement retirés du service. Enfin, l’US Navy compte sur la variante navalisée (F35 C) pour épauler les F/A-18 C/D et les  F/A-18 Super Hornet.

 

A la fois furtif et relativement léger (20 tonnes en combat), le F-35 Lightning II, nommé ainsi en hommage au légendaire P-38, sera essentiellement employé pour des missions d’attaque, même si il dispose de capacité air-air appréciables. Cependant, son développement a pris au moins 4 ans de retard sur le calendrier initial, en raison de problèmes liés à la complexité de sa conception. La Norvège qui hésitait entre le SAAB Gripen NG et le F-35 vient de choisir l’avion américain, et ceci par la voix de son ministre de la Défence ( il s'agit d'un choix déterminant, la commande devant être avalisée courant 2009).

En effet, la Norvège avait depuis plusieurs années entreprit de participer au développement du F-35 et ceci par la motivation de Lookheed Martin qui avait en son temps déjà fournit les F-16 à ce pays.
 
Le programme JSF doit déboucher sur la production de trois variantes d’un même appareil, ayant environ 80% de commonalité de structure et pièces et pratiquement 100% au niveau avionique :

- F-35A : appareil à décollage classique destiné à l’US Air Force, remplaçant les F-16 et A-10 et devant épauler le F-22 Raptor
- F-35B
: appareil à décollage court et atterrissage vertical (STOVL), remplaçant les Harrier et F/A-18 A/B du Marine Corps
- F-35C : appareil devant opérer sur porte-avions classique, remplaçant les F/A-18  Hornet de première génération A/B, en complément des Hornet C/D et E/F Super Hornet.

Ces trois versions ont pour points communs d’être furtives, l’appareil possédant une soute à armements capable de loger principalement deux bombes guidées et deux missiles air-air AMRAAM, de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable aux F-16 de première génération. A noter que le F-35 peut recevoir de nombreux armements sur 7 pylônes externes, sacrifiant la furtivité au profit de la capacité d’emport, qui peut aller jusqu’à 9 tonnes de charges diverses (réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air). Avec le F-35, l’Amérique confirme son grand retour, comme l’un des principaux fournisseurs d’avion de chasse en Occident, et ceci à la manière dont le même constructeur  à l’époque (General Dynamic)  avait remporté le contrat de l’OTAN avec la fourniture de l’avion F-16 Fighting Falcon.

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 Photos : Lookheed Martin.

23:10 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (24) |  Facebook | |

18/11/2008

Nouvel avion de combat : Essais de l’Eurofighter !

 

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Les essais du troisième des candidats en vue du remplacement partiel de la flotte de Tiger ( TTE ) ont commencé comme prévu le lundi 10 novembre 2008 à Emmen. Des vols de nuit sont également prévus dans le cadre du programme de tests en vol. Ces vols en pleine obscurité auront lieu cette semaine et la semaine prochaine.

Pour tester et vérifier intégralement tous les systèmes, il est nécessaire de procéder aussi à des vols dans l'obscurité. Après leur décollage, les appareils évolueront dans les espaces d'entraînement sur les Alpes, effectuant des programmes à des altitudes comprises entre 3000 et 8000 mètres. On ne les entendra alors quasiment plus. Ces vols servent à l'appréciation de l'efficacité opérationnelle et des performances techniques des systèmes. Il y aura par contre, à Emmen, le bruit usuel causé au décollage et à l'atterrissage.
Pour les vols de nuit, l'Eurofighter, fabriqué par un consortium européen (EADS) et des F / A-18 servant de cible décolleront d'Emmen et y atterriront comme suit :

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Date : 18 novembre ; décollage : env. 20h30 ; atterrissage : env. 22h00
Avions : un Eurofighter et un F / A-18

Date : 25 novembre ; décollage : env. 20h30 ; atterrissage : env. 22h00
Avions : un Eurofighter et un F / A-18

Les dates de réserve sont le 20 et le 27 novembre 2008. Il n'y aura toujours qu'un vol de nuit par semaine.

 

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Aucun autre vol de nuit n'est prévu
Les vols d'évaluation se déroulent dans le cadre du contingent de vols à disposition, ce qui signifie qu'il n'y aura pas un accroissement du nombre de vols sur les aérodromes concernés.
Les essais en vol et au sol des candidats au remplacement partiel de la flotte de Tiger seront terminés au début décembre. Plus aucun vol de nuit n'est donc prévu, dès ce moment, dans le cadre de l'évaluation des candidats au remplacement du Tiger.

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La suite
Les offres des fabricants sont évaluées parallèlement aux essais en vol et au sol. Les données collectées serviront de base à un deuxième appel d'offres auprès des fabricants, qui aura lieu en janvier 2009. Il est prévu de procéder au choix du type en juillet 2009, sur la base de ces offres et du rapport d'évaluation qui aura été élaboré.

 

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Photos : Ermann Keist.

18:33 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |