04/08/2019

L’Inde va commander des Su-30 & MiG-29 additionnels !

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Selon un porte-parole du gouvernement, New Delhi devrait s’engager d’ici le mois d’octobre dans une série d’achats d’armement russe en parallèle de la prochaine session de la commission intergouvernementale indo-russe sur la coopération militaire. Au menu de ces futures acquisitions on parle d’avions de combat Sukhoi Su-30MkI et de MiG-29UPG.

Les contrats porteraient donc 18 Sukhoi Su-30MKI  qui seront assemblés au sein de l’usine de HAL à Nasik. Cela porterait le total général de ces appareils achetés depuis 1999 à 240. En outre, l'armée de l'air indienne recevrait 20 intercepteurs légers MiG-29 d’occasions de la Russie (VKS) en vue de leur conversion ultérieure en MiG-29 29UPG multirôles.

Contourner les sanctions :

Ces nouveaux achats en Russie sont dû au fait que Moscou et New Delhi ont récemment mis au point un nouvel ensemble de méthodes et de procédures de paiement permettant la vente d'armes entre elles dans le contexte des sanctions américaines récemment introduites, telles que le CAATSA. . En juillet, Dmitri Shugayev, qui dirige le Service fédéral russe pour la coopération militaro-technique (FSVTS), a déclaré aux journalistes que les deux pays avaient mis en place un système leur permettant de réaliser des transactions de manière à échapper aux sanctions imposées par Washington. Un ensemble de méthodes et de mécanismes de paiement mutuellement convenus a été mis au point spécifiquement pour le contrat des S-400, impliquant les systèmes bancaires nationaux et des véhicules à usage spécifique. Une fois que cela a fonctionné, les parties ont décidé d'étendre son application à d'autres transactions majeures.

Un autre développement majeur dans les relations entre les deux pays a été la création d’un groupe de soutien après-vente commun, placé sous l’égide de la commission intergouvernementale indo-russe pour la coopération militaro-industrielle.

Le Sukhoi Su-30MKI :

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Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

Le MIG-29UPG :

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La modernisation de la flotte de MiG-29 de l’Indian Air Force (IAF) et similaire à celle  adoptée par l'armée de l'air russe à ses MiG-29SMT qui sont en service depuis 2009.

En parallèle à cette modernisation, les MIG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches  de la version MIG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. 

Cette modernisation comprend une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km de Phazotron-NIIR Corp couplé avec le nouvel IRST de OLS-UEM.

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable.

En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3.500 heures de vol pour 40 ans.  

Photos : 1 Su-30MKi & MiG-29 UPG  2 Su-30MKI 3 MiG-29UPG @ IAF

 

 

 

 

03/08/2019

Premier A350-1000 pour British Airways !

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British Airways (BA) a réceptionné son premier A350-1000 au siège d’Airbus à Toulouse, en France, ce qui en fait le premier opérateur du plus grand A350-1000 du groupe International Airlines (IAG). Au total, BA a commandé 18 A350-1000. Iberia, qui fait également partie d'IAG, exploite déjà cinq des plus petits A350-900.

L’A350 XWB de BA, doté d’une cabine Airspace moderne et confortable, ouvrira la voie à de nouveaux niveaux de confort avec le lancement de la « Suite Club », le premier nouveau siège en classe affaires de British Airways en 13 ans. La «Suite Club» sophistiquée et récemment modifiée de la compagnie propose un accès direct au couloir, une porte de suite pour une plus grande intimité et des sièges à plat luxueux dans une configuration 1-2-1.

La configuration en trois classes comprend 56 « Suites Club », 56 sièges économiques « World Traveller Plus » et 219 sièges classiques.

BA, qui célèbre son 100e anniversaire, utilisera d’abord l’appareil pour relier Londres à Madrid avant d’effectuer des vols long-courriers à partir de septembre.

BA exploite une flotte de plus de 150 appareils Airbus, du plus petit A318 au plus grand A380.

L’A350 XWB offre par conception une flexibilité et une efficacité opérationnelles inégalées pour tous les segments de marché, jusqu’à très longue distance (15 000 km). Il présente la dernière conception aérodynamique, un fuselage et des ailes en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux moteurs à économie de carburant Rolls-Royce. Ensemble, ces dernières technologies se traduisent par des niveaux inégalés d'efficacité opérationnelle, avec une réduction de 25% de la consommation de carburant et des émissions. Elle offre aux passagers et aux équipages les produits en vol les plus modernes pour une expérience de vol des plus confortables.

À la fin du mois de juin 2019, la famille A350 XWB avait reçu 893 commandes fermes émanant de 51 clients dans le monde entier, ce qui en faisait l'un des avions gros-porteurs les plus titrés de tous les temps.

Photo :l’A350-1000 de BA @ Airbus / F.Lancelot

02/08/2019

Le NGF/SCAF sera optimisé pour la marine !

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Le composant de chasseurs de nouvelle génération habité NGF du système de combat aérien du futur le SCAF développé par Dassault Aviation et Airbus sera optimisé dés le début pour les opérations navale depuis un porte-avions. De fait, le NGF devrait avoir un développement similaire à l’avion de combat Rafale.

Les ingénieurs prendront en compte les enseignements tirés des programmes Étendard, Super Étendard et Rafale en matière de résistance à la corrosion et de la compatibilité en ce qui concerne le catapultage et des atterrissages de ponts. Lors des atterrissages, de lourdes charges sont imposées à la cellule lors de l’impact sur le poste de pilotage. Les chemins à travers lesquels ces chocs et ces charges d’impact sont absorbés devront être soigneusement aménagés

Sur le Rafale, il a été décidé de doter la cellule de base de la force nécessaire aux opérations de transporteur, éliminant ainsi le besoin d’améliorations structurelles lourdes qui limiteraient les performances. Bien qu'il soit trop tôt pour spéculer sur la conception finale du futur NGF, il semble bien que des choix similaires seraient probablement faits une fois que les travaux de conception détaillés commenceraient.

La compatibilité électromagnétique est une autre contrainte majeure car les radars embarqués et les radios génèrent des signaux électromagnétiques puissants. Pour y résister, les systèmes électroniques du Rafale sont protégés par un blindage dédié et des connecteurs de haute qualité. Tous ces composants protègent également le Rafale contre la puissante impulsion électromagnétique qui pourrait être générée soit par une explosion nucléaire, soit par une nouvelle génération d’armes à impulsions / à micro-ondes. Le NGF bénéficiera du même niveau de protection.

Pour les opérations sur porte-avions, le NGF devra être équipé d'un train d'atterrissage capable d'absorber un taux de chute de 6,5 m/s et, être équipé d'une barre de lancement pour la catapulte.

Rappel :

La maquette grandeur nature du chasseur nouvelle génération (NGF) de Dassault/Airbus a été dévoilée lors du dernier Salon du Bourget. Le projet SCAF, appelé système de combat aérien pour l'avenir (FCAS), a été accepté pour la première fois en tant que programme franco-allemand en juillet 2017. Pour répondre aux besoins français, le NGF souhaite être capable de supporter la charge.

Outre le NGF, le programme SCAF comprend des plates-formes de télécommunicateurs distantes sans pilote qui agissent comme des multiplicateurs de force "fidèles", et un réseau en nuage de combat aérien. L'intégration des actifs existants est également incluse dans le programme global du SCAF. Un contrat est attendu pour le quatrième trimestre et il est prévu que les démonstrateurs volent d'ici 2026.

Photo :maquette du NGF au Salon du Bourget @Dassault Aviation

B737MAX de nouvelles améliorations, mais seront-elles suffisantes ?

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L’avionneur américain Boeing envisage de modifier l'architecture du système de contrôle de vol du B737 MAX pour remédier à une faille découverte après un test en juin dernier. Cette décision fait suite à la découverte d’un second problème en juin lors d’un test sur simulateur de la Federal Aviation Administration (FAA).

Pour les ingénieurs de Boeing, il s’agit maintenant de modifier l’architecture de contrôle en y ajoutant une double sécurité qui consiste à utiliser et à recevoir les données des deux ordinateurs de contrôle de vol plutôt qu’un seul. Cela s'ajoute aux modifications annoncées précédemment pour prendre en compte les données des deux capteurs d'angle d'attaque dans le système anti-décrochage MCAS.

Rappel :

La FAA a déclaré en juin qu’elle avait identifié un nouveau risque qu’il faudrait régler avant que l’appareil ne soit plus au sol. En effet, dans un scénario où une défaillance spécifique dans un microprocesseur provoquait un mouvement intempestif de la queue horizontale de l'avion, les pilotes ont mis trop de temps à identifier une perte de contrôle connue due à un déroulement du trim intempestif a déclaré un responsable de Boeing.

Boeing espère toujours terminer la refonte du logiciel d'ici la fin du mois de septembre et le soumettre à l'approbation de la FAA. Le mois dernier, le directeur général de Boeing, Dennis Muilenburg, a déclaré aux analystes qu'il était confiant que le B737 MAX serait de nouveau opérationnel dès le mois d'octobre, après un vol de certification dans "le mois de septembre".

Et le Design de l’avion ? 

Certes, apporter une modification du logiciel du MCAS ainsi que l’utilisation de deux ordinateurs à l’avenir pour obtenir des données croisées sont en soi une manière de répondre aux problèmes du B737 MAX. Cependant, il reste une question ouverte : ne faudrait-il pas également revoir le Design de l’avion ? En effet, ces modifications électroniques doivent venir compenser une instabilité créée volontairement sur le « MAX ». Souvenez-vous, lors de la conception du modèle « MAX » l’avionneur  Boeing se devait de résoudre deux problèmes fondamentaux pour rendre l’avion intéressant : réduire sa consommation de kérosène et le rendre moins bruyant également.  Pour assurer une véritable avancée, il a fallu aux ingénieurs de Boeing de revoir la motorisation. Pour ce faire il a été décidé d’installer un moteur beaucoup plus gros et plus économe en carburant. Mais le nouveau moteur devait avoir une garde suffisante avec le sol, hors sans changer le positionnement de celui-ci, la taille de la soufflante se trouvait trop proche du sol. Pour corriger le tir, le moteur a été  déplacé vers l’avant et plus haut. Il a fallu également avancer le train avant du train d'atterrissage de 8 pouces. Ces deux modifications permirent à Boeing d’améliorer de 14% la consommation de carburant du nouvel avion de ligne. Mais en créant de fait une instabilité !

Alors, ne devrait-on pas aussi en profiter pour plancher également sur une amélioration structurelle de l’avion en plus des patchs électroniques ? La question est ouverte, car rien ne dit que l’avion pourra effectivement revoler en octobre prochain.

Photo : Chaine de montage B737MAX @ Boeing

01/08/2019

Les données des F-35 norvégiens transmises aux USA !

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Les autorités norvégiennes de la défense ont surpris l'un de leurs nouveaux avions furtifs F-35A « Lightning II » Block 3F renvoyant des données sensibles à son fabricant américain Lockheed Martin. 

La Norvège est le premier utilisateur non américain du F-35 à disposer d'un logiciel essentiel à la mission, rendu possible par la fourniture de fichiers de données de mission.

C’est une base de données et un logiciel essentiel qui sont censés fournir la «prise de conscience révolutionnaire de la situation». Mais voilà, cette «conscience de la situation» va dans les deux sens. Cela veut dire que l’avionneur américain Lockheed Martin et l’armée américaine reçoivent une télémétrie détaillée sur tout ce que les pilotes norvégiens font avec les F-35A.  

Un problème connu :  

La transmission d’informations propres aux utilisateurs du F-35 est connue depuis un certain temps. Révélée à l’époque par les israéliens qui ont été les premiers à suspecter cette possibilité. Ceux-ci ont été les seuls à prendre la mesure du problème. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) disposent d’un service de maintenance complet. Israël a mis en place sont propres pare-feu pour s'assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israël via un système externe, tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). Les données ALIS sont téléchargées sur un serveur isolé. Ayant obtenu les codes sources, les informaticiens de Tsahal sécurisent les données, les testes et c’est seulement ensuite que ceux-ci, les téléchargent sur les F-35A « Adir » évitant ainsi toute fuite de données. Cette façon de faire permet également d’éviter d’être « online » et donc d’être éventuellement victime de hackeurs.

On peut donc s’étonner que de nombreux pays ayant délibérement choisi le F-35 semblent tout-à-coup surpris de ce qu’ils découvrent.

Blocage du retour de données :

Lors de la présentation du F-35A en Suisse à Payerne, Lockheed Martin a reconnu qu’il était possible de recevoir en retour des données des utilisateurs. Pour Lockheed Martin, si notre pays devait opter pour le F-35, nous recevrions une version d’ALIS qui permettrait de bloquer tout retour d’information en direction des USA. Quelles garanties aurrions-nous réellement que ce système fonctionne ? Sans parlez d’une erreur humaine qui rendrait nos données visibles. Des nombreuse questions subsistent à ce sujet.

Photo : F-35A norwégiens @ Erik Moen