30/07/2021

Condor volera l’A330-900 !

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La compagnie aérienne allemande Condor Flugdienst GmbH a choisi l'A330neo pour renouveler sa flotte long-courrier et prévoit d'introduire 16 appareils de ce nouveau type plus efficace. La compagnie aérienne a signé un accord avec Airbus pour l'achat de sept Airbus A330neo et a l'intention d'en louer neuf autres.

Condor est la dernière compagnie aérienne à avoir commandé un gros-porteur ultramoderne A330neo d'Airbus, apportant un changement radical en termes de performances et d'économie. La compagnie aérienne exploitera l'A330neo sur son réseau international long-courrier vers les Amériques, l'Afrique, les Caraïbes et l'Asie.

« Condor excelle dans l'exploitation rentable de nombreuses routes qu'aucun autre transporteur n'est capable de faire ; nous sommes fiers de voir une compagnie aérienne exigeante telle que Condor sélectionner notre A330neo de dernière technologie comme avion de choix, construisant l'avenir de sa flotte de gros-porteurs dans la poursuite incessante des coûts d'exploitation et du confort des passagers les plus bas », a déclaré Christian Scherer, directeur commercial d'Airbus. Officier et responsable de l'international. « En exploitant côte à côte les avions A320 et A330neo, la compagnie aérienne bénéficiera de tous les avantages économiques communs offerts par ces deux produits haut de gamme, avec la flexibilité intégrée pour adresser des marchés nouveaux et existants avec des avions de la bonne taille et de la bonne efficacité. » 

L'Airbus A330neo est un véritable avion de nouvelle génération, intégrant les dernières technologies A350, avec la rentabilité de l'A330 et les points communs avec Airbus. Équipé de la superbe cabine Airspace, l'A330neo offre une expérience passager unique, regorgeant des derniers systèmes de divertissement en vol et de la connectivité. 

L'A330neo est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent 7000 et dispose d'une nouvelle aile avec une envergure accrue et des winglets inspirés de l'A350. L'avion offre également un niveau d'efficacité sans précédent, avec une consommation de carburant et des émissions de CO2 inférieures de 25 % par siège par rapport aux concurrents de la génération précédente. Grâce à sa capacité sur mesure de taille moyenne et à son excellente polyvalence en rayon d'action, l'A330neo est considéré comme l'avion idéal pour accompagner les opérateurs dans leur récupération post-COVID-19.

Photo : A330-900 aux couleurs de Condor @ Airbus

27/07/2021

Premier A220 pour Air Austral ! 

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Le premier des trois A220 d'Air Austral, la compagnie aérienne française basée à La Réunion, a été livré depuis la chaîne d'assemblage final (FAL) de l'Airbus A220 à Mirabel, au Canada. Les deuxième et troisième appareils devraient rejoindre la flotte d'Air Austral dans les prochains jours.

Airbus est ravi d'accueillir Air Austral en tant que nouveau client et opérateur d'Airbus. Cet A220 sera le premier du type à être exploité par une compagnie aérienne française dans la région de l'océan Indien.

Air Austral a sélectionné l'Airbus A220-300 dans le cadre de son plan de modernisation de sa flotte moyen et court-courrier afin de renforcer son efficacité opérationnelle, en offrant une expérience passager enrichie dans un aménagement cabine confortable en deux classes avec 132 sièges : 12 en classe affaires et 120 en classe économique.

Portant la livrée distinctive de la compagnie aérienne représentant les beaux paysages de La Réunion, Air Austral renforcera son réseau régional avec trois A220-300, desservant des liaisons entre La Réunion et Maurice, Mayotte, Seychelles, Afrique du Sud, Madagascar et jusqu'en Inde.

Propulsé par des turboréacteurs à double flux de dernière génération, Pratt & Whitney PurePower PW1500G, l'A220 est l'avion le plus silencieux et le plus écologique de sa catégorie. L'avion présente une empreinte sonore réduite de 50 % par rapport aux avions de la génération précédente, une consommation de carburant et des émissions de CO2 par siège inférieures de 25 %, ainsi que des émissions de NOx 50 % inférieures aux normes actuelles de l'industrie.

L'A220 est le premier avion civil à obtenir la certification ETOPS domestique de la part de Transports Canada. Cette capacité est disponible en option pour les opérateurs de l'A220-100 et de l'A220-300, et leur permettra d'exploiter leurs appareils jusqu'à une distance correspondant à 180 minutes de vol par rapport à l'aéroport de déroutement le plus proche.

Seul appareil fabriqué sur mesure pour le marché des 100 à 150 sièges, l'A220 affiche une consommation de carburant inégalée et offre un confort digne d'un gros-porteur dans un monocouloir. Cet appareil conjugue des caractéristiques aérodynamiques avancées, des matériaux innovants,

À ce jour, plus de 160 A220 ont été livrés, exploitant des routes en Asie, en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique, prouvant la grande polyvalence des monocouloirs nouvelle génération d'Airbus. 

Photo : A220-300 aux couleurs d’Air Austral @

 

26/07/2021

Des CAC J-10C « Dragon Véloce » pour le Pakistan ?

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Le Pakistan négocie depuis plusieurs mois avec la Chine l’achat d’avions de combat CAC J-10C « Dragon Véloce ». Les négociations concerneraient un lot de 36 appareils. Mais pour l’instant les ministères de la Défense chinois et pakistanais n’ont pas confirmé l’information.  Reste donc à confirmer si un contrat a été ou va êre signé et de connaître la date des premières livraisons. 

Lors de l’exercice interarmée  « Shaheen-IX » organisé conjointement par le Pakistan et la Chine, des pilotes pakistanais ont pu se familiariser avec l’avion de combat chinois J-10C. Une telle acquisition serait une manière de répondre à l’arrivée du Rafale au sein de l’Armée de l’air Indienne.

CAC Jian J-10 « Dragon Véloce »

Initialement le projet du J-10 de la CAIC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux MiG-29 et Sukhoi 27 russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies, dit multirôle en Occident (F/A-18, Rafale, Gripen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord, qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Ce transfert de technologie a été particulièrement limité et ne touchait pas à des éléments sensibles ! Sans oublier, un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.

Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype, dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol, fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle, du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar.  Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage, lors de l'atterrissage.

La version la plus moderne, le J-10C dispose de commande de vol électriques, d’un radar AESA. Initialement les J-10 sont propulsés par un moteur russe Lyulka Saturn AL-31FN lui conférant une poussée statique maximale d'environ 123 kN. La Chine a développé un tout nouveau moteur, le Shenyang  Liming WS-10, pour remplacer les moteurs russes. Nom de code Taihang, le WS-10 est un turboréacteur conçu et construit en République populaire de Chine. Le WS-10A est déjà utilisé pour alimenter le J-11B et le J-16. Il est prévu dans sa version WS10B pour propulser le Chengdu J-10. Le projet WS-10 tient ses racines dans le premier turboréacteur WS-6, qui a été abandonné au début des années 1980. Le développement du WS-10 a commencé en 1987 par le Shenyang Aeroengine Research Institute (Institut 606) de la China Aviation Industry Corporation et était basé sur le noyau des moteurs CFM International CFM56 importés des États-Unis en 1982. Ce noyau lui-même dérivant des moteurs General Electric F101. Le WS-10A aurait une poussée de 13’200 kg (29 100 lb) et un rapport poids poussée de 7,5: 1, ce qui le rend comparable au turboréacteur AL-31F.

Question armement, le J-10C est d'un canon Gryazev-Shipunov GSh-23, situé sous le côté bâbord de la prise d'air. Il emporte les nouveaux missiles chinois développé par l'Institut 607, le PL-15 (Pi Li), qui est le dernier missile air-air (BVRAAM) de fabrication chinoise. Ce missile a effectué son premier tir de qualification en septembre 2015. Propulsé par un moteur à fusée à double impulsion, le PL-15 a une vitesse maximale de Mach 4 et devrait atteindre une distance de 300 km. En comparaison, son prédécesseur PL-12 a une portée de 100 km, similaire à son homologue occidental, l'AIM-120C AMRAAM. Selon les rapports chinois, le PL-15 permettra à l’aviation militaire chinoise de réduire les actifs ennemis de grande valeur tels que les avions ravitailleurs et les avions AEW, au-delà de portée de leurs escortes.

Après sept ans de développement, l'AAM à courte portée PL-10 a été introduit sur le J-10C. Les médias chinois ont souligné que le PL-10 est le premier missile tout-aspect dans le PLAAF, avec une inclinaison de 90 degrés et des capacités de poussée vectorielle. Il est indiqué qu'il a une portée d'au moins 20 km et avec un capteur infrarouge à image multiple, le PL-10 est très résistant aux contre-mesures électroniques. L’avion emporte également des munitions non guidées et à guidage de précision telles que les bombes à guidage laser, les missiles air-sol tels que le KD-88, les missiles antinavires tels que le YJ-91A et les missiles anti-rayonnement tels que le YJ-91. 

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Photos : J-10C @ PLAAF

25/07/2021

Le viseur de casque Scorpion équipera le Rafale F4 !

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L’équipementier Thales a reçu une commande pour son viseur de casques Scorpion® et de visualisations têtes latérales numériques pour équiper l’intégralité des Rafale produits par Dassault Aviation qui équiperont l’armée de l’Air et de l’Espace, ainsi que la Marine Nationale.

Dans un environnement toujours plus complexe, les équipages devront analyser davantage de données en un temps restreint. Couplé avec le système d’armes, le viseur de casque Scorpion améliore la compréhension de la situation tactique et facilite l’agilité et la réactivité des équipages de combat. Son déploiement progressif sur le Rafale Standard F4 constituera un avantage décisif pour la réussite des missions ainsi que la protection des populations.

Le viseur de casque propose une symbologie qui rassemble les informations des différents systèmes de l’appareil permettant au pilote d'accomplir sa mission dans les situations difficiles. Il améliore ainsi radicalement la connaissance de la situation tactique créant une continuité entre l’intérieur du cockpit et le monde extérieur. Couplé avec le système d’armes, il permet notamment de désigner et de suivre des cibles dans l’ensemble du champ de vision de l’équipage, de jour comme de nuit. 

L’ensemble de ces améliorations capacitaires s’ajoute aux fonctions de protection et de survie attendues d’un casque de vol traditionnel et pleinement assurées par le casque Scorpion. Son développement a été conçu pour minimiser l’impact de masse et de centrage, enjeu majeur permettant e de préserver l’intégrité physique des équipages. 

Ecrans de visualisation 

En parallèle, une commande de 400 Visualisations Têtes Latérales (VTL) numériques a été réalisée pour remplacer les Visualisations Têtes Latérales des Rafale en service. Ces écrans latéraux du cockpit permettent notamment d’afficher les informations sur l’état des systèmes de l’avion ainsi que les images issues des différents capteurs. Ce nouvel équipement offre une surface d’affichage étendue, un écran tactile amélioré et des capacités de calcul augmentées.

Le Scorpion validé sur le Rafale

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Avant de passer commande, la DGA a réalisé une série de tests de compatibilité permettant de qualifier le système lors d’une évacuation avec parachute par exemple. Ces essais ont permis de valider que le nouvel équipement n’entrave pas la sécurité et les opérations de sauvetage du pilote.

A noter que dorénavant le Rafale peut proposer deux types de viseur de casque, soit le système de TARGO II de l’Israélien Elbit Systems et le Scorpion de Thales. Ce dernier à notamment été choisi par l’Espagne pour équiper les Boeing EF-18 A/B « Hornet ».

En route vers le standard F4

Cette commande de matériel permet un peu plus de rendre bien réel le futur standard F4 du Rafale. Cette évolution de l’avion français doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolutions des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (IRST), capacités viseur de casque et de nouveaux armements seront intégrés comme le missile air-air Mica NG et l’armement air-sol modulaire de 1000 kg.

Enfin, en termes de disponibilité, Dassault travaille dans le cadre d’un MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) qui sera davantage verticalisé sous l’autorité de l’avionneur. F4 comprendra un nouveau Système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont également programmées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. Enfin, le Rafale sera doté d’un nouveau calculateur moteur. La validation du standard F4 est prévue pour 2024.

Photos : 1 Rafale 2 Viseur de casque Scorpion @ Thales

24/07/2021

Inde, généralisation du BrahMos sur les Su-30 !

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Les avions de combat Sukhoi Su-30MKI de l'Indian Air Force (IAF) seront progressivement équipés de missiles BrahMos dans les deux ou trois prochaines années. Cette décision fait suite à la mise en service progressive du premier escadron d’avions multirôle Sukhoi Su-30MKI armé du missile de croisière supersonique BrahMos-A (Air). 

Avec l’arrivée du nouveau missile associé aux performances exceptionnelles du Sukhoi Su-30MKI, l'IAF dispose dorénavant d’une portée stratégique redoutable pour la région. Le missile BrahMos offre à l’armée de l’air indienne la capacité désirée d’attaquer à partir de vastes champs de bataille éloignés sur toute cible en mer ou sur terre avec une précision extrême jour et nuit et par tous les temps. 

Le BrahMos 

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie. Les deux pays ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE en bande X peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque.  Ce dernier remplace sur les dernières versions de l’avion le radar PESA N011M Bars. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos : 1 Tir d’un BrahMos 2 Su-30 de l’IAF doté du BrahMos @ IAF