22/08/2022

La chaine d’assemblage du Su-57 s’agrandit !

uac,sukhoi,su-57,les nouvelles de l'aviation

A fin, de faire face à la production qui s’annonce l’avionneur UAC (United Aircraft Corporation), à démarrer l’agrandissement des installations de l'usine de Komsomolsk-on-Amur (KnAAZ). Le site produit plusieurs avions de combat de type Sukhoi et participe désormais à l'assemblage du Su-57 « Felon ».

Centres de tests

De plus, une nouvelle halle destinée aux essais des systèmes et l'équipement du Su-57 vient d’être ouverte. L'agrandissement est nécessaire pour répondre à la commande des 76 Su-57 passée par l'armée de l'air russe. D’ici 2023 une seconde halle d’essais destinées aux équipements de test de l'avionique, des réservoirs de carburant et des moteurs sera mise en service.

UAC prépare également un nouveau bâtiment pour abriter les unités de galvanoplastie, d'usinage et de traitement thermique des composants aéronautiques. Le premier Su-57 de production a été livré par UAC en décembre 2020. Rostec, la société technologique publique qui contrôle UAC et ses différents fabricants, a déclaré il y a deux ans qu'elle visait à livrer 22 avions de combat Su-57 d'ici 2024.

Engagement en Syrie et en Ukraine

En Syrie, plusieurs déploiements ont été effectué, au cours desquels toutes les tâches prévues ont été accomplies avec succès, selon les Russes. Pour autant aucune précision n’a été donnée en ce qui concerne ces engagements.

En Ukraine, le Su-57 a été utilisé à diverses reprises. La Force aérienne spatiale russe a reconnu avoir utilisé par exemple quatre avions de combat Su-57, travaillant en réseau, ont été utilisés pour identifier et détruire les systèmes de défense aérienne ukrainiens. Les forces aérospatiales russes ont mené une opération pour identifier et détruire les systèmes de défense aérienne ukrainiens. Les avions ont été combinés dans un réseau d'information grâce à des systèmes de communication automatique, de transmission de données, de navigation et d'identification en temps réel. Il semble que la faible visibilité au radar du Su-57 était confirmée ainsi confirmée, même si cette dernière n’est de loin pas aussi poussée que ses homologues occidentaux ou chinois.

Le Sukhoi Su-57 « Felon »

Le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite, les espaces entre les éléments de la cellule sont remplis de produits d'étanchéité conducteurs, ce qui réduit également le RCS. Le vitrage du cockpit est métallisé. Des matériaux et des revêtements absorbant les radars et de protection sont également utilisés. Selon Sukhoi, la section efficace radar (RCS) du Su-57 est réduite à un chiffre moyen de 0,3-0,4 m 2 contre 15 m 2 pour le Su-27.

Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si la réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données, complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 « Flanker ».  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « SuperCroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion d’être moins sujet à des pertes de portances, lors d’angles d’attaques élevés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System). Soit deux ensembles de capteurs principaux: le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radars AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues. Les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contre-mesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

uac,sukhoi,su-57,les nouvelles de l'aviation

Photos : Su-57 « Felon » @ UAC/Sukhoi

14:29 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : uac, sukhoi, su-57, les nouvelles de l'aviation |  Facebook | |

21/08/2022

Artémis 1 prêt au lancement !

2yGabXxMkkiV3L4ZLNTs7c.jpg

Un petit peu de spatial après mon dernier article pour vous confirmer que la fusée lunaire SLS (Space Launch System) de la Nasa a rejoint l’aire de lancement 39 B, au centre spatial Kennedy, en Floride.

L’engin dans sa version Bloc 1 (98 m de haut et 2600 tonnes au décollage) doit s’envoler vers la Lune pour un vol automatisé. Son départ est prévu le 29 août 2022, à partir 8 h 33 heure locale (14 h 33 à Paris). La fenêtre de tir est de 2 heures. Si pour une raison météo ou technique, la Nasa annule le décollage, la prochaine occasion se présentera le 2 septembre 2022.

Ce premier vol lunaire marque le coup d’envoi du programme américain Artemis. Il se fera sans équipage. Artémis 1 doit permettre de vérifier le bon fonctionnement du lanceur et de la capsule Orion en orbite autour de notre satellite naturel. Le vaisseau reviendra amerrir sur l’océan Pacifique 42 jours plus tard (39 jours pour un départ le 2 septembre).

Parmi les autres objectifs d'Artemis I, on citera le test du bouclier thermique d'Orion, le fonctionnement des panneaux solaires et la résistances des systèmes, sous-systèmes et l'informatique de bord aux rayonnements spatiaux. Trois mannequins seront installés à bord de capsule afin d'étudier les conditions physiques attendues lors des voyages humains à bord d'Orion.

Artémis II doit ensuite emporter quatre astronautes autour de la Lune, puis Artémis III devrait  à nouveau amener deux astronautes sur la Lune, soit un retour depuis le dernier voyage datant du 14 décembre 1972.

Artemis_I_map_October_2021.jpg

Dernières préparations

Le directeur du lancement de la NASA, Charlie Blackwell-Thompson, a donné le "go" au tanking cryogénique pour commencer lors de la répétition de la tenue humide d'Artemis 1. Le refroidissement cryogénique devait commencer à 9 h 05 HAE (13 h 05 GMT) alors que les responsables de la NASA procèdent au test, qui est une étape clé dans l'évaluation de la mégafusée du système de lancement spatial et du vaisseau spatial Orion pour leur préparation à effectuer un tour du monde.

Jeremy Graeber, directeur adjoint du lancement, a déclaré aux auditeurs de la télévision de la NASA que le problème de l'azote gazeux retardant les opérations de ravitaillement qui avait été retardé avait été résolu. La vanne d'azote gazeux et le contrôleur, qui étaient gênants, fonctionnent maintenant correctement en suivant les correctifs techniques précédemment divulgués.

Le temps devrait rester bon pour les opérations de ravitaillement malgré le T-0 (le décollage simulé) repoussé d'environ deux heures à 16h30. HAE (2030 GMT), a ajouté Graeber.

medium_2022-08-17-f8500bd52c.jpg

Photos : Artémis 1 @ NASA

 

13:39 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : nasa, artémis 1, voyage vers la lune |  Facebook | |

20/08/2022

Lecture : D’Apollo à Artémis

D-Apollo-a-Artemis.jpg

Au mois de mars dernier, j’ai eu l’occasion d'assister au Spectacle Legends of Space qui s’est tenu au SwissTech Convention Center ( avia news 08.03.22) ainsi qu’à la soirée privée qui s’est déroulée au Musée Clin d’Ailes de Payerne (avia news 19.03.22). Ces deux évènement m’ont permis de rencontrer et de parler avec son organisateur Lukas Viglietti ,dont j’ai pu apprécier la sympathie et le fait que nous partageons les mêmes passions. Ce dernier fort de faire partager ses expériences et rencontres vient de publier un livre à propos de la conquête de la Lune « d’Apollo à Artémis ». Je termine ce livre en ce moment et je pense qu’il pourrait en intéresser plus d’un !  

Les coulisses de la conquête spatiale

Si comme moi vous avez suivi en décalage cette formidable aventure de l’ère spatiale à travers des livres, reportages et autres films, ce livre viendra alors compléter merveilleusement vos connaissances sur le sujet. Lukas Viglietti est l’une des rares personnes avoir côtoyés plusieurs des « marcheurs lunaires » personnellement, liant ainsi de belles amitiés. Il en ressort une multitudes d’anecdotes sur les astronautes durant leurs sélections et pendant les vols en direction de notre satellite naturel qu’est la Lune. 

L’auteur nous amène directement dans les coulisses de la NASA, retrace les missions de préparations Mercury, Gemini et Apollo avec les témoignages des épouses des astronautes, des chefs de missions et autre scientifiques qui ont vécu de l’intérieur cette folle aventure. Le livre décrit également la dimension au niveau humain et technologique qui a permis de réussi cet exploit.

L’un des aspect mis en avant par ce récit concerne la personnalité des astronautes, fils de paysans, de militaires ou d’hommes d’affaires, chétifs ou grand sportifs, coureurs de jupons ou mari fidèle, croyants ou athées, premiers de classe ou cancres, les astronautes ont fait la conquête de la Lune sont représentatifs de notre société. A travers ce livre vous vous reconnaitrez à travers eux !

Lukas Viglietti aborde également l’actuel programme Artemis qui devrait reconduire une nouvelle fois l’homme sur la Lune, puis plus tard sur Mars. La nouvelle bataille spatiale avec la Chine qui ne cache pas son ambition de dominer l’espace. Le livre n’oublie pas non plus l’actuelle rivalité que se livre les milliardaires Jeff Bezos (Blue Origin), Elon Musk (Space X).

Le tout avec une préface de Charlie Duke, Apollo 16 et 10ème homme à avoir marché sur la Lune.

L’Auteur

Pilote de ligne et commandant de bord sur Airbus A330, Lukas Viglietti a choisi de mettre à profit ses nombreuses escales aux États-Unis pour tisser un lien étroit avec tous les acteurs du programme Apollo. Avec son épouse Bettina, en 2009, il crée SwissApollo (association suisse dédiée à la mémoire du programme Apollo) afin de faire témoigner les marcheurs lunaires aux quatre coins du monde et inspirer ainsi les prochaines générations.

Bonne lecture !

D’Apollo à Artémis

Aux éditions De Boeck Supérieur, Mars 2022, 301 pages

 

 

19/08/2022

Déploiement de MiG-31 « Kinzhal » en mer Baltique !

 

russie,ukraine,mig-31,missile hypersonique,les nouvelles de l'aviation

 

C’est une nouvelle démonstration de Force qui se met en place dans la région de Kaliningrad. Moscou a annoncé le déploiement d’avions de combat MiG-31K doté du missile hypersonique « Kinzhal » sur la base aérienne de Chkalovsk proche de la mer Baltique dans le cadre d’une dissuasion stratégique.

Ce déploiement de MiG31 modernisés dotés d’une arme hypersonique est une nouveauté dans cette partie de la région.  Ce déploiement semble pouvoir montrer que la Russie est capable de menacer les capacités renforcement de l’OTAN. Moscou a vivement critiqué les livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine, accusant les États-Unis et leurs alliés d'alimenter le conflit. L’arrivée de missiles « Kinzhal » vient compléter le déploiement des missiles Iskander et de plusieurs systèmes de défense sol-air.

Pour autant Moscou a déjà employé le binôme Mig31/Kinzhal pour venir frapper des cibles en Ukraine en mars dernier dans l’ouest de l’Uktraine dans la région d'Ivano-Frankivsk. Un entrepôt souterrain de missiles et de munitions des forces aériennes ukrainiennes avait ainsi été détruit.

Le Kh-47M2« Kinzhal »

russie,ukraine,mig-31,missile hypersonique,les nouvelles de l'aviation

Le KH-47M2« Kinzhal » vient en complément des armes de frappe hypersoniques révélées par V. Poutine : le Zircon et le Kh-32. Il y a quelques différences distinctes entre eux. Le Zircon, qui semble avoir servi de base à la version exportable BrahMos II indo-russe, utilise une propulsion de type Scramjet. Destiné principalement aux plates-formes navales, il peut également être porté par des bombardiers stratégiques Tupolev. Ces derniers servent également de plates-formes de lancement pour le Kh-32 de 6 tonnes, qui est un missile Khury 22 Burya retravaillé avec un moteur bi-mode fonctionnant au carburant liquide.

Le "Kinzhal" hypersonique antinavire et d’engagement terrestre, semble être d'environ 26 pieds (8 mètres) de long, avec un diamètre de corps central d'environ 3,3 pieds (1 mètre). L'envergure entre ses ailes trapues est d'environ 6,6 pieds (2 mètres). La forme et les dimensions ont conduit certains experts à croire que ce missile pourrait représenter une version aérienne du 9M723, qui a été mis en service en 2004 et utilisé par l'Iskander-M (OTAN : SS-26 "Stone") tactique. Le guidage terminal est assuré par le corrélateur optique 9E436 ou par la tête radar active 9B318. Sa vitesse maximale au sommet d'une trajectoire de combat typique est de 2100 m/s, soit sept fois la vitesse du son.

Le Kh-47 semble avoir une portée d’environ 2’000 kilomètres qu’il faut ajouter au rayon d’action de l’avion porteur, soit environ 1 ‘860 milles pour le MiG-31BM. La combinaison permet des frappes potentiellement intercontinentales. Le Kh-47 « Kinzhal » peut emporter une charge conventionnelle ou nucléaire.

Le MiG-31K

Le Mig-31, une fois modernisé, reste un redoutable intercepteur sans équivalent au monde. La Russie l’a bien compris, le standard « K » est là pour le démontrer. Le standard « K » pour « Kinzhal » est une évolution du standard « BM ». La première phase de modernisation comprenait la prolongation de la durée de vie de la cellule, puis la modernisation du cockpit pour fournir au navigateur et officier des systèmes d’armes toute la situation tactique sur de nouveaux écrans multifonctions, tandis que le pilote se voit doter d’un nouveau HUD. Les nouveaux équipements de navigation embarqués sont similaires à ceux du MiG-29SMT et incluent un système de guidage par satellite GLONASS (GPS russe). Le radar Zaslon-A est modernisé au standard Zaslon-AM permettant l’usage de nouveaux armements, comme les missiles air-air R-73 et K-37. Le K-37 est un nouveau missile air-air à guidage radar actif de 230km de portée, dont le développement a débuté en 2006. L’appareil est également optimisé pour de nouveaux armements air-sol, comme les missiles KH-31 et KH-58USH, ainsi que des bombes guidées.

Photo : 1 MiG31K doté du Kinzhal 2 missile Kinzhal @ VVK

17/08/2022

Le dernier Pilatus PC-6 « Turbo Porter !

pilatus aircraft,pc-6 turbo porter,aviation suisse,les nouvelles de l'aviation

C’est une page de l’histoire de l’avionneur suisse Pilatus qui se tourne. Le dernier PC-6 « Turbo Porter » de production HB-FBE / PK-SNF (SN 1019) termine ses essais avant d’être livré à son client SmartAviation. La Chaine d’assemblage s’est arrêtée après 63 ans. L’avion a fait la renommée de Pilatus dans le monde entier.  Cet avion multirôle a été produit à Stans sans interruption depuis 1959.

Les dernières commandes

L’avionneur suisse Pilatus a cependant accepté des commandes pour le PC-6 jusqu'à la mi- 2018. Les clients existants vont malgré tout disposer de 20 ans de soutien en ce qui concerne les pièces de rechange pour le PC-6. Pilatus assurant des activités de maintenance, conformément à la devise de Pilatus, « Le client d'abord !».

Une longue production et des records

Le PC-6 a l’une des histoires de production les plus longues du monde dans l'industrie de l’aviation. Pilatus a produit un total de 500 PC-6 à Stans depuis 1959. Un peu moins de 100 machines ont été produites aux Etats-Unis sous licence. Le PC-6 reste une machine exceptionnelle avec des capacité STOL (Short Take-Off and Landing). L’avion peut décoller sur 475 mètres et se poser sur 315 mètres. Parmi ses nombreuses réalisations, le Pilatus « Porter » a volé plusieurs voyages de fret et de passagers à une charge maximale utile à une altitude de 5.700 mètres au-dessus du niveau de la mer, un record du monde qui n'a pas été amélioré jusqu'à ce jour !

 Partout dans le monde

Depuis sa mise en service en 1960, le Pilatus PC-6 « Porter » et son successeur le « Turbo Porter » ont régulièrement été utilisé par la Croix rouge et les Nations Unies pour des missions d'aide humanitaire. Plusieurs pays ont utilisé le Pilatus PC-6 pour leurs projets en Antarctique. À partir de 1964 l'appareil fut utilisé par la CIA au Viet Nam pour le soutien du programme Hmong, lors de la guerre civile au Laos. Ils étaient opérés par ses compagnies aériennes: la célèbre Air America et ICCS Air Services.

L’avion a également été converti en bombardier d'eau avec des soutes amovibles pouvant contenir de 600 à 1 000 litres. Dans cette configuration, il est très performant sur les feux de résineux dans les contreforts des Alpes, où sa puissance est nécessaire.

L'avion a été acheté par une trentaine de pays pour équiper notamment des forces armées et des services publics, en tout, il a été immatriculé dans 76 pays. De nos jours dans le civil, il est très utilisé pour le largage de parachutistes. Il peut en emporter 9 ou 10 selon les versions. Par exemple quasiment tous les centres de parachutisme français en possèdent un ou le louent.

pilatus aircraft,pc-6 turbo porter,aviation suisse,les nouvelles de l'aviation

Photos : 1 le dernier PC-6 aux essais moteurs @ Stephan Widmer 2 PC-6 @ Pilatus Aircraft