11/08/2021

US Navy, trois candidats pour remplacer le Goshawk !

Gt45-index.jpg

L’US Navy prépare le remplacement de sa flotte d’avions écoles Boeing / BAe T-45 « Goshawk » dans le cadre du programme « Undergraduate Jet Training System » (UJTS). Trois appareils sont sur les rangs pour participer à la future compétition.

Les demandes de l’US Navy

Si le cahier des charges n’est pas totalement divulgué, l’US Navy a rendu publique quelques données pour son futur jet formateur : la demande précise que l’avion doit pouvoir être piloté indépendamment des deux places avant et arrière. L'USN souhaite savoir quels appareils peuvent intégrer des technologies avancées, telles que le mode d'atterrissage de précision, qui est utilisé pour aider à poser le Boeing F-18E/F « Super Hornet » et le F-35C sur les porte-avions. Le futur avion doit être doté d'un système automatique d'évitement des collisions au sol (GCAS). Les avionneurs en concours devront démontrer de quelle manière leur avion gère les forces d'atterrissage à taux de descente élevé, caractéristique de la formation à l'atterrissage sur le pont court d'un porte-avions.

Dans le cadre de son nouveau programme « Undergraduate Jet Training System », la Navy désire un avion d'entraînement à réaction basé à terre capable de pratiquer l'atterrissage et le décollage de simulation sur des porte-avions nucléaires d'ici 2028 ou plus tôt, selon une demande de renseignements mis en ligne le 14 mai 2020.

En termes de caractéristiques, le futur avion devra voler 400 heures par année et être capable de supporter des atterrissages simulés sur porte-avions et sur terrain à un rythme de 1’200 par avion par an. L’avion doit pouvoir effectuer des atterrissages par « touch-and-go » 45 fois par an. L'avion doit avoir une durée de vie en vol d'au moins 14’400 heures et être capable de supporter 43’200 atterrissages.

L'avion devrait avoir un plafond opérationnel de 41’000 pieds. Il devrait être capable de vitesses supérieures à 600 nœuds (1’111 km/h).

Les concurrents 

Les trois avionneurs en course sont Boeing/Saab avec le T-7B « Red Hawk » soit une version navalisée du T-7A, Lockheed Martin/KAI Aerospace avec le T-50A et Raytheon/Leonardo avec le T-100 (M-346).  

Le T-7B « Red Hawk » de Boeing/Saab : 

unnamed-1.jpg

Le T-7B « Red Hawk » de Boeing/Saab dérivé du T-7A de l’US Air Force comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.

Le M-346/T-100  :

unnamed-2.jpg

Le T-100 de Leonardo & Lockheed Martin est un dérivé du M-346 «  Master ». Il se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2’880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « Zero-Zero » Martin-Baker Mk16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital « Fly-by-Wire2 programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air.

Le T-50A :

t-50a-tx2-1920x1125.jpg

Le KAI T-50 « Golden Eagl e» de KAI Aerospace en collaboration avec Raytheon est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 «Golden Eagle» est largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes. Les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’équipements américains, comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une durée de 8’000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

 

Photos : 1 T-45 « Goshawk » de la Navy & USN T-7A @ Boieng 3 T-100 @ Leonardo 4 T-50 @ KAI

 

 

 

Le projet Air2030 en finale d’un concours international de management !

72532472.3.png

Armasuisse s'est qualifié pour la finale de l'IPMA World Congress avec son projet "Prochain Avion de Combat (PAC)" dans la catégorie des grands projets. Le lauréat sera désigné parmi les trois finalistes le 22 septembre 2021. L'association internationale de management de projets (International Project Management Association IPMA) organise chaque année depuis 2002 ce concours international destiné à récompenser des équipes pour leurs prestations exceptionnelles en matière de management de projets et de programmes.

armasuisse procède à l’acquisition du matériel de l’armée par le biais de projets, et il veille à appliquer des méthodes de développement continu et à apporter des améliorations aux processus déjà en place. Cela implique notamment de se mesurer au marché et de pouvoir s’améliorer grâce à du benchmarking, par exemple par le biais d’une évaluation indépendante par des évaluateurs expérimentés dans le cadre du concours de l’IPMA. En décernant une distinction à certains projets, l’IPMA entend reconnaître et saluer l’excellence de leur gestion de projet. Le fait que le projet PAC ait été retenu comme finaliste démontre qu’armasuisse est sur le bon chemin.

Une distinction qui récompense le leadership, l’orientation vers les objectifs et des processus clairement définis

En s'appuyant sur un modèle qui est décrit dans la norme Project Excellence Baseline (PEB) de l’IPMA, les assesseurs évaluent le projet notamment par le biais d'audits et d’entretiens avec le mandataire du projet, la direction du projet, les membres de l’équipe de projet et d’autres parties prenantes. Pour l’évaluation, il n’est pas nécessaire de donner accès à des informations concernant le contenu du projet. Les données sensibles sont donc protégées. Le résultat est consigné dans un rapport du jury à l’intention de l’IPMA, celle-ci désignant par la suite les finalistes du concours et les projets qui remportent les trois premiers rangs. Les projets qui accèdent à la finale se distinguent par une conduite efficace, une orientation claire vers les objectifs et des processus solides. Les processus appliqués sont régulièrement évalués et améliorés si nécessaire. Au-delà de la reconnaissance qu’apporte une place de finaliste, la participation à ce concours et l’évaluation externe obtenue par ce biais servent également de base pour une amélioration constante de la conduite et des processus pour les prochaines phases du projet.

International Project Management Association

Fondée en 1965, l’IPMA (International Project Management Association - Association internationale de gestion de projets), qui a son siège en Europe, est la première association de gestion de projets à avoir été active à l’échelle internationale. Aujourd’hui, l’IPMA regroupe environ 70 associations nationales et compte plus de 40 000 membres de par le monde. L’IPMA a édité un certain nombre de normes. À côté de l’IPMA Project Excellence Baseline (PEB), l’IPMA Individual Competence Baseline (ICB) sert de base pour les programmes de certification nationaux des chefs de projets; grâce à elle, quelque 350 000 personnes ont été certifiées à ce jour. En organisant et en décernant les Global Project Excellence Awards, l’IPMA soutient les équipes de projet dans leurs efforts d’amélioration constants. (Sources DDPS).

72532472.2.png

Photos : 1 Les quatre avions qui étaient en concours 2 les deux systèmes sol-air en concours

 

10/08/2021

Vol inaugural pour le premier P-8A norvégien !

P8A_Norway_First_NSF21-0809-JRA-7184_Full_Res_JPG.jpg

Le premier des cinq Boeing P-8A « Poseidon » destiné à la Norvège a effectué son vol inaugural hier, le 9 août. L'avion a décollé à 10H03, heure du Pacifique et a volé pendant 2 heures et 24 minutes, atteignant une altitude maximale de 41’000 pieds lors du vol entre l'aéroport municipal de Renton et Boeing Field à Seattle.

Le premier vol marque la prochaine phase du cycle de production de cet avion car il est déplacé vers l'installation d'installation et de contrôle, où les systèmes de mission seront installés et des tests supplémentaires auront lieu avant la livraison finale à l'Agence norvégienne du matériel de défense (NDMA) plus tard cette année.

« Ce vol inaugural est une étape importante pour la Norvège, et l'équipe Boeing reste déterminée à livrer la flotte P-8 à la NDMA dans les délais », a déclaré Christian Thomsen, responsable du programme P-8 Europe. « Le P-8 est une capacité qui aidera la Norvège à améliorer la guerre anti-sous-marine, la guerre anti-surface, le renseignement, la surveillance et la reconnaissance, et les missions de recherche et de sauvetage, en plus de favoriser une précieuse collaboration régionale et l'interopérabilité avec les pays de l'OTAN. "

Rappel 

C’est en mars 2018 que la Norvège a passé commande pour 5 avions de patrouille maritime (MPA) Boeing P-8A « Poseidon » (MMA). Le contrat de 1,5 milliards de dollars comprend : les aéronefs, des capteurs, des systèmes de surveillance et des armes anti-sous-marines. La commande est groupée avec 4 appareils destinés aux Royaume-Uni, ainsi que 10 autres avions pour l'US Navy.

Boeing utilise un processus de production en ligne éprouvé pour construire efficacement l'avion, la mise en œuvre des meilleures pratiques établies et des outils de système de production commerciaux communs permet à l'équipe de réduire les délais et les coûts tout en garantissant la qualité et les délais de livraison aux clients.

La Norvège devrait recevoir son premier P-8 plus tard cette année. Au total, cinq P-8 remplaceront à terme la flotte norvégienne actuelle de six P-3 Orions et de trois DA-20 Falcon et fourniront des capacités avancées pour maintenir la connaissance de la situation dans les eaux voisines à la surface et sous la surface de l'océan.

Le Boeing P-8A « Poseidon » 

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

À ce jour, Boeing a livré 136 P-8 à l'US Navy, à la Royal Australian Air Force, à la marine indienne et à la Royal Air Force du Royaume-Uni. La Norvège est l'un des huit pays qui ont choisi le P-8A comme avion de patrouille maritime, avec les États-Unis, l'Inde, l'Australie, le Royaume-Uni, la Corée, la Nouvelle-Zélande et l'Allemagne.

3378008366.jpg

Photos : 1 le premier P-8A norvégien lors de son vol inaugural 2 au sol@ Boeing

 

Le Canada continue d’investir sur le F-35 !

284795857.jpg

Il y un paradoxe au pays de la feuille d’érable, ce dernier est engagé au sein d’une compétition pour le remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing CF-18 A/B « Hornet » et trois concurrents sont actuellement en course pour le choix final. Il s’agit du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », du Saab JAS-39 Gripen E et du Lockheed Martin F-35A « Lightning II ».

Versement en faveur du F-35A

Pour autant, Otawa vient une nouvelle fois d’effectuer discrètement paiement de plusieurs millions de dollars pour le développement du chasseur furtif F-35 dans le cadre du programme ACI.  Ce versement annuel de 71,1 millions de dollars permet au Canada de faire partie des un pays partenaire du projet F-35. Chaque partenaire se doit de couvrir une partie des coûts de développement de plusieurs milliards de dollars de l'avion pour rester membre du projet. Pour le Canada, cette solution lui permet de bénéficier d'une remise en cas d’achat de l’avion et de maintenir les entreprises canadiennes au sein du système de compensation économique. Selon la presse canadienne, le montant total versé par Ottawa pour le F-35A est aujourd’hui de 613 millions de dollars américains. De son côté le gouvernement affirme que les entreprises canadiennes ont également obtenu plus de 2 milliards de dollars américains en contrats de production et de maintenance liés au programme F-35.  

Une situation étrange pour le gouvernement Trudeau qui avait martelé lors de la campagne électorale qu’il ne voulait pas du F-35 américain et ferait tout pour se détacher de ce dernier.

Ce même gouvernement d’affirmer par l’intermédiaire du porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier : "La participation du Canada au programme F-35 permet aux entreprises au Canada de bénéficier de contrats". « Notre dernier paiement continuera de fournir au Canada la possibilité d'acheter l'avion à moindre coût et avec un accès prioritaire à la chaîne de production, si le F-35 réussissait dans le processus concurrentiel pour la future flotte de chasseurs ».

Lointaines sont les promesses électorales de l’époque ! Car l'actuel gouvernement canadien pouvait se retirer du programme ACI F-35, mais il ne l'a pas fait, bien au contraire. 

Le programme ACI

Le programme d'avions de combat interarmées de modèle F-35 englobe la conception, la production et l'entretien d'un chasseur furtif polyvalent. Le programme d'ACI est le programme d'avions de combat le plus important au monde. Le Canada est l'un des huit pays partenaires du programme d'ACI, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark et de l'Australie. D'autres pays, comme le Japon, la Corée du Sud et Israël, achètent également l'avion par l'entremise du programme de vente de matériel militaire des États-Unis (É.-U.) à l'étranger (Foreign Military Sales). 

Le Canada participe au programme d'ACI depuis 1997. Cette participation affirmée très tôt dans le processus a permis à l'industrie canadienne de s'installer solidement dans la chaîne d'approvisionnement des ACI F-35.

En 2006, Innovation, Sciences et Développement économique Canada a signé un protocole d'entente, qui comprenait les plans de participation industrielle, avec chaque entrepreneur principal, soit Lockheed Martin et Pratt & Whitney. Ces ententes permettent aux entreprises canadiennes de concurrencer les autres entreprises pour obtenir des travaux dans le cadre du programme d'ACI, notamment pour la cellule, les systèmes, les moteurs et les services connexes. Ces possibilités incluent d'offrir un large éventail d'activités de fabrication et de services au chapitre des grands assemblages structuraux, des systèmes électroniques, des composites de pointe, de l'usinage haute vitesse, de la simulation et de la formation, de l'outillage, et du soutien.

Le Canada est l'un des neuf pays qui ont accepté de couvrir chaque année une partie des coûts de recherche et développement, de plusieurs milliards de dollars, du chasseur furtif, en échange de la possibilité d'en acheter éventuellement à moindre coût. Ces pays se positionnent aussi pour soumissionner sur les travaux de construction et d'entretien de cet appareil conçu par le géant américain de la défense Lockheed Martin. 

Les trois candidats : 

Lockheed-Martin F-35A/F4

1914220898.jpg

Le F-35A/F4 est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond ODIN (en remplacement d’ALIS). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit. 

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage.

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l’ordinateur central intégré de l’avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d’aéronefs d’identifier les zones d’intérêt, d’effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS. 

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN/ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l’espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l’avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5. 

Données techniques & armement du F-35A :

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 2’200km.

Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR, Raytheon Peregrine, LM AIM-620. Air-sol : AGM-AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. 

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockIII  

unnamed-1.jpg

Le « Super Hornet » BlockIII  (ou Advanced Super Hornet) est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », et le Super Hornet BlockII. L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La cellule est optimisée pour 10'000 heures de vol. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST longue portée sous le nez de l'avion fonctionnant directement avec les DTP-N et TTNT. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%, certifié bio-kérosène. Le mode Super Croisière est dès lors disponible. Le système permet l’emploi d’un aillié autonome tel un drone. 

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive. Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan. 

Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le « Super Hornet » est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée. L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST. Le client peut choisir la version montée sur bidon ventral ou le capteur fixe sous le nez. 

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

Nacelles de désignation :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northrop Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 18’500m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7, BAe Meteor (demande allemande ainsi que la nouvelle gamme de missile hypersonique US AIM-620 de LM et Raytheon Peregrine. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

Le Saab JAS Gripen E MS21

DSC0437.jpg

Le Gripen E, le dernier né de Saab est un véritable combattant multi-rôle avec des capacités à large spectre. Il est le les plus avancées des avions de la famille « Gripen » et permet d’évoluer dans un espace de combat moderne et pour évoluer continuellement afin de faire face aux nouveaux défis. 

Gripen E / F fait partie de la série Gripen E et d'un nouveau système d'avion de combat. Développée pour contrer et vaincre les menaces futures avancées, la série E est destinée aux clients avec des menaces plus prononcées ou des territoires plus larges à sécuriser. La série E a un nouveau moteur plus puissant, des performances de gamme améliorées et la capacité de transporter de plus grandes charges utiles. Il dispose également d'un nouveau radar AESA, d'un système de recherche et de suivi infrarouge, de systèmes de guerre et de communication électroniques très avancés ainsi que d'une meilleure connaissance de la situation. La série E redéfinit la puissance aérienne pour le 21e siècle en étendant les capacités.

Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 « Raven » offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là oú les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter. 

IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

Mode Super Cruise & bio kérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « Super Cruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du bio kérosène. 

Optimisé pour les drones : les suédois ont anticipé l’usage d’ici 10 ans l’usage de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E dispose d’une architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.

 Un leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion à disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération « BriteCloud ». Une fois largué, le « BriteCloud » recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du « BriteCloud », puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une fausse cible. Cette fausse cible, est si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le « BriteCloud » pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.

 Protection de guerre électronique nouvelle génération : 

Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et actifs.

Données techniques & armement : 

Un moteur Général-Electric F414G de 62,3 kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 8'000 kg, maximale 16'500 kg. Vitesse mach 2. Plafond pratique 18'000 m. Vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 1’500km.

Armement : (10 points d’emport) 1 canon Mauser de 27mm BK-27. Air-air : AIM-9 Sidewinder, IRIS-T, A-Darter, MBDA Meteor, AIM-120 AMRAAM, MBDA MICA, Air-sol : AGM-65 Maverick, KEPD-350, RBS15F, Brimstone. Bombes : GBU-12, Bk.90, GBU-39 SDB, JSOW.

Le choix

Ottawa devrait décider du choix de son futur avion de combat avant la fin de l’année, l’objectif et l’achat de 88 appareils. Le contrat devrait être signé l’année prochaine, le premier avion devrait rejoindre la Royal Canadian Air Force (RCAF) en 2025 et le dernier en 2032. Alors quel choix pour le Canada ?

Photos : 1 F-35 aux couleurs du canada 2 F-35A @ LM 3 F/A-18 E/F Super Hornet BlockIII @ Boeing 4 Gripen E @ Saab

09/08/2021

L’Italie investi dans le Tempest !

77200_tempest_348955.jpg

Après l’annonce de Londres, c’est maintenant Rome qui se lance un nouvel investissement en vue du développement du « Team Tempest ». En effet, Rome va investir 2 milliards d'euros (2,4 milliards de dollars) dans le programme Tempest dans le cadre des plans divulgués dans le dernier document de planification pluriannuelle du pays (Documento Programmatico Pluriennale : DPP) pour 2021-2023.

Le ministère italien de la Défense (MoD) prévoyait d'allouer 60 millions d'euros entre 2021 et 2023, 90 millions d'euros entre 2024 et 2026 et 1,85 milliard d'euros entre 2027 et 2035 pour financer les capacités du futur système d’avion de combat européen « Tempest » en collaboration avec L’Angleterre et la Suède. Selon un communiqué de presse, se sont près de 6 milliards d'euros qui seront dédiés pour la recherche et le développement par les partenaires du programme, tandis que les financements d'acquisition et de soutien restent encore à définir.

Pour l’Italie, le Tempest fait partie des sept programmes « phares » jugés d'importance stratégique pour le secteur de la défense, car il présente des opportunités croissantes de coopération internationale, une valeur technologique élevée et de solides retours sur investissement pour l'industrie nationale. Le programme verra le ministère de la Défense soutenu par le ministère de l'Économie et des Finances, le ministère du Développement économique, le ministère de l'Université et de la Recherche et le ministère de l'Innovation numérique.

Comme indiqué dans le DPP, le Tempest est envisagé comme un chasseur habité/avec équipage optionnel, capable d'opérer dans des environnements très contestés et dégradés, et fera partie d'un système de systèmes (SoS) plus large et en réseau - le Future Combat Air Système (FCAS) – qui comprendra des véhicules aériens sans pilote (UAV), des systèmes d'armes et de capteurs, ainsi que d'autres actifs et technologies aéronautiques actuels et futurs. 

Rappel 

Le Tempest a été lancé en 2018 après que la France et l'Allemagne ont opté pour leur propre programme aérien de combat de nouvelle génération sans le Royaume-Uni. Le projet étudie une suite de technologies à utiliser dans un système aérien de combat, qui pourrait impliquer des aéronefs avec et sans pilote, des drones et des armes laser.

Le Tempest est la pièce maîtresse de la stratégie aérienne de combat britannique et a été conçu pour aider à préserver l’expertise du pays en matière d’aérospatiale militaire. L'objectif est de développer un système aérien de combat de sixième génération qui entrera en service au milieu des années 2030. Le gouvernement a engagé 2 milliards de livres sterling pour financer les premières étapes du projet.

De nouvelles méthodes de travail 

Le programme Tempest adopte de nouveaux processus et de nouvelles façons d'aborder les défis pour non seulement faire du Tempest FCAS un « système de systèmes », capable de vaincre la menace et d'obtenir avec succès les effets souhaités dans les opérations futures, mais également obtenu avec un développement et une fabrication ayant une efficacité maximale pour réduire les coûts et les temps de développement de moitié de ce qui peut être réalisé traditionnellement.

Au cœur du programme de développement, les initiateurs du programme Tempest mettent un accent beaucoup plus marqué sur la collaboration que sur les projets aériens de combat antérieurs, non seulement entre les entreprises britanniques, mais aussi au niveau international. Il s’agit par exemple de ne pas reproduire les erreurs commises avec le programme de l’Eurofighter.

La Team Tempest bénéficie désormais de l’expertise industrielle de l’Italie et de la Suède dans un effort tri-national. Travailler ensemble permet non seulement de tirer les innovations de tous les secteurs de l'industrie, y compris les PME, mais réduit considérablement la duplication des efforts et par conséquent, les coûts.

La nouvelle approche du développement de Tempest consiste à introduire des innovations en dehors du secteur de la défense, en s'appuyant sur la technologie commerciale apportée par les industries de l'énergie, du nucléaire et de l'automobile, par exemple. Le secteur financier est également à l'étude pour apporter une assistance technologique significative dans le domaine crucial de la cybersécurité.

3553689275.jpg

Photo : le futur Tempest @ Leonardo