14/04/2020

Premier A400M pour le Luxembourg !

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Le premier avion de transport tactique lourd Airbus A400M destiné aux Forces armées luxembourgeoises, a effectué son premier vol, marquant une étape clé vers sa livraison. L'avion, connu sous le nom de MSN104, a décollé de Séville (Espagne), où se trouve la chaîne d'assemblage final, à 16h08 heure locale (CET) et a atterri sur le site 5 heures plus tard le 13 avril.

L’A400M sera exploité par les forces armées belges et luxembourgeoises au sein d'une unité binationale basée en Belgique sur la base militaire belge de Melsbroek, près de Bruxelles. Le MSN104 devrait être livré au deuxième trimestre 2020. Le premier des huit Airbus A400M sera livré en mai prochain. L'avion a été commandé par le Luxembourg alors que les sept autres, qui devraient être prêts en 2022, ont été commandés par le gouvernement belge.

L’enveloppe budgétaire pour l’acquisition de cet appareil est de 168,5 millions d’euros. Le Luxembourg fournira trois équipages, soit six pilotes (officiers) et six soutiers (sous-officiers). À noter qu’au coût d’acquisition il faut ajouter des frais d’exploitation de 420 millions d’euros, étalés sur 35 ans.

L’A400M « Atlas» :

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés  dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). Cependant, l’A400M ne peut servir pour l’instant que de plateforme de transport aérien, le ravitaillement en vol n’étant hormis celui des avions, pour l’instant pas validé pour les hélicoptères et pose plusieurs problèmes. L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années.

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Photos : A400M Luxembourgeois @ Airbus DS

 

Boeing redémarre progressivement sa production !

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L’avionneur Boeing va redémarrer progressivement la production du P-8 « Poseidon » et du KC-46 « Pegasus » après une pause de trois semaines suite à la pandémie du COVID-19.

Pour mémoire, l’avionneur avait fermé de manière temporaire sa chaîne d’assemblage de Puget Sound le 25 mars dernier. Les sites de Boeing à Washington se concentrent principalement sur le développement et la production d'avions de ligne commerciaux et de variantes militarisées telles que le KC-46 fabriqué à Everett et le P- 8 à Renton.

En parallèle aux opérations des programmes de défense, un porte-parole de Boeing, confirme que les installations nécessaires au stockage du B737 MAX ainsi que d'autres secteurs et jugés essentiels vont également reprendre du service.  

La santé du personnel :

La réouverture progressive des installations de Boeing aidera à soutenir sa base d'approvisionnement et garantira que l'entreprise dispose de suffisamment d'équipements de protection pour les 2’500 employés qui retourneront au travail, a indiqué la société.

Boeing travail à la mise en place de contrôles de santé supplémentaires sur les sites de Puget Sound, y compris des contrôles de bien-être au début de chaque quart de travail, des horaires décalés, des stations de lavage des mains et des produits de nettoyage supplémentaires, et une exigence que les employés portent un masque au travail pour se conformer aux directives de l'État. 

Pas d’incidence pour le programme KC-46A :

Pour l’US Air Force, la réouverture de l’assemblage des KC-46A est une bonne nouvelle. Pour Will Roper, responsable des acquisitions de l'Air Force, la pause dans la production du KC-46 ne deviendrait un problème que si elle se prolongeait au-delà d'un mois. Boeing a livré jusqu'à présent 33 avions ravitailleurs multi-rôle à l’USAF et la production d'un total de 179 KC-46 devrait être produite conformément au calendrier actuel.  

Retour du MAX en juin ?

En ce qui concerne le B737MAX, l’avionneur envisage un redémarrage à fin mai – début juin. Le scénario d’une relance en avril est maintenant exclue, en cause le COVID-19. Pour le directeur général de Boeing, David Calhoun, l’objectif est prévu est une relance du programme à la mi-année. Les vols d’essais continuent chaque jour en collaboration avec les régulateurs. De plus, les motoriste General Electric et Safran confirment les livraisons d’un minimum de 10 moteurs par semaines pour le « MAX ».

Photo : Préparation chaîne d’assemblage @ Boeing

13/04/2020

Chine : une version anti-sous-marine du Z-20 !

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Le constructeur d’hélicoptère chinois Harbin test actuellement une nouvelle version de son hélicoptère Z-20. Il s’agit d’une version navale optimisée pour la guerre anti-sous-marine (ASW). Cette nouvelle version nommée Z-20F devrait reprendre les mêmes capacités que celle du SH-60 « SeaHawk » américain, et pour cause !

Le Harbin Z-20F :

Harbin Aircraft Industry Group, une filiale de l'Aviation Industry Corp of China continue de développer sa gamme Z-20 avec cette nouvelle version « F » est équipée d'un radar sous son fuselage avant qui est similaire en apparence au radar multimode installé sur l'hélicoptère Sikorsky SH-60 « Seahawk » de l’US Navy. La variante est également équipée d'une fenêtre latérale d'observation de type « bulle » et de ce qui semble être une disposition pour qu'un sonar plongeant soit déployé depuis le dessous de l'aéronef. le modèle naval de l'hélicoptère dispose de pales et une queue de rotor repliables, ce qui signifie qu'il peut s'insérer dans l'espace limité d'un hangar de navire. Sa position sur le pont, quant à elle, suggère que ses roues arrière ont été améliorées pour l'atterrissage sur un navire de guerre.

Des essais sont actuellement effectués à bord d’un destroyer lance-missiles de type 055 Nanchang. A terme, le Z-20F devrait venir renforcer la capacité de combat des navires de guerre chinois qui ne disposent pour l’instant pas d’un hélicoptère embarqué capable de soutenir les opérations de lutte anti-sous-marine et antinavires.

Une copie améliorée :

L'exigence du Z-20 remonte aux années 1980, lorsque la Chine cherchait un hélicoptère utilitaire de taille moyenne pour ses opérations dans la région montagneuse de l'Ouest. Le PLAAF a finalement acquis 24 Sikorsky S-70C-2 avec les moteurs améliorés General Electric T700-701A. Il a été rapporté que la performance du S-70 dans les hautes terres était inégalée, même avec l'acquisition plus tardive par la Chine d'hélicoptères Mil Mi-17V5 en provenance de Russie.

Le développement du projet d'hélicoptère de 10 tonnes a débuté en 2006 avec la présentation d'un modèle réduit du Z-20, lors du salon aéronautique de Zhuhai. Mais ce n'est que le 23 décembre 2013 que le Z-20 a effectué son premier vol. Il a fait sa première apparition publique au Zhuhai Airshow 2016.

À première vue, le Z-20 ressemble fortement au Sikorsky UH-60/ S-70 Black-Hawk. Cependant, le concepteur du Z-20, Deng Jinghui, a déclaré aux médias chinois que le Z-20 est un modèle «fly-by-wire». Les principales différences visuelles sont les cinq pales du rotor principal sur le Z-20, et le cadre du joint queue-à-fuselage plus angulaire. L'observateur militaire Huo Yanbin pense que ces caractéristiques donnentau Z-20 plus de portance et une plus grande capacité de cabine et d'endurance que le « Black-Hawk ».

Les photos les plus récentes montrent également un nouveau carénage installé à l'arrière des échappements du moteur et un autre sur la colonne vertébrale, vraisemblablement des boîtiers pour les communications par satellite ou le système de navigation par satellite BeiDou (Big Dipper).

Une partie importante du développement réussi du Z-20 est l'intégration de ses moteurs. Le moteur principal du Z-20 est le turbomoteur chinois WZ-10, fournissant 1’600 kW (environ 2 145 shp). En comparaison, les derniers moteurs UH-60 GE T700-701D produisent 1 500 kW (environ 2 011 shp).

Utilisation : 

Le Z-20 est une plate-forme clé de mobilité et de la projection pour l’armée chinoise et va founir également la Marine de l'Armée populaire de libération (PLAN) un hélicoptère naval polyvalent indispensable. Le Z-20 et ses systèmes récents lui permettront d'être interopérable sur tous les navires de la marine. 

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Photos : Harbin Z-20 F @ Weibo

11/04/2020

Ravitaillement réussi pour le CH-53K « King Stallion » !

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Sikorsky  a effectué avec succès un premier ravitaillement en vol avec son hélicoptère lourd CH-53K « King Stallion » cette semaine. Le test de 4,5 heures a été réalisé au-dessus de la baie de Chesapeake avec un KC-130J.

Selon l'équipe d'essai du CH-53K, le test de sillage a évalué les performances du nouvel hélicoptère lorsqu'il volait derrière le KC-130J ravitailleur dans un air fort et turbulent. L'équipage du CH-53K a réussi à accrocher la perche sur le panier du ravitailleur. Ces tests ont été effectués à différents niveaux afin de garantir que le CH-53K peut gérer les forces exercées sur la sonde de ravitaillement en contact avec le panier pendant le ravitaillement en vol.

Le CH-53K « King Stallion » se dirige vers l'achèvement du test de développement, menant au test opérationnel initial et à l'évaluation en 2021 et au premier déploiement de la flotte en 2023-2024.

Le CH-53K "King Stallion" :

Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion», qu’il doit remplacer à partir de 2019,  le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lb sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivrent environ 6’000 ch chacune), ravitaillable en vol, équipée de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K peut par exemple emporter en interne une Jeep «Humvee».

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Photos : 1 Ravitaillement en vol du Ch-53K 2 le CH-53K @ Sikorsky

 

 

10/04/2020

Tensions accrues en Mer de Chine !

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Le contexte territorial est de plus en plus tendu en mer de Chine. La Chine se montre très agressive avec la revendication des îles Spratley. Les forces armées des Philippines ont déclaré qu’elles doivent faire face à une augmentation des incursions « étrangères » à proximité des Spratley. La situation pourrait embraser toute la région, depuis qu’une guerre de l’ombre a éclaté en 2011. Taïwan se plaint également des actions considérées comme dangereuses de la part des chinois.  Le Japon note également une explosion des incursions chinoises à proximité de son espace aérien.

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Rapport de la Japan Air Self-Defense Force :

Dans un rapport mis à jour, la Japan Air Self-Defense Force (JASDF) a engagé 675 fois ses avions de combat au cours de l'exercice 2019 (FY 2019) en réponse à des avions militaires chinois approchant de l'espace aérien du pays: une augmentation de 5,8% par rapport à la même période de l'exercice 2018.

Le chiffre, qui est le deuxième plus élevé enregistré en réponse aux avions chinois sur une période d'un an depuis 1958, représente 71% du nombre total d’engagement de la JASDF entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020, selon les données publiées par le ministère de la Défense (MoD) à Tokyo le 9 avril dernier.

Les chasseurs japonais ont également répondu 268 fois aux mouvements d'avions militaires russes, contre 343 fois au cours de la même période au cours de l'exercice 2018. Les quatre autres incidents concernaient des avions d'autres pays.

Au total, la JASDF a engagé 947 fois ses avions dans le cadre de la Police du ciel au cours de l'exercice 2019 pour répondre aux aéronefs étrangers approchant de l'espace aérien du pays. Une baisse par rapport au 999 fois de l'exercice précédent. Ce chiffre représente le troisième plus grand nombre d’interceptions effectuées par le service en un an depuis le début de ces opérations en 1958. A noter, que les incursions ont diminué dès l’automne 2019, faut-il y voir là le début de l’infection au COVID-19 en Chine ?

Reprise des incursions chinoises :

Le ministère de la Défense a souligné que le JASDF avait engagés à ses chasseurs le 23 mars 2020 pour intercepter des avions de collecte de renseignements Shaanxi Y-9 de l'Armée populaire de libération de l'Armée de libération du peuple (PLANAF) qui ont été repérés au-dessus de la mer de Chine orientale pour la première fois. Les chasseurs japonais ont également répondu à d'autres appareils de type Shaanxi Y-9 et à la plate-forme aéroportée d'alerte précoce et de contrôle Shaanxi Y-8 traversant le détroit de Tsushima, qui relie la mer du Japon (mer de l'Est), la mer Jaune (mer de l'Ouest) et l'est Mer de Chine.

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Photos : 1 Mitsubishi F2 et F-15 japonais sont très sollicités pour la police du ciel 2 Avions russes et chinois fréquemment intercepté 3 Avions espion chinois Y-8@JASDF