30/06/2021

La Suisse opte pour le système Patriot !

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Le Conseil Fédéral a opté pour le système longue portée Raytheon Patriot MIM-104, 5 unités de feu seront commandées pour un montant de 1,9 70 milliards de francs.

Les raisons du choix

Dans le cas du système de défense sol-air de longue portée, Patriot se distingue de SAMP/T dans les quatre critères principaux, parfois de manière significative, notamment dans celui de l’efficacité. Le système est en mesure de protéger des secteurs de manière autonome ou conjointement avec les avions de combat. Il peut être engagé à clairement plus de 20’000 mètres d’altitude (verticalité) et sur une distance largement supérieure à 50 kilomètres (horizontalité). Il s’agit d’une distance d’engagement extraordinaire dans le contexte d’un système DSA de longue portée. Patriot contribue ainsi grandement à la défense aérienne intégrée.

Patriot est le système le plus avantageux en termes de coûts. Les coûts globaux du Patriot s’élèvent à environ 3,6 milliards de francs sur 30 ans, coûts d’exploitation compris. Le système est ainsi nettement plus avantageux que l’autre candidat. L’obligation de compensation de 100 % de la valeur de la commande doit être remplie dans son intégralité au plus tard quatre ans après la dernière livraison.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3++ 

Les sociétés Raytheon Missiles & Defense, Rheinmetall Air Defence and Radar Systems et Mercury Systems vontde travailler ensemble pour livrer le système Patriot à notre pays, dans le cadre de l'initiative suisse de modernisation de la protection de l’espace aérien.

Le radar Raytheon AN/MPQ-65 

Le radar nouvelle génération AN/MPQ-65 (PAC-3) fonctionne avec une antenne à balayage électronique (AESA) en bande C à 360° au nitrure de Gallium (GaN) monté sur des semi-remorques. L'ensemble de radar A /MPQ-65 offre des améliorations significatives dans la recherche étendue, la détection des menaces, ainsi que la capacité d'identification et d'engagement. Le volume du secteur de recherche radar a été élargi tandis que le radar utilise un deuxième tube à ondes progressives. Le radar est également utilisé pour le guidage des missiles. Plutôt que de calculer les corrections de cap du missile, en utilisant le processus TVM, le missile transmet ces informations via deux antennes à la station au sol ECS, qui calcule et renvoie les corrections de cap au missile. Le TVM est un hybride de guidage radar et de guidage de commande semi-actif traditionnel. Le principal avantage de l'approche TVM est que la cible est moins susceptible de savoir qu'elle est engagée. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF. L’AN-/MPQ-65 peut faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles et les avions ainsi que les drones de croisière furtifs. 

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Missile GEM-T GaN 

Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile. Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile. Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie. 

Lanceurs 

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I) 

Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-132 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation 

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation : 

 Hardware 

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software 

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette. 

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Photos : 1 nouveau radar AN/MPQ-65 2 Lanceur avec camion Iveco 3 Tir d’un GEM-T @ Raytheon

La Suisse sélectionne le F35A !

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Air2030, le choix du futur avion de combat est définitivement connu, le Conseil fédéral va proposer au Parlement l’acquisition de 36 avions de combat de type F-35A de l’avionneur américain Lockheed Martin. Retour sur ce choix controversé, l’occasion de faire le point entre le positif et le négatif d’un appareil qui continue de faire parler de lui.

Les raisons du choix

Deux éléments ont joué en faveur du F-35, le prix d’une part et de l’autre les performances lors de l’évaluation.  

Un prix « canon »

Le budget pour le programme de l’avion de combat était de 6 milliards de franc suisse au maximum. L’offre de Lockheed Martin pour 36 avions est de 5,068 milliards de francs soit un particulièrement attractif par rapport à la concurrence. En matière de coûts à l’heure de vol (exploitations et maintenance) sont de 15,5 milliards de francs sur 30 ans. La différence avec le deuxième candidat le moins cher est de l’ordre de 2 milliards de francs. Les autres concurrents sont nettement plus chers.  

Le F-35 a écrasé ses concurrents

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Mais là où le F-35 s’est encore démarqué, concerne les essais. Si, tous les candidats ont rempli les exigences posées par la Suisse. Lors de l’évaluation, un candidat s’est à chaque fois détaché en affichant l’utilité globale la plus élevée tout en présentant les coûts les plus faibles. Il s’agit du F-35A pour les avions de combat. Avec 336 points, il atteint le score le plus élevé en termes d’utilité globale, avec un écart net de 95 ou plus par rapport à ses concurrents. Il obtient aussi le meilleur résultat pour trois des quatre critères principaux :

En termes d’efficacité, le F-35A obtient le meilleur résultat grâce à son avance technologique notable sur les autres candidats. Il dispose de systèmes innovants, très performants et largement connectés pour la protection et la surveillance de l’espace aérien. Le F-35A atteint la supériorité pour ce qui est de la maîtrise de l’information, et permet aux pilotes, mieux que les autres candidats, d’avoir une perception plus aiguë de la situation dans tous les domaines d’activités. Cela s’applique en particulier aussi aux tâches quotidiennes du service de police aérienne. 

De plus, le F-35A est le seul candidat à avoir été développé dès le départ en vue de rendre son interception difficile par d’autres systèmes d’armes. Il jouit ainsi d’une grande capacité de survie, ce qui représente un avantage particulier pour les Forces aériennes suisses.

Le résultat du F-35A dans le domaine de l'efficacité repose sur une nette avance technologique sur les autres candidats, avec lesquels les capacités sont considérablement élargies ou nouvellement créées dans de nombreux domaines.
Sur cette base, le F-35A dispose de nouveaux systèmes très puissants et entièrement interconnectés pour protéger et surveiller l'espace aérien. De cette façon, le F-35A obtient une information supérieure et permet aux pilotes d'être plus conscients de la situation dans tous les domaines d'activité qu'avec les autres candidats. Ceci s'applique également en particulier au service quotidien de la police aérienne.

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En outre, le fonctionnement relativement simple du système et la supériorité de l’information du F-35A entraînent des modifications au niveau du contenu de l’entraînement et changent le rapport entre les heures de vol et les heures sur simulateur.

Au niveau du support du produit, le F-35A affiche le score le plus élevé en raison de l’efficacité de l’exploitation et de la maintenance, de l’instruction avancée et de la grande sécurité d’approvisionnement pendant toute la durée de vie de l’appareil. Cela est également dû au fait que le F-35A est produit dans le plus grand nombre d’unités et est également utilisé en Europe par le plus grand nombre de pays.

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Un changement de paradigme

Le F-35 à littéralement repoussé les limites des tests. Il faut comprendre que cet avion offre des capacités en termes de capteurs et d’analyse des données inégalées à ce jour. Le viseur de casque permet une vision quasi à 360° et permet par exemple de voir sous l’avion grâce aux nombreuses caméras connectées avec les différents capteurs. Avec quatre F-35, il est possible d’offrir une surveillance de l’espace aérien et du sol tel un système embarqué AWACS. Mais avec la capacité d’engager immédiatement l’adversaire tout en restant très discret.

La furtivité en Suisse ?

Que faire de la capacité furtive dans notre pays ? La furtivité n’est pas une « cape  d’invisibilité » mais un camouflage qui permet de rester discret plus longtemps face aux capteurs adverses. Un F-35 pourra donc rester « cacher » en cas d’agression et surprendre alors ses adversaires. Le F-35 ouvre la porte à de nouvelles tactiques encore impossibles jusqu’ici.

Autonomie des données garantie

Dans sa décision, le Conseil fédéral a également tenu compte des dépendances technologiques du fabricant et du pays de fabrication. Ces dépendances ne peuvent pas être totalement exclues lors de l’acquisition de systèmes. Cependant, il a été démontré que tous les candidats garantissaient l’autonomie nécessaire des données. Le F-35A assure tout particulièrement bien la cyber sécurité car la cyber gestion, la sécurité de l’architecture de calcul et les mesures axées sur la cyber protection sont assurées de manière exhaustive.

Comme tous les autres candidats, le F-35A permet à la Suisse de déterminer elle-même les données qu’elle veut échanger avec d’autres forces aériennes par liaison de données ou les données logistiques qu’elle veut renvoyer au constructeur. Quant à l’exploitation et à la maintenance de l’avion, elles seront effectuées en Suisse par les Forces aériennes et RUAG Suisse. Sur ce point un accord a été trouver.

Vérification des essais

Afin de s’assurer de la viabilité des résultats, la conseillère fédérale Viola Amherd a commandé auprès du cabinet d’avocats zurichois Homburger SA une étude de plausibilité en vue de l’acquisition des nouveaux avions de combat. Cette étude portait sur la méthodologie d’évaluation, les critères d’adjudication ainsi que l’évaluation financière des offres, Homburger est arrivé à la conclusion que le classement des soumissionnaires selon l’analyse coûts-utilité faite par armasuisse dans le rapport d’évaluation était réaliste.

Le F-35A/F4 : 

En 2025, nous devrions recevoir le nouveau standard F4. Ce standard va prendre en compte un certain nombre d’améliorations en ce qui concerne le viseur de casque, l’optronique, les capacités d’engagement.

Le Lockheed Martin F-35A « Lightning II » : 

Le F-35A « Lightning II » est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond ODIN (remplaçant d’ALIS). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit.

Radar AESA

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage. 

L’EOTS

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l'ordinateur central intégré de l'avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d'aéronefs d'identifier les zones d'intérêt, d'effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS.

AN/ASQ-239 Barracuda

Le système AN / ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l'espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS)

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut :le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL)  avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5.

Données techniques & armement du F-35A

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 1’080km.

Armement

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR. Air-sol : AGM-((AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. 

Points faibles du dossier

Si le F-35 a battu ses concurrents et ceci de manière particulièrement élevée, le choix d’un avion « high Tech » à un prix « canon » ne doit pas faire oublier les points noirs qui péjorent le dossier.

Nous allons entrer dans la phase de négociation du contrat. Il donc très important de tenir compte des éléments suivants :

Les 871 problèmes, doivent selon LM être réglés d’ici 2025. Il ne faut pas seulement des promesses, mais négocier clairement que ceux doivent plus exister à cette date ou alors LM devra prendre entièrement à sa charge les modifications.

Maintenance, selon les coûts estimés la projection de 15,5 milliards de francs sur 30 ans est juste selon les tableaux de LM, mais ceux-ci ont pris du retard. Il faut donc s’assurer que ce retard sera comblé ou alors LM devra payer des pénalités.

La question d’ALIS est réglée, la Suisse recevra le système de logistique ODIN, dont les récents essais aux USA ont montré son efficacité.

Certes le dossier est complexe, et il sera compliqué d’en expliquer les détails à la population, mais il faudra être transparent dans les mois à venir.

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Photos : F-35 @ LM

 

 

 

29/06/2021

Airbus/ Boeing : énorme commande de United Airlines !

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Le transporteur américain vient de passer commande pour 270 appareils neufs auprès avionneurs européen et américain. Cet achat marque la volonté d’une reprise du transport aérien.

200 Boeing

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La plus grosse part revient à l’avionneur américain avec 200 appareils, soit 150 B737 MAX-10 et 50 B737 MAX-8. Cet achat porte le carnet de commandes de United pour la famille monocouloir à faible consommation de carburant à 380 avions, dont 30 ont été livrés. En tant que client de lancement du 737-10, United a passé sa première commande en 2017 en convertissant 100 commandes de B737 MAX-9 en la variante plus grande du B737 MAX-10. L'accord d'aujourd'hui comprend également l'achat d'ensembles de données de simulateur de formation Boeing B737 MAX pour soutenir les programmes de formation des pilotes de United.

La famille 737 MAX offre une efficacité, une flexibilité et une fiabilité supérieures tout en réduisant la consommation de carburant et les émissions de carbone d'au moins 14 % par rapport aux avions qu'elle remplace. Le B737 MAX -8 peut accueillir jusqu'à 189 passagers et peut parcourir 3 550 milles marins, soit environ 600 milles de plus que son prédécesseur, ce qui permet aux compagnies aériennes d'offrir de nouvelles routes plus directes aux passagers.

Le plus grand modèle de la famille, le B737 MAX-10 peut accueillir jusqu'à 230 passagers dans une configuration à classe unique et peut parcourir jusqu'à 3 300 milles. Le jet économe en carburant peut couvrir 99 % des trajets monocouloirs, y compris les trajets desservis par les B757.

70 Airbus

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En parallèle, le transporteur place une commande de 70 Airbus A321neo. La nouvelle commande complète les commandes existantes de United pour 50 A321XLR, portant l'engagement total de la compagnie aérienne à 120 A321.

L'avion A321neo de United présentera la conception de la cabine Airspace d'Airbus, qui apportera les améliorations suivantes pour le plaisir des passagers : un accueil unique et un éclairage de héros personnalisable (qui aide à réduire le décalage horaire) ; nouveaux panneaux latéraux plus minces pour un espace personnel supplémentaire au niveau des épaules ; de meilleures vues à travers les fenêtres avec leurs lunettes redessinées et leurs stores complètement intégrés; les dernières technologies d'éclairage full LED ; le plus grand bac supérieur de sa catégorie ; et de nouvelles toilettes avec des caractéristiques hygiéniques sans contact et des surfaces antimicrobiennes.

Un nombre important des avions nouvellement commandés seront produits dans l'usine de fabrication américaine d'Airbus à Mobile, en Alabama. À l'échelle mondiale, à fin mai 2021, la famille A320neo avait enregistré 7 400 commandes fermes auprès de 121 clients.
 

Photos : 1 B737 MAX-10 United @ Boeing 2 A321neo United @ Airbus

28/06/2021

L’Allemagne se rapproche un peu plus du P-8A !

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Berlin, la commission des Finances du Bundestag a approuvé, le 23 juin, l’achat de cinq avions de patrouille maritime P-8A « Poseidon » auprès de l’avionneur Boeing pour montant de 1,43 milliard d’euros. Qu’en est-il du projet franco-allemand MAWS (Maritime Airborne Warfare System) ?

La fin d’un projet ?

De son côté Berlin assure pourtant que l’achat de P-8A « Poseidon » ne remet pas en cause le projet MAWS, car ce dernier n’est qu’une solution temporaire. Pour Berlin, il est toujours question de développer une solution européenne avec la France sur le long terme.

La question est de savoir si, au final, Berlin pourra adjuger des fonds pour le projet européen MAWS et si l’établissement d’un calendrier commun reste possible ? En ce qui concerne la partie industrielle, la société allemande ESG Elektroniksystem vient de signer avec Boeing un protocole d’accord en vue d’établir une coopération pour assurer le maintien en condition opérationnelle (MCO) des futurs P-8A « Poseidon » qui viendront équiper la Deutsche Marine. Il existe bien un protocole

Cependant, il existe bien une étude de faisabilité du MAWS qui devait être confiée à un groupement formé par Thales et les entreprises allemandes : Hensoldt, Diehl et ESG Elektroniksystem, mais rien n’est fait pour l’instant.

On peut notamment s’interroger sur le fait qu’un investissement de la Marine allemande en direction du P-8A, ne prétérite tout simplement pas le projet européen MAWS, qui obligerait cette dernière à changer de monture d’ici quelques années, ce qui engendrerait des surcoûts.

Le Boeing P-8A « Poseidon »  

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 Image de synthèse d’un futur P-8A allemand 2 le P-8A@ Boeing

27/06/2021

L’UH-2 prêt pour rejoindre la Japan Ground Self-Defense Force !

 

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L'Agence d'acquisition de technologie et de logistique (ATLA) du ministère de la Défense du Japon a annoncé la semaine dernière que le développement de l'hélicoptère moyen multirôle UH-2 était terminé, l'appareil étant désormais prêt à entrer en service avec le Japan Ground Self-Defense. Force (JGSDF).

Le développement du premier prototype (appelé UH-X) a commencé au cours de l’année 2015. Après avoir effectué le vol inaugural de l'hélicoptère en décembre 2018, ainsi qu'un certain nombre d'essais en vol ultérieurs, le constructeur Subaru Corporation a remis le premier prototype à le ministère de la Défense japonais en février 2019 à l'usine d'Utsunomiya de la société dans la préfecture de Tochigi.

Un peu plus d'un an plus tard, en mars 2020, ATLA a attribué à la société des contrats d'un montant total de 129,2 millions de dollars us pour la production des six premiers hélicoptères pour la JGSDF, avec des livraisons fixées à être achevé d'ici janvier 2023. La société a également déclaré qu'elle allait se préparer à la production en série de la plate-forme.

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Un dérivé du Bell 412EPI

Visuellement cet hélicoptère n’a rien de nouveau, il est basé sur le modèle du Bell Textron 412EPI. Il est développé conjointement par Bell Textron Helicopter et SUBARU pour répondre aux exigences de la Force terrestre d'autodéfense japonaise (JGSDF).

L'hélicoptère UH-2 est basé sur la cellule du Bell 412EPI et comporte un fuselage robuste intégrant un rotor principal à quatre pales et une structure de poutre de queue semi-monocoque équipée d'un rotor de queue à deux pales. Le sous-fuselage intégrera un train d'atterrissage à patins.

L'hélicoptère est conçu pour répondre aux spécifications du JGSDF, tout en offrant des performances, une sécurité et une efficacité supérieures. Il prendra en charge les missions les plus difficiles et garantira également de faibles coûts de cycle de vie et une haute disponibilité.

Les technologies internes de traitement de surface des métaux et les technologies de fabrication hautement efficaces de SUBARU seront utilisées pour construire le giravion de nouvelle génération de l'hélicoptère. L'hélicoptère est équipé d'une suite avionique de pointe intégrant des écrans multifonctions haute résolution, un système de contrôle de vol automatique (AFCS) et des capteurs.

Il dispose d’une longueur totale d'environ 13 m, une largeur de 3 m et une hauteur totale de 4 m. La masse brute maximale sera de 5,5 t, tandis que la charge utile du giravion sera supérieure à 2 t.

L'hélicoptère comporte une cabine spacieuse, qui peut être configurée pour transporter du personnel et du fret et servir d'autres missions spécifiques aux clients.

L'hélicoptère est équipé de deux moteurs Pratt & Whitney PT6T-9 couplés à une robuste boîte de vitesses de rotor principal. Chaque moteur intégrera des commandes électroniques de pointe (ECS) et fournira une puissance de décollage maximale de 1’800 shp (1’342 kW).

Le moteur PT6T-9 fournit 15 % de puissance en plus que ses prédécesseurs et assurera également un temps entre les révisions (TBO) de 4 000 heures. L'ECS, équipé du back-up hydromécanique complet, réduira encore la charge de travail du pilote.

La centrale électrique permettra à l'hélicoptère d'atteindre une vitesse horizontale maximale de 125 kt et d'offrir des performances supérieures dans des conditions chaudes et élevées

150 appareils

Le ministère de la Défense du Japon prévoit de remplacer la flotte vieillissante de 127 UH-1J par environ 150 UH-2 au cours des deux prochaines décennies.

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Photos : l’UH-2 @ JSDF