03/05/2021

Payerne, le nouveau site de maintenance opérationnel !

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Les travaux de construction du nouveau site de maintenance de RUAG SA sur la base aérienne de Payerne sont terminés. Début avril, l'équipe nouvellement formée a pu prendre livraison du premier avion de combat Boeing F/A-18 « Hornet » et commencer à travailler dessus. La construction a commencé en collaboration avec les Forces aériennes suisses en mai 2020, et sur les douze nouveaux emplois créés, tous ont été pourvus.

Grâce à la création d'un nouveau site sur la base aérienne de Payerne, RUAG SA garantit désormais également en Suisse Romande des prestations de maintenance sur site au profit des Forces aériennes suisses. En plus des six collaborateurs déjà installés à Payerne, douze nouveaux postes de travail ont été créés dans la région, qui ont tous été pourvus. Début avril, les ferblantiers, les mécaniciens d'avion et les inspecteurs NDT (non-destructive testing, une procédure spéciale pour tester les matériaux) ont pu prendre livraison du premier F/A-18 et commencer à travailler. RUAG SA peut effectuer jusqu'à quatre inspections majeures du F/A-18 par an et fournir un soutien pour les inspections mineures.

La phase d'expansion à Payerne va encore intensifier la collaboration fructueuse entre RUAG et le DDPS, qui dure depuis plus de 30 ans. Les collaborateurs de RUAG et le personnel des Forces aériennes suisses travaillent côte à côte, de site à site, et peuvent améliorer l'efficacité de la prestation de services au profit des Forces aériennes en rapprochant géographiquement la maintenance des avions et les opérations.

Bien que le besoin d'inspections majeures sur le site principal d'Emmen sera quelque peu réduit à partir du début des opérations à Payerne, les prestations globales au profit des Forces aériennes continueront d'être fournies dans la même ampleur à l'avenir. Le nouveau site permettra au personnel de RUAG SA chargé de la maintenance des avions à Emmen de se concentrer davantage sur le programme de rénovation structurelle des F/A-18.

Avec environ 7000 mouvements de F/A-18 par an, l'aérodrome de Payerne est la principale base des avions de combat des Forces aériennes et assure la majeure partie du service de police aérienne. L'objectif fixé par le Conseil fédéral de pouvoir fournir une capacité d'intervention dans le service de

Cette étape franchie, les agents de maintenance de RUAG AG engagés à Emmen pourront davantage concentrer leur travail sur le programme d’assainissement des F/A-18. La réalisation des travaux d’assainissement à Payerne permettra de renforcer la collaboration déjà étroite entre RUAG et le DDPS, un succès qui dure depuis plus de 30 ans. Grâce au rapprochement géographique des sites de maintenance des avions et des opérations, l’efficience et l’efficacité des prestations fournies en faveur des Forces aériennes seront accrues et les deux partenaires pourront, dans une même mesure, tirer profit des synergies.

La maintenance garante de sécurité :

La maintenance des F/A-18 prévoit cinq types de contrôles planifiés. Après 50 heures de vol a lieu un premier contrôle basique. Les deuxièmes et troisièmes types de contrôles (appelés K1 et K2) sont effectués après 100 et 200 heures de vol. Les grands contrôles en revanche, après 300 et 600 heures de vol (appelés G3 et G6), nécessitent un démontage considérable de l'avion. Jusqu'à fin 2017, les G3 et G6 étaient effectués exclusivement par RUAG sur son site d'Emmen et les mécaniciens de Payerne se chargeaient seulement des trois premiers types de contrôles. Mais avec l'extension des horaires du service de police aérienne et l'augmentation du personnel qui en découle, Payerne peut aussi se charger en partie des grands contrôles.

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Cette nouvelle mission représente un challenge de taille pour les collaborateurs de la base vaudoise. En effet, les mécaniciens ne s'occupent pas uniquement de la maintenance des F/A-18. Ce personnel effectue parallèlement diverses tâches telles que préparer les avions pour le vol, assurer le piquet dans le service de lutte contre les incendies, ravitailler les avions en carburant, assister la milice durant les cours de répétition ou encore participer aux démonstrations aériennes en Suisse ou à l'étranger. Il n'est donc pas rare qu'une personne démonte une pièce lors d'un contrôle, et que cette même pièce soit remontée par un autre collaborateur plus tard. C'est un travail de rotation d'équipes qui demande une planification rigoureuse.

Les contrôles G3 et G6 contrairement aux K1 et K2 impliquent des contrôles de tous les systèmes, des révisions de certains composants ainsi que des analyses de la structure de l'avion de chasse. Chaque collaborateur acquiert ainsi une vue d'ensemble et approfondit ses connaissances techniques. En outre, l'extension du service de police aérienne crée des postes de travail supplémentaires. En effet, en plus des deux pilotes prêts en permanence, dix techniciens sur aéronefs sont également de permanence pour parer aux engagements de police aérienne ainsi qu'à d'éventuelles pannes.

Payerne œuvre ainsi au bon fonctionnement des avions de combat et est la seule base des Forces aériennes suisses à avoir cette compétence. Elle accomplit, en collaboration avec RUAG, un travail essentiel au profit de la sécurité de l'espace aérien suisse. 

La base aérienne de Payerne est le premier site pour les avions de combat des Forces aériennes et le principal site responsable du service de police aérienne. Concernant ce dernier, l’objectif fixé par le Conseil fédéral consistant à en assurer la permanence se concrétisera au début de l’année prochaine.

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Photos : site de maintenance des Hornet @ DDPS

 

 

Commentaires

Et quelle déduction en tirer pour Air2030 ? Si les Suisses développent de la compétence, ce n'est pas pour s'en séparer dans 5-10 ans. Tout ceci semble donc bien aller vers un plébiscite annoncé du F-18 SH, non ? (SVP j'attends une réponse franche et pas politique ou empreinte de ce chauvinisme irréaliste qui a envahi tous les blogs)

Écrit par : Jojo | 03/05/2021

@JoJo: Les hornet vont être utilisés jusqu'en 2030-32, on peut imaginer un petit solde d'appareils qui pourait survivre jusqu'en 2035 pour servir de Plastron. Mais d'ici 2025, peut importe le choix, une partie des mécanos vont être formés sur le nouvel appareil peut importe sa provenance. Il n'y pas de gros problème, actuellement un petit nombre de mécanos s'occuppent du solde de la flotte de F-5 jusqu'en 2024 date du retrait final de ce dernier. On peut également souligné qu'avec deux centre de maintenance : Emmen & Payerne un changement radical de type d'appareil pourrait se faire plus facilement en deux étapes par exemple.

Écrit par : Pk | 03/05/2021

Est-ce que de nouvelles halles de maintenance dédiées à RUAG ont été construites, ou tout cela se fera à partir de la halle 4 au nord est de la piste ?

Écrit par : chris2002 | 03/05/2021

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