01/09/2020

La Grèce cherche à renforcer sa force aérienne !

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La situation en Méditerranée orientale est explosive depuis l'envoi par Ankara d'un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans une zone riche en gisements gaziers revendiquée par Athènes. Athènes a ouvert des discussions auprès de ses alliés en vue de l’achat potentiels d’avions de combat.

Rafale et F-35 en embuscade :

Le Ministère grec de la Défense confirme être en pourparlers au moins deux fournisseurs en ce qui concerne l’achat d’avions de combat. La France qui tente de placer son Rafale et les États-Unis avec le F-35A de Lockheed-Martin.  Les médias grecs ont annoncé un peu vite lundi qu'Athènes avait accepté d'acquérir 12 à 18 avions de combat Rafale à la France. Or, la réalité montre qu’il s’agit d’une offre en concurrence avec celle de Lockheed-Martin. Washington semble d’ailleurs avoir une longueur d’avance sur Paris avec la mise à niveau d’une ancienne offre qui comprend 24 avions F-35 pour un coût total de 3 milliards us, y compris l'infrastructure. En parallèle il s’agira de procéder à la mise à niveau de 82 F-16 « Fighting Falcon » au standard Block70/72 « Viper ».

 

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Du côté français, les négociations semblent plus compliquées car la direction générale de l'armement (DGA) française cherche la bonne combinaison pour répondre aux besoins d'Athènes rapidement. Dix Rafale de dernière génération seraient vendus auxquels s'ajouteraient deux exemplaires prélevés sur la commande de l'armée de l'air française. Une autre solution viserait à un mix entre des Rafale d'occasion de l'armée de l'air et dix autres exemplaires modernisés aux derniers standards F3R. Mais il n’a y aucune confirmation pour l’instant.

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La Grèce a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Personne n’a oublié la situation économique que le pays a traversé, mais le ministre grec des Finances a déclaré que le pays était prêt à dépenser une partie de ses réserves de liquidités pour l’achat d’armes et d’autres moyens qui contribueront à accroître sa « force de dissuasion », après des années de resserrement de la ceinture des dépenses de défense. Devant l’urgence de la situation Athènes va devoir faire des choix pour compléter sa flotte aérienne, mais également navale. La Grèce se retrouve en effet, en situation de faiblesse vis-à-vis de la Turquie, qui de son côté n’a cessé de moderniser son arsenal militaire.  

Moyens de la Force aérienne grecque :

155 F-16 Block 30, Block50 /52

44 Mirage 2000 EG/BG-5

33 McDonnell Douglas F-4 E « Phantom II »

 

Photos : 1 F-16 grec 2 F-35 3 Rafale @Reuters