15/10/2019

Sikorsky présente le Raider X !

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Dans le cadre du programme concernant le futur hélicoptère de reconnaissance et d’attaque de l’US Army (FARA), c’est au tour de Sikorsky de présenter son projet Raider X, dérivé du démonstrateur S-97.

Le Raider X de Sikorsky :

Le «Raider X» est basé sur la technologie du X-2 et du prototype du S-97 « Raider » développé par Sikorsky à la fin des années 2000. Le démonstrateur X-2 est une plate-forme de 5’000 livres, alors que «Raider X» est d'environ 11’000  livres. Outre, sa vitesse maximale presque deux fois supérieure, à 250 nœuds, il sera plus manœuvrable et aura une signature acoustique plus faible qu’un hélicoptère standard.

Dans le concept proposé pour le programme FARA, Sikorsky reprend le principe des rotors contrarotatifs coaxiaux à hélices propulsives qui offrent des vitesses de croisière allant jusqu'à 250 kt (253 mph), plus du double de la vitesse des hélicoptères classiques, selon Sikorsky. L’actuel S-97 de démonstration est propulsé par un moteur General Electric YT706, une variante du CT7.

Pour Sikorsky, ces attributs permettront au « Raider X » d’égaler ou dépasser les exigences de l’US Army pour son prochain hélicoptère léger polyvalent, car celui-ci, sera en plus, très performant dans les opérations à haute altitude qui posent problème aux hélicoptères légers actuels.

Le Raider X proposé avec un équipage de 2 pilotes en tandem avec réservoirs de carburant auxiliaire. Le Raider X est donc très similaire au S-97, mais avec un certain nombre d'améliorations importantes. L’image proposée par Sikorsky montre un hélicoptère dépourvu de composants réfléchissant, le radar est  fixés à la cellule, tels que des capteurs, des pylônes, des antennes ou des armes. En fait, il semble bien que le canon de 20 mm soit même dissimulé, lorsqu'il n'est pas utilisé. Les capots de tête de rotor sont également inclinés et il est conçu avec une entrée en forme de V alimentant un moteur profondément enfoui dans le carénage.

En termes de qualité, le concepteur souligne que le Raider X aura des performances exceptionnelles grâce à son rotor rigide. Une maniabilité très réactive, des capacités stationnaires améliorées à basse vitesse et stationnaire hors axe, accélération et freinage en palier. La conception numérique de pointe permettra des mises à niveau rapides et abordables pour rester en avance sur l’évolution des menaces. Les systèmes de l’avionique et de mission basés sur une architecture de systèmes ouverts modernes (MOSA), offriront des options «plug-and-play» pour l'informatique, les capteurs, la capacité de survie et les armes, au bénéfice de la létalité et de la capacité de survie, de l'adaptation de mission opérationnelle et des acquisitions concurrentielles. La durabilité et la maintenance sont optimisées pour réduire les coûts d'exploitation en utilisant de nouvelles technologies et passer d'une maintenance et d'inspections de routine à une auto-surveillance et à une maintenance conditionnelle.

Photo : le Raider X de Sikorsky

 

Programme FARA, le Bell 360 « Invictus » :

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/10/03/bell-text...

 

 

 

Incirlik, nouveau bras de fer USA/Turquie ?

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L’opération militaire turque en Syrie pose de plus en plus la question du maintien de celle-ci au sein de l’Otan. En effet, la position turque est devenue de plus en plus instable au sein de l’Alliance Atlantique. Suite à l’arrêt du programme de vente d’avions F-35 en raison de l’achat de batteries de missiles russes S-400, la tension monte encore entre les deux pays.

Intimidation :

Selon le Pentagone, une frappe d'artillerie turque présumée a atterri vendredi à environ 300 mètres d'un avant-poste de commando américain près de Kobani, en Syrie. Certains soldats et experts en artillerie estiment que la frappe d'artillerie était intentionnelle, car l'armée turque disposait de coordonnées détaillées sur la grille lui indiquant l'emplacement des troupes américaines. Le Washington Post a cité un officier compétent de l'Armée de terre ayant déclaré que des obus d'artillerie avaient été tirés des deux côtés de l'avant-poste, créant ainsi un "effet de bracketing".

En réponse aux tirs d’artillerie turque, Jeffrey Lewis, expert en contrôle des armements, a tweeté: «Sérieusement, il est temps de sortir nos putains d’armes nucléaires de la Turquie ».

Armes nucléaires à Incirlik :

La remarque de J. Lewis n’est pas anodine et met en avant l’inévitable question du maintien d’armes nucléaires sur la base aérienne d’Incirlik en Turquie. On estime le nombre d’armes nucléaires à Incirlik, à environ 50 bombes B61. Le maintien de celles-ci suscite de plus en plus d’inquiétudes. Le New York Times a rapporté lundi que des responsables des départements d'État et de l'Énergie avaient passé en revue les projets d'évacuation des armes nucléaires durant une cession extraordinaire ce week-end.

Rappelons que la présence d’armes nucléaires à Incirlik, bien qu’elle n’ait jamais été confirmée publiquement, ni niée par le gouvernement américain, a longtemps été un secret de polichinelle. Le secret est devenu encore moins secret plus tôt cette année lorsqu'un sénateur canadien a publié, apparemment par accident, un document contenant les bases sur lesquelles les États-Unis détiennent des armes nucléaires.

Pour l’instant rien n’est décidé, le site de l’USAF confirme que face à la montée des tensions avec la Turquie, l'ancienne secrétaire de l'Air Force, Deborah Lee James, n'a ni confirmé ni démenti la présence d'armes nucléaires dans ce pays. Mais hypothétiquement parlant, elle a dit que si les armes nucléaires devaient être retirées de cette base, ce serait une opération compliquée. Cela nécessiterait des négociations avec le pays qui deviendrait le nouvel hôte des armes. Et cela demanderait beaucoup de travail logistique et de sécurité.

L’armée de l’air a déclaré lundi qu’elle n’avait apporté aucun changement aux opérations quotidiennes à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, alors même que les forces turques continuaient de pénétrer sur le territoire syrien, ce qui avait incité les forces américaines à se retirer. Il est évident qu’un redéploiement des bombes B61 sur un autre site, si il est ordonné, prendra du temps et ne pourra se faire en quelques jours.

La petite phrase :

Un haut responsable de l’US Air Force a déclaré au Times que les armes «étaient désormais essentiellement des otages du président turc Recep Erdogan», car le retrait de ces armes sonnerait le glas de la fin de l’alliance des États-Unis avec la Turquie, mais leur conservation les rendrait vulnérables. Tout est dit !

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Photos : 1 F-15 E à Incirlik 2 Stock bombes B61 @USAF

10:09 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : incirlik, f-15, b61, usaf, turquie, syrie, blog défense |  Facebook | |