08/10/2019

Dassault livre le premier Rafale à l’Inde !

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L’armée de l’air indienne a pris livraison de son premier avion Rafale ce mardi 8 octobre, lors d’une cérémonie sur le site de Dassault de Mérignac. Les appareils voleront pour la première fois dans le ciel indien à partir de mai 2020, indique le 5 octobre au patron de l’armée de l’air indien RKS Bhadauria. L’événement de Mérignac, en présence du ministre de la Défense indien Rajnath Singh, est hautement symbolique.

Rappel :

Le contrat Rafale, a été signé en septembre 2016 pour un montant de 7,9 milliards d’euros pour 36 appareil. L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. Cette demande enterrait un précédent appel d'offres de 126 avions de combat pour lequel Dassault était en négociations exclusives avec l'Inde depuis 2012. Mais les tractations n'avaient jamais abouti. A noter que l’Inde semble avoir obtenu une baisse du prix tout en gardant un les standards négociés à l’époque pour 126 avions. En effet, les négociations de départ semblaient débuter à près de 10 milliards d’euros sans armement. 

Pas d’irrégularité :

Selon la Cour suprême l’absence de toute irrégularité dans le processus décisionnel concernant l’achat de 36 Rafale, le prix et la sélection, par Dassault Aviation, des partenaires indiens du programme de compensations industrielles (offset), dont la société Reliance Defence appartenant à M. Anil Ambani.

« L’accord est totalement conforme aux lois et règles indiennes, comme je l’ai déjà déclaré, et le premier élément de Falcon vient de sortir de notre usine de Nagpur pour être livré », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Dassault Aviation s’engage à mettre pleinement en œuvre le programme « Make in India » du Premier ministre Modi. À ce titre, Dassault Aviation assurera de la production en Inde par le biais de la Joint Venture Dassault Reliance à Nagpur, ainsi qu’au travers d’un vaste réseau d’approvisionnement comprenant déjà une trentaine d’entreprises avec lesquelles Dassault Aviation a signé des contrats, et une soixantaine d’autres pour lesquelles des discussions sont en cours.

Dassault a répondu à la demande indienne :

Selon les termes du nouveau contrat, l'avionneur français s'est associé avec un partenaire indien, Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n'avait pourtant aucune expérience préalable dans l'aéronautique. Dassault a déjà investi plus de 100 millions d'euros dans sa co-entreprise avec Reliance à la suite du nouvel accord. En agissant ainsi l’avionneur français n’a fait que répondre favorablement à une demande indienne précisée d’emblée dans le cahier des charges. Le choix de la société Reliance est du à la volonté du gouvernement indien. 

Comme je l’expliquais dans un article du 9 août dernier, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel, que celui-ci pouvait faire basculer le choix des urnes. Du côté de l’IAF, on s’est montré inquiet, car un nouveau retard aurait été une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci. 

Le combler un vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devenait urgent de combler le vide qui se creusait chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas. Pour cela, il est évident que seul l’avion français était en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. Cependant la demande en nouveaux avions de combat pour l’IAF reste très importante, le marché est donc encore particlulièrement attractif pour les avionneurs et Dassault qui espère obtenir d’autres commandes.

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Photos : Cérémonie de remise chez Dassault@ Dassault