12/08/2019

Et si la Turquie optait pour des avions russes ?

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La question mérite d’être posée, après le blocage définitif de la vente d’avions de combat Lockheed Martin F-35A par l’actuel gouvernement américain. Avec l’arrivée des premiers systèmes missiles S-400 russes sur le sol du pays, le gouvernement d’Ankara semble se tourner encore plus en direction de Moscou.

Du côté des médias turcs, on parle ouvertement aujourd’hui d’un rapprochement en continu du pays vers ce qui semble être un nouvel allié, la Russie.  Diverses sources journalistiques annoncent que les militaires étudient la possibilité d’acquérir  des avions d’origines russes. Pour autant, il semble que le type d’avion n’est pas clair. En effet, il paraîtrait évident que la Turquie se dirige vers l’avion le plus moderne et le plus récent en l’occurrence le Sukhoi Su-57. Hors, certains parlent du Su-35 « Flanker-E ». Il est vrai que ce printemps, une annonce russe de la part de Sergueï Chemezov responsable au sein de la société d'Etat russe d'exportation d'armes Rostec, faisait état d’une possible discussion sur la vente de Su-35 à la Turquie.  Les choses ont cependant évoluées avec le lancement de la production du Su-57 en série pour l’aviation russe.

Une transition par étape :

Pour certains analystes, la Turquie pourrait être tentée d’acquérir les deux types d’avions. Le Su-35 dans un premier temps, puis progressivement opter en direction du Su-57. Certains systèmes comme l’armement étant disponible sur les deux types d’avions, la logistique ne poserait à ce niveau pas de problème particulier. Ces mêmes analystes avancent l’idée que l’arrivée par étape du Su-35, puis du Su-57 permettrait à la Turquie de s’éloigner progressivement de l’Otan.  Mais on est-on déjà là ?  

L’objectif pour la Turquie est de remplacer les vieux McDonnell F-4 E « Phantom » puis les versions les plus anciennes du Lockheed Martin F-16 « Fighting Falcon » et ainsi de suite.

Otan : sortira ou ne sortira pas ?

A l’évidence, si la Turquie confirmait dans les mois avenir un achat d’avions de combat russe, quel que soit le modèle, la question d’un retrait unilatéral du pays du Traité de l’Alliance Atlantique Nord serait alors inévitable. Il semble bien loin, le temps ou l’OTAN assurait à la Turquie la sécurité, principalement contre l’Union soviétique. De son côté, la Turquie assurait à l’Alliance une sécurité précieuse sur le flanc sud. De plus, la Turquie est un poids lourd au sein de l’Otan, celle-ci constitue la deuxième plus grande armée de l’OTAN, derrière l’armée américaine avec laquelle elle représente 3,4 millions d’hommes sur un total de 7,4 millions d’hommes pour l’ensemble des troupes de l’OTAN. À eux seuls, les deux pays contribuent à 46 % des armées des 29 pays. 

Si l’affaire des missiles S-400 a enflammé la discorde au sein des membres de l’Otan et particulièrement aux USA, les divergences ne datent pas d’hier. Les problèmes posés par la Turquie à l’OTAN ont débuté en mars 2003 quand le parlement dominé par l’AKP a refusé aux forces armées américaines l’accès à l’espace aérien turc en vue d’engager des opérations militaires contre Saddam Hussein. Puis vient le temps des menaces de faire déferler sur l’Europe des vagues de réfugiés syriens. Le gouvernement turc se met également à entraver les relations de l’OTAN avec ses alliés proches comme l’Autriche, Chypre et Israël. Sans oublier, la mise en place d’une haine de l’opinion publique turque contre l’Occident, plus particulièrement contre les États-Unis et l’Allemagne. Bref, rien ne va plus. 

Dernier élément très problématique dans ce dossier, le soutien de la Turquie à Téhéran dans des domaines  divers comme : l’aide au développement du programme nucléaire, soutien à l’exploitation des champs de pétrole, l’aide au transfert d’armes iraniennes vers le Hezbollah et soutien conjoint au Hamas. 

On le voit, la crise des missiles S-400 n’est que la pointe de l’Iceberg et ceci ne fait qu’attiser un peu plus les voix qui s’élèvent en Turquie comme en Occident pour qu’Ankara se retire de l’Otan. Pour autant, la coopération et l’assistance mutuelle sont toujours d’actualité entre la Turquie et l’OTAN. Le pragmatisme va-t-il continuer de prévaloir sur les dissensions politiques ? L’achat d’un avion de combat russe pourrait dans les mois qui suivent faire basculer pour de bon la situation. 

Photos :Su-35 & Su-57 @VKS

 

AirAsia réceptionne son premier A330neo !

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AirAsia a réceptionné son premier avion A330neo à sa filiale long-courrier AirAsia X Thailand.  

Grâce à ses économies améliorées, l’A330neo souhaite apporter un changement radical en matière de consommation de carburant aux opérations long-courrier d’AirAsia. L’A330neo de nouvelle génération souhaite s’implanter à l’aéroport international de Don Mueang, à Bangkok, en Thaïlande, afin de soutenir la croissance de la compagnie et de développer son réseau en Australie, au Japon et en Corée du Sud.

Les A330-900 d’AirAsia X Thailand disposent de 377 sièges répartis en deux classes, comprenant 12 lits plats Premium et 365 sièges en classe économique. 

AirAsia X, filiale long-courrier d'AirAsia, exploite actuellement 36 A330-300 et est le plus gros client de l'A330neo, avec 66 commandes fermes. 

L'A330neo est le véritable avion de nouvelle génération qui s'appuie sur les fonctions les plus populaires de l'A330 à corps élargi et sur l'exploitation de la technologie A350 XWB. Propulsé par les derniers moteurs Rolls-Royce Trent 7000, l'A330neo offre un niveau d'efficacité sans précédent - avec une consommation de carburant par siège inférieure de 25% à celle des concurrents de la génération précédente. Equipé de la cabine Airbus Airspace, l’A330neo offre une expérience passager unique avec plus d’espace personnel, le tout dernier système de divertissement en vol et la connectivité.

Photo :A330neo AirAsia @ Airbus@ P.Pigeyre