30/06/2019

Affaires Pilatus, l’industrie soutient l’avionneur !

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Dans un communiqué, la société faîtière en matière d’industrie suisse, Swissmem prend clairement position en faveur de l’avionneur Pilatus en ce qui concerne l’appui logistique en direction des clients de l’avion école PC-21 utilisé par l’Arabie Saoudite et les EAU.

Rappel :

Mercredi dernier, Le gouvernement suisse a interdit toutes les activités de l'avionneur Pilatus en Arabie saoudite et dans les Emirats arabes unis qui s'apparentent, selon lui, à un soutien logistique aux forces armées de ces pays. Le Ministère des Affaires étrangères (DFAE) indiqué avoir découvert que des prestations de support logistique comportent notamment l’assistance technique, la gestion des pièces de rechange ainsi que la résolution de problèmes rencontrés avec l’avion Pilatus PC-21 et des simulateurs. Le ministère a souligné que ces prestations "ne sont pas compatibles avec les objectifs de politique étrangère que s’est fixés la Confédération et qu'en conséquence, "une interdiction de fournir ces prestations a dès lors été prononcée".

En ligne de la décision, le DFAE pense à l’engagement militaire de ces deux pays dans le conflit qui les opposent au Yemen.

Précision sur le PC-21 :

Pour faire suite à de nombreux commentaires erronés dans les journaux et sur les forums. Il est important de rappeler les éléments suivants en ce qui concerne l’avion formateur PC-21. Cet avion n’est pas engagé dans le conflit au Yemen et ne le pourrait pas. En effet, la spécificité de celui-ci tien du fait qu’il ne peut en aucun cas être armé ou modifié en ce sens. Une tentative de modifier l’électronique de bord en vue de l’équiper d’armes, rendrait l’avion totalement impossible à tenir en vol. Ceci est dû au système de simulation spécifique qui contrôle et rend l’avion utilisable. Une déconnection obligation de celui-ci rendrait l’avion incontrôlable.

Une loi qui se trompe de cible :

L’application de la loi fédérale sur les services de sécurité extérieure (BPS) visait à interdire les entreprises de mercenaires en Suisse. Maintenant, il rate l'objectif et rencontre plutôt des sociétés comme Pilatus. Cela met en danger de nombreux emplois, connaissances technologiques et sites de production en Suisse. Swissmem regrette la décision de l'EDA d'interdire les services de Pilatus en Arabie saoudite et dans les Émirats arabes unis et demande une clarification rapide de la base juridique. Cela peut être fait à la fois par un jugement du Tribunal administratif fédéral et par la voie parlementaire. Les entreprises technologiques suisses doivent continuer à pouvoir exercer leurs activités en Suisse dans l’intérêt de l’industrie, en particulier de la sécurité et de la politique économique suisses.

La loi fédérale sur les services de sécurité privés étrangers (BPS) est entrée en vigueur en 2015. L'objectif de la loi était de réglementer l'activité des sociétés de sécurité privées à l'étranger. Ceux-ci avaient commencé à offrir des "services de mercenaires" de la Suisse aux zones de conflit étrangères. Cela aurait pu nuire à l'image de la Suisse. Cet objectif a été atteint car ces entreprises ont depuis migré ailleurs.

Dommages aux entreprises de technologie suisses et à leurs employés :

 

L’industrie suisse réussit grâce à des produits à la pointe de la technologie. La vente de ces produits implique aujourd'hui presque toujours des services de maintenance et de formation. Dans le cas de Pilatus, la décision prise par un organe subordonné du DFAE montre à plusieurs reprises, par exemple, que le BPS a été formulé de manière inappropriée et frappe maintenant les mauvaises personnes:

Les avions d’entraînement Pilatus peuvent être vendus comme biens militaires spéciaux avec un permis d’exportation en vertu de la loi sur le contrôle des marchandises. L'entretien et la formation sont maintenant interdits. La conséquence en est une interdiction d'exportation de facto des avions d'entraînement vers des pays comme l'Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis.

La numérisation conduit de plus en plus à une superposition de produits civils et liés à la sécurité. Des services tels que la formation et la maintenance sont souvent indissociables des produits. D'autres produits tels que les composants et instruments optiques, les simulateurs et d'autres applications de haute technologie sont potentiellement concernés. La décision du DFAE a donc un impact important. Cela compromet les connaissances des entreprises suisses en matière de sécurité et affaiblit ainsi la capacité de la Suisse à conserver les compétences nécessaires à la sécurité du pays.

Le BPS est contraire à d'autres lois (comme la loi sur le contrôle des marchandises et le matériel de guerre) et crée une confusion juridictionnelle au sein de l'administration fédérale (notamment entre le SECO et l'EDA). Cela crée une incertitude juridique.

Pilatus est l'une des principales entreprises de technologie du monde avec plus de 2000 emplois en Suisse. Elle a récemment lancé le P-24, le premier avion de transport de passagers au monde développé et produit en Suisse. De plus, les emplois chez les fournisseurs sont nombreux. Le BPS met en péril nombre de ces emplois ainsi que les investissements futurs en Suisse. L'essentiel, c'est que le BPS mène à une pratique beaucoup plus sévère que les pays comparables. L'interdiction de facto de certains services et de certaines exportations de biens dans le secteur de la sécurité affecte donc généralement le secteur.

Précision rapide nécessaire : 

Ironiquement, la décision du DFAE justifie désormais un risque d'imagerie différent pour la politique étrangère. Les États concernés le qualifieront d'acte hostile de la part de la Suisse et le pénaliseront éventuellement dans d'autres secteurs de l'économie. En outre, la réputation de la Suisse en tant que partenaire fiable est entachée. Il en va de même pour les entreprises telles que Pilatus, qui, après avoir approuvé ces exportations et passé les contrats correspondants avec leurs clients, peuvent s’attendre à une sécurité juridique de la part de l’État dans l’exécution de ses obligations. La décision dans l'affaire Pilatus est donc importante du point de vue économique, de la sécurité et de la politique étrangère. Il aurait fallu que ce soit le Conseil fédéral, ce qui aurait été possible en vertu de la loi. Les entreprises industrielles et technologiques suisses doivent pouvoir continuer à exporter des produits et à exécuter les contrats de service nécessaires. Swissmem soutiendrait donc la société Pilatus si elle engageait des poursuites. En outre, Swissmem demande au Parlement d’adapter le BPS dans les meilleurs délais et de garantir la sécurité juridique.(Source communiqué swissmem).

Photo : PC-21 formateur pour l’aviation saoudienne @ Pilatus

 

29/06/2019

USA-Iran, des F-22 déployés au Qatar !

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Près d’une douzaine de chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-22 « Raptor » de US Air Force ont été déployés dans l’État du Golfe Persique, au Qatar. Cette action doit venir contrer la menace iranienne dans la région.

Le commandement central des l’US Air Force a déclaré vendredi que les F-22 « Raptor » étaient arrivés à la base aérienne d'Al-Udeid pour "défendre les forces et les intérêts américains". Il a publié sur son site Web des photos de plusieurs F-22.

Les F-22, qui portent des missiles air-air et peuvent également effectuer des missions d’attaque au sol, ont déjà été déployés à la base aérienne de Dhafra, dans les Émirats arabes unis, où ils ont été utilisés l’année dernière pour appuyer les États-Unis et des forces partenaires en Syrie.

Par ailleurs quatre bombardiers stratégiques Boeing B-52  « Stratofortress » ont été déployés à al-Udei depuis le 5 mai dernier, ainsi que le groupe de frappe du porte-avions Abraham Lincoln est également positionné dans la région. « La Maison Blanche lancé le message au régime iranien que toute attaque contre les intérêts des États-Unis ou ceux de nos alliés veut faire face à une force implacable. »

À la demande du général Frank McKenzie, commandant du Commandement central, et d’autres systèmes de défense aérienne et antimissile Patriot ont également été envoyés dans la région du Golfe au cours des dernières semaines. Près d’une douzaine de chasseurs furtifs F-22 de la Force aérienne ont été déployé dans l’État du Golfe Persique, au Qatar. Menaces iraniennes contre les forces américaines dans la région.

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Rappel :

Le F-22 a été conçu pour réduire au maximum sa signature radar qui, au final, est environ 100 fois inférieure à celle d’un F-15 «Eagle» bien que les deux avions aient à peu près la même taille. L'avion est entièrement recouvert d'une peinture absorbant les ondes radar. De plus, les surfaces de contrôles sont conçues par thermoformage pour éviter d'utiliser des rivets qui créeraient des aspérités et ses antennes et détecteurs sont noyés dans le revêtement.

Pour réduire la signature infrarouge le F-22  dispose d’un système de refroidissement très sophistiqué. La chaleur est évacuée dans le carburant et part dans le sillage des réacteurs. Ce système ayant été calculé avec une tolérance réduite, quand l'avion termine sa mission, les équipements internes sont à haute température et pour diminuer la chaleur, les soutes sont ouvertes au sol. C'est l'une des raisons qui font que les frais de maintenance  du F-22 sont particulièrement élevés.

Le Raptor dispose de son armement dans deux soutes latérales et une soute ventrale, afin, de maintenir sa furtivité. Les soutes latérales peuvent contenir 1 missile AIM-9 «Sidewinder»chacune. La soute ventrale peut recevoir 4 à 6 missiles AIM-120 AMRAAM, dans les soutes latérales et 2 AIM-120 AMRAAM ou 8 bombes GBU39. Le F-22 dispose également de 4 pylônes sous les ailes, utilisables, lorsque la furtivité n'est pas indispensable.

Le radar principal de type AESA est couplé directement aux divers capteurs noyés dans la cellule. Les moteurs Pratt & Whiney F119 qui produisent environ 38.000 livres de poussée chacun, permettent une vitesse de croisière Mach 1,8, sans postcombustion. Avec postcombustion la vitesse maximale est d’environ Mach 2,2. L’avion peut voler à 60.000 pieds. Les tuyères des réacteurs sont dotées de la poussée vectorielle et peuvent être orientées de 40 degrés vers le haut ou le bas, soit pour améliorer la manœuvrabilité lors d'un combat aérien, soit pour réduire la distance de décollage.

Le F-22 est le premier avion militaire à disposer d'un tableau de bord entièrement composé d'écrans LCD multifonctions couleurs, en complément du système HOTAS (MMM, Mains sur Manettes et manche) et du viseur tête-haute

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Photos :F-22 au Qatar @ USAF

28/06/2019

La Russie commande un second lot de su-57 !

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Le 27 juin, lors du Forum militaire et technique international ARMY-2019, un contrat a été signé entre le ministère de la Défense et la société Sukhoi pour la fourniture d'un second lot de 76 avions de combat Sukhoi Su-57 de cinquième génération.

À la suite de l’exécution du contrat signé, les forces armées de la Fédération de Russie recevront le chasseur polyvalent le plus perfectionné de la 5e génération, conçu pour la destruction de tous types de cibles aériennes, à la fois à longue portée et au corps à corps, détruire des cibles ennemies au sol et en surface, vaincre les systèmes de défense aérienne, surveiller l'espace aérien sur de longues bases, ainsi que la destruction du système de contrôle des opérations aériennes ennemies.

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Première commande :

Plus tôt en 2018, lors du forum de l'armée, un contrat avait été signé pour la livraison d'un premier lot de 12 Su-57. Le premier avion sera remis au client d’ici la fin de l’année.

Troisième lot l’année prochaine :

 

Selon le Ministère russe de la défense un troisième lot composé de 13 avions Su-57 sera au menu du programme d’acquisition l’année prochaine.

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Le Sukhoi Su-57 :

Le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec notamment le mode « Supercroisière », l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si la réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élévés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir"  sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tout les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

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Photos : Sukhoi Su-57 @VVS

Le ciel s’ouvre au Canada pour le Pilatus PC-24 !

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Ottawa, Pilatus Aircraft a reçu la certification de Transports Canada pour son avion jet PC-24.  Levaero Aviation, qui est le distributeur exclusif du fabricant au Canada depuis 1997, a annoncé qu’avec cette approbation en main, la société va pouvoir  livrer le premier PC-24 enregistré au Canada prochainement.

Le PC-24 va changer la donne dans le paysage aéronautique canadien, particulièrement en raison de ses capacités de mission uniques et variées», a déclaré Stan Kuliavas, vice-président des ventes et du développement commercial du distributeur basé en Ontario. «Grâce à ses capacités tout-terrain et à sa polyvalence, cet avion permettra aux voyageurs de mener à bien leurs missions personnalisées plus efficacement qu'avec tout autre avion à réaction."

Après le succès du très populaire PC-12 de Pilatus au Canada, le PC-24 amène maintenant de nouvelles innovations. Les caractéristiques uniques de l’avion en font le seul jet super polyvalent au monde. Les opérateurs ont accès à près de deux fois plus d’aéroports dans le monde, en grande partie à la fois par la capacité de l’avion à atterrir en toute sécurité sur des surfaces non asphaltées et par ses performances en champs courts exceptionnelles. Grâce aux performances et aux économies d'exploitation d'un avion à réaction léger, cet avion à plancher plat spacieux transformera totalement le transport aérien de ses clients.

«Présenter aux clients le tout premier avion d’affaires Pilatus constitue une étape importante pour Levaero», a déclaré Robert Arnone, PDG de Levaero Aviation. "Nous sommes honorés d'être le seul fournisseur au Canada d'un avion offrant ce niveau de technologie de pointe."

Les autres caractéristiques hors du commun du PC-24 comprennent un plus grand espace cabine avec une configuration intérieure flexible, des capacités de charge utile plus importantes, une sécurité améliorée et le mode d'alimentation silencieuse ™.

Le Twinjet de fabrication suisse, qui offre de bonnes performances sur les champs courts, ainsi que la possibilité de fonctionner à partir de surfaces non revêtues, a été approuvé par la FAA et l'EASA en décembre 2017 et est entré en service au début de l'année dernière. Depuis lors, plus de 30 appareils Twinjet ont été livrés et ont dépassé les 6 000 heures de vol dans le monde, dans des rôles allant du transport d'entreprise aux vols de soins critiques aéromédicaux.

 

À propos de Levaero Aviation Inc.

Levaero Aviation Inc. propose une gamme complète de solutions clés en main et spécifiques au marché de l'aviation. Il s'agit du centre de ventes et de services Pilatus PC-12 et PC-24 autorisé et exclusif pour le Canada. Le siège social de Levaero Aviation est situé à Thunder Bay, en Ontario. Son bureau de vente national est situé à Toronto, en Ontario. Il offre de vastes capacités de MRO aux propriétaires et aux exploitants de l'aviation générale canadiens et internationaux.

 

Photo : Le PC-24 @ Pilatus Aircraft

27/06/2019

Le B737 MAX pas encore prêt pour reprendre les airs !

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L'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a indiqué ce mercredi avoir décelé une nouvelle faille "potentielle", sans la préciser, sur le B737 MAX. Le régulateur demande à Boeing de réparer cette faille, qui est de nature à retarder l'essai en vol du B737 MAX modifié. En effet, un vol test est nécessaire pour obtenir une nouvelle certification de l’avion.

Les faits, lors des tests sur simulateur la semaine dernière, des pilotes de la FAA ont eu du mal à reprendre le contrôle de l'avion après avoir activé le système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans l'accident de Lion Air en Indonésie en 2018 et celui d'Ethiopian Airlines en mars en Ethiopie. Lors de l’essai en simulateur, les pilotes ont découvert que le traitement des données par un ordinateur de vol de l’avion  pouvait faire plonger l'avion. Bien que ce problème n’ait pas trait au système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre, il pourrait produire un plongeon impromptu.

Selon le porte-parole de l’avionneur américain Boeing, Gordon Johndroe, a déclaré que la société souscrivait aux conclusions de la FAA et abordait le problème, ainsi qu’une refonte plus large des logiciels en cours depuis huit mois. "Le fait de remédier à cette situation réduira la charge de travail du pilote" en facilitant la réaction à un mouvement de stabilisateur non commandé, a déclaré Johndroe.

Rappel : 

Le moteur sur le stabilisateur ajuste les mouvements ascendants et descendants soit le « trim » selon la commande du pilote, mais également via le système MCAS. L’examen des causes des défaillances de compensation a été au cœur des examens de la sécurité de l’avion, car c’était au cœur des accidents.

IATA confirme ses exigences :

L’Association du transport aérien international (IATA) a exhorté les autorités de réglementation de la sécurité de l’aviation nationale à continuer de s’aligner sur les exigences techniques de validation et les délais pour la remise en service en toute sécurité du B737 MAX. L'annonce a été faite à l'issue du deuxième sommet pour le Boeing B737 MAX organisé par l'IATA.

«Les tragédies du Boeing 737 MAX pèsent lourdement sur un secteur qui fait de la sécurité sa priorité absolue. Nous faisons confiance à la Federal Aviation Administration, dans son rôle d’organisme de certification, pour assurer la remise en service de l’aéronef en toute sécurité. Et nous respectons le devoir des régulateurs du monde entier de prendre des décisions indépendantes sur les recommandations de la FAA », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

«Parallèlement, l’aviation est un système intégré à l’échelle mondiale qui repose sur des normes mondiales, y compris la reconnaissance mutuelle, la confiance et la réciprocité entre les organismes de réglementation de la sécurité. Cette structure harmonisée fonctionne avec succès depuis des décennies pour faire du transport aérien la forme de voyage longue distance la plus sûre que le monde ait connue. L’aviation ne peut fonctionner efficacement sans cet effort coordonné et le rétablissement de la confiance du public l’exige », a déclaré de Juniac.

L’IATA a réitéré la nécessité d’aligner les exigences en matière de formation supplémentaire des équipages de conduite du Boeing B737 MAX.

 

Photo :  @ Boeing