26/01/2021

Sikorsky & Boeing présentent un SB-1 plus aérodynamique !

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Sikorsky et Boeing ont dévoilé ce en début de semaine une version aérodynamique du SB-1 « Defiant » pour la compétition du Future Long-Range Assault Aircraft (FLRAA) de l’armée américaine.

Le «Defiant X» dispose de correction de la cellule pour améliorer l’aérodynamique et réduire la signature thermique de l’aéronef. Comme le SB-1, le X est doté d'un système de rotor coaxial rigide et d'une hélice de poussée, permettant une croisière à grande vitesse tout en conservant des qualités de maniement à basse vitesse qui augmentent la capacité de survie dans les environnements de défense aérienne à haut risque.

Le SB-1 a commencé les essais en vol en 2019 et a atteint des vitesses de 230 nœuds en descente en octobre 2020. Le X devrait être plus rapide. Il est en concurrence avec le tiltrotor V-280 « Valor » de Bell, qui a atteint des vitesses de 300 nœuds

Le gagnant du concours qui pourrait obtenir un contrat jusqu'à 40 milliards de dollars produira potentiellement des milliers d'aéronefs pour remplacer les « Blackhawk » de la série Sikorsky UH-60 qui sont en service depuis 1979.  

Le Sikorsky/ Boeing SB-1 « Defiant » :

Le SB-1 est un hélicoptère doté d’un double rotor coaxial avec une hélice propulsive montée sur la queue. Il s’agit d’un hélicoptère de démonstration de taille moyenne destiné au programme conjoint de démonstrateurs technologiques multi-rôles de l’armée américaine. Les futurs hélicoptères issus du démonstrateur sont destinés à remplacer le Sikorsky UH-60 « Black Hawk » et le Boeing AH-64 « Apache ». Le SB-1 est en concurrence avec le Bell V-280 « Valor » pour le modèle de transport tactique.

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Photos : 1 la nouvelle ligne du SB-1 2 le prototype actuel avec l’ancienne ligne @ Sikorsky/Boeing

 

La Grèce a signé le contrat portant sur 18 Rafale !

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Cette fois c’est fait, Athènes a signé un contrat d’une valeur d’environ 2,5 milliards d’euros, portant sur douze appareils d’occasion et six avions neufs. Les six premiers avions, issus de l'inventaire de l'armée de l'air française, devraient arriver dès juillet 2021 en Grèce. Le reste de la commande sera livré en deux fois sur six en 2022 et 2023. Selon Athènes, les Rafale seront basés à Tanagra, la base de la 114e Escadre de combat de l'Armée de l'air hellénique.

Cette acquisition fait partie des plans de la Grèce visant à renforcer sa capacité de défense alors qu'elle fait face à des tensions accrues avec la Turquie concernant leurs eaux territoriales respectives dans la région de la Méditerranée orientale.

Le détail :

La ministre française de la défense Madame Florence Parly a détaillé cette commande en trois éléments : Un contrat porte sur la livraison de 12 Rafale au standard le plus récent (F3R) prélevés sur la flotte des forces françaises et de 6 avions de combat neufs. Ce premier contrat a été signé par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Le second concerne l'armement avec des missiles de croisière Scalp, antinavires AM39 Exocet et air-air Mica et Meteor. Il a été paraphé par Éric Béranger, PDG du missilier européen MBDA. Le troisième concerne des prestations de services et de formation, dont un simulateur de vol.

Premier contrat en Europe :

Ce contrat avec Athènes est également le tout premier en direction d’un pays européen. Cette vente va permettre de donne un peu plus de visibilité à l’avionneur en français qui travaille sur d’autres projets de ventes.  

Ankara calme le jeu :

La profonde modernisation de l’armée grecque avec la modernisation de ses F-16 au standard Block70/72 « Viper », la commande du Rafale suivie prochainement par des F-35 ainsi que d’autres systèmes d’armes, semble avoir calmé les ardeurs de la Turquie. En effet, après près de cinq années d’interruption, la Turquie a repris le contact avec Athènes en vue de trouver une solution à leur différent en méditerranée.

Photo : Rafale @ Dassault

25/01/2021

Avions de combat, l’Argentine en discussion avec la Russie !

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L’Argentine continue d’explorer les possibilités d’achats pour un nouvel avion de combat. Ces dernières années, le pays n’a pu acquérir aucun appareil et ceci à cause de l’embargo britannique. Les tentatives de ventes de l’avion suédois Saab Gripen E ou plus récemment le coréen KAI FA-50 ont toutes été avortées par le fait que des éléments de fabrication anglaises se trouvaient à bord. De l’autre, français et américains ont suivi la demande de « non exportation » demandée par Londres. Seuls 5 avions de type" Super Etandard " d'occasions avait pu être vendus à l'aéronavale argentine en 2017 *.

Bueno Aires poussée dans les bras de Moscou :

Je l’expliquais, il n’y pas si longtemps dans un article précédent, cet embargo risque à terme de pousser l’Argentine en direction de la Russie et peut-être même de la Chine. C’est exactement ce qui semble se réaliser. Dans une information relayée par plusieurs médias spécialisés en Amérique latine, on apprend que le commandant de l'armée de l'air argentine, le brigadier-major Xavier Isaac, a rencontré l'ambassadeur de Russie dans le pays, Dmitri V.Feoktistov, avec qui il a discuté des perspectives de coopération technique et militaire bilatérale entre les deux nations le 19 janvier dernier. Il en ressort que la Russie offre un large panel d’équipement militaire avec notamment :  l'avion d'entraînement Yakovlev Yak-130, les avions de combat MiG-35 et Sukhoi Su-30SM. Les offres comprendraient également une participation à l’assemblage des aéronefs avec un transfert de technologie partiel et de l’entretien.

Mise en garde :

De son côté, l'ancien Général de l'US Air Force Robert C. Kehler explique que la modernisation de l'aviation argentine avec des aéronefs russes, serait une catastrophe politique, qui aurait de graves répercussions à l'avenir. En effet, s'ajoutant au non règlement de la crise des Malouines, l'Argentine prendrait un sérieux avantage à l'avenir en cas de détérioration des relations avec l'Angleterre. Celle-ci, devrait alors renforcer son dispositif militaire sur l'île de la discorde, ce qui compliquerait sérieusement son planning de modernisation de ses forces armées.

Les offres russes à l’Argentine :

Yakovlev YAK-130 :

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Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002. Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Leonardo, mais suite à de nombreuses différences de point de vue chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaines de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 2’000 kilomètres et une vitesse maximale de 1’060 km h en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de 3’000 kg, composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à équipés de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5 de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée.

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. L'avionique répond au Standard MIL1553 et peut être adapté aux besoins du client. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance

Le MiG-35 « Fulcrum-Foxtrot » :

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Le MiG-35 « Fulcum-F » (Foxtrot) représente un développement ultime du célèbre MiG-29. Il est un dérivé du MiG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MiG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km à l’est de Moscou.

Les ingénieurs de MiG ont mis l'accent sur la fiabilité de la cellule, des moteurs et de l'avionique. Le chef de la direction de MiG, Sergei Korotkov, a déjà déclaré que le MiG-35 dispose d’une vitesse de Mach 2,23 et une portée opérationnelle 1,5 fois plus longue que le MiG-29 actuel. Il dispose deux impressionnants moteurs Klimov RD-33OVT munis de buses bidirectionnelles de vectorisation de poussée. Cela contraste avec les avions comme le Su-35 actuel et le F-22 « Raptor » américain qui n'utilisent que la vectorisation de poussée verticale à un seul axe.

Le MiG-35 est équipé d'un système de ciblage électro-optique NPK-SPP OLS-K. Le système de ciblage et de surveillance OLS-K est monté directement sur l'avion sous le fuselage droit (tribord) sur la nacelle du moteur. Le capteur OLS-K peut suivre les véhicules en mouvement sur 20 kilomètres et les contacts de surface en mer pendant 40 kilomètres. Un télémètre laser intégré calcule la distance de la cible jusqu'à 20 kilomètres. L’avion dispose d’un système de désignation laser pour les armes guidées. Le nouveau télémètre laser et télémètre PPK permet au MiG-35 de guider de façon autonome des munitions de précision de la même façon que les F-15 E américain. A noter que cette nouvelle capacité de ciblage par précision pour les armes air-sol, est en soi une nouveauté dans la doctrine aérienne russe.

Le MiG-35 dispose du radar actif à balayage électronique (AESA) Zhuk-MAE (Zhuk-AE pour l’exportation) d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et en engager 8. L’avion mettre en œuvre les derniers systèmes d’armes russes, dont les missiles R-77 et K-74M. La charge militaire avoisine maintenant les 6 tonnes. En matière d’avionique le pilote dispose d’un cockpit doté de 4 écrans couleur LCD.

Le Sukhoi Su-30SM :

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Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version le Su-30 MKI, le « SM » dispose de plans canard et de tuyères avec poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31FP.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA/PESA) du Tikhomirov Scientific Research Institute de type BAR-R N-011M couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. La particularité du radar vient du fait que celui-ci est une transition entre PESA et AESA dans la mesure où il adopte les technologies des deux: chaque émetteur-récepteur du réseau d'antennes du N-011M possède son propre amplificateur de récepteur, identique à celui de l'AESA et avec un niveau de bruit de 3dB, qui est également dans la même classe de tableaux AESA. Cependant, pour la transmission, le N-011M utilise la technologie PESA, avec un seul tube à ondes progressives Chelnok, qui est utilisé pour l’émetteur EGSP-6A.

L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS est couplé au système de navigation SOLT-25. Celui-ci est spécifique pour la navigation en conditions difficiles. Un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27 équipe l’aéronef de série. Par ailleurs, l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2/R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau jusqu'à 16 chasseurs Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le Khibiny est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie. L’avion est doté du système de ciblage SVP-24 qui permet l’usage d’armes guidées ou non.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol, mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes. L’avion emporte de base un canon de 30mm GSh-30-1.

*vente de Super Etandard à l'aéronavale argentine:

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2017/10/07/l-argenti...

 

Photos : 1 Su-30SM 2 Yak-130  3 Mig-35 4 Su-30SM @ UAC

Boeing s’engage à livrer des avions volant avec 100% de biocarburant !

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Boeing se fixe un objectif ambitieux pour faire progresser la durabilité à long terme de l'aviation commerciale, s'engageant à ce que ses avions commerciaux soient capables et certifiés pour voler à 100% avec du carburant durable d'ici 2030. Boeing a déjà effectué avec succès des vols d'essai en remplaçant le carburant fossile par des carburants 100% durables pour relever le défi urgent du changement climatique.

Selon le Air Transport Action Group, le US Department of Energy et plusieurs autres études scientifiques, les carburants d'aviation durables réduisent les émissions de CO 2 jusqu'à 80% au cours du cycle de vie, avec le potentiel d'atteindre 100% à l'avenir. Aujourd'hui, les carburants d'aviation durables sont mélangés directement avec du carburant conventionnel jusqu'à un mélange de 50/50 - le maximum autorisé dans les spécifications actuelles du carburant. Afin de respecter l'engagement de l'aviation de réduire les émissions de carbone de 50% par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2050, les avions doivent pouvoir voler avec des carburants d'aviation 100% durables bien avant 2050.

L'engagement de Boeing est de déterminer les changements nécessaires pour que ses avions commerciaux actuels et futurs volent avec des carburants 100% durables, et de travailler avec les autorités réglementaires et dans l'ensemble du secteur pour augmenter la limite de mélange pour une utilisation accrue.

Boeing a été un pionnier dans la réalisation des carburants d'aviation durables, en s'associant à l'échelle mondiale avec les compagnies aériennes, l'industrie, les gouvernements et les instituts de recherche pour étendre les approvisionnements limités et réduire le coût des carburants. Boeing a travaillé avec des compagnies aériennes, des fabricants de moteurs et d'autres pour effectuer des vols d'essai de biocarburants à partir de 2008 et obtenir l'approbation des carburants durables en 2011. En 2018, le programme d'essais en vol Boeing « ecoDemonstrator » a réalisé le premier vol d'avion commercial au monde utilisant des carburants 100% durables avec un B777 Freighter, en collaboration avec FedEx Express.

Comment produire du biocarburant ?

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Le kérosène habituel est obtenu à partir du pétrole brut, les biocombustibles durables pour l’aviation sont obtenus à partir de sources comme les huiles naturelles non alimentaires et les déchets agricoles. La Federal Aviation Administration (FAA) a indiqué que ce carburant est acceptable pour une utilisation dans un aéronef. Un système de normes et de certifications mondiales sur le développement durable reconnaissant les producteurs de biomasse et de biocombustible qui adhèrent à des critères environnementaux et de responsabilité sociale stricts est déjà en vigueur.

Les carburants d'aviation durables peuvent être fabriqués à partir d'une grande variété de matières premières, y compris des plantes non comestibles, des déchets agricoles et forestiers, des déchets ménagers non recyclables, des dégagements gazeux des usines industrielles et d'autres sources. La durabilité des carburants est assurée par des certifications de durabilité solides et crédibles par des organisations tierces telles que la table ronde sur les biomatériaux durables.

Emprunte du cycle des biocarburants :

Les biocombustibles durables pour l’aviation ont un effet positif pour l’environnement en réduisant significativement le volume des émissions de CO2 produites au cours du « cycle de vie » de ce type de carburant par rapport au kérosène conventionnel. Le « cycle de vie » se réfère à toutes les émissions produites au cours de l’ensemble du processus, depuis l’extraction ou la collecte de la matière première jusqu’au raffinage, au transport et à l’utilisation du carburant.

Des actions réalistes :

Les nombreux vols réalisés avec du biocarburant, les certifications déjà obtenues ou en cours avec des moteurs d’avions et les efforts au quotidien de l’industrie de l’aviation sont autant d’actions réalistes et déjà actives. Nous sommes bien loin de certaines prises de positions idéalistes proposées à l’approche de élections fédérales qui n’ont qu’un but « électoraliste ». Mettre des avertissements sur les publicités de certains transporteurs aériens, alors que ceux-là mêmes, sont les acteurs actifs sur le développement d’une aviation toujours plus propre montre l’amateurisme de certain. Les améliorations prennent du temps, mais elles sont le fruit du travail journalier de l’ensemble des actrices et acteurs du secteur de l’aviation.

Demain vous ne choisirez plus votre billet de la même manière :

La révolution aérienne continue, depuis plus de 50 ans. Les économies de carburant ont atteint 70% par sièges et vont passaer sous la barre des 2 litres par siège prochainement. Mais celà ne suffit pas, il faut égqlement un carburant plus propre. Si l'électrisation et l'hydrogène semblent être des solutions à moyen et long termes, il est impératif d'agir maintenant en remplaçant les carburants fossiles par des biocarburants. Si il reste du chemin à faire, les transporteurs travaillent déjà afin d'adapter leurs offres aux futurs passagers. Vous ne choisirez plus votre billet seuelment en fonction du prix ou du service à bord ! Le passager aura bientôt l'occasion de se voir proposer des vols avec du biokérosène et un service à bord offrant des matériaux plus respectueux de l'environnements, finit les plastiques jetables et autres produits ayant une mauvaise empreinte climatique ! Les transporteurs qui offriront rapidement ce genre de produits seront les grands gagnants du transport aérien ces prochaines années. 

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Photos : 1 B777 ecoDemonstrator 2 B787 Etihad Airways ecoDemonstrator @ Boeing

24/01/2021

Des A330P2F pour Turkmenistan Airlines

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Le transporteur Turkmenistan Airlines a passé une commande pour deux Airbus A330-200 Passenger-to-Freighter (P2F) convertis, devenant ainsi un nouveau client de l’avionneur européen. Cette commande marque la première vente d'un avion Airbus au Turkménistan.

L'A330-200P2F permettra à la compagnie aérienne de développer davantage et de dynamiser son réseau de routes internationales de fret. Les livraisons de l'avion sont prévues en 2022, faisant de Turkmenistan Airlines le premier opérateur de ce type en Asie centrale. Le programme de conversion de passagers A330 en cargo a été lancé en 2012, ce qui a permis de la livraison à temps du prototype A330P2F fin 2017. Le programme A330P2F est une collaboration entre ST Engineering Aerospace, Airbus et leur coentreprise Elbe Flugzeugwerke GmbH (EFW). ST Engineering avait le programme et le responsable technique de la phase de développement de l'ingénierie, tandis qu'EFW est le titulaire et le propriétaire de tous les certificats de type supplémentaires (STC) pour les programmes de conversion Airbus actuels, y compris pour l'A330P2F, et dirige la phase d'industrialisation et de commercialisation de ces programmes.

Airbus contribue au programme avec les données constructeur et le support de certification. Le programme A330P2F a deux variantes - l'A330-200P2F et l'A330-300P2F. L'A330-200P2F est une solution optimale pour le fret à haute densité et les performances à plus longue distance. L'avion peut transporter jusqu'à 61 tonnes de poids sur plus de 7700 km, offrant plus de volume de fret et un coût par tonne inférieur à celui des autres types d'avions cargo disponibles avec une autonomie similaire. En outre, l'avion intègre une technologie de pointe, y compris des commandes de vol électriques, offrant aux compagnies aériennes des avantages opérationnels et économiques supplémentaires.

Photo : Image de synthèse du futur A330P2F de Turkmenistan Airlines @ Airbus