18/05/2014

Gripen, un vote schizophrène ?

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Le peuple a voté à une large majorité en septembre dernier pour le maintien de l’obligation de servir et de l’armée, mais celui-ci a décidé aujourd'hui de ne pas renouveler la flotte d’avions de combat via son financement. Comment peut-on imaginer des unités au sol sans protection aérienne ? Imaginez des chirurgiens sans blocs opératoires ?

Entre ceux qui veulent bien un avion, mais plus tard, d’autres des hélicoptères, les voix se sont perdues, par la faute d’individualisme teintée de schizophrénie. 

 

 Les raisons du Non :

 

Le rejet de ce dimanche est motivé par plusieurs raisons, les fausses informations volontairement transmises dans la presse par les perdants, afin, de torpiller le choix du «Gripen» et de tenter de placer des contre-offres ont largement contribué à pourrir le dossier. Une partie de la presse justement, en grande partie partiale et incapable de mener une investigation de fond, a préféré se gaver des soi-disantes lacunes du jet pour mieux s’attaquer à Ueli Maurer. Attitude d’ailleurs renforcée après le vote du 9 février.

 

Les partis de droite déboussolés par ces fausses informations ont été incapables de réagir et de se mettre en ordre de bataille suffisamment tôt. Le DDPS a manqué de réactivité avec en plus une communication défaillante.

 

La gauche fidèle à ses principes n’a fait que truquer le débat avec de faux chiffres et des promesses qui ne seront pas tenues. Car finalement, on ne vous demandait pas de choisir "pour" ou "contre" l'avion, mais sur une modalité de financement...!

 

Finalement, une majorité du peuple n'a pas compris le réel enjeu de ce dimanche, il faudra de toute manière acheter un nouvel avion. 

 

La situation :

 

En 2016 les derniers Northrop F-5 seront retirés du service, ne restera donc que la flotte de 32 F/A-18 Hornet qui sera déjà à mi-vie ! La mise en place de la QRA24/24 se fera tant bien que mal et de façon limitée. La capacité de défense (4 avions en vol en permanences) ne sera possible que sur une durée limitée de trois semaines. La capacité de formation et d’évolution des équipages sera réduite, car l’avion se dirige vers son obsolescence.

 

L’utilisation alourdie des F/A-18 en tant que seul avion, va engendrer une fatigue cellule plus rapide que prévu, soit à partir de 2025 au lieu de 2030.

 

Si le DDPS pense pouvoir utiliser quatre Hornet au sein de la Patrouille Suisse et un appareil pour le Solo Display, là encore, la fatigue cellule aura raison de ces deux éléments de présentation à partir de 2020.

 

2025-2030 :

 

Sans renouvellement de la flotte aérienne, la Patrouille suisse, l’Hornet Solo Display auront disparu du ciel. Des F/A-18 commenceront à quitter le service dès 2025, la maintenance devenant trop élevée.

En 2030 nous assisterons à la mort annoncée de notre Aviation militaire !

 

 

Sauvons notre Force aérienne !

 

Les termes du contrat Gripen sont valables jusqu’à l’automne 2014. Après, il faudra renégocier. Mais pas aux mêmes conditions, nous ne serons plus le premier client à l’exportation. Nous n’avons pas, non plus le temps d’ici 2025 de lancer une nouvelle évaluation qui de toute manière nous ramènerait vers l’avion suédois.

En conséquence, soit le Parlement se réveille et trouve une solution politique pour acquérir de nouveaux avions, soit il faudra alors, lancer une initiative populaire, afin de « Sauver notre Force aérienne » ! 

Le timing est court,  nous ne disposons, que de quatre ans !

 

Voici où nous en sommes en matière d'options possibles, car sans cela nous serons dès 2030 sous tutelle de l’Otan !

 

Je gage que le meeting Air14 servira de base pour lancer, ni plus ni moins, que le sauvetage de notre aviation militaire. Nous en sommes Là !


 

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18/04/2014

L’économie en faveur du Gripen E !

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Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen, nous allons cette fois-ci, nous concentrer sur les milieux économiques et la position de ceux-ci. L'achat des Gripen coûte 3,125 milliards de francs qu'il est prévu de verser entre 2014 et 2024 dans un fonds alimenté avec de l'argent du budget annuel de l'armée. En contrepartie, le fournisseur s'engage à conclure, sur une période de dix ans, des affaires de compensation avec des entreprises suisses pour un montant de 2,5 milliards de francs garanti sur contrat. Le Conseil national et le Conseil des États ont approuvé la loi sur le fonds Gripen. 


 

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Que pense les milieux  économiques

 

Pour Swissmem et le GRPM, les chambres de commerce vaudoise et genevoise, de fribourg, du valais, neuchâtel (CVCI, CCIG, CCIF, CCI-valais, CCIN)  et plus de 1'000 entreprises membres, la sécurité de la Suisse est primordiale. Une armée crédible et une armée de l'air moderne en sont une condition indispensable. En tant qu'état neutre et non aligné, la Suisse n'est pas en mesure, sans armée de l'air performante et moderne, d'assurer la protection et la défense constitutionnelle de l'espace aérien. De plus : sécurité est aussi synonyme de prospérité. Le bien-être ne peut prospérer ou se maintenir que dans un environnement sûr. Par conséquent, Swissmem approuve l'acquisition du Gripen pour assurer le bon fonctionnement de l'armée jusqu'en 2050. 


 

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Pour garantir la sécurité de la Suisse, l'armée suisse a besoin d'une base industrielle solide dans le domaine de la technique de défense et de sécurité. L'acquisition prévue de 22 avions de chasse Gripen du fabricant suédois Saab confère à l'industrie suisse, dans le cadre d'une coopération industrielle, un volume de commandes et d'exportations supplémentaire considérable et fortifie ainsi cette industrie clé. 

 

L'industrie suisse de défense et de sécurité offre quelque 10’000 places de travail de haut niveau dans près de 70 entreprises réparties dans toute la Suisse, dont la majeure partie sont des PME. Un grand nombre de ces entreprises doit depuis longtemps déjà s'imposer dans un environnement difficile. En raison des trésors publics fortement déficitaires, les budgets d'armement et les programmes d'armement ont fortement été taillés dans de nombreux pays européens. Les règlements d'exportation très sévères en Suisse pour le matériel de guerre compliquent en plus l'accès à de nouveaux marchés. 

 

 

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Dans ce contexte, les affaires Offset en rapport avec l'acquisition du Gripen ont une grande signification pour l'industrie de défense et de sécurité suisse. Elles renforcent globalement la place industrielle et de recherche suisse grâce au maintien du savoir-faire existant et à l'acquisition de nouveau savoir-faire

 

Un plus pour la romandie : 

L'achat de nouveaux avions de combat pour l'armée suisse fait régulièrement l'objet de discussions au sein de la population. Au vu des montants à investir, il est tout à fait normal que le débat démocratique ait lieu et que les contribuables puissent décider de l'utilisation de leurs impôts. Il est donc utile de préciser en quoi le fonds d'acquisition de l'avion de combat Gripen, sur lequel nous allons voter le 18 mai 2014, est nécessaire à l'armée suisse et constitue une très bonne affaire pour les entreprises romandes.

En effet, sur les 3,1 milliards de francs qui vont être investis sur dix ans, la totalité de la somme qui sera versée pour l'obtention des 22 avions de combat fera l'objet d'affaires compensatoires, soit 2,5 milliards de francs (la différence de 600 millions étant destinée à la formation des pilotes ainsi qu'aux différents perfectionnements et améliorations). En clair, Saab s'engage à trouver des entreprises suisses, dont 30 % d'entreprises romandes, qui signeront des contrats avec la société suédoise ou l'un de ses fournisseurs. Mais cela ne concerne pas uniquement les entreprises actives dans le secteur de la défense ou de l'aéronautique. Grâce à la participation industrielle indirecte, de nombreux secteurs sont éligibles pour ces contre-affaires comme l'horlogerie, l'électronique, l'informatique, la métallurgie, l'optique, l'automobile, la chimie et même la coopération avec des instituts de recherche. Le Conseil fédéral estime les retombées économiques à quelques 10'000 années-hommes.

 

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Cet impact sur l'industrie suisse n'est toutefois pas le seul argument pour l'obtention de ces avions de combat. Il est nécessaire que l'armée puisse assurer la surveillance de l'espace aérien. Alors que les cyber-menaces redessinent les contours stratégiques traditionnels, la police du ciel demeure essentielle pour la sécurité de la Suisse et doit rester performante en adaptant ses équipements. Nous l'avons vu récemment lors de l'organisation conjointe du Forum économique de Davos et de la Conférence sur la Syrie à Montreux où les forces aériennes ont été mises à rude contribution. 

Le Gripen est ainsi indispensable pour notre sécurité et les retombées économiques de son achat permettront de maintenir et de créer des emplois en Suisse.

Le point sur la situation :  

 

Les entreprises suisses, dont 24 romandes, ont signé des contrats pour 400 millions de francs en guise de compensation à l'éventuel achat du jet suédois.

 

Le montant de ces affaires s'élèverait à 400 millions de francs, alors que la Confédération en demandait 300 millions avant juin 2014. La Suisse romande n'est pas oubliée: 24 entreprises de la région ont ainsi signé 96 contrats pour un montant de 71 millions de francs. L'avionneur suédois promet de ne pas annuler ces affaires en cas de non le 18 mai.

Les sociétés concernées, et celles encore en négociations avec Saab, produisent notamment des pièces de haute précision pour l'aéronautique, des câbles pour les avions ou encore des logiciels informatiques.

La garantie sur contrat : 

Rappelons encore une fois, que contrairement aux contrats précédent ou aucune garantie de compensation ne figurait dans le contrat d’acquisition, cette fois, l’avionneur Saab s’engage sur contrat à compenser 100% sur 10 ans l’acquisition de l’avion


 

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Les liens sur le dossiers complet: 

 

 Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

  

 

09/10/2013

Aux commandes du Gripen C !

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Fabio Antognini, 51 ans, surnommé « Fanta » par ses collègues, est l’un des rares pilotes militaires suisses a avoir déjà essayé le Gripen. Il nous livre ici ses expériences avec l’avion de combat. Fabio Antognini est également  pilote d’essais en chef au sein des Forces aériennes, il travaille avec Bernhard Berset chef pilote d’armasuisse pour les essais et la préparation en vue de l’arrivée du Gripen E.


 

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Monsieur Antognini, vous avez repris les commandes du Gripen ces derniers jours sur la Base aérienne de Payerne. Quels programmes avez-vous effectué?

Vendredi passé et lundi, nous avons procédé à quelques vols d’entraînement en vue de la démonstration d’Axalp de mercredi et jeudi. A chaque fois, nous sommes partis de Payerne avec deux Gripen C, pour une mission dite à sec : nous avons exercé l’approche plusieurs fois en conditions réelles (dry run) pour nous familiariser avec la machine et la géographie. Puis nous avons engagé les canons de bord pour toucher les cibles (hot run). Cette fois, il ne s’agit plus de test, mais de démonstration des capacités de Gripen à engager leur canon de bord dans notre relief très difficile. Les exercices de tir de l’Axalp sont l’occasion idéale pour une telle démonstration.


 

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Vous avez déjà volé plusieurs fois sur cet appareil. Il n’a plus de secrets pour vous?

Je connais bien le Gripen du point de vue technique et j’ai déjà une bonne expérience de vol avec cet avion. En septembre, j’ai pu suivre en Suède une formation et une introduction au tir au canon, par le biais de théories, d’exercices en simulateur et d’engagement en double commande. Au final, j’ai pu effectuer une dizaine d’interventions en Suède, seul au commande du Gripen C.


 

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Quelles sont les différences par rapport au Tiger et au F/A-18?

Les caractéristiques de vol sont différentes de celles du F-5 ou du F/A-18, puisque le Gripen est équipé de petits ailerons à l’avant, appelés « canards ». Grâce à cette configuration, il se comporte comme un skieur avec des carving dans les virages.


 

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Comment passe-t-on d’un type d’avion à l’autre?

La préparation des vols joue un rôle essentiel. En tant que système, le Gripen facilite vraiment la vie du pilote, et me permet de me concentrer entièrement sur l’engagement prévu.


 

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Vous vous êtes entraîné avec le Gripen en vue de l’exercice de tir sur l’Axalp. Cet exercice présente-t-il une difficulté particulière, pour le pilote ou son appareil?

La disposition du champ de tir impressionne encore et toujours les pilotes étrangers. Le fait que le tir se fasse en altitude et tout près des montagnes donne à cette expérience un caractère tout particulier, pour chaque pilote. Ma tâche est d’adapter la trajectoire d’approche et l’attaque des cibles aux caractéristiques du Gripen. Pour l’avion, l’Axalp n’est pas un exercice particulièrement difficile. Les jets de combat robustes sont conçus pour ce type d’engagement.


 

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Vous volez avec des pilotes suédois. Comment fonctionne la collaboration?

Nous ne nous connaissions pas auparavant. Mais entre pilotes, on crée rapidement des liens de camaraderie. De telles opérations en vol requièrent une confiance absolue les uns envers les autres. Les Suédois connaissent le Gripen, nous connaissons nos montagnes, une parfaite complémentarité.

Qu’avez-vous appris de nouveau ces derniers jours?

La formation en septembre et les engagements récents à l’Axalp m’ont permis de me familiariser encore plus avec le Gripen, et de connaître plus en détail l’ensemble du système. Le Gripen C est déjà un système moderne, et le Gripen E, que l’Armée suisse projette d’acquérir, sera encore meilleur à plusieurs points de vue. Je suis convaincu que le Gripen E est un très bon choix et qu’il comblera les lacunes des Forces aériennes suisses.

(infos DDPS)

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Photos : Sven Zimmermann, Gripen C à Axalp