12/11/2015

Vol MH370, les premières mesures !

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Genève, les conséquences de la disparition mystérieuse d'avions comme le vol MH370 de Malaysia Airlines en mars 2014 permis (enfin) de prendre une première mesure internationale, un accord mondial a été trouvé lors d'une réunion à Genève pour le suivi des vols civils par satellite.

Cet accord a été trouvé par consensus à la Conférence mondiale des radiocommunications, qui se tient à Genève, et concerne l'attribution de fréquences radioélectriques pour le suivi des vols à l'échelle mondiale pour l'aviation civile. Il permettra de repérer les avions partout dans le monde dès 2017 selon les experts, alors qu'aujourd'hui 70% de la surface terrestre (océans, déserts, montagnes) échappent à cette surveillance.

Le fait d'attribuer des fréquences pour que des stations spatiales puissent recevoir des signaux ADS-B provenant d'aéronefs va permettre d'assurer le suivi des vols en temps réel partout dans le monde, a déclaré François Rancy, directeur des radiocommunications à l'UIT, l'institution spécialisée des Nations unies pour les technologies de l'information et de la communication.

 

Longues tergiversations :

Il aura fallu un an pour que les pays et experts se mettent d'accord, et ceci alors qu’un tel système est réclamé depuis près de 10 ans. L'action de la Conférence mondiale des radiocommunications permettra un meilleur suivi et la localisation des avions qui autrement pourraient disparaître du système de suivi terrestre, a déclaré l'ambassadeur américain Decker Anstrom.

 

La mise en place :

 

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C'est maintenant l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une autre agence de l'ONU basée à Montréal, qui devra mettre en oeuvre la mesure avec les compagnies aériennes. L'OACI souhaite pour sa part imposer dès 2016 le suivi, minute par minute, des avions en cas d'incident. Un signal sera émis toutes les 15 minutes dans des conditions normales de vol, mais le système devrait répéter le signal chaque minute en cas d'incident. Les experts réunis à Genève ont décidé d'attribuer la bande de fréquences 1 087,7-1 092,3 MHz pour la réception par les satellites des émissions de signaux dits ADS-B provenant d'aéronefs, a précisé l'UIT dans un communiqué. L'information sera ensuite renvoyée automatiquement aux stations terrestres en charge du contrôle aérien. Actuellement, cette bande de fréquences est utilisée pour les transmissions de signaux ADS-B depuis des aéronefs vers des stations de Terre en visibilité directe. Cette bande est maintenant attribuée dans le sens Terre vers espace pour les émissions d'aéronefs à destination de satellites ce qui permettra de repérer la position des aéronefs munis de dispositifs ADS-B partout dans le monde, y compris au-dessus des zones océaniques et polaires et d'autres zones isolées, explique l'UIT.

 

Rappel :

Cet accord intervient à la suite de la disparition et de la perte tragique du vol MH370 de la Malaysian Airlines assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin en mars 2014 avec 239 personnes à bord, qui avaient suscité un débat au niveau international sur le suivi des vols à l'échelle mondiale. A ce jour, l'épave de l'avion n'a toujours pas été localisée.

Un fragment d'aile, retrouvé en juillet dernier sur l'île de la Réunion, a été formellement identifié comme appartenant à l'avion disparu, mais cette découverte n'a pas levé le mystère sur les causes de l'accident.

 D'après le président et directeur général de la société américaine Aireon, Don Thoma, une des entreprises qui développent les satellites et la technologie ADS-B, le dispositif pourra être mis en oeuvre dès 2017.

16/03/2014

Le point sur le vol MH370 !

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Il est toujours compliqué de donner des informations lors d’un crash, étant donné que ceux-ci sont toujours issus d’un grand nombre de facteur (humains/techniques/météorologiques). Malheureusement, très vite le besoin de «de savoir » amène son lots de croyances et autres phantasmes. Je vous propos ici de faire le point avec les rares éléments disponibles.

 

Actualisation : 

 

Alors qu'elle se concentrait en mer de Chine orientale, sur la route du vol MH370, la zone de recherches a été étendue à l'océan indien, et plus précisément en mer d'Andaman. Selon des sources proches de l'enquête interrogées des données radar suggèrent que le Boeing B777 de Malaysia Airlines qui a disparu samedi 8 mars sans laisser de traces a été délibérément orienté vers les îles Andaman.


 

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Au sud de la Birmanie :

 

Situées dans l'océan indien, ces îles, au nombre de 204, sont plus précisément situées entre le golfe du Bengale et la mer d'Andaman, à environ au sud de la Birmanie. Ce qui va dans le sens des propos de l'armée malaisienne d'il y a deux jours, quand elle indiquait avoir enregistré à 2h15 un avion (sans certifier qu'il s'agissait du MH370), à 200 miles (320 km environ) au nord-ouest de l'île de Penang, dans le détroit de Malacca, à des centaines de kilomètres de l'endroit où il se trouvait lorsqu'il a disparu des écrans radars civils.

Pour rappel, le dernier signal certifié de l'appareil sur des écrans radars civils a été reçu à 1h30 (et non 2h40 comme l'a indiqué la compagnie le premier jour de la disparition de l'avion), moins d'une heure après son décollage de Kuala Lumpur, alors qu'il volait en direction du nord-est, au-dessus du golfe de Thaïlande.

L'avion non identifié qui pourrait être le Boeing B777 (reste à confirmé) en question suivait un cap défini par des "waypoints", ce qui suppose que quelqu'un ayant des compétences en matière de pilotage se trouvait aux commandes lorsqu'il a été repéré pour la dernière fois par des radars militaires au large de la côte nord-ouest de la Malaisie.

 

Transpondeur éteint: 

 

En effet, l'absence de signal de la part des transpondeurs (dont le rôle est de communiquer la position et l'altitude des vols auprès des radars au sol). Ceux-ci semblent avoir été éteint une heure après le décollage, volontairement ou non, les équipements électroniques ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) à bord de l'avion seraient restés en «standby» et auraient continué à tenter d'établir une communication avec des satellites opérés par Inmarsat. Les ACARS envoient en permanences des messages sur l’état des systèmes de l’avion, signalant par exemple, une panne ou le besoin de remplacer une pièces moteur par exemple.


 

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Par ce biais, ils auraient envoyé à plusieurs reprises des informations concernant la localisation, la vitesse et l'altitude du Boeing, suggérant qu'il ait pu continuer son vol pendant près de 5 heures après sa dernière communication officielle. Le dernier contact par satellite était au-dessus de l'eau, à une altitude de croisière normale. La trajectoire exacte de l'appareil n'a pas été révélée, mais les efforts de recherche se sont déplacés vers une zone de l'océan indien très éloignée du périmètre où s'étaient concentrées les recherches jusqu'à maintenant.


 

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Gros déploiement : 

A la demande expresse de la Malaisie, la marine indienne a déployé deux navires de guerre, deux vaisseaux de patrouille et un Boeing P-8I à des coordonnées spécifiques dans la mer d'Andaman afin d'y effectuer des recherches. La marine américaine a, quant à elle, envoyé le destroyer USS Kidd vers le détroit de Malacca depuis le golfe de Thaïlande, où il restera stationné. Un Boeing P-8A Poseidon de patrouille maritime dérivé du Boeing B737 et mis en service en 2013, devrait de plus se joindre aux recherches en complément du P-3C Orion déjà présent sur les lieux. Plus récent et donc plus performant, il devrait être capable de couvrir de plus larges zones de recherche (plus de 2000 km) sur de plus longues périodes (jusqu'à 9 heures). 

Photo : B777-200 Malaysia Airlines