09/09/2014

Vol MH17 premier rapport !

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Les autorités néerlandaises ont rendu mardi matin le premier rapport concernant le crash du Boeing de la Malaysia Airlines abattu au-dessus de l'Ukraine le 17 juillet dernier.

 

Ce rapport intermédiaire expose les premières conclusions du Bureau d’enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), qui dirige et coordonne des équipes internationales. Ces conclusions sont notamment basées sur les éléments tirés des boîtes noires de l'appareil, de photos, vidéos, ou de données des autorités aériennes. On notera que les inspecteurs néerlandais ayant rédigé ce rapport ne se sont pas rendus sur les lieux du crash dans l'est de l'Ukraine, estimant que leur sécurité n'y était pas assurée. Les enquêteurs ukrainiens avaient de leur côté pu se rendre brièvement sur place.

Pas de faute technique : 

La première partie du rapport précise d’emblée, qu’il n’y pas eu de «faute technique» de la part de l’équipage. Le Bureau d’enquête précise alors que le crash est dû à «de nombreux objets» entrés en collision avec l’avion «à grande vitesse». Rien d’anormal ne se serait passé dans le cockpit avant l'impact, selon les écoutes des enregistrements et l’exploitation des données de vol. La cause est donc externe.

La manière dont la carcasse s’est écrasée sur le sol montre selon les experts que «l’avion a été brisé en morceaux pendant le vol». Ils précisent également qu’aucun problème technique n’a été détecté au départ d’Amsterdam. Dans le rapport, des photos attestent des impacts sur la partie inférieure gauche du cockpit. 

Plusieurs impacts:

Le rapport n’explique pas encore l’origine des impacts retrouvés, s’agît-il d’obus explosifs tiré par un avion de combat ou des éléments de fragmentations d’un missile déclenché par un détecteur de proximité? Le mystère demeure donc sur les responsabilités du tir. 

Le rapport final attendu pour l'été 2015, mais il n’est pas encore certain que toute la lumière soit faite sur ce drame.

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Photos : impacts sur la  carlingue de l’avion@ VVO


18:48 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : malaysia airlines, vol mh17 |  Facebook | |

17/07/2014

Le vol MH17 a été abattu par un missile longue portée!

 

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Le drame cet après-midi qui touche pour la deuxième fois la compagnie aérienne Malaysia Airlines (vol MH17), après la perte du vol MH370 dans l’Océan indien, dont on n’a toujours pas retrouvé l’épave et dû à un tir de missile. Ukrainiens ou pro-russes voir même russes, ce tir dont seule une enquête sérieuse pourra déterminer la provenance, marque une nouvelle escalade dans la région.

 

 

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Système de DCA longue portée : 

 

Le vol MH17 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur et Pékin devait voler à une altitude estimée (pour l’instant) entre 7’000 et 10’500mètres. Par conséquent, les systèmes missiles courtes portées portables (Manpad) à guidage infrarouge (SA-7 ou SA-16, SA-18 et Strella) de part leur portée verticale (3’000m) ne peuvent être engagés. Par conséquent seul les systèmes lourds de moyenne et longue portée pouvaient atteindre l’avion de la compagnie malaysienne.

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Si l’on regarde l’équipement en service au sein de l’armée Ukrainienne, trois systèmes sont capables de porter un tel coup. Les systèmes BukM1 et BukM2, ainsi que les systèmes S-300. 

 

Les systèmes Buk : 

 

Le 9K37M1-2 "Buk-M1-2 (SA-17 Grizzly) est un système antiaérien polyvalent mobile russe de moyenne portée entré en service en 1979. Il est destiné à la défense de forces terrestres et de points vitaux. Une variante modernisée a été produite sous la dénomination BUK-M2E qui voit sa portée augmentée. Il est ainsi capable de détruire une cible aérodynamique à 45 km (horizontal) à une altitude comprise entre 20 et 25 kilomètres.

Le S-300:est un système mobile multicanal de de missile sol-air (SA-10 Grumble). Il est destiné à protéger les sites stratégiques les plus importants d'un État et de ses forces armées contre des bombardements. Ce système offre une portée de 120km (horizontal) est permet de monter à une altitude de 27km.


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Qui possède quoi ?

L’armée ukrainienne possède ces systèmes dans son arsenal, de plus un système de type   «Buk» est actuellement déployé dans la région de Donetsk (est de l'Ukraine). Pour autant, rien ne confirme que cette batterie soit à l’origine du tir. Du côté des pro-russes, jusqu’à présent les appareils ayant été abattus par eux (hélicoptères Mi-8, Mi-24 et avion Su-25) l’ont été par des systèmes courtes-portées à basse altitude. Mais rien ne dit que ceux-ci ne sont pas dotés de missile plus gros de type «Buk» justement. Par ailleurs les nombreuses défections au sein de l’armée ukrainienne, pourraient expliquer qu’une unité se soit jointe aux séparatistes avec un équipement complet.

De plus, la Russie dispose de systèmes S-300 à la frontière ukrainienne.

Quoi qu’il en soi, se tir a été effectué par des hommes entrainés et préparés à l’usage d’un système lance missiles complexe. Cela ne peut être le fait d’amateurs.

Conséquence sur le trafic aérien : 

Ce drame oblige dorénavant les avions de ligne à contourner l’Ukraine, les aéronefs emprunteront les espaces aériens de pays tiers. De plus, plusieurs compagnies aériennes vont cesser toutes liaisons avec Kiev, durant au moins 24heures.


La fin de Malaysia ?


Se second drame qui touche la compagnie malaysienne pourrait bien à terme lui être fatale à la manière dont la célèbre compagnie PamAm avait finalement déposé le bilan après l'attentat en Ecosse.

 

Photos : 1 B777 Malaysia Airlines@ Malaysia 2 BukM1/M2 3 S-300 @ RiaNovosti