03/11/2017

F-35 et maintenant des problèmes de corrosion !

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Le mauvais sort s’acharne un peu plus contre le F-35 de Lockheed-Martin qui a dû interrompre toutes les livraisons de F-35 pendant un mois après avoir découvert une corrosion excessive sur les fixations sous les panneaux de fuselage d'un F-35A. Cette découverte a été faite durant la maintenance d’un aéronef à Hill AFB dans l’Utah, a confirmé le département de la Défense cette semaine. Le Pentagone a temporairement suspendu les livraisons du Joint Strike Fighter du 21 septembre au 20 octobre.

Une enquête menée conjointement par le gouvernement et l'industriel a révélé que Lockheed n'avait pas appliqué d'apprêt pour prévenir la corrosion dans les trous de fixation d'une plaque de recouvrement en aluminium. Le problème ne présente aucun risque pour la sécurité de la flotte et n'affecte pas les opérations.

L’avionneur en collaboration avec les partenaires internationaux sont en train d'élaborer un plan pour inspecter les 250 F-35 déjà livrés et réparer les panneaux avec des fixations corrodées.

 

Photo : F-35C de l’US Navy@ USN

13/09/2015

Des S-3A « Viking » pour la Corée du Sud ?

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Séoul, la marine de la République de Corée du sud (Rokn) semble vouloir s’intéresser aux Lockheed -Martin S-3A « Viking » guerre anti-sous-marine (ASW) anciennement en service aux sein de l’US Navy.

Séoul, serait en négociations pour acheté un premier lot de 12 Lockheed -Martin S-3A « Viking », ceux-ci seraient alors rénovés et pourraient venir compléter la flotte actuel composée de 16 Lockheed P-3 « Orion » et remplacer les  actuelles Grumman S-2 « Tracker » encore en service.

Selon l’avionneur américain Lockheed-Martin, il serait possible de rénover de 50 à 100 cellules de « Viking » qui sont actuellement stockés sur la base aérienne de Davis-Montain en Arizona. La rénovation des cellules comprendrait ensuite, l’installation de nouvelles bouées acoustiques et d’un  nouveau système de détection.

 

Et l’USN :

En avril 2013, dans un article, je vous parlais du besoin de l’USN de combler ses besoins et la l’idée  d’un possible retour des bons vieux S-3A «Viking». Lockheed-Martin était sur le point de ressusciter les «Viking» à la retraite, afin de satisfaire aux exigences à la fois de L’US Navy.

 L’USN risque en effet de se retrouver à terme avec un manque d’avions destinés au transport à bord et livraison (COD) et pour le ravitaillement air-air. Le «Viking» pourrait venir renforcer et même remplacer les C-2 «Greyhound» vieillissants. Pour l’avionneur, cette solution serait peu coûteuse et facile à mettre en oeuvre avec les 100 S-3A actuellement stockés. 

 

Avec un second client pour permettre une seconde vie aux S-3A, l’idée semble avancer tranquillement et pourrait donc bien voir le jour.

 

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Photos : Lockheed-martin S-3A Viking @ USN

09/05/2015

Simulateur du P-8A pour la la RAAF & l'USN !

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ST. LOUIS,Boeing va fournir à la Royal Australian Air Force (RAAF) un système de formation complet pour l'avion de patrouille maritime P-8A « Poseidon » en vertu d'un contrat qui comprend également la vente de quatre P-8A systèmes de formation pour l'US Navy. Cette vente combinées renforce le partenariat croissant entre l'US Navy et la RAAF sur le programme P-8.

 

Simulateur pour P-8A:

 

Le système utilise des simulateurs pour la formation des pilotes et des équipages de mission. L’ensemble du système permet de former les équipages sur les capteurs, les communications et les systèmes d’armes et de préparer au mieux les équipages pour les missions réelles. Le simulateur va permettre de travailler les différents types de missions sur P-8A, comme la lutte anti-surface et anti-sous-marine.

Le premier  système complet de formation a été installé sur la base aéronavale de Jacksonville. 

 

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Photos : 1 P-8A « Poseidon » USN 2 Simulateur du cockpit @ Boeing

15/04/2015

La marine prépare la modernisation du V-22 !

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La marine américaine prépare l’élaboration de la modernisation à mi-vie des Bell Boeing V-22 « Osprey ». Cette modernisation pourrait conduire à des changements structurels majeurs pour l’aéronef.

 

Par exemple, la marine américaine réfléchit à une alternative à l’actuel motorisation constituée des moteurs Rolls-Royce AE1107C. Une nouvelle motorisation, pourrait-elle être adoptée ? Telle est lune des grandes questions, que se posent actuellement les ingénieurs en charge de prévoir  le programme de mise à jour.

Selon les premières informations disponibles, les V-22 qui atteindront le cycle des 5’000 heures de vol devraient entrer en phase de mise à jour à mi-vie (MLU). 

Toujours dans l’idée d’une mise à jour, on réfléchit notamment à la possibilité d’un changement structurel l'aile et des nacelles. De plus, les améliorations seront possibles dans le cadre du câblage électrique et de l’amélioration de l’avionique et de la maintenance avec un nouveau système permettant un diagnostic des pannes.

 

Un nouvelle version du V-22 : 

 

On apprend par ailleurs, que la marine prévoit de remplacer ses actuels Northrop C-2 « Greyhound » qui ravitaillent les portes-avions par une nouvelle version du V-22. L’USN devrait donc se doter de 48 nouveaux V-22. 

 

 

Bell-Boeing MV-22 «Osprey» :

 

Le V-22 Osprey est avion de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent.

Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 320 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre.

En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de pré-série qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». 

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Photos : Bell Boeing V-22 @ USN

23/03/2015

F-35, les coûts baissent..enfin presque !

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Le coût global du programme Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » devrait couter environ 7,5 milliards de moins que prévu, selon le rapport 2015 d'acquisition (SAR).

 

Ce rapport très attendu est paru le 18 mars dernier, celui-ci indique que la recherche, le développement, les tests et le coût de l'évaluation reste inchangé et son plafonnés à 54,9 milliards de dollars. Par contre, on constate une baisse significative en ce qui concerne les coûts d’approvisionnement, qui ont diminué de 7,7 milliards de dollars, mais restent plafonnés à un montant estimé a près 331 milliards de dollars. Cette sensible baisse serait attribuable à des coûts de main-d'œuvre en diminution.

 

Dans ce même rapport, on soutient par ailleurs, que les coûts d’exploitation et de soutien logistique ne vont pas évoluer et atteindre le montant de pharaonique du billion de dollars. Du côté de chez Lockheed-Martin, on répond que ce chiffre ne tient pas compte de la rationalisation à terme de la maintenance du F-35 estimé à une baisse de l’ordre de de 57,8 milliards de dollars. Pour l’avionneur américain le coût global de la logistique et de la maintenance devrait être d’environ 859 milliards de dollars.

 

Coûts actuels et estimations : 

 

A ce jour, la version la moins chère du « Lightning II » le F-35A coûte le prix de 108 millions de dollars sans armement. Il s’agit là du prix réel de la huitième série de F-35 a taux faible (LRIP8). L’avionneur américain Lockheed-Martin vise une étiquette de prix d'environ 80 millions de dollars par jet, avec un moteur Pratt & Whitney F135, en 2019 et ceci lorsque le F-35 entrera en production à taux plein. 

 

Cependant, un rapport récent (fin 2014) de l’inspecteur général du Département américain de la Défense (IG) met en question de savoir, si la ligne de production de Lockheed-Martin sera en mesure de répondre à un taux de production d'un jet par jour maximum. Dans le cas contraire, les coûts vont à nouveau prendre l’ascenseur. 

 

 

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Les problèmes du F-35

 

Si des améliorations sont aujourd’hui effectives en matières de coûts, il n’en reste pas moins que de nombreux problèmes existent encore sur l’avion. On notera les retards dans la mise au point des logiciels indispensables pour faire voler le F-35. L’Automatic Logistics Information System (ALIS), soit le système d’exploitation de l’appareil qui compte plus de 30 millions de lignes de code est encore loin de donner pleinement satisfaction, avec la découverte régulière de défaillances. D’autres logiciels sont affectés par des soucis qui donne lieu notamment à des inexactitudes concernant le système de navigation et à des échecs dans la fusion des données obtenues via les différents capteurs, ce qui provoque « de fausses alarmes et des erreurs de cibles ». En clair, le F-35 a des difficultés à « trouver des cibles, à détecter et à parer les défenses ennemies et à éviter les tirs fratricides ». Un comble !

Le F-35B a des problèmes dans les commandes de vol, en particulier lors de manoeuvres à haute vitesse, de plus l’avion est vulnérable à la foudre. L’avion a toujours des problème de régulation de la pression partielle d’oxygène. Et pour terminer, les composants du F-35 manquent de fiabilité, ce qui augmente le temps de maintenance et donc les coûts. Sont notamment concernés l’avionique, le moteur, les pneus du train d’atterrissage, l’OBOGS (système générateur d’oxygène embarqué) ou encore le siège éjectable.

 

 

 

Analyse : 

 

Une fois de plus, il est difficile de s’y retrouver dans la jungle des chiffres du programme F-35. Certes, en prenant de l’ampleur dans la réalisation du programme, les responsables de Lockheed-Martin travaillent à la réduction des coûts, mais ceux-ci restent particulièrement élevés en comparaisons d’autres programmes européens et mêmes russes. 

On peut se demander si, il n’y pas une réelle contradiction, entre les industriels et les militaires des pays qui optent en faveur du F-35. Si l’intérêt industriel peut attirer les sociétés privées en vue des retombées (enfin, pour autant que vous soyez moins cher que votre concurrent - car le système Lockheed-Martin vous met en concurrence direct et ne vous garantit rien) les militaires eux doivent se contenter de mini-flottes qui ne répondent pas aux attentes en matière de dotation d’une flotte minimale.

 

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Photos : 1 & 3 F-35A @ USAF 2 F-35B @USN