31/10/2020

Des King Stallion supplémentaires pour l’USMC !

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Sikorsky (groupe Lockheed Martin) construira six hélicoptères CH-53K « King Stallion » dans le cadre d'un nouveau contrat pour la marine américaine. Le nouvel hélicoptère soutiendra le Corps des Marines des États-Unis (USMC) dans sa mission consistant à effectuer le transport d'assaut expéditionnaire de véhicules blindés, de matériel et de personnel pour soutenir les opérations réparties dans les profondeurs des terres à partir d'un centre d'opérations en mer.

Les six hélicoptères font partie du programme d'enregistrement de 200 nouveaux hélicoptères pour le Corps des Marines des États-Unis, et leur ajout fait un total de 24 CH-53K maintenant sous contrat.

Aux termes de ce dernier contrat, connu sous le nom de lot 4 de production initiale à faible taux (LRIP), Sikorsky commencera les livraisons des six appareils en janvier 2024.

Le CH-53K "King Stallion" :

Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion », qu’il doit remplacer à partir de 2021, le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27’000 lb sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple surmonté d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle, car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivrent environ 7'500ch chacune), ravitaillable en vol, équipé de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et devient la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K peut par exemple emporter en interne une Jeep « Humvee ».

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Photos : 1 Le CH53k est une grue volante 2 le CH-53K @ Sikorsky

 

20/10/2020

L’US Marines Corps retire ses AH-1W « SuperCobra » !

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Le Corps des Marines des États-Unis (USMC) a officiellement retiré l’hélicoptère Bell AH-1W « Super Cobra » de ses unités après plus de 30 ans de service. L'hélicoptère à deux pales emblématiques a servi d'hélicoptère d'attaque dédié aux Marines à travers plusieurs campagnes, notamment l'opération Desert Storm, Iraqi Freedom et Enduring Freedom.

Initialement désigné comme le AH-1T +, le Super Cobra a volé pour la première fois le 16 novembre 1983 au centre de recherche en vol de Bell à Arlington, au Texas. Bell a livré les premiers AH-1W aux Marines le 27 mars 1986 et a livré le dernier appareil en 1999, pour un total de 179 hélicoptères d'attaque. Jusqu'en août 2020, l'USMC a piloté le Super Cobra pendant 933’614 heures de vol.

Rappel :

Les Marines ont d'abord piloté le monomoteur AH-1G prêté par l'armée américaine au Vietnam en 1969, avant d'introduire le bimoteur AH-1J Sea Cobra entré en service en 1971 et qui a vu le combat à la fin du conflit en Asie du Sud-Est, y compris pendant l'opération Frequent Wind, l'évacuation du personnel diplomatique américain de l'ambassade américaine à Saigon en avril 1975. Les Marines ont ensuite obtenu la version améliorée AH-1T en 1976, qui disposait d’une capacité d'armes de précision avec le missile antichar BGM-71 TOW (Tube-Lancement, Optically Tracked, Wire-Guidé).

L'histoire du « Whisky », quant à elle, remonte au démonstrateur AH-1T +. Cette version avait été initialement développée pour l'Iran à l’époque du Shah. Les Iraniens recherchaient un AH-1J amélioré qui intégrerait les nouveaux moteurs General Electric T700-GE-700 et la transmission de l'hélicoptère Bell Model 214ST. Le renversement du Shah en 1979 a mis fin à toutes les ambitions iraniennes pour l’AH-1T +, mais les plans du Corps des Marines américains à l'époque d'acquérir une version navalisée de l'Apache AH-64 de l'armée américaine se heurteraient également bientôt à ses propres problèmes. La variante T + est apparue comme un remplaçant approprié après que le Congrès a refusé d'accorder des fonds pour un achat d’une version maritime de l'AH-64 en 1981. 

L’AH-1T + est ensuite revenu dans les airs avec des moteurs T700-GE-401, une version du T700 optimisée pour les environnements maritimes, le 16 novembre 1983, au centre de recherche en vol de Bell à Arlington, au Texas. À ce moment-là, l'hélicoptère servait effectivement de prototype à l’AH-1W et le nouveau groupe motopropulseur avait été intégré en vertu d'un contrat de 4,1 millions de dollars.

Outre les nouveaux moteurs, le prototype a ajouté une série d'autres nouvelles fonctionnalités, des carénages bombés accueillant l'électronique associée au missile TOW, déplacés de leur position précédente dans la poutre de queue, ainsi que de grands suppresseurs d'échappement pour réduire la signature infrarouge.

En plus du TOW, le prototype a également testé des missiles air-air AIM-9 Sidewinder et des missiles air-sol AGM-114 Hellfire, qui finiraient tous deux par trouver une place dans l'arsenal de l'avion de production. D'autres ajouts comprenaient un dispositif de contre-mesure de missiles à guidage infrarouge AN/ALQ-144, ainsi que des distributeurs de paillettes et de fusées éclairantes AN/ALE-39. La nouvelle électronique dans le nez permettait au nouvel hélicoptère d'attaque d'entreprendre des missions d'attaque de jour comme de nuit. 

La première version de production de cet hélicoptère a été désignée AH-1W, pour laquelle les Marines avaient passé des commandes pour un lot initial de 44, plus un seul hélicoptère d'entraînement TAH-1W. Bell a livré le premier de ceux-ci aux Marines le 27 mars 1986 et a livré le dernier avion en 1999, fournissant finalement une flotte de 179 avions. En achetant des AH-1W, les Marines ont conservé des points communs précieux avec la flotte des « Huey », un avantage qui est aujourd'hui optimisé avec les AH-1Z et UH-1Y.

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Photos : 1 AH-1W SuperCobra @ Ralph Duenas 2 AH-1 W @ Anthony Osborne

 

 

23/06/2020

L’US Navy à l’heure du StormBreaker !

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L’US Navy s’intéresse à la bombe intelligente de petit diamètre Raytheon GBU-53 StormBreaker. Jusqu’ici c’était l’US Air Force qui poussait l’intégration de cette dernière sur ses F-15 notamment. La semaine dernière un Boeing F/ A-1 E/F « Super Hornet  a mené une série de tests en vue de la qualification de l’arme sur l’avion.

La capacité opérationnelle initiale pour l’utilisation sur le « Super Hornet » est prévue pour la fin de 2020. Le StormBreaker est également destiné à armer les Lockheed Martin F-35B et F-35C de l’USMX et de la Navy.

Le Raytheon GBU-53 StormBreaker :

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Le StormBreaker (renommé pour éviter toute confusion avec le Boeing GBU-39 / B SDB) emploie un chercheur tri-mode avec GPS / guidage inertiel. Le système peut identifier et frapper des cibles mobiles à des distances différentes dans toutes les conditions météorologiques. Le système utilise

un capteur infrarouge d'imagerie pour une meilleure discrimination des cibles, un système laser semi-actif pour frapper les points désignés par la plate-forme de lancement ou un laser hors-bord et un radar à ondes millimétriques qui peut détecter et suivre les cibles à travers le temps et dans n'importe quelle conditions de luminosité. La section de guidage tire et fusionne les informations des trois capteurs, pour fournir une capacité d'attaque précise contre les cibles fixes et mobiles. Un système GPS / inertiel est utilisé pour le guidage pendant le vol vers le voisinage cible. 

Lorsqu'il est libéré de haute altitude, le StormBreaker a une portée de plus de 72 km contre des cibles en mouvement grâce à des ailes escamotables et peut atteindre plus de 100 km contre une cible fixe. Pesant 93 kg et avec une forme compacte, le StormBreaker peut être transporté sur des racks à quatre magasins.

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Photos : 1 F/A-18 Super Hornet @ USN 2 GBU-53 StromBreaker @Raytheon

 

26/04/2020

Les F-35B/C limités pour les vols supersoniques !

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Révélé une première fois en 2019, le programme F-35 doit faire face à un nouveau problème de taille. Les versions B & C du F-35 ne peuvent voler à des vitesses supersoniques que pendant de courtes périodes avant qu'il n'y ait un risque de structure. Suite à cette grave révélation, le bureau du programme conjoint pour le F-35 devait annoncer une correction du problème, la décision prise a de quoi surprendre !

Les problèmes des vols supersoniques :

Le problème concernant les F-35 B/C apparaissent lors des vols supersoniques qui après un certain temps engendre une déformation de la structure arrière de l’avion et compromettent également la furtivité de celui-ci ainsi que des antennes. Les vols supersoniques doivent être courts et limités. La solution pour résoudre ce problème consisterait à travailler sur un nouveau matériau qui permettrait de tolérer l'environnement de vol pendant une durée illimitée tout en satisfaisant au poids et aux autres exigences d'une surface de contrôle. Soit une révision importante et onéreuse du programme F-35, mais essentielle.  

Pour les F-35B ce problème s’ajoute à la durabilité de vie qui n’est que de 2'100 heures de vol au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

L’incroyable réponse au problème :

Le bureau du programme conjoint pour le F-35 (JPO)  a donc donné sa réponse en ce qui concerne la résolution attendue du problème : « le problème qui risque d'endommager la section arrière du F-35, si l'avion doit maintenir des vitesses supersoniques  « ne vaut pas la peine d'être résolu » et sera plutôt résolu en modifiant les paramètres de fonctionnement » !

Pour autant, le JPO avait classé ce problème des modèles "B" et "C" comme des carences distinctes de catégorie 1, indiquant dans un document que le problème représentait un défi pour l'accomplissement de l'une des missions clés de l'avion de combat. Dans cette échelle, la catégorie 1 représente, le type de carence le plus grave.

La solution consiste à modifier la tactique d’engagement des F-35 B/C avec une limitation stricte du vol supersonique. Donc, les F-35 B/C devraient pouvoir engager un adversaire de manière suffisamment lointaine pour ne pas avoir à utiliser le vol supersonique. Ce qui revient aussi à penser que pour rejoindre un « ennemi » sur une zone définie, il ne faut pas se trouver trop loin, car là aussi on ne pourrait prolonger le vol supersonique ! Et quand est-il, lorsque votre F-35 B ou C, est accroché par un missile en rapprochement ? L’accélération due à la postcombustion fait partie aussi des manœuvres d’évitement.

La réponse à ce problème de catégorie 1 est tout simplement inquiétante, a fortiori pour un avion qui dans son cahier des charges, est clairement mentionné comme « capable de vols en mode supersonique sans limitation ». On en est visiblement bien loin !

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Photos : 1 F-35B @ LM 2 F-35C @ USN

 

 

11/04/2020

Ravitaillement réussi pour le CH-53K « King Stallion » !

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Sikorsky  a effectué avec succès un premier ravitaillement en vol avec son hélicoptère lourd CH-53K « King Stallion » cette semaine. Le test de 4,5 heures a été réalisé au-dessus de la baie de Chesapeake avec un KC-130J.

Selon l'équipe d'essai du CH-53K, le test de sillage a évalué les performances du nouvel hélicoptère lorsqu'il volait derrière le KC-130J ravitailleur dans un air fort et turbulent. L'équipage du CH-53K a réussi à accrocher la perche sur le panier du ravitailleur. Ces tests ont été effectués à différents niveaux afin de garantir que le CH-53K peut gérer les forces exercées sur la sonde de ravitaillement en contact avec le panier pendant le ravitaillement en vol.

Le CH-53K « King Stallion » se dirige vers l'achèvement du test de développement, menant au test opérationnel initial et à l'évaluation en 2021 et au premier déploiement de la flotte en 2023-2024.

Le CH-53K "King Stallion" :

Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion», qu’il doit remplacer à partir de 2019,  le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lb sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivrent environ 6’000 ch chacune), ravitaillable en vol, équipée de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K peut par exemple emporter en interne une Jeep «Humvee».

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Photos : 1 Ravitaillement en vol du Ch-53K 2 le CH-53K @ Sikorsky