12/06/2019

Le nouvel hélicoptère présidentiel en commande !

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Sikorsky Aircraft Corp., a annoncé la signature du contrat en vue de la production initiale du programme de remplacement des hélicoptères présidentiels. L’hélicoptériste peut ainsi lancer la production à taux faible du Lot1 de 6 hélicoptères VH-92A ainsi que les pièces de rechange initiales, l’équipement d’appui et le réapprovisionnement en pièces de système. Le coût du programme est de 542 millions de dollars. La passation de marché est assurée par le Commandement des systèmes aériens navals à Patuxent River, dans le Maryland.

Remplacement des hélicoptères actuels :

Le programme prévoit de venir remplacer les hélicoptères présidentiels actuels VH-3D et VH-60N, en service depuis plus de 40 ans. Le VH-92A vise à fournir des systèmes de coordination d'équipage et des capacités de communication améliorés, ainsi qu'une disponibilité et une maintenabilité améliorées. Le VH-92A va assurer un transport sûr, fiable et rapide avec des communications essentielles à la mission. Le VH-92A travaillera en binôme avec les MV-22 déjà en service.

Les tests gouvernementaux continueront d'évaluer les performances et évaluations opérationnels initiaux prévus pour le milieu de 2020 et de la capacité opérationnelle initiale (COI) à la fin de 2020

Le Sikorsky VH-92A :

Le Sikorsky VH-92 est un dérivé du S-92. Le premier appareil a été livré en septembre 2004. Principalement utilisé pour le ravitaillement des plates-formes pétrolières et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 Cyclone. Le poste de pilotage est équipé de systèmes de navigation modernes, ainsi que de quatre écrans multifonctions. Les pilotes sont assis sur des sièges Martin-Baker anti-crash et utilisent deux manettes qui permettent, grâce aux divers capteurs et de l’ordinateur de gestion du vol, de contrôler l’appareil en tangage, roulis et lacet. Le poste de pilotage est chauffé, ventilé et climatisé indépendamment de la cabine. Un équipement quasi complet permet une sécurité en vol maximale : deux systèmes automatiques de contrôle de vol (AFCS), des systèmes anticollision (TCAS) et d’avertissement de proximité du sol (EGPWS) et un radar météorologique placé dans le nez de l’appareil. Les systèmes vitaux de l’appareil sont redondants, la cellule offre une bonne résistance en cas de crash et la boite à vitesse peut fonctionner durant ½ heure sans huile. En cas d’amerrissage forcé, un système de flottaison se gonfle automatiquement, comprenant également deux radeaux d’une capacité de quinze personnes chacun à l’avant des flotteurs.

Dans le cadre du programme VXX, Sikorsky propose le S-92 dans le standard VH-92 aux moteurs plus puissants et entièrement construit par des entreprises américaines. Les systèmes électriques et hydrauliques sont installés en triple exemplaires et le système d’alimentation en carburant se fait par aspiration, ce qui évite d’éventuelles fuites dues à la pression. Les systèmes de pilotages sont également redondants. Les réservoirs de carburant auto-obturant, placés à l’extérieur de la cabine, sont capables de supporter des impacts d’obus de 23mm. L’appareil possède un système de dégivrage et est également protégé contre la foudre et les champs de rayonnement d’intensité élevée.

 

Photo : Le VH-92A @ Sikorsky

08/03/2019

Le dernier vol de l’EA-6B « Prowler » !

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Ce 8 mars 2019 est marqué par le dernier vol de l’avion de guerre-électronique Grumman EA-6B « Prowler » en service au sein de l’US Marines Corps (USMC). Le dernier escadron, le VMAQ-2 a effectué son dernier vol aujourd’hui, refermant définitivement une page de l’histoire de cet avion.  L’avion a été retiré de l’US Navy en 2015, seul restaient les aéronefs actifs au sein du Corps des Marines.

Ce  dernier escadron doté de l’EA-6B de l’USMC a débuté progressivement sa désactivation en octobre dernier pour la finaliser aujourd’hui. «La désactivation du VMAQ-2 marque la fin du service de l’AE-6B dans le Corps des marines, ainsi que son emploi continu en tant qu’atout tactique aérien d’attaque électronique aéroporté (AEA)», a déclaré le Capitaine Sarah Burns, porte-parole au sein de l’USMC.

Au cours de ses dernières années, l’appareil a été encore très actif dans le combat en Syrie, bloquant des militants et protégeant les pilotes américains des systèmes de défense aérienne ennemis.


Le Grumman EA-6 « Prowler » : 

Le Grumman EA-6B « Prowler » est un avion biréacteur construit sur la base de l’A-6 « Intruder ». Par rapport à l'Intruder, le fuselage a été allongé d'un mètre (notamment pour loger les 2 membres d'équipage supplémentaires) et le poids à vide augmenté de plus de 3 000 kg (entre autres par les équipements électroniques).

L’EA-6B avait pour missions mission de mener une guerre électronique aéroportée à l'appui d'opérations, inclure la suppression des radars ennemis et des missiles sol-air utilisant des missiles de brouillage électronique et antiradiations à grande vitesse, ainsi que la collecte de renseignements tactiques dans un rôle de soutien électronique passif.

La base de l'équipement est le système de brouillage AN/ALQ-99 Tactical Jamming System. Le pod au sommet de la dérive contient différents détecteurs destinés à repérer les émissions des radars adverses en vue de leur brouillage. Le « Prowler » pouvait également emporter jusqu'à 4 nacelles d'équipements complémentaires sous les ailes, et  être armé de missiles antiradar AGM-88 « Harm ».

Conçu pour opérer à partir des porte-avions ou de bases avancées, le « Prowler » est un système complètement intégré de guerre électronique de longue distance, tout temps et à capacité avancée. La mission primaire de l'appareil est de protéger les attaques aériennes et les forces au sol en contrant les activités électroniques adverses et en obtenant des informations sur les émissions électronique dans la zone de combat.

L’EA-6B « Prowler » est remplacé par le Boeing EA-18G « Growler ».

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Photos : les derniers EA-6 du VMAQ-2 @USMC

 

28/08/2018

Nouvelle commande d'AH-1Z « Viper » pour l’USMC !

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Bell Helicopter s'est vu attribuer un nouveau contrat d’une valeur de 510 millions de dollars pour la fabrication de 29 hélicoptères d'attaque Bell AH-1Z « Viper » pour le US Marine Corps.

Le montant du contrat financera également l’achat de matériaux et de composants pour sept appareils du lot 16 supplémentaires, selon un avis publié sur la page des contrats du ministère de la Défense le 23 août dernier. La production des hélicoptères sera effectuée à Fort Worth, au Texas, et le reste des travaux sera effectué à Amarillo, au Texas. Les appareils devraient être finis et livrés en février 2021, et les derniers hélicoptères d’attaque devraient être livrés en 2022.

Bell Textron AH-1Z Viper :

L’ultime version du célèbre « Cobra » est dotée d’une nouvelle motorisation, soit le General-Electric T700-GE-401, l’appareil est doté d’une nouvelle avionique qui incorpore un FLIR de troisième génération et fournit actuellement, une des plus longue portée du marché. En outre, le système complètement passif et automatique de balayage du champ de bataille, permet d’identifier de façon positive et suivre des cibles multiples à des distances, au-delà, de la portée maximale de son système d'armes. L’AH-1Z permet l’usage varié d’un armement complet comme les AGM-114A, B, C, F « Hellfire », des roquettes de 70mm et missiles air-air AIM-9 « Sidewinder ». Le poste de pilotage rénové comprend des écrans couleurs de grandes tailles, multifonctionnel et combinés avec la technologie de carte mobile.

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Photos : 1AH-1Z viper 2cockpit @ Bell Textron

12/05/2018

Arrivée prochaine du premier CH-53K au sein de L’USMC !

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Le Corps des Marines des Etats-Unis 8USMC) devrait prendre livraison du premier exemplaire de production de l’hélicoptère lourd de nouvelle génération Sikorsky CH-53K « King Stallion » au début de la semaine prochaine.

L'hélicoptère de transport lourd doit être reçu à MCAS de New River en Caroline du Nord. L’USMC a déclaré qu'il prévoyait de soumettre le « King Stallion » à son plan de test de supportabilité en effectuant une évaluation logistique de l'entretien, du maintien en puissance et du soutien global de l’aéronef.Cette phase d’essai doit permettre de valider le nouvel appareil aux besoins de l’USMC avant son entrée en service officiel.

Le CH-53K « King Stallion » ressemble à son prédécesseur, le CH-53E « Super Stallion », mais il a trois fois la capacité de levage. Il peut transporter une charge externe de 12’200 kg (27 000 lb) sur 110 nm (204 km).

L'USMC a l'intention de remplacer sa flotte vieillissante de CH-53E, introduits pour la première fois à la fin des années 1970, avec 200 CH-53K. Le prix unitaire moyen de l'aéronef est estimé à environ 87 millions de dollars,  si les 200 CH-53K sont commandés.

Le CH-53K "King Stallion" :

Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion», qu’il doit remplacer à partir de 2019,  le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lb sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple  surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivreront environ 6000 ch chacune), ravitaillable en vol, équipée de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K pourra par exemple emporter en interne une Jeep «Humvee».

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Photos :le CH-53K « King Stallion » @ Sikorsky

28/04/2018

Problèmes à répétition pour le premier déploiement du F-35 !

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J’aurais aimé vous donner de bonnes nouvelles du programme F-35, malheureusement une fois de plus, les informations qui nous parviennent ne sont pas encourageantes. Les dernières mauvaises nouvelles concernent le déploiement de l’avion au Japon. L’US Marins Corps attendaient beaucoup de cet exercice extérieur et nombreux sont les observateurs qui espéraient « enfin » voir le F-35 sortir du long et ténébreux tunnel dans lequel il s’est engagé.

Problèmes à répétitions :

Depuis le déploiement du Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » par le Corps des Marines des États-Unis à destination du MCAS d’Iwakuni, au Japon, en janvier 2017, l'avion a été confronté à un assortiment de problèmes de maintien en puissance. Au total se sont 16 F-45B du VFMA-121 qui ont été déployés à Iwakuni.

De nombreux problèmes affectant le premier déploiement outre-mer du F-35 sont de nature logistique et sont liés à la distance entre l'avion et les installations de maintenance et de fabrication de pièces aux États-Unis, selon un rapport publié le 25 avril dernier par le Government Accountability Office (GAO).

Les problèmes avec la chaîne d'approvisionnement du F-35B comprennent de longs temps de déplacement pour les pièces, des dates de livraison estimées inexactes, des retards aux douanes et des difficultés à expédier les équipements du système d'information logistique (ALIS).

Mais il y a pire, le Corps des Marines a appris qu'il devait prendre en considération «les préoccupations météorologiques lors de l'expédition du matériel via ALIS», a déclaré le GAO. "Alors que les avions ont été transférés au Japon via l'Alaska, ALIS a été déplacé à Hawaii en raison de préoccupations sur la façon dont la température de congélation affecterait le système logistique."

Parmi les autres problèmes liés à la maintenance du F-35 au Japon figurent les longs délais de réparation, la maintenance qui devait être rapide et efficiente sur le F-35 s’avère longue et bien plus complexe que prévu. Par ailleurs l’USMC a dû faire face à de nombreuses pénuries de pièces de rechange. De plus, il s’est avéré que lors de l’exercice, certaines pièces de l’avion, pourtant neuves, avaient une faible fiabilité.

Des maladies incurables ?

Le GAO s’interroge aujourd’hui sur les maladies de jeunesse du F-35 qui se transforment en maladies chroniques. Pour les responsables de la maintenance de l’USMC et du GAO, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse. L’entrée en service à l’époque du Boeing AV-8B « Harrier » qui apportait la capacité de décollage court et atterrissage vertical, puis l’arrivée du F/A-18 A/B « Hornet » ont apporté leurs lots de « petits pépins ». Mais ceux-ci ont été rapidement réglés, lors des premiers déploiements, et n’ont que peu affectés les missions. Avec le F-35, c’est tout le contraire déclare Cary Russel du GAO.

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Photos : 1F-35B à Iwakuni 2maintenance du F-35@ USMC