04/07/2018

Nouvelle commande le V-22 « Osprey » !

194416_1.jpg

Bell Boeing, ont reçu un contrat d’une valeur de 4 milliards de dollars l’achat d’aéronefs V-22 « Osprey » pour la marine américaine.

Ce contrat prévoit la fabrication et la livraison de 39 aéronefs CMV-22B pour la Marine, 34 appareils pour MV-22B pour le Corps des Marines et 1 CV-22B pour l'armée de l'air ainsi que 4 MV-22B pour le gouvernement du Japon.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de présérie qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». 

bell boeing,v-22 osprey,tilt rotors,us navy,ssmc,blog défense,aviation et défense,transport tactique,les nouvelles de l'aviation

Photos :V22 « Osprey » @ USMC

08/04/2018

Production du Super Hornet jusqu’en 2025 !

32.jpg

Au sein de la division « avions de combat » de Boeing, le sourire est à nouveau sur les lèvres des employés chargés du « Super Hornet ». Il y a encore quelques mois, la ligne de production était condamnée à une fermeture pour 2020, mais l’arrivée de nouvelles commandes prolonge, celle-ci à 7 ans, soit jusqu’en 2025.

Trump & le Koweit:

La première bonne nouvelle est venue de l’Administration Trump avec une commande de 24 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » au menu programme des acquisitions du budget militaire 2019. Cette décision inverse le choix fait à l’époque par l'administration Obama d'arrêter d'acheter le chasseur après cette année. La Marine américaine a fait valoir qu'elle a besoin de plus d'avions de type F/A-18E/F pour combler une pénurie dans son inventaire jusqu'à ce que plus de nouveaux F-35 de Lockheed-Martin soient déployés. 

La proposition dans le budget qui doit être présentée le 12 février prochain et sera probablement bien accueillie au Congrès, qui a toujours ajouté plus de « Super Hornet » que demandé et a résisté aux plans du Pentagone sous l'ancien président Barack Obama pour l'éliminer. Les législateurs ont approuvé 12 avions supplémentaires au cours de l'exercice 2016 alors qu'aucun n'a été demandé et 12 de plus au cours de l'exercice 2017, lorsque deux ont été demandés. Au cours de l'exercice, les conseillers de la Chambre et du Sénat ont proposé d'ajouter 10 avions aux 14 demandés. Au total, la Marine achète 24 Super Hornets au cours de l'exercice 2018, et plus de 100 chasseurs supplémentaires sont prévus pour l'approvisionnement au cours des cinq prochaines années.

La seconde nouvelle est apparue le 3 avril dernier avec la signature du contrat avec le Koweït pour  la production et la livraison de 22 F/A-18E et 6 F/A-18F « Super Hornet ».  

Nouvelle version et exportations :

2992116781.jpg

A celà, s’ajoute le développement du nouveau standard Block III, également connu sous la dénomination « Advanced Super Hornet » qui viendra moderniser progressivement les versions actuelles du « Super Hornet » au sein de la Navy et qui pourra le cas échéant être commandé par celle-ci et pourquoi pas à des clients à l’exportations. Boeing avançait l’idée de proposer le BlockIII à la vente pour la Finlande et la Suisse. De plus, l’avion est également en concours actuellement en Inde. 

Par ailleurs, Boeing revendique le faible coût d'exploitation de l'avion et sa capacité à être mis à jour rapidement. Pour Jennifer Splaingard, gestionnaire du programme Boeing pour le développement du F/A-18: «Ce qui la rend vraiment compétitif, c'est la capacité à fournir rapidement des capacités à un coût abordable ».

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon, des écrans plus grands tactile de 19 x 11 pouces. Un système d'alerte et de recherche infrarouge IRST complète les capteurs.

12.jpg

Photos : 1 & 3Super Hornet  3l’Advanced Super Hornet@ Boeing

08/03/2018

F-35 : trop cher et problèmes de logiciels !

DXwvbZXU0AA6HpA.jpg

Les nouvelles du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35 ne sont pas véritablement bonnes, les problèmes s’accumulent encore. Deux éléments sont toujours montrés du doigt, les coûts et les problèmes du logiciel de maintenance.

Plus cher que prévu :

Le Bureau du Programme conjoint (JPO) estime que le développement continu du F-35 pour faire face à l'évolution des menaces et à l'évolution des environnements de guerre coûtera au gouvernement américain plus de 1 milliard de dollars par an entre 2018 et 2024. Ce chiffre a été révélé lors du témoignage du vice-amiral Mathias Winter au Comité des forces armées américaines le 7 mars dernier.

Au total, le JPO estime que le développement et la fourniture continus de capacités (C2D2) des F-35 coûteront 16,4 milliards de dollars sur une période de sept ans, avec environ 11 milliards de dollars pour le développement et 5,4 milliards de dollars pour l'approvisionnement. Le vice-amiral Winter, qui dirige le JPO, a déclaré que les coûts de développement seraient partagés avec les alliés des États-Unis, laissant le ministère de la Défense avec une facture estimée à 7,2 milliards de dollars.

"Ce coût de 16 milliards de dollars est un montant étonnamment élevé et, autant que je sache, dépasse largement tous les coûts précédemment prévus ", a déclaré le porte-parole du congrès américain.

Pour le vice-amiral Winter le prix du F-35A est tombé en dessous de 100 millions de dollars pour la première fois dans le lot 10 du LRIP à 94,3 millions de dollars, soit une baisse de 7,5% du lot 9. Les prix des avions de production devraient continuer à baisser alors que le JPO continue de négocier le lot 11. Mais pour le JPO, la baisse du coût de production du F-35A ne doit pas faire oublier que les clients doivent compenser les améliorations de l’avion et qu’une fois pris en compte l’addition n’est au final pas avantageuse.

La Marine aux prises avec ALIS :

Le logiciel de maintenance à distance Autonomic Logistics Information System (ALIS) continue de fairte des vagues au sein de la navy. La marine américaine reste frustrée par son incapacité à connecter le logiciel de logistique du F-35 avec les autres logiciels de logistique qu'elle utilise.

Les efforts d'intégration du ALIS des F-35 aux autres systèmes logistiques internes de la Navy sont contrecarrés par l'insistance du développeur Lockheed Martin à considérer que le code du logiciel est sa propriété a déclaré le vice-amiral Paul Grosklags Marine et Marine Corps Aviation Programs.

La Marine ne pouvant disposer des codes sources d’ALIS, celle-ci ne peut intégrer le logiciel du F-35 avec ceux déjà en activités soit le DECKPLATE et l’AMSRR qui sont utilisés pour tous les autres types d'avions. Pour le vice-amiral Paul Grosklags les problèmes de logiciels sont le talon d'Achille du programme F-35.

 

Photo : le F-35A @ USAF

02/03/2018

L’US Navy modernise ses « Super Hornet » !

ASH048-130827-Boeing-F18F-ASH-06011.jpg

Je vous en parlais en décembre dernier, la marine américaine va moderniser (SLEP) et prolonger la vie de sa flotte d’avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » et mettre en place le blockIII soit le modèle « Advanced Super Hornet ».

Boeing a obtenu un contrat de modernisation de la US Navy pour les « Super Hornet » qui vise à prolonger la vie des appariels existants de 6’000 à plus de 9’000 heures de vol. Par ailleurs, Boeing commencera à installer des mises à jour initiales pour l’avion, qui vont permettre à ceux-ci de se diriger vers la nouvelle configuration blockIII.

La conversion au block III comprendra une meilleure capacité de réseau, une plus grande portée avec des réservoirs de carburant, un système conformal de cockpit avancé, des améliorations de la signature radar et d'un système de communication amélioré. Les mises à jour devraient débuter en 2020.

Dans un premier temps se sera 4 appareils qui seront modernisés pour servir de banc d’essai, Puis, un premier lot à jour 30 « Super Hornet » sera concernés. Si, la marine n'a pas précisé combien d'aéronefs subiront le processus SLEP, celui-ci devrait englober probablement la plupart, sinon la totalité, du 568 « Super Hornet ». En outre, il n'est pas clair si le programme sera étendu à l'avion d'attaque électronique, soit les 160 EA-18G « Growler ».

121859020.jpg

L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

Le projet « Advanced Super Hornet » est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. 

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

ASH070-130827-Boeing-F18F-ASH-125111.jpg

Photos : 1 & 3 Advanced Super Hornet 2 le nouveau cockpit @ Boeing

 

08/02/2018

Trump relance l’achat de Super Hornet !

5667.jpg

Le président Donald Trump a placé une commande de 24 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » au menu programme des acquisitions du budget militaire 2019. Cette décision inverse le choix fait à l’époque par l'administration Obama d'arrêter d'acheter le chasseur après cette année.

Combler les retards du F-35 :

La Marine américaine a fait valoir qu'elle a besoin de plus d'avions de type F/A-18E/F pour combler une pénurie dans son inventaire jusqu'à ce que plus de nouveaux F-35 de Lockheed-Martin soient déployés.

La proposition dans le budget qui doit être présentée le 12 février prochain et sera probablement bien accueillie au Congrès, qui a toujours ajouté plus de « Super Hornet » que demandé et a résisté aux plans du Pentagone sous l'ancien président Barack Obama pour l'éliminer. Les législateurs ont approuvé 12 avions supplémentaires au cours de l'exercice 2016 alors qu'aucun n'a été demandé et 12 de plus au cours de l'exercice 2017, lorsque deux ont été demandés. Au cours de l'exercice, les conseillers de la Chambre et du Sénat ont proposé d'ajouter 10 avions aux 14 demandés.

La ligne de production reconduite : 

L’avionneur Boeing se frotte les mains, car l’engagement du nouveau Président permettra de continuer à produire l’avion durant encore quelques années. Ce maintien de la production permettra également à Boeing de venir confiant vers de nouveaux clients, dont les évaluations pour un nouvel avion, va ou vont débuter prochainement.

Par aileurs, cette nouvelle commande conforte Boeing que l’US Navy se rapproche un peu plus du standard BlockIII « Advanced Super Hornet ».

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

FA-18_Super_Hornets_of_Strike_Fighter_Squadron_31_fly_patrol,_Afghanistan,_December_15,_2008.jpg

Photos : Super Hornet de la Nvay@ USN