29/10/2017

F-35, pas assez de pièces de rechanges !

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Un nouveau problème gangrène la mise en service du nouvel avion de combat américain Lockheed-Martin F-35. En effet, il s’avère que les besoins en matière de pièces de rechange ont été jusqu’ici sous-estimés.

Actuellement, près de 250 F-35 sont en service et cette flotte devrait tripler d’ici 2021. Hors, le nouveau jet n’a pas pu voler durant 22% du temps entre janvier et août en 2017 en raison de la pénurie de pièces de rechange, selon un rapport du Government Accountability Office (GAO) publié cette semaine à Washington.

La maintenance a accumulé six ans de retard, ce qui a entraîné un délai moyen de réparation des pièces de 172 jours, soit le double de l'objectif du programme. L'achat de pièces prend de deux à trois ans, y compris une longue période contractuelle suivie d'un délai supplémentaire pour produire des pièces.

Soucis pour l’US Navy et l’USMC :

Le US Marine Corps et l’US Navy prévoient de déployer le F-35 sur les navires après 2018, mais ils ne pourront pas le faire sans une maintenance nécessaire en mer. Pendant ce temps, le programme continue de se heurter à des retards dans le système d'information logistique autonome (ALIS), un système de maintien en puissance complexe que certains partenaires internationaux du F-35 rejettent.

Il semble donc, qu’une fois les livraisons terminées, le programme continuera de faire face à des problèmes de maintien en puissance, puisque le Pentagone n'a pas identifié toutes les données techniques requises de l'entrepreneur principal pour assurer la performance et le soutien du système d'armes, selon le GAO. 

« En 2014, nous avons recommandé que le bureau du programme élabore une stratégie à long terme pour inclure l'identification de tous les besoins des données techniques critiques et de leurs coûts associés », déclare le GAO. "En septembre 2017, le programme a pris quelques mesures pour développer une stratégie, mais il n'a pas identifié tous les besoins critiques et leurs coûts associés."

 

Photo : le F-35 de Lockheed-Martin @ USAF

 

23/10/2017

IRST amélioré pour les Super Hornet !

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L'US Navy modernise ses avions de combat Boeing F/A-18E/F et E/A-18 « Growler » avec un système de capteurs Lockheed-Martin IRST21 amélioré. Lockheed a reçu deux contrats d'une valeur de 100 millions de dollars par l'intermédiaire de Boeing et fournira un logiciel avancé, des mises à niveau matérielles et des livraisons de prototypes dans le cadre du système IRST BlockII.

Une version plus ancienne de l'IRST qui détecte les menaces aéroportées existe dàjà sur la flotte « Super Hornet » de l'US Navy et les avions F-15.

L’AN/ASG-34 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34  (IRST21) destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmentera ainsi, la conscience de la situation du pilote. 

L’AN/ASG-34 issus des systèmes de capteurs de Lockheed-Martin qui ont accumulés plus de 300 ‘000 heures de vol sur le F-14 de l'US Navy et le F-15.

L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permettra à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permettra au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2035/40 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

Le capteur BlockII amélioré offre une portée étendue et une meilleure capacité de ciblage avec des systèmes internes améliorés, tels que le récepteur et le processeur. Les mises à niveau du BlockII font partie du programme IRST en cours de la marine américaine. Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed fournira les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en en 2019. Ces lots seront utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique, et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. En 2022, Lockheed fournira les actifs d'ingénierie, de développement et de fabrication du BlockII.

Commentaire :

Bien que l’emplacement de l’IRST21 AN/ASG-34 ne soit pas spécialement idéal, celui-ci occupe le point central de l’avion, l’US Navy démontre vouloir investir encore pour son « Super Hornet » afin, de le garder en service durant une vingtaine d’années et épauler le jeune F-35. 

Ces investissements se font par contre au détriment du F/A-18C/D « Hornet » qui devrait donc, quitter progressivement l’US Navy à partir de 2023, pour être définitivement retiré du service en 2030.

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Photos : 1 EA-18G « Growler » @ US Navy 2 L’IRST21 installé dans son réservoir @ Lockheed-Martin

 

24/09/2017

F-35, les mises à jours coûtent trop cher!

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Un nouveau problème est apparu avec l’utilisation des F-35 au sein de l’US Air Force en ce qui concerne les coûts de mise à jour des appareils déjà en service. En effet, la flotte en service de F-35 au sein de l’USAF est bien trop limitée pour un engagement réel au combat en ce qui concerne les logiciels actuels.

Les 108 F-35 livrés à ce jour à l’USAF à la norme du logiciel Block 2B ne répondent pas en matière de capacités réelles en combat. De fait, il devient nécessaire de mettre à jour le logiciel au standard Block 3F. Selon les déclarations cette semaine du Vice-Admiral Mat Winter, responsable du programme F-35, l’adaptation du nouveau logiciel n’est pas simple. En effet, il faut procéder entre 150 et 160 modifications avant de pouvoir amener le F-35 au standard Block 3F. Cette situation génère un coût additionnel énorme.

Mise à jour ou non ?

Pour le Vice-Admiral Mat Winter de l'USAF, deux solutions sont possibles : la première consiste à ne pas mettre à jour ces F-35, ce qui permettra d’économiser des fonds sur le programme et partir sur l’idée d’acheter une série supplémentaire de F-35 avec le nouveau logiciel déjà intégré. En effet, la facture des modifications menacent tout simplement les ressources d'une montée en puissance de la production avec plus de 900 avions prévus pour la livraison au cours des cinq prochaines années.

L’autre option consistant en une mise à jour limitée en nombre d’appareils et sur la durée.

Un problème identifié :

Cette problématique du logiciel inadapté au combat est connue depuis longtemps. Elle est la résultante d’une décision concernant le lancement de la production du F-35, alors que les essais en vol n’étaient encore terminés. De plus, les difficultés de mise à jour des logiciels sont les causes des multiples configurations de l'avion, destinés à la fois à la Force aérienne, au Corps du Marin et de la Navy.

 

Photo : F-35A de l’USAF @ USAF

 

29/05/2017

USA : Le Super Hornet au menu !

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 Washington, le budget de la défense proposé par le président Donald Trump prévoit des fonds pour acheter jusqu'à 74 Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » jusqu'en 2022, soit 60 appareils de plus que prévu dans les prévisions budgétaires précédentes.

La Marine américaine demande 14 « Super Hornet » additionnels pour l'exercice 2018 pour atténuer le déficit de modernisation dû aux retards du F-35 et au vieillissement des « Hornet ». En outre, la proposition de budget de Trump prévoit de nouveaux plans pour obtenir 23 F/A-18E/F supplémentaires en 2019 et 14 en 2020. Puis se sont 14 appareils prévus pour 2021 et 15 en 2022. La demande récente inclut non seulement le financement de nouveaux « Super Hornet », mais aussi des fonds de passation de marchés avancés pour répondre aux capacités avancées.

La ligne de production reconduite :

L’avionneur Boeing se frotte les mains, car la l’engagement du nouveau Président permettra de continuer à produire l’avion durant encore quelques années. Ce maintien de la production permettra également à Boeing de venir confiant vers de nouveaux clients, dont les évaluations pour un nouvel avion, va ou vont débuter prochainement.

Reste la question du financement :

 Mais avant de pouvoir sabler le champagne, Boeing devra encore attendre que le financement puisse être entièrement validé. Car pour placer définitivement ces commandes sur étagère, il va falloir à l’administration Trump revoir le budget de la Marine qui ne prévoyait pas de tels achats.

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

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Photos : 1 Super Hornet @ Jeremy Dando 2 Super Hornet @ Phlip Hosking

23/04/2017

Des restrictions de vol pour les T-45 « Goshawk » !

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La Marine américaine a restreint l’enveloppe de vol de ses avions écoles Boeing T-45C « Goshawk » à une altitude maximale de 5’000 pieds et à des manœuvres de 2g après qu'un pilota instructeur a signalé des maux de tête après avoir effectué un vol en tandem avec un élève.

Rappel :

Les nouvelles restrictions de vol ont été prises une semaine après la reprise des vols des T-45C, suite à une «pause opérationnelle» de 12 jours mise en œuvre par les dirigeants de la Marine après un pic d'épisodes d’hypoxie signalés par les pilotes.

Les pilotes instructeurs refusaient de voler sur le jet, en citant des problèmes avec le système de générateur d'oxygène OBOGS de bord du T-45C. Les opérations de vol ont repris le 18 avril, mais les vols étaient limités à 10 000 pied d'altitude maximum. De plus, les pilotes ont été invités à ne pas effectuer de manœuvres soutenues à grande vitesse, et à ne pas dépasser 2g.

Un nouvel incident lié à l’hypoxie a eu lieu sur la base Naval Air Station Kingsville, au Texas, plus tôt cette semaine, impliquant un instructeur qui volait en testant une nouvelle configuration de masque d'oxygène. La Marine a confirmé l'incident, en disant qu'un pilote avait signalé des maux de tête mineurs et que les symptômes avaient diminué à mesure que l'avion perdait de l’altitude.

Masques en cause ?

Les pilotes instructeurs ont déjà signalé des inquiétudes au sujet de la nouvelle configuration de masque utilisée. Les pilotes se sentent mal à l'aise pour respirer dans le masque modifié. Un autre problème est que le nouveau système exige que le pilote relance le système OBOGS, s'il doit utiliser l'oxygène d'urgence, ce qui n'est pas idéal.

 

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Photos : 1 T-45C Goshawk @ Chad Thomas 2 A l’entrainement sur porte-avions@ USN