02/02/2019

L’US Navy a retiré ses Hornet de la première ligne !

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L’US Navy a retiré du service du service le dernier escadron doté d’avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La Marine organise une cérémonie spéciale pour commémorer cet ultime départ.

Le Boeing F/A-18C/D « Hornet » quitte la flotte en service actif. Ce dernier escadron, la VFA34 "Blue Blasters"  avait terminé sont dernier déploiement opérationnel en avril 2018 à bord du porte-avions USS Carl Vinson. Puis, l’escadon a continuer d’opérer depuis la base navale d’Oceana, en Virginie.

L’escadron est maintenant entré en transformation sur le « Super Hornet ». Les derniers escadrons en service actif opérant sur F/A-18C/D, soit les  VFA-34, -37 et -83 affectés à la flotte de l'Atlantique ont tous été convertis sur le F/A-18E/F « Super Hornet ».


Le Hornet encore en service :

Pour autant ce retrait ne signifie pas une mise à la retraite du standard C/D du Hornet. En effet, l’avion va continuer de voler au sein des unité de réserve navales principalement en tant qu’appareil d’entraînement au combat aérien. Puis, la retraite débutera progressivement dès 2023 pour s’achever en 2030.

Les Boeing F/A-18 C/D  « Hornet » ont équipé 26 escadrons de la flotte dans la marine et 17 dans le corps des marines.

Le Corps des Marines va continuer à piloter le F/A-18C/D jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le F-35B au moins jusqu’en 2030.

A l’étranger aussi les heures du Hornet sont comptées : 

En Australie le Hornet  est remplacer par le « Super Hornet » et le F-35. Au Canada, l’avion est prolongé tant qu’une solution n’est pas engagée pour sont remplacement à cours terme. L’Espagne devrait annoncé l’achat d’Eurofighter T3 pour le remplacer. La Finlande et la Suisse ont lancé des concours pour trouver un remplaçant.

On trouve encore des « Hornet » au Koweït, qui seront remplacés prochainement par le « Super Hornet ». La Malaisie exploite huit avions biplace F/A-18D pour encore quelques années.

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Photos : F/A-18 C Hornet de la VFA Blue Blasters@ Bill Havel

27/01/2019

Les livraisons de Boeing KC-46A vont augmenter !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service

Selon Mike Gibbons, vice-président et directeur du programme Boeing KC-46A. Boeing a 12 avions qui sont complètement terminés et attendent l’acceptation de la USAF. La société est sous contrat pour 179 aéronefs pour l’instant. Dans les mois qui suivent, l’avionneur Boeing devrait progressivement augmenter le nombre des livraisons

Des corrections à effectuer :

Il reste cependant encore quelques corrections. En effet, Boeing doit notamment améliorer le système de vision à distance. Le système AROS de Boeing est doté d’une vision 3D, mais celle-ci n’est pas encore idéale. L’avionneur doit impérativement y remédier. De plus, un correctif doit être fait en ce qui concerne le perche souple de ravitaillement.

Pendant ce temps, un second Boeing KC-46 « Pegasus » a décollé de Paine Field pour la base aérienne McConnell, où la 22e escadre de ravitaillement en vol sera la première unité dotée des nouveaux ravitailleurs. La base aérienne recevra deux autres KC-46A dans les semaines à venir. Ensuite, la base aérienne Altus de l'Oklahoma recevra quatre avions pour soutenir la formation des équipages.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos :KC-46A @ Boeing

24/12/2018

Vol inaugural pour le TH-119 IFR !

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Leonardo est heureux d'annoncer qu'il a terminé avec succès le test en vol initial de l'hélicoptère de formation TH-119 IFR hier. Le TH-119 fait partie de l’offre de Leonardo pour remplacer la flotte vieillissante d’hélicoptères d’entraînement TH-57 « Sea Ranger » de l’US Navy, une variante du modèle à succès de l’AW119, fabriqué aux États-Unis avec une base solide de fournisseurs locaux. En franchissant cette étape importante, le TH-119 reste sur la bonne voie pour obtenir la certification IFR FAA complète début 2019, ce qui en fait le seul hélicoptère monomoteur certifié IFR en production depuis des décennies. 

Le pilote de Leonardo Patrick McKernan pilotait le TH-119 où toutes les variantes de l’AW119 sont construites. L’hélicoptère a excellé pendant le vol et a notamment évalué les systèmes de traitement général et les systèmes avioniques. Si sélectionné par la US Navy, une flotte de plus de 125 TH-119 sera construite à Philadelphie en utilisant les installations de fabrication et d’assistance existantes de l’usine de l’AW119. 

«Déjà fabriqué aux États-Unis, le TH-119 est un hélicoptère d’enseignement abordable, prêt à l’emploi, qui allie performance, flexibilité et sécurité. Il est conçu pour accomplir chaque mission d’entraînement de premier cycle et chaque manœuvre de pilotage de la Marine, avec beaucoup de marge de manœuvre pour se développer par rapport au vénérable TH-57 », a déclaré Andrew Gappy, directeur de Leonardo aux Ventes gouvernementales aux États-Unis.

Le TH-119 est une variante du célèbre AW119 spécialement conçu pour la formation militaire. Il s’agit du seul hélicoptère monomoteur moderne certifié capable de fonctionner dans des conditions de vol aux instruments (IMC), ce qui permet de disposer de plus de jours de formation disponibles qui limitent temps total pour former. Le TH-119 est un hélicoptère d’entraînement à spectre complet, ce qui signifie qu’avec une seule configuration, la Navy peut effectuer des vols d’entraînement fondamentaux, tels que des atterrissages coulissants, des vol stationnaires et des autorotations complètes (sans en décharger aucun d’entre eux pour la simulation), ainsi qu’un entraînement avancé vols, y compris NVG, instruments, navigation, tactique, monte-charge, cargaison externe et recherche et sauvetage. Cela fait du TH-119 la meilleure solution sur le marché pour les journées «Marine»: conditions météorologiques difficiles et faible visibilité.

 

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Le cockpit doté d’écrans EFIS évolués à double affichage de Genesys Aerosystems permet d’instruire l’un ou l’autre des sièges du pilote avec des capacités IFR complètes, y compris un directeur de vol et un pilote automatique complet à 3 axes. Son siège d'observation unique réglable à 180 degrés offre aux étudiants-pilotes une vue complète du cockpit, offrant un meilleur environnement d'apprentissage, même en tant que passager. Le TH-119 combine des marges de puissance exceptionnelles, grâce à son moteur PT6-B Pratt & Whitney Canada de 1’000 shp, populaire et fiable, à la durabilité d'une cellule en métal de type cocon et à des patins renforcés stabilisés pour l'entraînement au toucher. Pour minimiser le temps passé au sol et maximiser la flexibilité opérationnelle, le TH-119 peut faire le plein de carburant sous pression.

Le TH-119 est fabriqué et supporté dans les installations de production existantes à Philadelphie, offrant à la Marine un calendrier de livraison à faible risque et une assistance de flotte, ainsi que des coûts économiques monomoteurs permettant de réaliser des économies de plusieurs millions $ par rapport aux hélicoptères bimoteurs concurrents.

 

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Photo :Le TH-119 IFR @ Leonardo

 

09/09/2018

Arrivée du G550 EITAM de l’US Navy !

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L’US Navy a réceptionné en toute discrétion son Gulfstream G550 « EITAM » N° 166379 (codé 100) au sein de son escadron VX-30 "Bloodhounds" qui exploite actuellement 5 Orions NP-3D.  Désigné NC-37B, le G550 EITAM  va semble-t-il recevoir de équipement complémentaire.

Rappel :

L'US Navy a commandé un avion d'affaires unique Gulfstream G550 basé sur le modèle d'alerte précoce israélien de type « EITAM » pour les missions spéciales. Le NAVAIR (US Naval Air Systems Command), a déboursé 91,9 millions de dollars pour un avion d’alerte avancée. La marine étudie cet achat depuis octobre 2013 lorsqu'elle a publié un avis demandant qu'un avion de soutien de la gamme de remplacement soit utilisé par l'escadron de test et d'évaluation VX-30, basé à Point Mugu, en Californie en vue du remplacement progressif des Lockheed NP-3D "Billboard" Orion.

Le G550 a été choisi à la place du Bombardier Challenger 600, qui a été écarté parce que la «taille allouée pour héberger l’antenne est trop petite pour répondre aux exigences techniques du programme», selon le document de justification de la marine.

C’est l’avionneur Boeing proposent va modifier la cellule et monté le système d’alerte rapide et de contrôle aérien (AEW) 737. Le G550 de la marine américaine bénéficie des mêmes modifications structurelles actuellement utilisées par les forces aériennes israéliennes, singapouriennes et italiennes avec la gamme G550 EITAM & SHAVIT.

La marine a sélectionné la cellule en octobre 2014 et conclut des contrats distincts pour l'intégration de systèmes de collecte de données de télémétrie et des capteurs afin de prendre en charge diverses missions telles que les essais en vol de missiles navals et de roquettes. L’aviation israélienne fournit le radar à balayage électronique actif (AESA) à 360 ° en bande L.

Le G550 EITAM :

Basé sur une cellule d’avion d’affaires Gulfstream G550, le système EITAM est un appareil  de surveillance et d’alerte lointaine AEW & C. Israël Aerospace Industries (IAI) a installé un radar EL/W-2085 à antenne active (AESA) en bandes L et S. La matrice d'émission / réception (T / R) des modules permet au faisceau d'être dirigé électroniquement, ce qui permet au système ne pouvoir se passer d’un rotodome et de voir à 360°. Les israéliens étant très discrets sur les performances du système, on retiendra que celui-ci peut suivre au minimum 100 cibles en même temps et permet l’assistance du suivi d’interception air-air et air-sol de manière simultanée et ceci sur une distance de 200 mille nautiques (370 km).

 

Photo :le G550 EITAM aux couleurs de marines des Etats-Unis @ USN

 

02/09/2018

F-35 : essais opérationnels de base sur l’USS Abraham Lincoln !

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Fin août, l’US Navy a lancé des essais opérationnels du Lockheed-Martin F-35C à bord du porte-avions de la classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, sur l’océan Atlantique. Selon le communiqué de l’US Navy, six avions F-35C du Strike Fighter Squadron 125 basés à la base aéronavale de Lemoore en Californie et du Strike Fighter Squadron 101 à la base aérienne d’Eglin, en Floride, participent aux essais.

L'USN a indiqué qu'elle évaluait l'adéquation du F-35C à bord du bâtiment en suivant ses performances avec celles d'autres aéronefs et en intégrant un plan aérien, en surveillant la maintenance et en identifiant son empreinte logistique.

«Nous espérons voir comment l’avion s’intègre à bord du navire», a déclaré le contre-amiral Dale Horan, directeur du Bureau d’intégration de la flotte d’avions de combat interarmées. «Pouvons-nous le maintenir? Pouvons-nous obtenir les pièces? Pouvons-nous l'avoir en l'air? Peut-on le réparer s'il a un problème? Voilà le genre de choses que nous recherchons.

A noter que l’US Navy va également vérifier l’état de fonctionnement des liaisons de données entre le F-35C et le porte-avions et avec la flotte d’avions F/A-18 « Super Hornet ». Ces tests sont donc importants avant de pouvoir passer au test opérationnel initial et à l’évaluation définitive.

Importants problèmes à résoudre :

Hormis les fameuses 966 lacunes que l’avionneur doit résoudre sur la famille « F-35 », l’US Navy doit vérifier que les problèmes de corrosion détectées en novembre 2017 ont trouvé une solution et que la disponibilité et le transfert des pièces de rechange (sachant que sans les codes sources, le système ne fonctionne pas avec le logiciel de l'USN) est améliorée par rapport au dernier test en mer.

Mais un autre élément grave doit être corrigé rapidement, il s’agit du bug qui existe entre le viseur de casque et l’avion. En effet, lors d’appontage de nuit, les pilotes se retrouvent avec une lueur verte créée par la technologie LED de l’écran qui forme un voile et empêche de voir les lumières du porte-avions. La Navy a tenté de résoudre ce problème de casque avec des mises à niveau logicielles pour permettre aux pilotes de réduire la lueur verte, mais jusqu'à présent, seuls les pilotes F-35C les plus expérimentés sont autorisés à effectuer des atterrissages de nuit. Mais il semble qu’il faille attendre l’année prochaine pour obtenir une véritable amélioration du problème.

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A noter que ce problème a été signalé en 2012 déjà avec l’ancienne variante du casque et a continuer d’apparaître avec la nouvelle.  Depuis lors, la marine a tenté de résoudre le problème avec des mises à niveau logicielles, mais sans succès.

 

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Photos : 1 & 3F-35C à bord de l’Abraham Lincoln  2Viseur de casque @ USN