09/09/2018

Arrivée du G550 EITAM de l’US Navy !

VX30.NC37B.jpg

L’US Navy a réceptionné en toute discrétion son Gulfstream G550 « EITAM » N° 166379 (codé 100) au sein de son escadron VX-30 "Bloodhounds" qui exploite actuellement 5 Orions NP-3D.  Désigné NC-37B, le G550 EITAM  va semble-t-il recevoir de équipement complémentaire.

Rappel :

L'US Navy a commandé un avion d'affaires unique Gulfstream G550 basé sur le modèle d'alerte précoce israélien de type « EITAM » pour les missions spéciales. Le NAVAIR (US Naval Air Systems Command), a déboursé 91,9 millions de dollars pour un avion d’alerte avancée. La marine étudie cet achat depuis octobre 2013 lorsqu'elle a publié un avis demandant qu'un avion de soutien de la gamme de remplacement soit utilisé par l'escadron de test et d'évaluation VX-30, basé à Point Mugu, en Californie en vue du remplacement progressif des Lockheed NP-3D "Billboard" Orion.

Le G550 a été choisi à la place du Bombardier Challenger 600, qui a été écarté parce que la «taille allouée pour héberger l’antenne est trop petite pour répondre aux exigences techniques du programme», selon le document de justification de la marine.

C’est l’avionneur Boeing proposent va modifier la cellule et monté le système d’alerte rapide et de contrôle aérien (AEW) 737. Le G550 de la marine américaine bénéficie des mêmes modifications structurelles actuellement utilisées par les forces aériennes israéliennes, singapouriennes et italiennes avec la gamme G550 EITAM & SHAVIT.

La marine a sélectionné la cellule en octobre 2014 et conclut des contrats distincts pour l'intégration de systèmes de collecte de données de télémétrie et des capteurs afin de prendre en charge diverses missions telles que les essais en vol de missiles navals et de roquettes. L’aviation israélienne fournit le radar à balayage électronique actif (AESA) à 360 ° en bande L.

Le G550 EITAM :

Basé sur une cellule d’avion d’affaires Gulfstream G550, le système EITAM est un appareil  de surveillance et d’alerte lointaine AEW & C. Israël Aerospace Industries (IAI) a installé un radar EL/W-2085 à antenne active (AESA) en bandes L et S. La matrice d'émission / réception (T / R) des modules permet au faisceau d'être dirigé électroniquement, ce qui permet au système ne pouvoir se passer d’un rotodome et de voir à 360°. Les israéliens étant très discrets sur les performances du système, on retiendra que celui-ci peut suivre au minimum 100 cibles en même temps et permet l’assistance du suivi d’interception air-air et air-sol de manière simultanée et ceci sur une distance de 200 mille nautiques (370 km).

 

Photo :le G550 EITAM aux couleurs de marines des Etats-Unis @ USN

 

02/09/2018

F-35 : essais opérationnels de base sur l’USS Abraham Lincoln !

maxresdefault.jpg

Fin août, l’US Navy a lancé des essais opérationnels du Lockheed-Martin F-35C à bord du porte-avions de la classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, sur l’océan Atlantique. Selon le communiqué de l’US Navy, six avions F-35C du Strike Fighter Squadron 125 basés à la base aéronavale de Lemoore en Californie et du Strike Fighter Squadron 101 à la base aérienne d’Eglin, en Floride, participent aux essais.

L'USN a indiqué qu'elle évaluait l'adéquation du F-35C à bord du bâtiment en suivant ses performances avec celles d'autres aéronefs et en intégrant un plan aérien, en surveillant la maintenance et en identifiant son empreinte logistique.

«Nous espérons voir comment l’avion s’intègre à bord du navire», a déclaré le contre-amiral Dale Horan, directeur du Bureau d’intégration de la flotte d’avions de combat interarmées. «Pouvons-nous le maintenir? Pouvons-nous obtenir les pièces? Pouvons-nous l'avoir en l'air? Peut-on le réparer s'il a un problème? Voilà le genre de choses que nous recherchons.

A noter que l’US Navy va également vérifier l’état de fonctionnement des liaisons de données entre le F-35C et le porte-avions et avec la flotte d’avions F/A-18 « Super Hornet ». Ces tests sont donc importants avant de pouvoir passer au test opérationnel initial et à l’évaluation définitive.

Importants problèmes à résoudre :

Hormis les fameuses 966 lacunes que l’avionneur doit résoudre sur la famille « F-35 », l’US Navy doit vérifier que les problèmes de corrosion détectées en novembre 2017 ont trouvé une solution et que la disponibilité et le transfert des pièces de rechange (sachant que sans les codes sources, le système ne fonctionne pas avec le logiciel de l'USN) est améliorée par rapport au dernier test en mer.

Mais un autre élément grave doit être corrigé rapidement, il s’agit du bug qui existe entre le viseur de casque et l’avion. En effet, lors d’appontage de nuit, les pilotes se retrouvent avec une lueur verte créée par la technologie LED de l’écran qui forme un voile et empêche de voir les lumières du porte-avions. La Navy a tenté de résoudre ce problème de casque avec des mises à niveau logicielles pour permettre aux pilotes de réduire la lueur verte, mais jusqu'à présent, seuls les pilotes F-35C les plus expérimentés sont autorisés à effectuer des atterrissages de nuit. Mais il semble qu’il faille attendre l’année prochaine pour obtenir une véritable amélioration du problème.

ob_887a65_f-35-gen-iii-helmet-mounted-display-sy.jpg

A noter que ce problème a été signalé en 2012 déjà avec l’ancienne variante du casque et a continuer d’apparaître avec la nouvelle.  Depuis lors, la marine a tenté de résoudre le problème avec des mises à niveau logicielles, mais sans succès.

 

maxresdefault-1.jpg

Photos : 1 & 3F-35C à bord de l’Abraham Lincoln  2Viseur de casque @ USN

31/08/2018

Boeing produira le drone ravitailleur en vol !

3648892678.jpg

 

L’avionneur Boeing  a obtenu le contrat en vue de la fabrication du futur drone ravitailleur en vol  MQ-25 « Stingray » de support opérationnel destiné à  l'US Nav.  Ce premier contrat est d’un montant de 805 millions de dollars et doit permettre à Boeing de développer  l'ingénierie et la fabrication de quatre premiers aéronefs sans pilote.

Le drone MQ-25 « Stingray » est conçu pour fournir à la marine des États-Unis  une capacité de ravitaillement en vol . Selon la US Navy, le MQ-25 « Stingray » permettra une meilleure utilisation des avions de combat en élargissant la gamme de déploiement des  Boeing F/A-18 « Super Hornet », Boeing EA-18G « Growler » et des Lockheed Martin F-35C. Le MQ-25 fonctionnera depuis les porte-avions en utilisant les mêmes systèmes de bord communs aux avions pilotés par l’homme, comme  la catapulte de lancement et les systèmes de récupération du bâtiment.

Désigné le RAQ-25 dans la phase d’évaluation du projet de drone ravitailleur, la désignation a été modifiée en MQ-25 « Stingray ». Les exigences en matière de furtivité  permettent toujours tirer des missiles ou larguer des bombes à partir de pylônes, mais la surveillance et la destruction des cibles ne seront pas sa mission principale du nouvel engin.  Le drone MQ-25 va permettre de prolonger le rayon de combat non ravitaillé des  « Super Hornet »  à plus de 700 milles marins (1 300 km). L'objectif de la Navy est de fournir 6 800 kg (15 000 lb) de carburant à 4 à 6 avions sur une distance de 530 mi (580 mi).

 

drone,avions ravitailleurs,boeing,mq-24,us navy,blog défense,les nouvelles de l'aviation

Photos: MQ-25 « Stingray » @ Boeing

04/07/2018

Nouvelle commande le V-22 « Osprey » !

194416_1.jpg

Bell Boeing, ont reçu un contrat d’une valeur de 4 milliards de dollars l’achat d’aéronefs V-22 « Osprey » pour la marine américaine.

Ce contrat prévoit la fabrication et la livraison de 39 aéronefs CMV-22B pour la Marine, 34 appareils pour MV-22B pour le Corps des Marines et 1 CV-22B pour l'armée de l'air ainsi que 4 MV-22B pour le gouvernement du Japon.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de présérie qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». 

bell boeing,v-22 osprey,tilt rotors,us navy,ssmc,blog défense,aviation et défense,transport tactique,les nouvelles de l'aviation

Photos :V22 « Osprey » @ USMC

08/04/2018

Production du Super Hornet jusqu’en 2025 !

32.jpg

Au sein de la division « avions de combat » de Boeing, le sourire est à nouveau sur les lèvres des employés chargés du « Super Hornet ». Il y a encore quelques mois, la ligne de production était condamnée à une fermeture pour 2020, mais l’arrivée de nouvelles commandes prolonge, celle-ci à 7 ans, soit jusqu’en 2025.

Trump & le Koweit:

La première bonne nouvelle est venue de l’Administration Trump avec une commande de 24 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » au menu programme des acquisitions du budget militaire 2019. Cette décision inverse le choix fait à l’époque par l'administration Obama d'arrêter d'acheter le chasseur après cette année. La Marine américaine a fait valoir qu'elle a besoin de plus d'avions de type F/A-18E/F pour combler une pénurie dans son inventaire jusqu'à ce que plus de nouveaux F-35 de Lockheed-Martin soient déployés. 

La proposition dans le budget qui doit être présentée le 12 février prochain et sera probablement bien accueillie au Congrès, qui a toujours ajouté plus de « Super Hornet » que demandé et a résisté aux plans du Pentagone sous l'ancien président Barack Obama pour l'éliminer. Les législateurs ont approuvé 12 avions supplémentaires au cours de l'exercice 2016 alors qu'aucun n'a été demandé et 12 de plus au cours de l'exercice 2017, lorsque deux ont été demandés. Au cours de l'exercice, les conseillers de la Chambre et du Sénat ont proposé d'ajouter 10 avions aux 14 demandés. Au total, la Marine achète 24 Super Hornets au cours de l'exercice 2018, et plus de 100 chasseurs supplémentaires sont prévus pour l'approvisionnement au cours des cinq prochaines années.

La seconde nouvelle est apparue le 3 avril dernier avec la signature du contrat avec le Koweït pour  la production et la livraison de 22 F/A-18E et 6 F/A-18F « Super Hornet ».  

Nouvelle version et exportations :

2992116781.jpg

A celà, s’ajoute le développement du nouveau standard Block III, également connu sous la dénomination « Advanced Super Hornet » qui viendra moderniser progressivement les versions actuelles du « Super Hornet » au sein de la Navy et qui pourra le cas échéant être commandé par celle-ci et pourquoi pas à des clients à l’exportations. Boeing avançait l’idée de proposer le BlockIII à la vente pour la Finlande et la Suisse. De plus, l’avion est également en concours actuellement en Inde. 

Par ailleurs, Boeing revendique le faible coût d'exploitation de l'avion et sa capacité à être mis à jour rapidement. Pour Jennifer Splaingard, gestionnaire du programme Boeing pour le développement du F/A-18: «Ce qui la rend vraiment compétitif, c'est la capacité à fournir rapidement des capacités à un coût abordable ».

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon, des écrans plus grands tactile de 19 x 11 pouces. Un système d'alerte et de recherche infrarouge IRST complète les capteurs.

12.jpg

Photos : 1 & 3Super Hornet  3l’Advanced Super Hornet@ Boeing