16/08/2022

La Navy réceptionne son nouveau brouilleur !

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Les premières nacelles du nouveau brouilleur Next Generation Jammer Mid-Band (NGJ-MB) ont été livrés à l’US Navy en juillet dernier. Ces brouilleurs font partie d’un système qui remplacera à terme le système de brouillage tactique ALQ-99 du Boeing EA-18G « Growler ». Les premières nacelles sont arrivées au Naval Air Warfare Center Air Command pour une série de tests qualificatifs. Puis viendra l'entrée en service du nouveau système.

 

Rappel

Le brouilleur de nouvelle génération (NGJ) est la prochaine étape de l’attaque électronique aéroportée (AEA) et est nécessaire pour combler les lacunes actuelles et émergentes de la guerre électronique, contrer les capacités et les capacités croissantes des menaces, et suivre le rythme du nombre avancé et émergent de menaces et de l’expansion continue de la zone de mission AEA. NGJ est un programme d’acquisition évolutif offrant une capacité en trois incréments: fréquences mid-band, Low Band et High Band. En utilisant les derniers logiciels numériques et les technologies Active Electronically Scanned Array, NGJ fournit des capacités AEA améliorées pour perturber, nier et dégrader les systèmes de défense aérienne et de communication terrestre ennemis. Il apporte une puissance accrue et une capacité de brouillage à des distances plus longues. En outre, le système permet des mises à jour matérielles et logicielles rapides pour contrer l’amélioration et l’évolution des capacités de menace.

L’AN/ALQ-249 « NGJ-MB »

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L’AN/ALQ-249 « NGJ-MB » est un système d'arme d'attaque électronique aéroporté de grande capacité et à puissance élevée destiné à l'EA-18G « Growler ». La solution NGJ-MB de Raytheon fournira des capacités innovantes d'attaque et de brouillage électroniques aéroportées. L’architecture et la conception du NGJ-MB de Raytheon incluent la capacité de fonctionner à une portée considérablement améliorée, d’attaquer plusieurs cibles simultanément et de faire appel à des techniques de brouillage avancées. La technologie peut également être adaptée à d'autres missions et plateformes. La nouvelle nacelle de brouillage devra faire face à des menaces de plus en plus complexes qui exigent que les attaques électroniques aériennes soient plus sophistiquées que jamais, offrant une précision, une puissance, une vitesse de réaction et une directivité accrue.

Construits avec une combinaison de techniques de brouillage de faisceau agiles et de haute puissance, ainsi que d’électronique à semi-conducteurs à la pointe de la technologie l’ALQ-249 NGJ-MB offrira une architecture de systèmes ouverts économique pour les futures mises à niveau.

Fonctionnant dans la bande de fréquences de 509 MHz à 18 GHz, le NGJ est développée sous la forme de trois capacités distinctes, comprenant LB, la bande moyenne (MB) et la bande haute (HB). NGJ-LB (également connu sous le nom de bloc / incrément 2), NGJ-MB (bloc / incrément 1) et NGJ-HB (bloc / incrément 3) sont spécifiquement dirigés contre la bande basse fréquence (100 MHz à 2 GHz), moyen, (2 GHz à 6 GHz) et sections à large bande (6 GHz à 18 GHz) du spectre de la menace globale.

L’AN/ALQ-249 est un système monté dans une nacelle qui intègre les technologies numériques, logicielles et à réseaux à balayage électronique (AESA) afin de créer une capacité EA améliorée capable de perturber et de dégrader émetteurs radar et de communications hostiles. La nouvelle nacelle permettra de traiter les zones de mission de frappe en profondeur et le brouillage, le soutien de la guerre maritime, soutien au combat rapproché, guerre irrégulière communications et cibles avec armes non conventionnelles et air du champ de bataille. Elle pourra être utilisée également pour les opérations d'interdiction et d’escorte pénétrante.

Neutraliser les S400 russes

Le NGJ est conçu pour brouiller et vaincre à la fois la technologie radar de surveillance qui peut alerter les défenses qu'un avion ennemi se trouve dans la zone ainsi que le radar d'engagement à haute fréquence qui permet aux défenses aériennes de cibler, suivre et détruire les avions attaquants.

Les avions de combat américains survolant la Syrie étaient à portée de missiles sol-air russes S-400 et S-300. Cette situation met en évidence l'importance de supprimer les défenses aériennes ennemies l'une des principales tactiques utilisées par les pilotes américains est le brouillage radar, la saturation des radars ennemis avec de faux signaux afin, qu'ils ne puissent pas suivre et tirer sur des avions amis. L'US Navy s'appuie aujourd’hui sur le système de brouillage ALQ-99 depuis près d'un demi-siècle. Mais les radars opposés ont gagné en capacité. Il faut impérativement un nouveau système.

Les ingénieurs de Raytheon disent que le NGJ-MB pourra bloquer tout ce qui émet ou reçoit et la fréquence RF dans la gamme de fréquences du NGJ dont les systèmes russes S-300 et S-400. Le NGJ-MB permettra de par sa structure de s’adapter rapidement aux améliorations et aux futures menaces

 Photos : 1 EA-18G doté du nouveau brouilleur 2 le NGJ-MB @ Raytheon

15:59 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : raytheon, us navy, brouilleur, boeing, ea-18 g, growler |  Facebook | |

12/08/2022

L’US NAVY prépare l’introduction de IRST21 !

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L’US Navy Marin et Lockheed Martin finalisent la préparation à l’introduction de la nacelle IRST21 sur les avions de combat F/A-18E/F « Super Hornet ». La dernière version du système IRST21 pour l'US Navy comprend une optique améliorée et de meilleurs algorithmes augmentant considérablement la portée de détection des menaces. L’IRST21 Block II est maintenant en production et effectue des tests en vol en vue de l’intégration à grande échelle.

Le système de capteurs IRST21 a fait ses preuves au cours de plus de 300’000 heures de vol sur diverses plates-formes, avec 505 systèmes livrés à la marine, à l'US Air Force et à d'autres services au 1er avril 2022. Pour la Navy, l’IRST21 est intégré à l'avant du réservoir de carburant central. Pour l'Air Force, le capteur IRST21 fonctionne sur une nacelle de Lockheed Martin.

IRST21 AN/ASG-34

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L'IRST21 de Lockheed Martin est un capteur de recherche et de suivi infrarouge à ondes longues qui détecte passivement les cibles aériennes bien au-delà de la portée visuelle. Celà rend l'ensemble de la plate-forme F/A-18 plus performante et létale. L’IRST21 BlockII (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 BlockII sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. De plus, il offre une augmentation de carburant, puisque le réservoir conserve son rôle primaire.

L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permet à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permet au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2040-2045 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

L’IRST BlockII recherche et de suivi infrarouge peut être utilisés pour détecter passivement d’autres avions ou missiles, y compris des avions furtifs, en recherchant une signature thermique ainsi que l’humidité accumulée sur une structure. De plus, comme le capteur est passif n'émet aucun type de rayonnement, il est plus difficile à détecter pour un adversaire. Le système va permettre de compléter le radar AESA en vue de la détection d’avions adverses comme le Chengdu J-20 chinois ou le Sukhoi Su-57 russe. Lorsque l’IRST Block II est utilisé par deux avions à la fois, il peut créer une solution de ciblage pour un missile air-air par exemple.

Photos : 1 Super Hornet doté de l’IRST21 2 Système IRST21 @ LM

07/06/2022

Nouvelle mise à jour pour les E-6B « Mercury » !

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En 2017, l’US Navy cherchait à recapitaliser sa flotte aérienne de E-6B de commandement et de contrôle, ne pouvant lui trouver un remplaçant dans l’immédiat. L’avion doit donc rester en service jusqu’en 2038. Pour ce faire un programme de mise a été mis à jour. Ce dernier est aujourd’hui terminé. La Navy travaille maintenant en vue de la mise à niveau du Block II.

Le premier Boeing E-6B Mercury de l'US Navy est arrivé sur les installations de Northrop Grumman en Louisiane pour les mises à niveau du Block II des systèmes de commande et de contrôle. Le premier avion E-6B Mercury de l'US Navy a été intronisé a fin de subir les modifications du Block II dans le cadre d'un nouveau contrat intégré de maintenance et de modification (IMMC).

Le contrat IMMC de 111 millions de dollars vise à mettre en place des communications stratégiques aéroportées améliorées pour l'avion. Dans le cadre du nouvel IMMC, le délai d'exécution des modifications devrait être de six mois. 

Le Boeing E-6B « Mercury »

Le Boeing E-6 « Mercury » est un poste de commandement aéroporté destiné à la marine américaine dans le cadre d'une riposte nucléaire. Il est directement basé sur la cellule du B707. Sa mission est dite « TACAMO » pour « Take Charge And Move Out », « prendre en charge et s'en aller ». L ‘E-6B est doté de plusieurs équipements électronique de haute technologie, tels un GPS différentiel, divers systèmes de communications à basse et très basse fréquence. Dans ce cas deux antennes filaires sont tractées et rangées dans des conteneurs spéciaux dans le fuselage de l'avion. La première a une longueur de 1 220 mètres et la seconde de 7 925 mètres. Elles permettent de communiquer avec les submersibles en plongée. Outre sa livrée blanche caractéristique l'E-6 « Mercury » se reconnait au premier coup d'œil par le bulbe d'extrado sur le fuselage qui renferme divers équipements électroniques dont le système radar AN/ALR-66. Au-dessus de son cockpit triplace l'avion dispose d'un réceptacle de ravitaillement en vol destiné à lui accroitre le rayon d'action. Le Boeing E-6 « Mercury » est le plus gros avion à avoir porté les couleurs de la marine américaine.

Photo : E-6B « Mercury » @ Acturus

10/04/2022

Le F-35 offre le meilleur taux de disponibilité !

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Si le taux de disponibilité de la flotte de F-35 aux USA inquiétait entre 2015 et 2018, les efforts et la maturation de l’avion ont maintenant produit leurs effets. Le tout dernier rapport Bureau du budget du Congrès (CBO) qui vient d’être publié au début du mois d’avril démontre la pleine croissance de la disponibilité de la flotte de F-35. L'occcasion également de répondre sur certaines questions dans la seconde partie. 

Contexte du rapport

Dans ce rapport, le Bureau du budget du Congrès (CBO) analyse la disponibilité et l'utilisation des avions de combat F-35 du ministère de la Défense (DoD). Destiné à remplacer les anciens modèles d'avions utilisés par l'Air Force, le Marine Corps et la Navy, le F-35 a des capacités furtives qui réduisent les chances de détection par les radars et les missiles adverses. Le CBO calcule les taux de disponibilité des aéronefs en divisant le nombre d'heures pendant lesquelles les aéronefs sont à la fois aptes à la mission et en possession d'escadrons opérationnels par le nombre total d'heures d'aéronefs pour l'ensemble de la flotte, y compris les aéronefs en maintenance au niveau du dépôt ou en stockage. Un avion apte à la mission peut accomplir au moins une de ses missions principales, ou toutes en mêmes temps.

Évolution de la disponibilité

Les différents Corps de l’armée américaine (USAF, USMC, US Navy, National Guard) exploitent actuellement environ 450 avions de type F-35 et prévoient d'en exploiter environ 2’500 d'ici le milieu des années 2040. Les F-35 ont commencé à  être exploités en 2011. La disponibilité des F-35A et des F-35C a diminué entre 2015 à 2018, mais a augmenté en 2019 et 2020. (La disponibilité est mesurée comme le pourcentage de temps pendant lequel un avion peut voler en formation ou en mission.)

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En 2021, les taux de disponibilité des trois flottes de F-35 étaient plus élevées que ceux de la plupart des autres avions de combat en service au États-Unis.

Les flottes de F-35 sont beaucoup plus récentes que la plupart des autres aéronefs et les flottes plus récentes ont généralement des taux de disponibilité plus élevées que les plus anciennes. 

Maintenance au niveau du dépôt

Le rapport  explique que bon nombre des F-35 les plus anciens ont passé de longues périodes  totalisant un an ou plus, à subir une maintenance au niveau du dépôt afin d’être amenés à des normes opérationnelles complètes grâce à un programme de « rafraîchissement technologique » (C’est-à-dire une maintenance approfondie au-delà de la capacité du personnel où l'avion opère).

Le DoD a dû mettre à niveau ces premier avions pour atteindre les normes opérationnelles actuelles.  A contrario, les F-35 plus récents n’ont pas nécessités autant de temps pour la maintenance au niveau du dépôt, car ils ont reçu les mises à niveau lors de leur fabrication.

Le nombre total d'heures de vol annuelles pour chaque flotte de F-35 a généralement augmenté avec la taille de la flotte.  

Les trois flottes de F-35 sont un mélange de nouveaux avions avec peu d'heures de vol et d'avions avec plus de 1’000 heures de vol à vie.   

Augmentation des heures de vol

Le nombre total d'heures de vol annuelles pour chaque flotte de F-35 a généralement augmenté à mesure que les flottes se sont développées. Au cours des premières années d'exploitation, les heures de vol par avion ont augmenté pour les trois flottes.

Pour comprendre cette évolution, il faut prendre en compte les facteurs suivants :

  • Évolution et maturation de l’avion
  • Augmentation du stock de pièces détachées

Jusqu’ici les achats d’avions au sein du Pentagone comprenait des flottes « nues » sans pièces détachées et armement. L’achat de matériel connexe en dehors de l’avion contribue à une augmentation des coûts à l’heure de vol de l’ordre de 20 à 30% et prétérite la maintenance et la disponibilité des flottes.

Le Pentagone prévoit à l’avenir des achats en « paquets » afin de réduire cette problématique. Cette vision est celle retenue par exemple, par la Suisse et la Finlande et l’Allemagne pour ne citer que ces pays.

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Pourquoi le Pentagone a réduit ses achats de F-35 momentanément ?

Des compromis budgétaires motivés par la nécessité de moderniser les deux tiers de la triade nucléaire américaine (missiles nucléaires terrestres, sous-marins nucléaires et avions stratégiques armés de bombes et de missiles nucléaires) ont forcé les responsables de l'armée de l'air à reporter les achats prévus de F-35 en les États-Unis à seulement 33 en 2023, 15 de moins que l'exercice 2022 et 27 de moins qu'en 2021, a déclaré le lieutenant-général David S. Nahom, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air pour les plans et programmes.

Le budget de 169,5 milliards de dollars de l'Air Force, publié le 28 mars dernier, appelle à ralentir les acquisitions de F-35 tout en accélérant les acquisitions de F-15EX. Avec la nécessité de dépenser des milliards pour moderniser les armes nucléaires, quelque chose a dû céder, et avec les modernisations à venir du F-35, l’USAF a réduit les achats de F-35 de 48 à 33 en 2023 en faveur de l'achat de 24 avions F-15EX.
Le lieutenant-général David S. Nahom a déclaré que la décision difficile était en partie due au l’obligation nécessaire pour faire face à la menace actuelle. « Aurions-nous acheté plus de F-35, si nous avions eu plus de ressources ? Oui, absolument ! ».
 

"Nous n'avons pas réduit notre investissement dans le F-35", a-t-il déclaré. "Au fur et à mesure que la menace a évolué, les systèmes dont nous avons besoin pour le F-35 ont également évolué. Et l'investissement dans ces capacités se poursuit ! 

Ces propos confirment et vont dans le sens des déclarations du Général Charles Q.Brown Cmdt de l’USAF, lors de visite à Payerne le 15 mars dernier : « le F-35 était appelé à devenir le fer de lance de la flotte américaine pour les décennies à venir », « nous comptons en augmenter la flotte dès que possible ».  

Concernant les mises à jour

Le développement et les coûts du standard Block 4 sont répartis selon le constructeur, Lockheed Martin et les nations faisant partie programme ACI qui englobe la conception, R&D, la production et l'entretien du F-35. Les utilisateurs du F-35 non-membre de l’ACI auront comme avec n’importe quelle aéronef l’opportunité de modernisé le standard en plus de mises à jour systématiques le moment venu en choisissant parmi un catalogue et de payer uniquement ce qu’ils achètent.

Qui a rédigé ce rapport ?

Ce rapport a été préparé à la demande du président et membre de rang du sous-comité de préparation du comité des forces armées de la Chambre. Conformément au mandat du Congressional Budget Office de fournir une analyse objective et impartiale, le rapport ne fait aucune recommandation. Edward G. Keating, R. Derek Trunkey et Kathryn McGinnis ont préparé le rapport avec les conseils de David Mosher. David Arthur, Ron Gecan, Shannon Smith et Natalie Tawil ont fourni une assistance. Eric J. Labsfact a vérifié le rapport.  

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Photos : F-35A @ USAF / Graphiques CBO

21/12/2021

Premiers pas du drone MQ-25 sur porte-avions !

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L'US Navy et Boeing ont effectué les premières manœuvres  du drone MQ-25 test T1 sur un porte-avions de l'US Navy, soit un premier pas en avant pour assurer que ce dernier s'intégrera de manière transparente dans les opérations du bâtiment.

Au cours d'une démonstration en cours à bord de l'USS George HW Bush (CVN 77), les hommes de ponts de la Navy connus sous le nom de « chemises jaunes » ont effectué des signaux manuels standard pour diriger le T1 comme n'importe quel autre avion embarqué. Au lieu d'un pilote recevant les commandes, c'était le drone MQ-25 Deck Handling Operator (DHO).

« Il s'agit d'une autre étape importante dans la démonstration de l'intégration du MQ-25 dans l'escadre aérienne Carrier sur le pont d'envol des porte-avions de notre flotte », a déclaré le capitaine Chad Reed, responsable du programme Unmanned Carrier Aviation. "Le succès de cet événement témoigne du travail acharné de nos ingénieurs, testeurs, opérateurs et de l'étroite collaboration et de l'équipe de la Naval Air Force Atlantic et de l'équipage à bord du CVN 77."

La démonstration visait à garantir que la conception du MQ-25 s'intégrera avec succès dans l'environnement du bâtiment et à évaluer la fonctionnalité, la capacité et les qualités de maniement du système de manutention de pont à la fois dans des conditions de jour et de nuit. Les manœuvres comprenaient le roulage sur le pont, la connexion à la catapulte, le dégagement de l'aire d'atterrissage et le stationnement sur le pont.

La démonstration de maniement sur pont fait suite à une campagne d'essais en vol de deux ans pour l'actif d'essai T1 au cours de laquelle l'équipe de Boeing et de la Marine ont ravitaillé en carburant trois avions différents, un F/A-18 « Super Hornet »  un E-2D « Hawkeye » et un F-35C « Lightning II ».

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Rappel

Boeing a remporté en août 2018 un contrat d'ingénierie, de fabrication et de développement (EMD) de 805,3 millions de dollars US par le Naval Air Systems Command (NAVAIR) pour la conception, le développement, la fabrication, le test, la livraison et le support de quatre avions sans pilote MQ-25A. Il est prévu que le MQ-25a puisse obtenir une capacité opérationnelle initiale en août 2024.

Boeing a déjà testé le MQ-25A, soit le prototype n°T1 N234MQ en vol. Ce dernier, a commencé ses activités d'essais en vol en septembre 2019, accumulant environ 30 heures de vol jusqu'en février 2020. Selon le cahier des charges, le MQ-25A devrait livrer 6’800 kg de carburant à 4 à 6 avions.

Les opérations de ravitaillement en vol sont entreprises à l'aide de deux pods standard, un sous chaque aile, avec un tuyau et un panier de ravitaillement. Il s’agit des mêmes nacelles de ravitaillement qui équipent déjà les F/A-18 E/F « Super Hornet » construite par la société Cobham.

Le MQ-25A « Stingray »

Selon l’US Navy, le MQ-25 « Stingray » permettra une meilleure utilisation des avions de combat en élargissant la gamme de déploiement des Boeing F/A-18 « Super Hornet », Boeing EA-18G « Growler » et des Lockheed Martin F-35C. Le MQ-25 fonctionnera depuis les porte-avions en utilisant les mêmes systèmes de bord commun aux avions pilotés par l’homme, comme la catapulte de lancement et les systèmes de récupération du bâtiment.

Désigné le RAQ-25 dans la phase d’évaluation du projet de drone ravitailleur, la désignation a été modifiée en MQ-25 « Stingray ». Les exigences en matière de furtivité permettent toujours de tirer des missiles ou larguer des bombes à partir de pylônes, mais la surveillance et la destruction des cibles ne seront pas la mission principale du nouvel engin. 

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Photos : 1 & 3 Le drone MQ-25 T1 en manœuvre sur le porte-avions 2 Ravitaillage d’un F-35C @ Boeing