19/04/2020

Examen critique terminé pour le futur Air Force One !

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Boeing a annoncé avoir terminé la quasi-totalité des examens critiques de conception du futur VC-25B de l’US Air Force (USAF) de transport pour le gouvernement américain. Le mois dernier, l’avionneur avait débuté les transformations du premier exemplaire.  

Le COVID-19 impact le projet  :

Selon Will Roper, assistant secrétaire de l'USAF pour la technologie d'acquisition, l’examen critique a été sensiblement perturbé par la crise du COVID-19. En effet, les restrictions liées aux coronavirus ont empêché toute l'équipe de développement de se rencontrer en personne. Celle-ci ont dû travailler par petits groupes pour ensuite partager leurs analyses. Les travaux ont été complété par des discussions en ligne. Les parties hautement secrètes du futur Air Force One ont été examinées dans des salles de conférence sécurisées par un plus petit nombre de personnes. En raison des restrictions liées à l'éloignement social, le nombre de personnes admises dans des installations sécurisées était limité.

Au final, le programme VC-25B bénéficie du coronavirus, car de nombreux ingénieurs, outils et talents qui seraient dédiés à d'autres fonctions commerciales au sein de Boeing sont désormais disponibles pour aider ce programme. L'achèvement de l'examen critique de la conception ouvre ainsi la voie au démarrage de la production sur le VC-25B à grande échelle.  

Rappel : 

L'USAF prévoit de remplacer sa flotte actuelle d'avions présidentiels, de deux VC-25A B747-200 livrés en 1991, avec deux B747-8 initialement construit pour le transporteur russe Transaero, qui a déposé son bilan en 2015 avant de pouvoir prendre livraison. 

Le nouvel avion présidentiel américain a été sélectionné  à l’époque par l’administration Obama. Le choix s’est porté sur la nouvelle génération du Boeing B747-8« Intercontinental ». Le remplacement des deux aéronefs de type B747-200 présidentiels (VC-25A) stationnés sur la base aérienne d’Andrews AFB est une grande priorité pour l'US Air Force. Les avions devraient entrer en service en 2024.

Préparation des travaux de modifications :

Deux nouvelles postes vont être installées l'une en avant de l'aile et l'autre derrière l'aile. Celles-ci ne faisaient pas partie de la configuration de l'avion de ligne commercial, selon les documents d'acquisition de l'USAF publiés en juillet 2018. Les escaliers rétractables doivent permettre à l'avion de se mettre en place de charge passagers et membres d'équipage sans avoir besoin de s'appuyer sur des escaliers au sol.

Le V-25B doit permettre au président des États-Unis de diriger le gouvernement fédéral, y compris commander et contrôler l'armée américaine, pendant son vol. À ce titre, des informations détaillées sur les composants et les capacités de l’avion sont classées ou strictement contrôlées.

Les B747-8 comprendront des mises à niveau de l'alimentation électrique, un système de communication de mission, une installation médicale, un intérieur exécutif et des capacités d'opérations au sol autonomes. 

Des modifications supplémentaires comprendront l’intégration d’un GPS militaire dans le système de gestion de vol du VC-25B et les capacités d’identification d’ami ou d’ennemi, selon le document d’acquisition publié précédemment.

Par ailleurs les deux avions recevront une capacité de ravitaillement en vol, Une zone VIP, un secteur de repos et une salle de conférence et bien d’autres options non divulguées seront installées. 

L'avion est également susceptible d'inclure des systèmes d'avertissement de missiles et des technologies défensives, telles que des systèmes de distribution de paillettes et des contre-mesures infrarouges directionnelles.

Boeing a également été invité à remplacer l'unité auxiliaire de puissance (APU) existante, généralement un Pratt & Whitney PW901A/C sur l'avion de ligne commercial, par deux APU provenant de sources anonymes.

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Photos : Le futur VC-25B Air Force One @ Boeing

16/02/2020

Radars AESA pour les F-16 de l’USAF !

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Dans le cadre de la modernisation des avions de combat Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon » de l’US Air Force, un premier appareil appartenant à l’Air National Guard a été modernisé. L’avion est le premier à recevoir le radar Northrop Grumman AN/APG-83 SABR de type AESA.

Modernisation des F-16 :

Dans un premier temps ce sont 72 chasseurs F-16 de l'Air National Guard (ANG) qui vont recevoir progressivement le radar APG-83. Mais au total, se sont tous les avions F-16 de l'USAF qui devraient être équipés de ces radars d'ici 2025 y comprit l’ANG.

Northrop Grumman a conclu un contrat de 3,2 milliards de dollars pour le développement et la production d'un maximum de 372 radars AESA pour la flotte de F-16 « Fighting Falcon » en service au sein de l’USAF et l’ANG. Le contrat, annoncé le 19 décembre, est géré par le Air Force Life Cycle Management Center, Fighter Bomber Directorate, F-16 Division, Wright Patterson AFB dans l'Ohio.

Le Congrès a approuvé le projet de loi de 2020 sur les dépenses de défense. Les premier F-16 en cours de mise à jour proviennent de la Joint Base Andrews dans le Maryland, aux États-Unis. La mise à niveau du radar a été effectuée pour répondre aux besoins opérationnels émergents interarmées du Commandement Nord Américain (JEON). L’adaptation du nouveau radar APG-83 a été spécialement conçu pour maximiser les performances du F-16 avec une architecture abordable et évolutive, basée sur les progrès réalisés grâce à l'introduction de l'APG-77 AESA de Northrop Grumman pour le F-22 Raptor et de l'APG-81 AESA pour le F-35 « Lightning II ». Les appareils pourront dorénavant étendre la viabilité opérationnelle et la fiabilité de la flotte tout en offrant aux pilotes des capacités de radar de combat de 5e génération.

Le Northrop Grumman APG-83 AESA :

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Le radar AN/APG APG-83 SABR (Scalabre Agile Beam Radar) à matrice à balayage électronique actif (AESA) s'intègre dans les contraintes actuelles de structure, d'alimentation et de refroidissement du F-16 sans modification des avions. Les capacités AESA avancées sont dérivées de la famille de radars de chasse AESA de 5e génération de Northrop Grumman, le F-22 APG-77 et le F-35 APG-81.

La bande passante, la vitesse et l'agilité accrues des radars AESA permettent aux avions de chasse et aux avions existants de détecter, suivre et identifier un plus grand nombre de cibles, plus rapidement et à plus longue portée et de fonctionner dans des environnements électroniques hostiles. L'APG-83 AESA offre les améliorations de capacités suivantes par rapport aux anciens radars à balayage mécanique.  Il permet :

Ciblage de précision autonome, tout environnement

Cartes haute résolution étendues BIG SAR

Génération de coordonnées de haute qualité

Plus grande plage de détection et de suivi des cibles

Recherche et acquisition de cibles plus rapides

Détection de cibles plus petites

Suivi multi-cibles

Protection électronique robuste (A / A et A / G)

ID de combat amélioré

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation

Modes maritimes

3 à 5 fois plus de fiabilité et de disponibilité

Photos : 1 F-16 de l’ANG @ ANG 2 l’APG-83 AESA @ Northrop Grumman

 

 

 

 

 

31/01/2019

La durée de vie du F-35B est trop faible !

 

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Une nouvelle révélation peu flatteuse vient de tomber sur le programme F-35. Le bureau d’essais du Pentagone révèle que  les données des tests de durabilité indiquent que la durée de service du F-35B achetés par le Marine Corps est «bien en deçà de» la durée de vie prévue de 8’000 heures initialement prévu.  Selon le rapport annuel 2018 publié par l’agence Bloomberg.

Retrait de service en 2026 :

Selon le rapport du Pentagone, la durabilité de vie du F-35B n’est que de 2'100 heures au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

En outre, il n’y a pas de tendance à la hausse en ce qui concerne la disponibilité des aéronefs pour effectuer des entraînements ou des missions de combat, car ils sont restés «stables» au cours des 3 dernières années. Selon Robert Behler, directeur du bureau d’essais, dans une nouvelle évaluation, les mesures provisoires de fiabilité et de maintenance sur le terrain permettant d’atteindre l’objectif prévu de 80% n’ont pas été atteintes, car les améliorations «ne se traduisent toujours pas par une disponibilité améliorée».

Faiblesse en matière de cybersécurité :

La seconde partie du rapport dénonce la continuité des faiblesses en matière de cybersécurité, un comble pour l’avion qui se doit d’être à la pointe de guerre en réseau.  Les tests de cybersécurité concernant la flotte de F-35, toutes versions confondues en 2018 ont montré que certaines vulnérabilités antérieures "n'ont toujours pas été corrigées".

L’outil de maintenance informatisé «ALIS» ne «fonctionne pas encore comme prévu», car certaines lacunes dans les données et les fonctions «ont un effet important sur la disponibilité des aéronefs» et sur les vols. ALIS est également montré du doigt en matière de cybersécurité. Un élément qui confirme encore un peu plus les mises en garde israéliennes.

Le temps nécessaire à la réparation des avions et à la reprise des vols “n’a que peu changé” au cours de la dernière année. En résulte une augmentation de l’indisponibilité des avions.

Le personnel de maintenance et les pilotes «doivent traiter tous les jours des problèmes omniprésents liés à l'intégrité et à la complexités des données».

Les tests effectués jusqu'en septembre en ce qui concerne le canon de bord indiquent une précision «inacceptable», déclare un testeur du DoD.

Déploiement remis en cause :

Ces nombreux problèmes qui perdurent et péjore le programme F-35 ont pour effet de remettre en cause le prochain déploiement de l’US Navy prévu cette année avec le F-35C. En effet, la marine américaine accuse le coup elle aussi avec sa flotte de F-35C. Le dernier inventaire à fin 2018 montrait que moins d’un F-35C sur 6 était pleinement opérationnel. En décembre dernier, le rapport du Governement Accountability Office (GAO) montrait que seul 15% des F-35C réceptionnés par l’US Navy étaient effectivement opérationnel. Ce chiffre étant par ailleurs, le même qu’à fin 2017.

 

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Photo :1  F-35B @ LM 2 F-35C @ USN

12/02/2018

Lockheed-Martin a livré le 400ème C-130J !

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Lockheed-Martin a franchi une étape importante avec la livraison de son 400ème C-130J « Super Hercules » le 9 février. Ce « Super Hercules » est un avion d'opérations spéciales de type MC-130J « Commando II » qui est affecté au commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC).

Le C-130J « Super Hercules » est le modèle de production actuel du légendaire avion C-130 Hercules, avec des opérateurs dans 17 pays. À ce jour, la flotte mondiale de C-130J a dépassé plus de 1,7 million d'heures de vol pour répondre à presque toutes les exigences de la mission à tout moment et en tout lieu.

«Nous célébrons cet accomplissement avec nos employés, nos partenaires de l'industrie et la communauté des opérateurs Super Hercules qui s'étend sur 17 pays», a déclaré George Shultz, vice-président et directeur général, Air Mobility & Maritime Missions chez Lockheed Martin.

Le C-130J est défini par sa polyvalence. À ce jour, le C-130J prend en charge 17 configurations de mission différentes pour inclure le transport (militaire et commercial), la lutte contre les incendies, la recherche et le sauvetage, les opérations spéciales, la reconnaissance météorologique et le ravitaillement aérien.

Cet avion a une autre distinction en plus d'être le 400ème C-130J livré, c'est le 13ème MC-130J qui sera converti en AC-130J « Ghostrider ». Il sera affecté à la 1ère escadre des opérations spéciales au Hurlburt Field, en Floride. L'AC-130J est un C-130J hautement modifié qui offre un soutien aérien, une interdiction aérienne et une reconnaissance armée.

L’AC-130J «Ghostrider»:

C’est au tout début du mois de janvier 2013 que le premier MC-130J est arrivé pour commencer sa transformation en AC-130J «Ghostrider». L’AC-130J «Ghostrider» est doté d’un radar à ouverture synthétique, de capteurs infrarouge d’un canon de 30mm, de missiles AGM-176 «Griffin». L’avion pourra également mettre en oeuvre la bombe de petit diamètre de type GBU-39 (SDB laser). Les capteurs permettent d’identifier visuellement ou électroniquement,  les forces et les cibles terrestres amies à tout moment, même dans des conditions météorologiques défavorables.L'avion est optimisé pour le ravitaillement en vol en mode universelle avec le système  «Air Prise Slipway». Pour répondre aux exigences de puissance imposées par l’avionique et les différents systèmes, l'AC-130J est équipé de 60 générateurs d'amplification qui offrent une production accrue en électricité.

Le gouvernement des États-Unis exploite la plus grande flotte de C-130J Super Hercules au monde. Cette livraison représente la transition continue du gouvernement américain vers le C-130J en tant que plate-forme commune entre le Commandement de la mobilité aérienne, l'AFSOC, le Commandement de combat aérien, la Garde côtière américaine et le US Marine Corps. La Garde nationale aérienne et la Réserve exploitent encore une flotte mixte de C-130J et d'avions anciens.

 

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Photos : 1 Le 400ème MC-130J qui sera modifié en AS-130J 2 L’AC-130J Ghostrider@ Lockheed-Martin

 

20/12/2017

L’US Air force prépare à la remotorisation des B-52 !

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L’US Air Force a publié cette semaine les détails, ainsi que le calendrier et les concurrents susceptibles de venir fournir un nouveau moteur pour la flotte de bombardier B-52 « Stratofortress ». Au total, se sont pas moins de 608 nouveaux turboréacteurs, qu’il faudra produire pour remplacer les huit Pratt & Whitney TF33 sur chacun des 76 bombardiers B-52H en service au sein de l'US Air Force.

Selon la Division de soutien logistique de l’USAF en charge des B-52, les centrales électriques des moteurs TF33 sont âgées de 60 ans et ne tiendront pas au-delà de 2030. De plus en raison de l'âge, les pièces sont en passe de venir obsolètes et la rareté ce celles-ci inquiète les équipent de maintenance.

Par ailleurs, une étude a démontré qu’une remotorisation pourrait réduire la consommation de carburant de 20à 40%. Le remplacement du moteur comprendrait donc la rénovation du système d'alimentation électrique du B-52H, l'installation de nouveaux générateurs et le câblage pour soutenir les nouveaux appareils électroniques.

Pour l'USAF, il existe deux options de remplacement. La première consisterait à déléguer la sélection du moteur à un entrepreneur d'intégration unique. La seconde stratégiesde l'USAF consiste à sélectionner l'entrepreneur d’un moteur, après une compétition en une étape ou un processus d'appel d'offres en deux étapes.

Un calendrier serré :

Un calendrier théorique utilisant le processus d'appel d'offres en deux étapes indique que le programme prendra 17 ans. L'USAF vient de recevoir des fonds de démarrage au cours de l'exercice 2018 pour consolider la stratégie d'acquisition et lancer une demande de propositions à l'industrie. Si l'US Air Force choisit un processus d'appel d'offres en deux étapes, la capacité opérationnelle initiale pour le B-52H remotorisé serait fixée pour l'exercice 2029, avec une capacité opérationnelle totale déclarée cinq ans plus tard.

La perspective de vendre plus de 600 moteurs aux États-Unis a attiré plusieurs soumissionnaires potentiels. En plus de titulaire P&W, Rolls-Royce et GE Aviation ont montré de l’intérêt. Le motoriste anglais a été le premier à se manifester en septembre dernier avec une offre.

Pour Rolls-Royce, un nouveau moteur permettrait de diminuer les besoins en ravitaillement en vol et évite les risques d'obsolescence que les moteurs plus anciens pourraient poser à terme.

Le BR725 de Rolls-Royce combine des fonctionnalités éprouvées des familles BR 700 et Trent et offre ainsi une puissance propre et efficace pour toute une nouvelle classe d’avions. Le BR725 est puissant, avec une poussée maximale de 16,100lb, est plus de 4 dB cumulatif plus silencieux. Il a une consommation de carburant spécifique de 34 % de mieux que les TF33 actuels.La technologie de pointe de ce moteur a considérablement augmenté les intervalles de maintenance, et permet d’éliminer les inspections à mi-parcours.

Le B-52 jusqu’en 2050 :

Une remotorisation semble aujourd’hui évidente, car Le B-52H demeurera opérationnel au-delà de 2050, alors que la flotte approche un siècle de service opérationnel en 2055.

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Photos : B-52H @ US Air Force