18/08/2017

Un nouveau système d’alerte radar pour les futurs HH-60W !

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Les missions de recherche et sauvetage sont particulièrement périlleuses, pour cela le nouvel hélicoptère de l’US Air Force, le Sikorsky HH-60W « Pave Hawk » doit être doté des outils les plus modernes pour se protéger.

Pour ce faire la division équipement de Lockheed-Martin teste en ce moment un nouveau récepteur d'alerte radar, l’ AN/APR-52 (RWR). Les premiers essais qui on eu lieu au Laboratoire intégré de démonstration et d'applications de la Force aérienne américaine à Wright Patterson Air Force Base à Dayton, dans l'Ohio sont une réussite. Cette étape clé confirme la maturité technique du système AN/ APR-52 RWR et ceci avant même le premier vol du futur HH-60W.

Le Lockheed Martin AN/APR-52 RWR est un récepteur d'alarme radar à quatre canaux tout numérique. Il est conçu pour traiter un grand nombre de signaux simultanément pour identifier plus rapidement et plus précisément les menaces contre l'équipage. Le RWR AN/APR-52 offre une forte probabilité de détection pour les menaces modernes et émergentes dans des environnements de signaux très denses.

Rappel :

L'USAF a annoncé le remplacement de ses hélicoptères vieillissants de type HH-60G par un nouveau Combat Rescue Helicopter (CRH) en 2010. Une demande de proposition (RFP) a été émise pour le programme CRH en octobre 2012. Un contrat de fabrication et de développement d'ingénierie (EMD) de 1,28 milliard de dollars a ét signé et couvre la livraison de quatre systèmes de formation HH-60W. Un second contrat a été suivi en janvier 2017 par l'US Air Force, qui a opté pour un contrat de 203 millions de dollars suppléemntaires avec Sikorsky pour fournir cinq aéronefs additionnels.

A term, il s’agit de remplacer l’ensemble des HH-60G en service par le HH-60W, qui dispose d'une capacité de carburant interne accrue pour des moteurs à grande échelle, des moteurs GE T700-701D, des pales de rotor principaux composites, une structure usinée résistant à la fatigue et à la corrosion et un kit de mission tactique avancé intégrant de multiples capteurs, liens de données et systèmes défensifs .

 

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Photos : 1 le futur HH-60W @ Sikorsky 2 L’actuel HH-60G G USAF

 

 

06/08/2017

Avions d’attaques légers pour l’US Air Force ?

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L’US Air Force cherche désespérément un successeur au Fairchild A-10 qui doit encore rester en service jusqu’en 2020 au minimum et peut-être un peu plus. Pour l’instant, il n’existe pas de jet de combat susceptible de reprendre les lourdes et difficile tâches de l’A-10.

Une solution « light » ?

Les responsables de l’US Air Force ont récemment manifesté un intérêt pour une alternative à faible coût en ce qui concerne les missions de soutien aérien rapproché, du moins en ce qui concerne le opérations contre des groupes terroristes ne disposant pas de défense sol-air. Une autre solution devra être trouvée pour l’appui des unités au sol qui combattent des forces protégées par des moyens de défense aérienne.

Trois concurrents :

L'US Air Force prépare une campagne d’évaluation avec trois concurrents : le Beechcraft AT-6, le Cessna Textron Scorpion et l’Embraer A-29 « Super Tucano » dans le cadre d’une démonstration de capacités de soutien aérien rapproché léger. A noter que pour l’instant l’US Air Force n’a pas de fond disponible pour une future acquisition.

L’AT-6 Light Attack :

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Basé sur la cellule de son avion d’entraînement militaire AT-6, Beechcraft a développé une version d’attaque au sol & surveillance pour répondre aux besoins d’appui au sol des unités antiguérillas et de lutte contre les narcotrafiquants. Cette solution devrait convenir selon son constructeur d’évoluer à proximité directe des Forces au sol et ceci de manière plus proches que les actuels A-10.  La réalisation de l’AT-6 Light Attack est la conclusion de nombreux essais effectués entre le constructeur et  l’Air National Guard Reserve Command Test de l’Arizona. L’appareil intègre un système de gestion NetCentric  de combat dérivé de l’A-10, permettant l’utilisation d’un viseur de casque, une tourelle FLIR couplée à un armement complet. La cellule est renforcée et permet de résister aux impacts d’armes légères. L’AT-6 dispose également d’une turbine plus puissante que sont petit frère, une Pratt&Whitney PT6A-68D de 1600 chevaux.

L’appareil doit donc pouvoir évoluer et surveiller les frontières, ainsi que les secteurs proches d’unités au sol. Permettre de détecter tout mouvement adverse et d’apporter si besoin une réponse armée.

 Le Textron Scorpion :

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Cessna et Bell Helicopter Textron sont partenaires pour le développement d’un avion de renseignement, surveillance et reconnaissance de nouvelle génération. Dénommé «Scorpion», cet aéronef est de conception entièrement en matériaux composites avec un cockpit en tandem. Il dispose de supports de capteurs rétractables, une baie pour des armes en interne et des points durs sur les ailes. Il est propulsé par turboréacteurs jumeaux produire pouvant produire 8’000 livres de poussée, son plafond pratique est de 45’000 pieds.

Le Scorpion est conçu pour répondre aux contraintes budgétaires de plus en plus strictes en vigueur actuellement. Il doit pouvoir répondre à diverses missions comme la sécurité intérieure en tant qu’appareil de recherche et de sauvetage, la lutte contre les narcotiques, mais aussi la reconnaissance du champ de bataille et l’appui au sol léger. Pour répondre à ces différentes missions, les concepteurs ont prévu une capacité de transition rapide entre la basse vitesse et la haute vitesse. Le Scorpion a une vitesse de croisière maximale de 450 ktas (517 mph)  avec un rayon d’action de 2’400 miles nautiques. L'avion peut transporter une charge utile interne jusqu'à 3000 Lbs.

Le A-29 « Super Tucano :

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Le « Super Tucano » A-29 est doté d’un turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-68C deux fois plus puissant que celui du Tucano de base et dispose d’une hélice Hartzell à cinq pales. Son fuselage est également plus long et deux mitrailleuses de 12,7mm Herstal M3P sont incorporées dans des ailes, dotées d’un nouveau profil. Effectuant fréquemment des missions à basse altitude et donc exposé à des tirs terrestres, l’habitacle du « Super Tucano » est protégé par un blindage en Kevlar. Un train d’atterrissage renforcé permet d’utiliser des pistes sommairement aménagées. L’appareil possède 5 points d’accrochage, dont un sous le fuselage, permettant d’emporter jusqu’à 1’500 kg d’armement selon diverses combinaisons. Ainsi, un canon de 20 mm peut être installé sous le fuselage, auquel s’ajoute, soit des bombes en chute libre ou guidées, des roquettes ou des missiles de types : AIM-9 Sidewinder, des MAA-1 Piranha ou des Python 3/4. Des réservoirs extérieurs de carburant peuvent également être utilisés pour augmenter l’autonomie de l’appareil. 

Photos : 1 Les trois concurrents 2 L’AT-6 @ Beechraft 3 le Scorpion@ Textron 4 l’A-29 @ Embraer

 

 

18/04/2017

Des F-35A déployés au Royaume-Uni !

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Des F-35A de l’US Air Force sont arrivés au Royaume-Uni pour leur premier déploiement en Europe. Selon Washington, il s’agit d’un signal clair de la puissance militaire des États-Unis vis-à-vis du président russe Vladimir Poutine.

Ces appareils, dont le nombre n’est pas divulgué, mais semble cependant restreint, appartiennent au 388ème escadron basé à Hill dans l’Utah. Les appareils sont désormais basés sur les installations de la RAF à Lakenheath. Ces F-35 viennent compléter un dispositif composé d’autres avions de l'OTAN basés en Europe.

Selon l’US Air Force, ces F-35A font partie des appareils prêts au combat. Pour le général Tod D. Wolters, il s’agit d’une opportunité de s'entrainer avec les alliés de l'OTAN.

Tentative de convaincre :

Pourtant, l'envoi des F-35A en Europe ressemble à une tentative de séduction pour démontrer les capacités de l’avion aux partenaires de l’OTAN, en plus de la volonté de l'armée américaine à vouloir agir en cas de représailles contre des adversaires potentiels. Les Lockheed-Martin F-35A seront employés dans les prochains jours à effectuer des opérations de surveillance et de reconnaissance dans des régions touchées par les incursions d’appareils russes.

 

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Photos : déploiement de F-35A au Royaume-Uni@USAF

 

 

 

 

08/04/2017

Le T-100 de retour dans la compétition aux USA !

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L’avionneur italien Leonardo est de retour avec le T-100 (M346) dans la compétition en vue d’équiper l’US Air Force d’un nouvel avion école. En janvier dernier, Leonardo associé à l’époque avec l’équipmentier américain Raytheon avait annoncé son abandon. La question était alors sur toutes les lèvres, l’avionneur allait-il tenté un retour mais sans partenaire ?

Seul mais avec un projet d’usine :

Sous le nom de Leonardo DRS, l’avionneur a annoncé vouloir construire une usine de fabrication d'aéronefs à Tuskegee, en Alabama, pour produire son système de formation de jet intégré T-100, si elle est sélectionnée par l'armée de l'air américaine pour fournir le formateur de prochaine génération. 

L'équipe américaine du T-100 a choisi Moton Field Municipal Airport à Tuskegee pour l’éventuel site de fabrication d'aéronefs et la chaîne de montage finale en raison de la main-d'œuvre qualifiée, de l'infrastructure de l'aérodrome expansif et de solides ressources locales et étatiques soutenant le développement économique dans la région.

 

Le M-346/T-100  :

L'AleniaAermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2’880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « Zero-Zero » Martin-Baker Mk16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital « Fly-by-Wire2 programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. 

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Photos : la version T-100 destiné au marché US @ Leonardo

 

25/03/2017

Le KC-46 moins cher mais avec du retard !

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Washington, le programme du nouvel avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus » de l’US Air Force et la Navy se porte mieux, mais des soucis d’approvisionnement pourraient freiner les livraisons en terme de nombre. Selon le dernier rapport du GAO, les coûts du Boeing KC-46A ont diminué de 7,3 milliards de dollars, soit environ 14%, depuis son estimation initiale, mais le programme pourrait avoir quelques des retards à l'avenir.

Le rapport du GAO :

Les coûts totaux d'acquisition se situent à 44,4 milliards de dollars aujourd'hui, comparativement à l'estimation initiale de 51,7 millions de dollars en 2011. Les estimations des coûts de développement sont passées de 7,15 milliards de dollars en 2011 à 5,9 milliards de dollars en 2017, soit une réduction de plus de 17%. Les coûts d'approvisionnement sont passés de 40,2 milliards de dollars à 35,5 milliards de dollars.

Bien que le bureau du programme du KC-46 estime que Boeing atteindra ses capacités clés en termes de performances techniques, comme la réalisation d'une mission à 92%. Les retards éventuels dans les certifications de l'Administration fédérale de l'aviation pourraient entraîner des retards dans le calendrier de livraison du programme.

 

En ce qui concerne les essais :

Boeing doit encore terminer plus de 1’700 points de test d’ici à septembre 2017, soit un niveau qui est plus du double de ce qu'il a été accompli au cours des 11 derniers mois. En effet, il semble que

les tests déterminés par le GAO peuvent prendre plus de temps que les estimations du bureau du programme et, si ces points de test ne sont pas terminés au taux prévu, le calendrier de livraison révisé est optimiste au mieux. Pour exemple, la société Cobham, qui fabrique les ailettes pour les ailes du KC-46A, n'a pas fourni tous les dessins de conception détaillés à la FAA pour approbation. Cela pourrait retarder les essais d'effets électromagnétiques prévus qui devraient se terminer en mai prochain.

Selon l’avionneur Boeing, certains fournisseurs auraient sous-estimé le niveau des détails de dessin de conception que la Federal Aviation Administration devait examiner pour déterminer si les pièces étaient conformes à la conception pour approbation. L’avionneur travaille depuis plusieurs mois pour résoudre ses problèmes avec les fournisseurs.

 

Calendrier revu :

Pour Boeing, la livraison des 18 premiers avions est prévue pour février 2018, plutôt que la date d'août 2017 annoncée en mai dernier.

 

 

Photo : KC-46A aux essais de ravitaillement d’un Hornet @ Boeing