11/11/2019

La demande passagers augmente modérément !

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Non, la fameuse « honte de l’avion » n’est pas encrée dans les mœurs, les dernières données de l'Association internationale du transport aérien (IATA) confirment encore une fois le contraire. Certes, la demande passagers en septembre n’est pas la plus forte, mais elle a grimpé de 3,8% par rapport au même mois l'an dernier. La capacité (sièges-kilomètres disponibles ou SKD) a augmenté de 3,3%, et le facteur de charge ont grimpé point de pourcentage de 0,4% à 81,9%.

Une croissance affaiblie par la conjoncture mondiale : 

La croissance de la demande passagers en septembre dernier, a marqué le huitième mois consécutif de croissance inférieure à la moyenne de la demande. Compte tenu de l'environnement de baisse de l'activité du commerce mondial et des guerres tarifaires, la montée des tensions politiques et géopolitiques et une économie mondiale qui marche au ralenti.

Marchés passagers internationaux :

La demande des passagers internationaux en septembre a augmenté de 3,0%, par rapport à septembre 2018, ce qui représente une baisse de 3,6% de croissance en glissement  par rapport à  août. Toutes les régions ont enregistré un trafic en légère augmentation, menées par les compagnies aériennes en Amérique du Nord. La capacité a grimpé de 2,6%, et le facteur de charge a légèrement augmenté point de pourcentage à 81,6% 0,3.

Les compagnies aériennes d'Asie-Pacifique ont vu le trafic en septembre hausse de 3,6% par rapport à la période de l'année précédente, une augmentation par rapport à la croissance annuelle de 3,3% enregistrée en août. En dépit de la légère hausse, la croissance reste nettement inférieure à celle observée en 2018. Cela se produit au milieu d'un contexte économique plus faible dans certains des États clés de la région, ainsi que les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et, plus récemment, entre le Japon et la Corée du Sud. L'agitation politique à Hong Kong a également contribué à la demande régionale et modérée a conduit à des réductions de capacité nettes à / du moyeu. Capacité a augmenté de 5,0% et le facteur de charge a glissé de 1,1 points de pourcentage à 78,2%.

Les transporteurs européens ont connu une hausse de 2,9% du trafic en septembre, soit, la plus faible performance de la région cette année et une baisse de la hausse de 4,2% en glissement sur douze mois enregistré en août. En plus de ralentissement de l'activité économique, le résultat a été affecté par la disparition d'un certain nombre de compagnies aériennes, ainsi que des grèves pilotes. La capacité a augmenté de 2,5%, et le facteur de charge est monté de 0,3 points de pourcentage à 86,9%, ce qui est le plus élevé entre les régions.

Les compagnies aériennes du Moyen Orient ont affiché une hausse de trafic de 1,8% en septembre, qui marque un ralentissement par rapport à la hausse de 2,9% en août. La capacité était seulement de 0,2%, avec un facteur de charge grimpant de 1,2 point de pourcentage à 75,2%. La croissance du trafic international continue d'être affecté par un mélange de défis structurels dans certaines grandes compagnies aériennes, les risques géopolitiques et la faible confiance des entreprises dans certains pays de la région.

La demande internationale des transporteurs nord-américains a grimpé de 4,3% par rapport à septembre 2018, sourdre de la croissance de 2,9% enregistrée en août et la meilleure performance parmi les régions. La capacité a augmenté de 1,6%, et un facteur de charge accélérée de 2,2 points de pourcentage à 83,0%. La demande est soutenue par de solides dépenses de consommation et la création d'emplois continue.

Les compagnies aériennes latin -américaines ont eu une augmentation de la demande de 1,2% en septembre par rapport à il y a un an, ce qui est en baisse de la croissance de 2,3% en août. La capacité a diminué de 1,6% et le facteur de charge a fait un bond de 2,3 points de pourcentage à 82,5%. Les  transporteurs d'Amérique latine continuent à faire face à plusieurs défis, dont certains plus faibles résultats économiques et la confiance des entreprises, des troubles politiques et sociaux dans les Etats clés et l'exposition aux devises du raffermissement du dollar américain.

Le trafic des compagnies aériennes africaines a grimpé de 0,9% en septembre, soit une baisse brutale de la croissance de 4,1% enregistrée en août. En regardant à travers la volatilité récente du nombre, cependant, la croissance du trafic pour le troisième trimestre de 2019 reste solide à environ 3% en glissement sur douze mois. Capacité a augmenté de 2,5%, cependant, et le facteur de charge a plongé de 1,1 points de pourcentage à 71,7%.

Marchés passagers intérieurs en augmentation :

La demande de Voyage intérieur a augmenté de 5,3% en septembre par rapport à septembre 2018, ce qui est une amélioration par rapport à la croissance annuelle de 4,7% enregistrée en août. La capacité a augmenté de 4,7% et le facteur de charge augmente le point de pourcentage de 0,5 à 82,3%.

Les compagnies aériennes japonaises ont vu le trafic intérieur grimper de 10,1% en septembre et sur l'augmentation annuelle de 2,0% enregistrée en août. Cependant, les résultats sont faussés par les résultats faibles en septembre 2018 en raison de la perturbation causée par le typhon Jebi.

Le trafic national des compagnies aériennes des États-Unis a fait un bond de 6,0% en septembre par rapport à septembre 2018, en hausse par rapport une croissance de 3,9% août.

Les difficultés du secteur :

Ces chiffres ne doivent pas masqué les réalités du secteur.  En quelques semaines, quatre compagnies aériennes en Europe ont fait faillite. Les tensions commerciales sont élevées et le commerce mondial est en baisse. Le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour 2019 à 3,0%. Si elle est correcte, ce serait le résultat le plus faible depuis 2009, quand le monde était encore aux prises avec la crise financière mondiale. (Source IATA).

Photo : La demande passagers reste forte.

06/07/2014

Forte demande du transport aérien !


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Genève, l’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques sur le transport mondial de passagers en mai, qui indiquent une croissance de la demande de 6,2 % par rapport à mai 2013. Bien qu’il s’agisse d’un ralentissement par rapport au taux de 7,6 % en glissement annuel observé en avril, ce résultat démontre que les facteurs de la demande s’améliorent. La capacité a augmenté de 5,2 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 0,7 point de pourcentage pour atteindre 79,0 %. À l’exception de l’Afrique, toutes les régions ont connu une croissance du trafic.

« Nous constatons une saine demande dans le secteur aérien, qui vient appuyer et favoriser le maintien de la reprise de l’activité économique mondiale », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Marchés passagers internationaux:

Le trafic de passagers internationaux en mai a augmenté de 7,0 % par rapport à l'année précédente. La capacité a augmenté de 6,0 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 0,8 point de pourcentage pour atteindre 78,1 %. Toutes les régions ont enregistré une croissance de la demande en glissement annuel.


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Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré une croissance de 7,3 % par rapport à mai 2013, soit la plus importante croissance parmi les trois plus grandes régions. Ce bon résultat semble indiquer que la pression à la baisse résultant de la stagnation de l’économie chinoise s’atténue. Selon JP Morgan/Markit, l’activité manufacturière a rebondi en mai, soutenue par une forte augmentation de la croissance des commandes d’exportation. La capacité a augmenté de 7,5 %, faisant fléchir le coefficient d’occupation de 0,1 point de pourcentage, à 74,1 %. 

Les transporteurs d’Europe affichent une croissance de 6,1 % en mai, par rapport à l’année précédente. La capacité a augmenté de 5,3 % et le coefficient d’occupation a gagné 0,6 point de pourcentage pour atteindre 80,3 %. L’activité économique dans la zone euro a connu une lente reprise et les dernières données suggèrent une solide augmentation de la production industrielle et du commerce, entraînant une accélération du PIB de la zone euro au deuxième trimestre. 

Les compagnies aériennes d’Amérique du Nord ont enregistré en mai une hausse de la demande de 4,4 % en glissement annuel, ce qui suggère des tendances de croissance économique positives et un allègement de la pression sur les niveaux d’emploi. La capacité a augmenté de 4,8 %, de sorte que le coefficient d’occupation des sièges a perdu 0,3 point de pourcentage. À 83,0 %, ce taux demeure le plus élevé parmi toutes les régions. 

Les transporteurs du Moyen-Orient ont connu la plus forte croissance de trafic, soit 13,2 % en glissement annuel. Les compagnies aériennes profitent encore de la force des économies régionales, y compris dans les secteurs non pétroliers, et de la solide croissance des voyages d’affaires Premium. La capacité a augmenté de 6,9 % et le coefficient d’occupation a gagné 4,4 points de pourcentage pour atteindre 78,0 %. 

Les compagnies aériennes d’Amérique latine affichent une augmentation de trafic de 9,1 %. La capacité a augmenté de 6,0 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 2,2 points de pourcentage pour atteindre 79,6 %. La perspective demeure largement positive pour les transporteurs d’Amérique latine, alors que les solides résultats dans des économies comme la Colombie, le Pérou et le Chili contribuent à maintenir un fort environnement de demande. Par ailleurs, l’économie du Brésil demeure faible, et les bénéfices associés à la Coupe du Monde de la FIFA seront probablement temporaires. 

Les compagnies aériennes d’Afrique ont enregistré le plus faible taux de croissance de la demande, soit une hausse de 1,9 % par rapport à mai 2013. La capacité ayant augmenté de 4,7 %, le coefficient d’occupation des sièges a perdu 1,8 point de pourcentage pour s’établir à 64,4 %. Ce taux est le plus faible parmi toutes les régions. Les faibles résultats des transporteurs de la région au chapitre des voyages internationaux pourraient en partie refléter les problèmes économiques dans certaines parties du continent, notamment le ralentissement de la grande économie d’Afrique du Sud. 


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Photos : 1 A320 Swiss 2 ATR 72-600 Etihad 3 CRJ900 Lufthansa @ P.Kümmerling


01/02/2013

Le trafic aérien en 2013 devrait retrouver des couleurs !

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GENEVEL’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques de trafic aérien pour l’année 2012, qui indiquent une croissance annuelle de 5,3 % du secteur passagers et un déclin de 1,5 % du secteur du fret aérien.

 

L’augmentation de 5,3 % de la demande dans le secteur passagers a été légèrement inférieure à celle de 5,9 % enregistrée en 2011, mais ce chiffre demeure supérieur à la moyenne de 5 % sur vingt ans. Les coefficients d’occupation sur l’année ont approché les niveaux records, à 79,1 %. La demande a augmenté davantage dans les marchés internationaux (6,0 %) que dans les marchés intérieurs (4,0 %). Dans les deux cas, les marchés émergents ont été les principaux facteurs de croissance.

Dans le secteur du fret aérien, la demande a diminué de 1,5 % par rapport à 2011, de sorte que le secteur en est à sa deuxième année consécutive marquée par un déclin, après une contraction de 0,6 % en 2011. Le coefficient de charge pour l’année a été de 45,2 %.

 

Demande dans le secteur passagers internationaux :

 

La demande dans le secteur passagers internationaux a augmenté de 6,0 % en 2012. La plus forte croissance a été observée dans les marchés en émergence, particulièrement au Moyen- Orient (15,4 %), en Amérique latine (8,4 %) et en Afrique (7,5 %). La capacité a augmenté un peu moins que la demande (4,0 %), entraînant un coefficient d’occupation des sièges presque record, à 78,9 %.

 

Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré une augmentation de 5,2 % du trafic passagers en 2012. Ce taux est plus élevé que celui de 2011 (4,0 %), quoique ce dernier ait été affecté par le tsunami au Japon. La performance de 2012 correspond à la moyenne mondiale et représente environ le cinquième de toute la croissance de l’industrie. Après un début lent, le quatrième trimestre a été stimulés par le rétablissement de l’économie chinoise et le renforcement des importations et exportations asiatiques. L’augmentation de capacité de seulement 3,0 % sur l’ensemble de l’année a permis de maintenir un coefficient d’occupation favorable de 77.5 % en moyenne.

 

Chez les transporteurs d’Europe, le trafic passagers a augmenté de 5,3 % en 2012, en forte baisse par rapport à 2011, alors que le taux d’augmentation était de 9,5 %. La croissance est attribuable à la performance des transporteurs de la zone euro sur les routes long-courriers (les voyages à l’intérieur du territoire de l’UE ont stagné en raison de la faible croissance économique). De plus, environ un quart de la croissance des compagnies aériennes européennes est lié à des transporteurs de l’extérieur de la zone euro (la Turquie étant un contributeur important). La capacité a augmenté de 3,1 %, hissant le coefficient d’occupation moyen pour l’année à 80,5 %. Cela s’ajoutant aux autres avantages de la consolidation de l’industrie, l’industrie européenne a atteint le seuil de rentabilité pour l’année, ce qui représente une performance financière bien meilleure que celle à laquelle on pouvait s’attendre dans les conditions économiques difficiles qui règnent.

 

Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent la plus faible croissance du secteur passagers internationaux, avec un taux de 1,3 % (en baisse par rapport au taux de 4,1 % en 2011). Les restructurations, les consolidations et une gestion serrée de la capacité (en baisse de 0,3 % pour l’année) ont permis d’atteindre le coefficient d’occupation le plus élevé (82,0 %), ce qui a contribué à des profits évalués à 2,4 milliards $.


 

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Les transporteurs du Moyen-Orient sont responsables de près du tiers de la croissance globale des marchés passagers internationaux, avec une croissance de 15,4 % (en hausse par rapport au taux de 8,9 % enregistré en 2011, qui reflétait l’impact du printemps arabe). Cette performance

a été réalisée alors que la capacité augmentait de 12,5 % et que le coefficient d’occupation augmentait pour atteindre 77,4 %. Les transporteurs de la région ont accru la connectivité de leurs aéroports pivots en croissance, en augmentant de façon substantielle leur réseau (destinations) et la fréquence des vols. Malgré l’expansion, le coefficient d’occupation amélioré indique que la croissance est viable et que les compagnies aériennes de la région ont réussi à attirer de nouveaux passagers.

 

Les transporteurs d’Amérique latine ont enregistré une croissance de la demande de 8,4 % en 2012. Il s’agit de la seconde meilleure performance (après le Moyen-Orient) et cette croissance est liée à l’augmentation des revenus et à la baisse du chômage dans la région (en particulier au Brésil). La capacité a augmenté à un moindre rythme (7,5 %) de sorte que le coefficient d’occupation s’est maintenu à 77,9 % pour l’ensemble de l’année.

 

Les transporteurs d’Afrique ont eu une solide croissance annuelle, avec une hausse de 7,5 %, alors que l’expansion économique du continent stimule le trafic. L’expansion de capacité de 7,1 % a été tout juste inférieure à l’augmentation du trafic. Cela a porté le coefficient d’occupation à 67,1 %, mais il s’agit du plus faible taux parmi toutes les régions.

 

Demande dans le secteur passagers intérieurs :

 

Les voyages aériens intérieurs étaient en hausse de 4,0 % en 2012. La Chine (9,5 %) et le Brésil (8,6 %) ont offert les meilleures performances. L’Inde a eu les plus faibles résultats, avec une contraction de 2,1 % par rapport à 2011. La capacité totale a augmenté de 3,8 %, ce qui correspond à la croissance de la demande (4,0 %) et le coefficient d’occupation des sièges sur les vols intérieurs a été de 79,5 %.

 

 

Le trafic aux États-Unis a augmenté de 0,8 % en 2012 (en baisse par rapport au taux de 1,5 % en 2011), et la capacité a augmenté deux fois moins que la demande, soit 0,4 %. Cela a entraîné un coefficient d’occupation de 83,4 %, le plus élevé parmi les grands marchés. Le ralentissement reflète la maturité et la faiblesse de la croissance économique du marché américain, qui représente environ la moitié de tous les voyages aériens intérieurs.

 

La Chine et le Brésil affichent les plus forts taux de croissance en 2012, soit 9,5 % et 8,6 % respectivement. Tous deux ont augmenté leur capacité, mais celle de la Chine a augmenté de 11,3 %, surpassant la croissance de la demande, tandis que celle du Brésil (4,8 %) représentait environ la moitié de la croissance du trafic. Néanmoins, le coefficient d’occupation de la Chine demeure élevé, à 80,9 %, et considérablement plus fort que celui du Brésil (71,8 %).

 

Le marché intérieur du Japon a connu une croissance de la demande de 3,6 % en 2012, tandis que la capacité augmentait de 2,3 %. La demande dans le marché intérieur au Japon souffre encore de la faiblesse de l’économie qui ralentit la reprise à la suite du séisme et du tsunami de 2011. Le marché intérieur japonais est inférieur de 7 % à ce qu’il était avant le tsunami et le coefficient d’occupation de 62,0 % est le plus faible parmi les principaux marchés intérieurs.


 

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Les voyages intérieurs en Inde ont diminué de 2,1 % par rapport à 2011. À la faible croissance économique se sont ajoutées l’augmentation des coûts d’exploitation, l’insuffisance des infrastructures, les taxes élevées et les réglementations onéreuses. La croissance de la capacité a diminué à 0,3 % (contre 16,2 % en 2011) et le coefficient moyen d’occupation pour l’année a été de 72,9 %.

 

 

Fret aérien (intérieur et international) :

Les marchés de fret aérien étaient en déclin pour une deuxième année consécutive, perdant encore 1,5 % en 2012 après avoir subi une baisse de 0,6 % en 2011. Le fret aérien est sous pression en raison du ralentissement de la croissance du commerce mondial et du changement dans la nature des marchandises transportées. Les économies émergentes en expansion stimulent la demande de marchandises en vrac transportées par bateau, tandis que la faiblesse économique en Occident ralentit la demande de biens de consommation de grande valeur transportés par voie aérienne. La capacité du fret a augmenté de seulement 0,2 % sur l’ensemble de l’année, et le coefficient de charge a été de 45,2 %.

 

Les transporteurs d’Asie-Pacifique (les joueurs les plus importants dans le marché du fret aérien) affichent une baisse de la demande de 5,5 % et une réduction de capacité de 2,4 %. En tant que principal centre manufacturier du globe, la région a souffert du ralentissement de la demande dans les marchés occidentaux. Le coefficient de charge demeure le plus élevé parmi les régions, à 56,1 %, mais il a diminué de façon plus marquée qu’ailleurs, nuisant à la rentabilité du fret.

 

Les transporteurs d’Europe et d’Amérique du Nord ont aussi connu des baisses de la demande dans le secteur du fret, soit 2,9 % et 0,5 % respectivement. Les transporteurs d’Europe ont augmenté leur capacité de 0,3 %, ce qui a fait chuter le coefficient de charge à 47,2 %. Les transporteurs d’Amérique du Nord ont réduit leur capacité de 2,0 %, soit plus fortement que la demande, mais le coefficient de charge de la région n’est que de 35,0 %, le deuxième plus faible parmi les régions.

Les transporteurs d’Amérique latine ont subi une baisse de 1,2 % de la demande, mais leur capacité a augmenté de 4,9 % sur l’année, faisant baisser le coefficient de charge à 38,3 %.

Les transporteurs d’Afrique et du Moyen-Orient ont profité des nouveaux marchés et du développement des liens commerciaux entre les deux régions. La demande dans le secteur du fret aérien a augmenté de 7,1 % et 14,7 % respectivement. Dans les deux cas, il s’agit d’une amélioration par rapport à 2011, alors que l’Afrique subissait une baisse de 2,1 % et le Moyen-

Orient enregistrait une croissance de 8,2 %. Le Moyen-Orient a eu la plus forte augmentation de capacité parmi toutes les régions – 11,4 % – mais le coefficient de charge s’est encore amélioré, atteignant 44,8 %. La capacité en Afrique a augmenté de 9,2 %, soit plus que la demande. Le coefficient de charge a diminué à 24,7 %, le plus faible parmi toutes les régions et par une marge importante.

 

Le Bilan :

 

La confiance des milieux d’affaires est en hausse. La situation de la zone euro est plus stable qu’il y a un an et les États-Unis ont évité la falaise fiscale. Mais nous devons combattre des vents contraires. On n’entrevoit pas la fin des prix élevés du carburant et la croissance prévue du PIB n’est que de 2,3 %. Cependant, une meilleure confiance des milieux d’affaires devrait aider les marchés de fret à récupérer le terrain perdu en 2012. Et l’élan acquis à la fin de l’année devrait entraîner une croissance du marché passagers approchant la tendance historique de 5 %. L’année 2013 ne sera pas une année record en termes de rentabilité, mais il devrait y avoir des améliorations par rapport à 2012.


 

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Photos : 1 Sukhoi SSJ100 Superjet @ Sukhoi 2 B747-800 Intercontinental Lufthansa @ Lufthansa 3 A320 Aer Lingus 4 Embraer 190 KLM @ Pascal Kümmerling

01/01/2013

3,6 milliards de passagers d'ici 2016 !


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L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses prévisions de trafic aérien qui indiquent que les compagnies aériennes s’attendent à transporter quelque 3,6 milliards de passagers en 2016. Je vous livre ici, le compte rendu de ces prévisions,  qui représentent environ 800 millions de plus que les 2,8 milliards de passagers transportés par avion en 2011.

 

Ces chiffres proviennent du document Prévisions de l’industrie aérienne pour 2012-2016 de l’IATA. Selon cette prévision de l’industrie, le nombre global de passagers croîtra en moyenne de 5,3 % par année de 2012 à 2016. L’augmentation de 28,5 % du nombre de passagers durant cette période représentera près de 500 millions de nouveaux passagers sur les vols intérieurs et 331 millions de nouveaux passagers sur les vols internationaux.

 

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Les volumes de fret aérien international auront une croissance de 3 % par année, pour atteindre 34,5 millions de tonnes en 2016. Il s’agit d’une augmentation de 4,8 millions de tonnes par rapport aux 29,6 millions de tonnes transportées en 2011.

 

Les économies émergentes d’Asie-Pacifique, d’Amérique latine et du Moyen-Orient auront la plus forte croissance du nombre de passagers. Les routes aériennes vers ou à l’intérieur de la Chine domineront cette croissance, transportant 193 des 831 millions de nouveaux passagers durant la période visée par la prévision (159 millions sur des vols intérieurs et 34 millions à l’international). La croissance du secteur passagers dans la région Asie-Pacifique (intérieur et international) devrait représenter environ 380 millions de passagers de plus durant la période visée par la prévision.

 

D’ici 2016, les États-Unis vont demeurer le plus grand marché intérieur (710,2 millions de passagers). La même année, le nombre de passagers voyageant sur des vols internationaux vers ou en partance des États-Unis s’élèvera à 223 millions, faisant des É.-U. le plus important marché pour les vols internationaux. La maturité du marché américain se reflète dans les taux de croissance (2,6 % pour les vols intérieurs et 4,3 % pour l’international) qui seront bien inférieurs aux moyennes mondiales (5,3 % pour les vols internationaux et 5,2 % pour les vols intérieurs).

« Malgré l’incertitude économique qui règne actuellement, la demande prévue de connectivité aérienne demeure forte. C’est une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Les liaisons aériennes croissantes créent des emplois et soutiennent la croissance dans toutes les économies. Mais pour profiter de ces possibilités, les gouvernements devront reconnaître la valeur de l’aviation par des politiques qui n’entravent pas l’innovation, des régimes fiscaux qui

ne sanctionnent pas le succès et des investissements qui permettent aux infrastructures de suivre le mouvement.  

A l’échelle mondiale, l’aviation représente 57 millions d’emplois et une activité économique de 2,2 billions de dollars.


 

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Photos :1 A330 Air Transat 2 B737-600 SAS 3 B757 UPS @ Fabricio Jimenez

 

31/10/2011

Transport aérien la crise plombe la croissance !

 

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Alors que le trafic passager a connu une hausse en septembre, le fret aérien a au contraire affiché une nouvelle contraction de 2,7% de son trafic, par rapport à septembre 2010. C’est le cinquième mois consécutif que l’Association du transport aérien international (IATA), rapporte une réduction du volume de transport de marchandise, une tendance qui correspond une baisse de confiance observée des milieux des affaires et des consommateurs.

« La vigueur de la demande du secteur passagers en septembre a été une bonne surprise (…), a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA, à Montréal. (Mais) nous prévoyons toujours une baisse générale dans le secteur passagers à l’approche de la fin de l’année.» Les volumes de fret ont diminué de façon importante au troisième trimestre. Au début de septembre, les volumes de fret étaient inférieurs de 5% à ceux du premier trimestre, en raison croit l’IATA d’une détérioration des conditions économiques et commerciales. Le ratio des stocks par rapport aux ventes prévues s’est accru et les envois aériens diminuent.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique, les plus importants du secteur du fret aérien, ont été les plus touchés, avec une baisse de 6,3 % de la demande par rapport à septembre 2010. Les perturbations qui ont affecté les chaînes d’approvisionnement après le séisme et le tsunami du Japon semblent continuer de nuire au fret aérien de cette région pourtant en plein essor.

Les transporteurs d’Europe ont aussi enregistré une contraction de la demande de 2,4 %, tandis que ceux d’Amérique du Nord rapportent que le trafic de fret en septembre équivalait à celui de l’année précédente.

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Maintien du volume de passagers

Le transport de passagers va mieux. Le volume des voyages aériens internationaux a amorcé une remontée pour atteindre le niveau de juillet, après une chute en août. Le déclin marqué de la confiance des milieux d’affaires dans la plupart des économies, ainsi que la faible confiance des consommateurs aux États-Unis et en Europe, trahissent une certaine réticence quant aux voyages d’affaires et de tourisme, soutient l’IATA. Le coefficient d’occupation s’est maintenu à 79,5 % en septembre, légèrement inférieur au taux de 80,1 % enregistré en septembre 2010.

Les coefficients d’occupation les plus élevés ont été observés en Amérique du Nord (82,6 %) et en Europe (82,4 %). Le coefficient d’occupation en Asie-Pacifique a fléchi à 76,0 %, la région devant absorber le plus grand nombre de livraisons de nouveaux appareils.

Déclin des profits

La dernière enquête de l’IATA sur la confiance dans l’industrie aérienne révèle un déclin important des profits anticipés au cours des douze prochains mois. Plus important encore, les coûts unitaires devraient augmenter et il y a peu d’optimisme quant aux rendements.

La majorité des répondants ne s’attendent à aucun changement quant aux rendements du secteur passagers, tandis que 90 % des répondants étaient partagés également entre ceux qui croient que les rendements du fret vont rester les mêmes et ceux qui s’attendent à un déclin. L’IATA s’attend à ce que la rentabilité fléchisse, passant de 6,9 milliards $ US en 2011 à 4,9 milliards $ US en 2012, soit une marge de tout juste 0,8 %.

 

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Photos : 1 B737 Continental 2 Antonov 124 @ Fabricio Jimenez 3 MD-11F Ethiopian Cargo @ Paul Marais-Hayer