21.03.2012
Le prix du pétrole péjore le trafic aérien !

L’Association du transport aérien international (IATA) a annoncé une révision à la baisse des prévisions de l’industrie pour 2012, attribuable principalement à la hausse du prix du pétrole. La lente mais sûr remontée du prix du baril péjore le secteur aérien et va s’accentuer. Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a plongé dans le rouge l'an passé avec une perte nette de 809 millions d'euros, sous l'effet notamment d'une augmentation substantielle de la facture carburant qui s'alourdira encore cette année, de son côté Lufthansa réfléchit également à des hausses tout comme sa filiale aérienne Swiss réfléchit à une hausse de 15 à 20 francs du prix de ses billets d'avion à destination de l'Europe. La hausse du prix des carburants coûtera 300 millions de francs supplémentaires à Swiss en 2012.
Diminution de la marge bénéficiaire :
L’IATA prévoit que les compagnies aériennes réaliseront des profits globaux de 3,0 milliards $ en 2012, soit une marge bénéficiaire de 0,5 %. Cette diminution de 500 millions $ par rapport aux prévisions de décembre est liée à une augmentation du prix moyen prévu du pétrole à 115 $ le baril, comparativement au prix de 99 $ prévu antérieurement. Plusieurs facteurs ont empêché une baisse plus importante : (1) le fait que la crise de la zone euro ne se soit pas aggravée de façon significative; (2) l’amélioration de l’économie américaine; (3) la stabilisation du marché du fret; et (4) l’expansion plus lente que prévu de la capacité.
Principaux facteurs influençant les prévisions :
Le principal facteur de réduction de la rentabilité est le prix du pétrole. En décembre 2011, la prévision moyenne pour 2012 s’établissait à 99 $ le baril de brent. Le prix moyen à ce jour s’approche de 120 $ et la prévision moyenne pour l’ensemble de l’année a été révisée à 115 $ (plutôt que 99 $, tel que prévu précédemment). Le carburant représentera ainsi 34 % des coûts moyens d’exploitation et la facture globale de carburant de l’industrie s’élèvera à 213 milliards $. Les tensions politiques dans la région du Golfe accentuent le risque d’augmentation importante des prix du pétrole, ce qui pourrait rendre l’industrie déficitaire
L’utilisation des actifs : la capacité totale (passagers et fret réunis) devrait augmenter de 3,2 % en 2012 (selon les horaires publiés), ce qui est inférieur à l’augmentation prévue de la demande, soit 3,6 %. Il s’agit d’un renversement de la prévision de décembre, dans laquelle l’expansion de la capacité (3,1 %) surpassait celle de la demande (2,9 %). Les coefficients d’occupation des sièges et l’utilisation des aéronefs sont revenus aux niveaux d’avant la récession. En janvier, le coefficient d’occupation des sièges s’élevait à 76,6 %, soit plus de deux points de pourcentage de plus qu’avant la récession. Le nombre d’heures moyen d’exploitation des avions de passagers s’approche également du taux maximal d’utilisation enregistré avant la récession.

Le facteur de charge du fret en janvier était 6 % inférieur au sommet de 2010 et le nombre moyen d’heures de vol des avions-cargos était en baisse de 11 %.
La demande dans le secteur passagers devrait augmenter de 4,2 %, soit 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en décembre. Le nombre de voyageurs Premium en janvier était en hausse de 2,9 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de passagers en classe économique a augmenté de 6,1 %. Cela reflète une plus grande confiance des milieux d’affaires et des consommateurs aux États-Unis et en Asie-Pacifique.
Résultats régionaux :
Toutes les régions connaîtront une baisse de rentabilité en 2012, par rapport à 2011, et l’Europe et l’Afrique subiront des pertes.
Les transporteurs d’Europe sont de loin les plus en difficulté. Les prévisions sont inchangées par rapport à décembre, soit des pertes nettes de 600 millions $ et une marge EBIT de 0,3 % des revenus. Bien qu’il semble qu’une aggravation majeure de la crise de la zone euro ait été évitée, plusieurs économies européennes sont en récession profonde, ce qui maintiendra la faiblesse des secteurs passagers et fret. Au même moment, les voyages aériens sont affectés par les taxes et les coûts liés au Système européen d’échange de droits d’émission.
Les transporteurs d’Amérique du Nord devraient enregistrer des profits de 900 millions $, en baisse par rapport à la prévision précédente de 1,7 milliard $. La marge EBIT de 2,0 % est la plus élevée, avec celle des transporteurs d’Asie-Pacifique. Le prix plus élevé du pétrole est responsable de la baisse des profits, mais les transporteurs aériens de cette région connaîtront la plus faible baisse par rapport à l’an dernier, parmi les principales régions, en raison des très faibles augmentations de capacité prévues.
Les transporteurs d’Asie-Pacifique maintiennent leur bonne performance. Des résultats meilleurs que prévu en 2011, en particulier chez les transporteurs chinois, ont mené à une révision à la hausse des profits de 2011, à 4,8 milliards $ plutôt que 3,3 milliards $. Pour 2012, les transporteurs de la région devraient enregistrer les plus importants profits, en chiffres absolus, soit 2,3 milliards $, ce qui représente 200 millions $ de plus que ce qu’on prévoyait en décembre. Les prix plus élevés du pétrole réduiront de plus de la moitié les profits de cette année, mais les économies relativement fortes de la région continueront de générer une croissance plus rapide des voyages et du transport de fret que dans toute autre région.
Les transporteurs du Moyen-Orient devraient enregistrer des profits de 500 millions $ (en hausse par rapport à la prévision précédente de 300 millions $). Les résultats financiers semblaient déjà meilleurs que ce qu’on prévoyait en 2011, passant de 400 millions $ à 1 milliard $. Dans le secteur passagers, le coefficient d’occupation des sièges s’est amélioré en raison d’un ralentissement de l’augmentation de capacité, et les marchés long-courriers ont été relativement robustes.
En Amérique latine, les profits devraient s’élever à 100 millions $, une prévision inchangée. Les résultats varient à l’intérieur de la région, mais l’intense concurrence dans certains marchés importants et le ralentissement des économies feront en sorte qu’il sera difficile pour les transporteurs de la région de contrer l’augmentation des prix du carburant qui les frappera cette année.
Les transporteurs d’Afrique devraient enregistrer des pertes de 100 millions $, une prévision inchangée. Certaines économies de la région sont en forte croissance et génèrent une augmentation de la demande de transport aérien. Toutefois, les coefficients de charge des secteurs passagers et fret sont très faibles chez les transporteurs de cette région, ce qui aggravera les effets de la hausse des prix du carburant.
Flambée du prix du carburant :
Plusieurs observateurs ont évoqué un scénario dans lequel une escalade de la crise en Iran pourrait mener à une fermeture du détroit d’Hormuz, coupant une voie essentielle d’approvisionnement en pétrole. Selon ce scénario, le prix du pétrole pourrait bondir et atteindre 150 $ par baril de brent au milieu de l’année, pour une moyenne de 135 $ sur l’ensemble de l’année. Dans une telle éventualité, le taux de croissance du PIB mondial descendrait à 1,7 %, plongeant toute l’industrie dans des pertes de plus de 5 milliards $.

Photos : 1 A319 TACA 2 B767-300 Florida-West @ Fabricio Jimenez 4 A330 Dragonair @ K.H.Yim
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01.09.2011
Trafic passagers en hausse en juillet !

Genève - L'International Air Transport Association (IATA) a annoncé les résultats du trafic pour Juillet qui a montré que les déplacements des passagers était en hausse de 5,9%. Par contre le marché du fret est en stagnation avec une baisse de la demande de 0,4% par rapport aux niveaux année précédente.
Cette augmentation du mois de juillet est basée sur les perspectives optimistes économiques qui ont marqué le début de l'année, et marque la confiance des entreprise et des consommateurs. Par contre les lenteurs du marché actuel et les prix élevés du carburant devrait péjorer la fin de l’année.
Le transport international de passagers a augmenté de 7,3% par rapport à Juillet 2010, mais se par contre les marchés domestiques ont fléchit avec une croissance de 3,5 %.
Par rapport à la situation d’avant la récession du début de 2008, le trafic passagers international a augmenté de 12%. Si l'industrie avait continué de croître au rythme d'avant celle-ci de 8%, les marchés internationaux aurait été d'environ 14% plus élevés que ceux d'aujourd'hui et un quart plus élevé que le niveau d'avant la récession. Cela confirme que la crise financière mondiale a coûté près de deux années de développement aux compagnies aériennes.

Marchés passagers internationaux :
La demande pour les voyages aériens internationaux en Juillet a été de 7,3% au dessus du niveau de l'année précédente et nettement plus forte que la croissance de 6,0% enregistrée en Juin. L'augmentation va au-delà de la fluctuation saisonnière qui se produit normalement avec les vacances d’été de l’hémisphère Nord.
Les transporteurs d'Amérique latine ont été les plus performants avec une augmentation de 10,3% au cours du mois de Juillet, soutenu par de fortes économies régionales et des marchés libéralisés.
Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une hausse de 9,7% de la demande,avec un coefficients d'occupation des sièges pour le mois qui s'élevait à 81,4%.
Les transporteurs européens ont enregistrés une augmentation de 9,3% avec un coefficient d'occupation à 85,1%.
Les transporteurs nord-américains ont vu une augmentation de 3,9% seulement.
L’Asie-Pacifique a vu une augmentation de capacité de 5,8%, les compagnies aériennes de la région doivent encore à s'adapter à deux défis majeurs: le ralentissement de la croissance en Chine et faire face au redémarrage du Japon encore affaiblit par le tsunami.
A noter que le Brésil et l'Inde ont enregistré les plus forts taux de croissance de 17,8% et 20,6% respectivement. Tous deux ont effectués des performances plus fortes qu’en Juin.
Le Fret (domestique + international) :
Le marchés de fret qui reflète les sentiments économiques plus rapidement que les marchés des passagers, a montré une baisse de 0,4% en Juillet par rapport à l'année précédente. La nature de la faiblesse a changé. En 2010, les compagnies aériennes ont perdu des parts de marché aux autres modes de transport que le commerce mondial élargi. Le séisme et le tsunami au Japon, couplé avec la morosité économique générale sont maintenant les facteurs principaux moteurs de la faiblesse continue.

Photos : 1 A380 Emirates 2 B777 Cathay Pacific 3 A330 China Airlines @ K.-L. Yim
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07.07.2011
L’Inde un fabuleux marché pour l’aviation !

NEW DELHI, INDE Le marché indien pourrait représenter un potentiel de 150 milliards de dollars selon les analyses de Boeing.
Une croissance particulièrement robuste doublée d’une prospérité régulière qui permet aujourd’hui l’éclosion d’une classe moyenne ayant accès aux voyages va favoriser le développement du trafic aérien tant en interne que vers l’extérieur. Pour les analystes de Boeing, les perspectives de ventes d’avions commerciaux neufs se situent à près de 1.320 appareils d’ici 2030.
L’Inde dispose aujourd’hui d’un secteur aéronautique déjà bien en place et rentable et ceci malgré les fluctuations du marché du pétrole. Ce marché va continuer à croître ces prochaines années. Le marché domestique du trafic passager va atteindre 53,6 millions de passagers et 13,1 millions pour le trafic international cette année. Le secteur devrait voir une croissance de l’ordre de 8,1 % par année.
Les futurs besoins :
Les besoins des compagnies aériennes indiennes vont s’intensifier dans tous les secteurs, soit les vols courts et long-courriers. Les compagnies Low-Cost ont déjà commencé à remplacer les flottes vieillissantes avec des appareils monocouloirs, ces même compagnies anticipent déjà la progression de la demande passagers en augmentant le nombre d’appareils commandés.
Dans la catégorie des avions monocouloir, les compagnies indiennes ont déjà montré leurs intérêts avec le B737 NG et surtout l’énorme commande de IndiGo avec l’A320NEO. Le second marché en phase de se développer est celui des long-courrier à vocation internationale comme les B777, B787 et A330 et le futur A350.
Le transporteur national Air India va devoir ces prochaines années passer commande d’un grand nombre d’appareils lui permettant de rester concurrentiel avec des aéronefs plus respectueux de l’environnement.
Rappel :
Actuellement en neuvième position du classement des marchés aéronautiques mondiaux, l'Inde a connu des bouleversements profonds dans ce secteur depuis les années 90. D'abord l'ouverture du marché aux entreprises privées, comme Jet Airways, qui eut lieu en 1994. Le pays a construit depuis de nombreux aéroports, tant régionaux qu'internationaux, ce qui devrait faire de l'Inde, à terme, le "hub" de la région Asie Pacifique.

Photos : 1 Airbus A310 air India @ Steve Bimley 2 A320 IndiGo @ Vivek Manvi
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07.06.2011
2011 sera une année plus difficile pour le Transport aérien !

L’Association du transport aérien international (IATA) vient de revoir ses prévisions sensiblement à la baisse pour l’année 2011, le prix du pétrole, les désastres naturels et l’agitation politique imposent un lourd tribut au développement du trafic aérien, analyse :
4 milliards de $ US :
Les prévisions de profits de l’industrie aérienne pour 2011 devrait s’établir à 4 milliards $ US. Il s’agirait d’une chute de 54 % par rapport aux prévisions de 8,6 milliards $ US établies en mars, et une diminution de 78 % par rapport aux profits nets de 18 milliards $ US (plutôt que 16 milliards $ US estimés précédemment) enregistrés en 2010. Sur des revenus anticipés de 598 milliards $ US, un profit de 4 milliards $ US correspond à une marge de profit de 0,7 %.
« Les désastres naturels au Japon, l’agitation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et l’augmentation rapide des prix du pétrole ont fait baisser les profits anticipés de l’industrie à milliards $ US. Pour réaliser des profits dans une année marquée par une telle combinaison sans précédent de crises, il aura fallu maintenir un très fragile équilibre. Les gains d’efficacité de la dernière décennie et le renforcement de l’environnement économique mondial compensent le prix élevé du pétrole. Mais avec une affligeante marge de profit de 0,7 %, il n’y a pas beaucoup de marge de manoeuvre pour affronter les prochaines perturbations », a déclaré Giovanni Bisignani, directeur général et chef de la direction de l’IATA.
Concernant le carburant :
Le coût du carburant est la principale cause de la réduction de la rentabilité. On prévoit maintenant que le prix moyen du pétrole en 2011 sera de 110 $ le baril de Brent, une augmentation de 15 % par rapport à la prévision précédente de 96 $. Pour chaque dollar d’augmentation du prix annuel moyen du pétrole, les compagnies aériennes doivent assumer des coûts supplémentaires de 1,6 milliard $ US. Comme on estime que la moitié du carburant requis par l’industrie fait l’objet d’opérations de couverture garantissant le prix de 2010, la facture de l’industrie pour 2011 devrait augmenter de 10 milliards $ US pour s’établir à 176 milliards $ US.On estime actuellement que le carburant représente 30 % des coûts d’exploitation des compagnies aériennes, soit plus du double par rapport à 2001, alors que la proportion était de13 %.
La Demande :
Malgré le prix élevé de l’énergie, le commerce mondial et les revenus des corporations ont poursuivi leur progression. Par conséquent, la prévision concernant le PIB mondial a augmenté de 0,1 % pour atteindre 3,2 %, ce qui contribue à une croissance prolongée de la demande dans le secteur aérien. Toutefois, les taux de croissance du fret et du secteur
passagers ont été révisés à la baisse en raison de l’augmentation du prix du carburant. Dans le secteur passagers, on prévoit maintenant une augmentation de 4,4 % de la demande au cours de l’année, soit 1,2 % de moins que la prévision de 5,6 % établie en mars. De même, la demande dans le secteur du fret devrait augmenter de 5,5 %, et non de 6,1 % comme indiqué dans les prévisions précédentes. Le nombre de voyageurs de tourisme, une clientèle sensible au prix, a diminué de 3 à 4 % au cours des cinq derniers mois. Cela est attribuable au prix du pétrole qui a entraîné une augmentation des coûts des voyages et aux nouvelles taxes aériennes en Europe. La demande de sièges premium, moins sensible au prix, a mieux résisté à la hausse des prix et elle continue d’être alimentée par l’augmentation du commerce mondial et des investissements des entreprises. La croissance du marché passagers premium a diminué par rapport au taux de 9 % enregistré en 2010, mais elle devrait s’aligner à la tendance historique, soit une croissance annuelle de 5 à 6 %.

La Capacité :
la capacité globale (secteurs passagers et fret combinés) devrait augmenter de 5,8 %,ce qui est supérieur au taux anticipé de croissance de la demande de 4,7 %. L’écart entre lacroissance de la capacité et celle de la demande s’est élargi de 1,1 % par rapport au pourcentage de 0,3 qui figurait dans les prévisions précédentes. Étant donné les engagements pris concernant les horaires et les coûts fixes, les ajustements de capacité devraient continuer à tirer de l’arrière par rapport à la baisse de la demande, entraînant la diminution des coefficients d’occupation. En avril, les taux d’occupation se situaient autour de 77 %. C’est plus de 1 % de moins que le taux de 78,4 % enregistré en 2010 pour le trafic international. Le taux d’utilisation des aéronefs est également en baisse. La diminution de l’utilisation des actifs, qui se traduit par des coefficients d’occupation plus faibles et moins d’heures de vol par aéronef, représente le plus important facteur de diminution de la rentabilité des compagnies aériennes.
Les Rendements :
Les robustes conditions économiques ont permis aux transporteurs de compenser en partie les prix du carburant. Cela se traduit par des prévisions d’augmentation des rendements de 3 % pour le secteur passagers (plutôt que 1,5 %) et de 4 % pour le fret (plutôt que 1,9 % prévu précédemment). Le problème est que les coûts plus élevés des billets d’avion nuisent à la demande dans les marchés sensibles au prix et qu’on ne prévoit pas que les compagnies aériennes puissent compenser l’augmentation des coûts par des revenus plus élevés.
Les transporteurs d’Asie-Pacifique :
Devraient encaisser des profits de 2,1 milliards $ US, soit la meilleure rentabilité de toutes les régions. Et pourtant, ce chiffre représente une diminution dramatique par rapport aux profits de 10 milliards $ US réalisés dans la région en 2010. Les transporteurs de la région sont plus vulnérables que les autres aux fluctuations des marchés de fret et du prix du pétrole. Les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique transportent 40 % de tout le fret aérien, mais les faibles coûts de main-d’oeuvre et le niveau peu élevé de couverture font en sorte que le carburant représente une plus grande proportion des coûts totaux. De plus, le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon devraient compromettre les possibilités de la région pour le reste de l’année. Cependant, ce phénomène sera largement compensé par la robuste croissance des économies de la Chine et de l’Inde. Le dynamisme prolongé de ces économies fait en sorte que l’Asie-Pacifique est la seule région où la croissance de la demande (6,4 %) devrait surpasser la croissance de la capacité (5,9 %).
Les transporteurs d’Amérique du Nord :
Verront leurs profits chuter, passant de 4,1 milliards $ US en 2010 à 1,2 milliard $ US en 2011. Les transporteurs de la région sont frappés par l’augmentation des prix du carburant, aggravée par le fait que la flotte est plus âgée et moins efficace au plan énergétique. Sur le plan de la demande, la région est également affectée puisque 12 % des revenus à l’international sont liés au marché japonais. Ce phénomène est plus ou moins compensé pour la force plus grande que prévu de l’économie américaine, une demande accrue pour les vols entrants et une augmentation des exportations en raison de la faiblesse du dollar américain. Une prudente gestion de la capacité devrait faire en sorte que l’augmentation de 4 % de la demande sera équivalente à l’augmentation de la capacité.
Les transporteurs d’Europe :
Devraient enregistrer des profits de 500 millions $ US, en baisse par rapport à ceux de 1,9 milliard $ US en 2010. La crise de la dette souveraine nuit à la demande provenant des économies européennes périphériques. Les économies principales profitent de la vigueur des exportations, mais les taxes aériennes nouvelles ou augmentées nuisent à la demande dans les segments de marché sensibles au prix. La majeure partie des profits prévus cette année devraient provenir des marchés long-courriers plus actifs. L’augmentation de capacité de 4,8 % devrait surpasser l’augmentation de 3,9 % de la demande.
Les transporteurs du Moyen-Orient
S’attendent à des profits de 100 millions $ US, en baisse par rapport aux 900 millions $ US enregistrés en 2010. L’agitation politique dans certaines parties de la région nuit à la demande. Les grandes compagnies aériennes de la région devraient continuer de gagner des parts des marchés long-courriers, grâce aux aéroports pivots du Moyen-Orient. Toutefois, les coûts élevés du carburant affaibliront la demande dans les segments passagers clés et l’utilisation des actifs subira des pressions à la baisse. La croissance de capacité de 15,5 % surpassera la croissance de 14,6 % de la demande.
Les transporteurs d’Amérique latine :
Seront les seuls à encaisser des profits pour une troisième année consécutive. Les économies de la région continuent d’afficher une bonne croissance, et les corridors commerciaux avec les États-Unis et l’Asie stimulent le trafic. Des modèles d’affaires novateurs et des consolidations ont permis de générer des profits raisonnables dans ces marchés en croissance. Mais les profits prévus de 100 millions $ US représentent une diminution considérable par rapport aux 900 millions $ US enregistrés en 2010. La croissance de capacité de 6,9 % surpassera la croissance de 6 % de la demande.
Les transporteurs d’Afrique :
Devraient être les seuls à afficher des pertes en 2011, soit 100 millions $ US. Les perturbations politiques en Afrique du Nord nuisent à la demande,particulièrement en Égypte et en Tunisie, qui ont des industries touristiques relativement importantes. L’économie et la demande de transport aérien ont fortement augmenté dans plusieurs pays d’Afrique, mais l’industrie locale peine à traduire cette augmentation en croissance rentable, en raison de la faiblesse des infrastructures et des réglementations restrictives imposées par les gouvernements. Pour ajouter au problème, l’augmentation de capacité de 7,4 % surpassera celle de la demande, soit 6,5 %.

(Sources IATA)
Photos :1 A380 Singapore Airlines @ K.L.Yim 2 B767 ANA @ Xu Zheng 3 A330 Eva Air @ K.H.Yim
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23.03.2011
Fukushima : ralentissement du secteur aérien Asie-Pacifique !

La catastrophe nucléaire de Fukushima-Dai-ichi va provoquer un "ralentissement majeur" pour le transport aérien qui ne se remettra pas avant le second semestre de l’année. Bien qu’il soit trop tôt pour chiffrer l’impact réel.
Selon les premières estimations de l’IATA, le marché japonais du transport aérien est évalué à 44,4 milliards EUR et représente 6,5% du trafic mondial et 10% du chiffre d'affaires du secteur. Le marché le plus exposé à la catastrophe japonaise est la Chine, où les vols depuis ou vers le Japon représentent 23% du chiffre d'affaires dans les liaisons internationales.
Viennent ensuite Taiwan et la Corée du Sud avec 20% du chiffre d'affaires, devant la Thailande (15%) et les États-Unis (12%).
La France est le marché européen le plus exposé avec 7% de son revenu international lié à la troisième économie mondiale, devant l'Allemagne (6%).
Par ailleurs, le Japon assure 3 à 4% de la production mondiale de kérozène, dont une partie est exportée vers l'Asie. Hors, une partie des installations ayant été touchées, la diminution de l’approvisionnement pourrait renchérir les prix. Certaines compagnies aérienne à l’instar de d’Air Canada ré-évaluent leur croissance à la baisse de l’ordre de 1%, passant de 4,5 à 5,5%. Ces même prix étant déjà sous pression avec la crise libyenne du moment.
![9c268360e1[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/01/1470705728.jpg)
Les autres secteurs du trafic aérien se portent bien :
Les fuites radioactives s'échappant de la centrale n’affectent pas pour l’instant les couches supérieures de l'atmosphère et n'entraînent donc pas de danger pour le transport aérien. Seules les couches très basses de l’atmosphère et de manières limitées ont été atteintes (sources l'Organisation Météorologique Mondiale. En conséquence de quoi, les autres secteurs du trafic aérien continuent de se développer normalement.
Accélération du renouvellement des flottes :
La poussée des prix sur le kérosène qui s'accélèrent avec les deux crises du moment ont pour premiers résultats une sensible accélération du retrait des avions les plus gourmands. On avait déjà noté une poussée des commandes des compagnies aériennes afin de disposer d'avions de dernières générations. Pour exemple, la compagnie américaine Delta annonce qu'elle allait retirer 120 avions, choisis parmi ceux les moins efficaces du point de vue de la consommation, du service au cours des 18 prochains mois. Nul doute, que d'autres lui emboîteront le pas !

Photos : 1 B777 ANA @WT 2 A330-300 Cathay Pacific@ 3 Airbus B787 JAL @ Boeing
08:18 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07.03.2011
2010 a été une année très sécuritaire pour l’aviation !

Les données de performance sur la sécurité du transport aérien (IATA) font état du plus bas taux d'accidents pour les avions à réaction de fabrication occidentale enregistré dans l'histoire de l'aviation.
Ce taux a été de 0,61 en 2010. Cela équivaut à un accident pour 1,6 million de vols. En 2009 on avait enregistré un taux de 0,71 équivalent à un accident pour 1,4 million de vols. Si on compare la situation à celle d’il y a dix ans, le taux d’accidents a diminué de 42% (par rapport à 2001). Cependant, on peut constater que ces accidents ont provoqué 786 décès, contre 685 en 2009.
Chiffres 2010 :
En chiffres absolus, les résultats de 2010 sont les suivants :
- 2,4 milliards de personnes ont voyagé par avion en toute sécurité à bord de 36,8 millions de vols (28,4 millions par des avions à réaction, 8,4 millions par des avions à turbopropulseurs).
- 17 accidents avec perte de coque ont touché des avions à réaction de fabrication occidentale, contre 19 en 2009.
- 94 accidents (tous types d’aéronefs, de fabrication occidentale et orientale), comparé à 90 en 2009.
- 23 accidents mortels (tous types d’aéronefs) sont survenus, contre 18 en 2009.
- 786 décès, contre 685 en 2009.
La performance des compagnies membres de l’IATA a été meilleure que la moyenne de l’industrie, avec un taux d’accidents pour les avions à réaction de fabrication occidentale de 0,25. Ce taux correspond à un accident pour 4 millions de vols. On peut également constater que le système d’audit de la sécurité opérationnelle de l’IATA est devenu obligatoire pour les membres de l’IATA le premier avril 2009. La totalité des 234 transporteurs aériens membres de l’IATA figurent maintenant au registre de l’IOSA qui comporte actuellement plus de 350 transporteurs aériens.
Les chiffres sont révélateurs. Durant la première année complète après que IOSA soit devenu obligatoire pour les membres de l’IATA, le taux d’accidents des transporteurs membres de l’IATA a été plus bas que jamais. Les données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) confirment que l’IOSA contribue à l’amélioration de la sécurité partout dans le monde
.C’est une partie importante d’une vaste stratégie de sécurité qui touche les gouvernements et l’industrie, travaillant main dans la main pour réduire toujours davantage le nombre d’accidents et de décès.
Différences entre les régions :
Il y a des différences importantes entre les régions pour ce qui est du taux d’accident touchant les avions à réaction de fabrication occidentale.
- L’Amérique du Nord (0,10), l’Europe (0,45), l’Asie du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) (0,34) et la Communauté des États Indépendants (0,60) ont connu une performance meilleure que la moyenne mondiale (0,61).
- Le taux en Asie-Pacifique a été supérieur à la moyenne mondiale en 2010, à 0,80, soit environ le même que l’année précédente (0,86).
- Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ont vu leur taux d’accidents baisser de façon spectaculaire, s’établissant à 0,72 (contre 3,32 en 2009), avec seulement un accident impliquant un transporteur de la région.
- L'Amérique latine et Caraïbes a enregistré un taux d’accidents plus élevé, à 1,87, quatre transporteurs de la région ayant été impliqués dans des accidents, contre un taux nul en 2009.
- L’Afrique a eu un taux d’accidents de 7,41, ce qui est moins élevé que le taux de 9,94 enregistré en 2009. Bien qu’on observe des améliorations, l’Afrique est encore la région qui a le pire taux au monde. Il y a eu en 2010 chez les transporteurs africains quatre accidents avec des avions à réaction de fabrication occidentale. Les transporteurs d’Afrique représentent 2% du trafic mondial, mais 23% des accidents avec des avions à réaction de fabrication occidentale.

Sécurité en Afrique :
En 2010, le taux d’accidents des transporteurs certifiés IOSA en Afrique (tous types d’avions confondus) était de 50% meilleur que le taux observé chez les transporteurs non certifiés IOSA. Parmi les efforts de l’IATA en Afrique, il y a le Programme pour la sécurité des opérations en Afrique (IPSOA). IPSOA fait en sorte que les outils d’analyse des données de vol soit disponibles pour tous les transporteurs IATA d’Afrique, et depuis le dernier trimestre de 2010, tous les transporteurs IATA ont mis en place cet outil de sécurité essentiel. L’IPSOA fournira à l’IATA les données nécessaires pour mettre au point des programmes de sécurité visant des problèmes spécifiques à la région.
L’aviation doit être aussi sécuritaire dans toutes les régions du monde. Un taux d’accidents en Afrique de plus de 12 fois plus élevé que la moyenne mondiale est inacceptable. Des améliorations sont possibles. Les transporteurs d’Afrique membres de l’IATA ont eu des performances sensiblement meilleures que les compagnies africaines non membres de l’IATA.
Analyse des causes des accidents survenus en 2010 :
L'analyse des causes des accidents survenus en 2010 a porté sur plusieurs domaines : les sorties de piste, soit les cas où l’aéronef sort de la piste au cours du décollage ou de l’atterrissage, ont encore une fois constitué la cause la plus fréquente d’accidents, représentant 21% de tous les accidents en 2010 (contre 26% en 2009).
En 2009, l’IATA a lancé sa trousse de réduction des risques de sortie de piste (RERR) qui propose une documentation de référence de haut niveau ainsi que des analyses approfondies des données d’accidents liés à des sorties de piste et une compilation des facteurs importants de risque. La trousse fournit aussi des recommandations pour les exploitants, les pilotes, les aéroports, les gestionnaires de la circulation est et les autorités réglementaires.
Les dommages au sol ont représente 11% de tous les accidents en 2010, une amélioration par rapport à la proportion de 17% enregistrée en 2008, au moment où l’IATA a mis en place l’ISAGO, le Programme d’audit de la sécurité des opérations au sol de l’IATA, afin de s’attaquer au problème. L’ISAGO est la première norme mondiale de l’industrie portant sur la surveillance et la vérification des compagnies de service d’escale. Le programme, qui comporte plus de 400 normes, a été lancé en février 2008 et les premiers audits ont été effectués en mai de la même année. A ce jour 288 audits ont été effectués et 56 fournisseurs opérant dans 81 sites différents ont été inscrits au registre ISAGO. Le programme a reçu un large appui de plusieurs aéroports et autorités de l’aviation et il a été rendu obligatoire au Liban et en Turquie.
Données permettant des améliorations supplémentaires :
D’autres améliorations de la performance de sécurité de l’industrie aérienne seront obtenues grâce aux données qui peuvent aider les compagnies aériennes à identifier les tendances et mettre en place des mesures de prévention. L’IATA a mis sur pied le Centre Mondial d’Information sur la Sécurité (GSIC) en 2010. Ce site web interactif offre un guichet unique combinant les données de sécurité de différentes sources, telles que les audits IOSA et ISAGO, les analyses de données de vol, les rapports des pilotes et les enquêtes d’accident, sans compromettre la confidentialité commerciale.
En septembre 2010, l’IATA a signé un accord historique avec l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, le département américain des Transports et la Commission de l’Union Européenne visant à mettre sur pied un système mondial d’échange de renseignements sur la sécurité. Ce premier partenariat mondial public-privé échangera des renseignements sur la sécurité en vue d’améliorer la sécurité et de réduire les risques

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15.02.2011
Hausse du trafic passagers de 32% d’ici 2014!

SINGAPOUR, 14 février, Le trafic international de passagers devrait atteindre 3,3 milliards de passagers en 2014 contre 2,5 milliards en 2009, a annoncé lundi l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA). Cette progression représente une hausse de 32%. D'ici 2014, l'aviation internationale se chargera de 38 millions de tonnes de fret aérien, en hausse de 12,5 millions de tonnes de 26 millions de tonnes transportées en 2009.
Les compagnies aériennes mondiales ont bénéficié d'un fort rebond de leur activité après une brutale récession en 2009, notamment grâce à la reprise des économies asiatiques. L'association précise toutefois que la récession mondiale affecte toujours certaines parties du secteur.
"L'ombre de la récession économique mondiale devrait planer encore quelques temps encore sur certains pans du secteur", a déclaré Giovanni Bisignani, directeur général de l'IATA, dans un L'année dernière, le bénéfice réalisé par le secteur était estimé à 15,1 milliards de dollars, alors que les prévisions de septembre tablaient sur 8,9 milliards de dollars.En 2009, il avait enregistré une perte de 9,9 milliards de dollars.
La Chine sera le plus gros contributeur de nouveaux voyageurs. Sur les 800 millions de nouveaux voyageurs attendus en 2014, 360 millions (45%) sera sur les routes Voyage Asie-Pacifique et de ces 214 millions seront associés avec la Chine (181 millions nationaux et internationaux 33 millions). Les États-Unis resteront le plus grand marché unique pour les pays passagers des vols intérieurs (671 millions) et de passagers internationaux (215 millions).
Les Prévisions :
Le nombre de passagers internationaux devraient augmenter de 952 millions en 2009 à 1,3 milliard de passagers en 2014. Cette augmentation reflète 313 millions voyageur un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 5,9%.
Les marchés en croissance rapide pour le trafic international de passagers sera la Chine (10,8%), les Émirats arabes unis (10,2%), Vietnam (10,2%), la Malaisie (10,1%) et au Sri Lanka (9,5%).
En 2014, les cinq premiers pays pour le Voyage international mesurée par le nombre de passagers sera les États-Unis (à 215 millions, soit une augmentation de 45 millions), le Royaume-Uni (à 198 millions avec une augmentation de 33 millions), l'Allemagne (au 163 millions avec une augmentation de 29 millions), l'Espagne (123 millions de dollars avec une augmentation de 21 millions d'euros), et la France (111 millions de dollars avec une augmentation de 21 millions d'euros).
Le nombre de passagers intérieurs devraient passer de 1,5 milliards de dollars en 2009 à plus de 2 milliards en 2014. Cette augmentation reflète 488 millions de passagers avec un TCAC de 5,7%.
Chine enregistreront les plus TCAC de 13,9% et de contribuer une 181 millions de passagers supplémentaires. D'autres pays avec croissance à deux chiffres comprennent Vietnam (10,9%), Afrique du Sud (10,6%), l'Inde (10,5%), et les Philippines (10,2%).
En 2014, les cinq plus grands marchés pour les passagers des vols intérieurs seront les États-Unis (671 millions), la Chine (379 millions), le Japon (102 millions), le Brésil (90 millions) et l'Inde (69 millions).

les volumes de fret international devraient croître à un TCAC de 8,2% par rapport à la période de prévision. En excluant l'impact de la reprise rapide après la récession en 2010, pour la période 2011-2014, le consensus pour le fret aérien, c'est qu'il se stabilisera à TCAC de 5%. Ce chiffre est légèrement en dessous de la prévision de croissance du commerce mondial (6%) d'entrevoir des perspectives encore conservatrice après le choc récession et éventuellement une perte de part de marché vers le transport maritime.
En 2014, le plus grand marché du fret international sera les États-Unis (8,8 millions de tonnes), Hong Kong (5,4 millions de tonnes), l'Allemagne (4,4 millions de tonnes), le Japon (4,4 millions de tonnes) et la Chine (3,8 millions de tonnes).
La croissance des volumes attendue en Chine et Hong Kong représentent un tiers de la croissance du volume global sur la période de 2014.
La demande en Asie Pacifique international de passagers devrait augmenter de 7,6%. En 2014, la Chine, le Japon et Hong Kong sera le plus gros marchés internationaux de voyageurs dans la région, la Chine étant le plus grand marché national et international en Asie. La région verra le taux de croissance le plus élevé pour le fret international à 9,8% avec Hong Kong, Japon, Chine, Corée du Sud et du Taipei chinois comprenant dessus de la région cinq marchés.
Le Moyen-Orient devrait avoir la plus forte croissance à 9,4%. Les Émirats arabes unis, le Koweït, la Jordanie sera le plus rapide parmi les 10 premiers pays de plus en plus, avec les EAU au 7e rang pour les passagers internationaux à 82,3 millions. la demande de fret international augmentera de 8,1% sous forme de liens de marchandises vers et à travers la région et continuent de se développer. Les Émirats arabes unis mèneront la région, la manipulation 2,7 millions de tonnes de marchandises.
L'Afrique devrait connaître une croissance de passagers internationaux de 7,7%, au deuxième rang des régions. La demande de fret international devrait être de 5,8%, le plus bas parmi les régions.
L'Europe verra sa croissance internationale augmentée en matière de demande de passagers de 4,7%. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie resteront parmi les dix plus grandes des marchés internationaux de voyageurs. la demande de fret international pour la région augmentera de 6,5%, avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas leader de la région. La Fédération de Russie verra le plus fort taux de croissance de 11%.
L'Amérique latine verra sa demande passagers internationaux croître de 5,7%. La demande de fret international en hausse de 6,4%, avec le Pérou en tête du développement du fret région à 9%.
Amérique du Nord augmentera de 4,9% pour la demande des passagers internationaux et 7,6% pour le fret international. Les États-Unis continuera d'être le plus grand marché de passagers nationaux et internationaux dans le monde, et devrait rester le plus grand marché international de marchandises par une certaine marge.

Photos : 1 A330 & B767 Hainan Airlines @Weimeng 2 B777 Qatar Airways @Xu Zheng 3 B767 EuroAtlantic Cargo @Fabricio Jimenez
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04.02.2011
Fret aérien : l’année 2010 a été excellente !

L’IATA (International Air Transport Association) vient de publier son rapport sur le transport du fret concernant l’année 2010, la croissance de celui-ci a été de 20% supérieur à 2009 et confirme une reprise de l’économie mondiale !
La croissance du trafic fret a été de 20,6% en 2010, largement supérieure à celle du trafic passagers qui n'a été elle que de 8,2% et ceci à cause notamment un hiver très rigoureux en Europe et en Amérique du Nord.
La demande de transport, tant pour le fret que les passagers, dépasse à présent celle d'avant la récession, mais les volumes de fret ont diminué de 5% depuis le pic post-récession du début 2010, explique l'association.
Pour le seul mois de décembre, le transport de fret a crû de 6,7% sur un an, après une hausse de 5,4% en novembre. En revanche, la croissance du transport passagers n'a augmenté que de 4,9% en décembre contre 8,2% en novembre, conséquence du froid polaire qui a frappé l'Europe et l'Amérique du Nord.

Selon Giovanni Bisignani (directeur général de l'IATA), l'activité aérienne progresse à nouveau après une baisse de la demande sans précédent dans le secteur de l'aviation en 2009. Les compagnies aériennes ont fait mieux que 2008 en volume mais avec une marge bénéficiaire de 2,7% seulement.
"Le défi est de transformer la demande de mobilité en bénéfices durables", explique-t-il.
L'IATA prévoit pour les compagnies aériennes un bénéfice cumulé de 15,1 milliards USD en 2010, qui serait ramené à 9,1 milliards cette année.
La croissance de la demande de fret ayant varié de 35,2% en mai à 5,8% en novembre, le secteur s'achemine vers un chemin de croissance plus habituel, de l'ordre de 5% à 6%.
Les variations régionales dans la croissance restent particulièrement marquée. Les transporteurs d'Amérique latine ont enregistré la plus forte croissance soit 29,1%, suivie par les transporteurs du Moyen-Orient (représentant 11% du marché) à 26,7%, l'Asie Pacific Airlines (avec une part de marché de 45%) ont progressé de 24,0%, l'Afrique à 23,8% et en Amérique du Nord de 21,8%. En Europe, la croissance se stabilise à 10,8% et se distingue comme exceptionnellement faible.

Photos : 1 MD11 Saudi arabian Cargo 2 B777 Thai Cargo 3 MD11 Martinair Cargo @ Rudi Boigelot
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| Tags : fret aérien, avions cargos, transport aérien, fret aérien 2010 |
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23.12.2010
LAN commande 50 appareils de la famille A320

LAN Airlines, l’une des principales compagnies aériennes d’Amérique latine (passagers et fret) a signé un contrat portant sur la commande ferme de 50 monocouloirs Airbus éco-efficients. Cette transaction est la plus grosse commande passée par une compagnie latino-américaine auprès d’Airbus.
Initialement annoncée lors d’un Protocole d’Accord signé au salon international de Farnborough, en juillet dernier, cette commande de la compagnie portant sur des appareils de la famille A320 supplémentaires s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’expansion de LAN en Amérique latine. Ces appareils seront exploités sur des lignes nouvelles et existantes et viendront compléter ou remplacer les appareils de sa flotte actuelle. LAN a également décidé d’équiper ses A320 de Sharklets, livrables dès 2013.
Les Sharklets sont de grands dispositifs d'extrémité de voilure, conçus pour optimiser l'éco-efficience et les performances en termes de charge marchande-rayon d'action des appareils de la famille A320. Ils permettront une réduction de 3,5 pour cent de la consommation de carburant sur les lignes les plus longues, correspondant à une réduction annuelle de CO2 d'environ 700 tonnes par avion. Cette toute dernière technologie s'inscrit dans un vaste programme d'optimisation continue de la famille A320. Cette commande comprend également dix A321, nouveau type d’appareil pour la compagnie.
A ce jour, LAN a commandé auprès d’Airbus plus de 150 appareils, dont plus de 60 exemplaires sont actuellement en exploitation sur les vols passagers de la compagnie, au Chili, en Argentine, au Pérou et en Equateur.
Avec plus de 550 avions vendus et un carnet de commandes record de plus de 250 appareils à livrer à ses clients d’Amérique Latine, Airbus compte à ce jour plus de 300 appareils exploités par 22 compagnies clientes et utilisateurs d’Amérique latine, ce qui représente plus de 40 % de la flotte en exploitation dans la région.

Photos : A320 LAN @ Rui Miguel
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| Tags : lan, a320, airbus, nouveaux avions de ligne, transport aérien |
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14.12.2010
Airbus prévisions en hausses !

Airbus annonce prévoir une demande de près de 26.000 avions au cours des 20 prochaines années ! Pour le constructeur européen, il faudra pas moins de 26.000 avions commerciaux soit une valeur de 3.200 milliards $ US pour répondre à la demande entre 2010 et 2029.
Cette demande est principalement motivée par le remplacement des avions actuels par de nouveaux modèles éco-efficaces et ceci sur les marchés matures comme l’Asie ainsi que les marché émergents comme l’Amérique Latine. D’une manière générale il faudra également soutenir la croissance des lignes existantes.
Ces appareils concernent principalement le secteur des monocouloirs de la famille A320, qui est en concurrence avec les B737 de Boeing. Airbus détaille l’augmentation comme suit :
10.000 nouveaux appareils remplaceront directement des modèles plus anciens et donc plus gourmant en kérosène, tandis que 15.000 appareils devront soutenir la croissance. La flotte mondiale d’avions de lignes passera de 14.000 appareil à 29.000 d’ici 2029.
Volume passagers :
Du point de vue du volume passagers, Airbus estime que la position des marchés sera la suivantes : le marché intérieur américain qui reste le « leader » représentera 11,3% suivit par le marché intérieur Chinois avec 8,4 % puis l’intra-européen avec 7,2%. Les liaisons entre l’Amérique et l’Europe seront à 5,9%
En ce qui concerne la croissance du trafic passager des pays émergeants Airbus prévoit
que l’Inde aura la plus forte croissance avec 9,2%. Le Moyen-Orient et l’Amérique latine conserveront une croissance soutenue.
Les compagnies aériennes en Asie Pacifique, y compris la Chine et l'Inde réaliseront un tiers (33%) du trafic de passagers d'ici 2029, ce qui en fait la plus grande région, dépassant les États-Unis (23%) et l’Europe (23) selon les prévisions de marchés.

Du côté des gros porteurs :
Dans le segment des avions à deux couloirs (nombre de places de 250 à 400 passagers), pas moins de 6.240 nouveaux avions (passagers et cargo) seront livrés au cours des 20 prochaines années, soit un volume de quelque 1.340 milliards de dollars. On estime également à 1.910 le besoin d’avions de la famille intermédiaire bicouloirs (350 à 400 sièges), soit le segment couvert par le nouvel A350XWB.
Commentaires :
Cette analyse des prévisions faite par Airbus tend à confirmer et rejoindre celle faite par Boeing , bien que ce derniers soit un peu plus large avec un besoin pour 30.900 avions, et confirme une fois de plus, la relance du trafic aérien. Les deux constructeurs ont d’ailleurs préparer un plan pour augmenter la cadence de production de la gamme monocouloir (voir lien) et du côté de chez Airbus on lance également la remotorisation de la famille A320 (voir lien).
Du côté des compagnies aériennes, on met la pression pour l’obtention d’avions toujours plus économe en carburant et moins bruyant. Il en résulte un accroissement de la concurrence surtout dans la gamme des 70 à 100 places ou plusieurs modèles s’affrontent déjà (C-Séries de Bombardier, MRJ de Mitshubishi, Superjet100 de Sukhoi et ARJ-21 du Chinois Comac) pour se positionner dans ce secteur. Plus haut, Airbus & Boeing continueront de s’affronter mais avec de nouvelles armes, on attend avec impatience une réelle comparaison entre le B787 « Dreamliner » de Boeing et le futur A350 XWB d’Airbus ! Quoi qu’il en soit les compagnies aériennes et les passagers en seront les grands gagnants sans oublier les riverains d’aéroport !

Liens :
Photos : 1 A330 Thomas Cook Airlines 2 A319 Spirit 3 A340 Iberia @Fabricio Jimenez
07:55 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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