26/10/2020

American Airlines prépare le retour en vol du B737 MAX !

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La compagnie américaine American Airlines s’active en vue d’un retour en vol du B737 MAX. Cette dernière prépare des visites pour le public dans le but de rétablir la confiance. De l’autre, le personnel navigant s’entraîne sur les simulateurs de l’avion.

Avec l’arrivée des modifications au logiciel des avions, le processus approfondi mis en place par la FAA, la compagnie American Airlines anticipe la remise en service de l’avion, bien qu’un calendrier de remise en ligne n’est pas encore disponible. Cette action doit, selon le transporteur permettre de redonner confiance dans l’avion. Mais il faut du temps, en conséquence il n’est pas trop tôt pour préparer le terrain.

« Nous voyons cette ligne d'arrivée nous approcher et je pense que c'est une vraie ligne d'arrivée », a déclaré David Seymour, directeur de l'exploitation d'American Airlines.

La compagnie aérienne basée à Fort Worth prévoit de commencer des vols avec des employés après les Fêtes de Thanksgiving, estimant que la FAA lèvera l'interdiction de vol à la mi-novembre. Un porte-parole d’American Airlines a déclaré que les plans de la société étaient provisoires, sur la base de la décision de la FAA.

La semaine dernière, American Airlines a déclaré qu'elle prévoyait de planifier les premiers vols du B737 MAX depuis l'échouement de l'avion pour certains vols entre l'aéroport LaGuardia de New York et son hub de Miami du 29 décembre au 4 janvier.

American Airlines envisage d'offrir à certains clients venir voir l’avion dans les aéroports (Dallas / Fort Worth, LaGuardia et Miami) avec la participation de pilotes et de mécaniciens. Les pilotes peuvent également répondre aux questions des clients par le biais d'appels et de messages vidéo, a déclaré la société.

Dans un premier temps, les clients ayant réservé un vol sur le B737 Max recevront des notifications et pourront passer à un autre vol, s’ils ne se sentent pas à l'aise a déclaré la compagnie.

Et les autres transporteurs ?

Pour l’instant les autres transporteurs semblent être dans l’attente de nouvelles informations de la part de la FAA. Pour autant, de bonnes nouvelles pourraient accélérer la reprise des préparations de vol du B737 MAX.

Le directeur commercial de United Airlines, Andrew Nocella, a déclaré plus tôt ce mois-ci dans un appel aux résultats que la compagnie aérienne remettrait le B737MAX à son calendrier "probablement l'année prochaine sur la base du calendrier que nous avons entendu de la FAA et de Boeing."

La semaine dernière, le PDG de Southwest Airlines, Gary Kelly, a déclaré à CNBC que la compagnie aérienne n’avait pas programmé de nouveaux vols avec le MAX, car elle n’était toujours pas autorisée à voler. Kelly a toutefois estimé qu'il pourrait revenir au deuxième trimestre de 2021. 

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Photos : 1 B737 MAX American Airlines avant l’arrêt des vols 2 La flotte à l’arrêt @ AA

 

13/10/2020

COVID-19, la contamination à bord d’un avion est très faible ! 

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Alors que les cas de contamination au COVID-19 sont à nouveau très préoccupants et pourraient déboucher sur une seconde vague, les premières informations concernant le transport aérien semble rassurantes. Selon l’IATA et l’OACI qui travaillent avec les avionneurs et les différents responsables de la santé des Etats, les cas de contamination à bord des avions sont particulièrement faibles.

Taux de contamination faible :

Cette semaine, l’IATA a rendu publique une étude qui démontre la faible incidence de la transmission du COVID-19 en vol avec un décompte actualisé des cas publiés. Depuis le début de 2020, 44 cas de COVID-19 ont été signalés dans lesquels la transmission aurait été associée à un voyage en vol (y compris les cas confirmés, probables et potentiels). Au cours de la même période, quelque 1,2 milliard de passagers ont voyagé. Toujours selon l’IATA, même si 90% des cas n'étaient pas signalés, ce serait un cas pour 2,7 millions de voyageurs.

Comment expliquer des chiffres aussi faibles ?

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Alors que les risques de contamination sont toujours bien présents et en hausse avec les baisses de températures, comment se fait-il que dans un environnement confiné comme celui d’une cabine d’avion les risques ne soient pas plus élevés ?

Les raisons du faible taux de contamination à bord des avions proviennent de la dynamique des fluides computationnelle (CFD)*. Des recherches sur le sujet montrent que les systèmes de circulation d'air des avions contrôlent le mouvement des particules dans la cabine, limitant la propagation des virus. Plusieurs études menées en collaboration avec les avionneurs ont donné des résultats similaires.  

Les systèmes de circulation d'air des avions, les filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air), la barrière naturelle du dossier de siège, le flux d'air descendant et les taux d'échange d'air élevés réduisent efficacement le risque de transmission de maladies à bord en temps normal.

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L'ajout du port de masque au milieu des problèmes de pandémie ajoute une couche supplémentaire de protection ce qui rend le fait d'être assis à proximité dans une cabine d'avion plus sûr que la plupart des autres environnements intérieurs.

A ce sujet, une étude a été publiée sur le sujet par Freedman et Wilder-Smith dans le Journal of Travel Medicine. Bien qu’il n’existe aucun moyen d’établir un décompte exact des cas possibles associés au vol, la sensibilisation de l’IATA auprès des compagnies aériennes et des autorités de santé publique, combinée à un examen approfondi de la littérature disponible, n’a pas permis d’indiquer que la transmission à bord est courante ou répandue. En outre, l'étude Freedman / Wilder-Smith souligne l'efficacité du port de masque pour réduire davantage le risque.

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Conception des aéronefs :

Les caractéristiques de conception des aéronefs ajoutent un rôle supplémentaire dans la protection des passagers contribuant à la faible incidence de la transmission en vol. L’Interactions face à face limitées, les passagers faisant face à l'avant et se déplaçant très peu. L'effet du dossier agissant comme une barrière physique au mouvement de l'air d'une rangée à l'autre

La minimisation du flux d'air avant-arrière, avec une conception de flux segmenté qui est généralement dirigée vers le bas du plafond au sol.

Le taux élevé d'air frais entrant dans la cabine. L'air est échangé 20 à 30 fois par heure à bord de la plupart des avions, ce qui se compare très favorablement à l'espace de bureau moyen (2 à 3 fois par heure en moyenne) ou aux écoles (en moyenne 10 à 15 fois par heure).

L'utilisation de filtres HEPA qui ont un taux d'efficacité d'élimination des bactéries / virus de plus de 99,9%, garantissant que l'alimentation en air entrant dans la cabine n'est pas une voie d'introduction de microbes.

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La dynamique des fluides computationnelle (CFD) :

Les différentes études menées chez les avionneurs en ce qui concerne la dynamique des fluides computationnelle (CFD) a permis grâce à des simulations de comprendre comment les gouttelettes résultant d'une toux se déplacent dans le flux d'air d’une cabine. La simulation a calculé des paramètres tels que la vitesse de l'air, la direction et la température à 50 millions de points dans la cabine, jusqu'à 1’000 fois par seconde. Ces chiffres obtenus, les chercheurs ont modéliser un environnement non aéronautique, plusieurs individus gardant une distance de six pieds (1,8 mètre) entre eux. Le résultat était que l'exposition potentielle était plus faible lorsqu'on était assis côte à côte dans un avion que lorsqu'on restait à six pieds l'un de l'autre dans un environnement comme un bureau, une salle de classe ou une épicerie.

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Un autre modèle de tests a permis de suivre comment la façon dont les particules d’une toux et de la respiration se déplaçaient dans la cabine de l'avion. Divers scénarios ont été étudiés, y compris le passager qui tousse avec et sans masque, le passager qui tousse situé dans divers sièges, y compris le siège du milieu, et différentes variations des bouches d'aération individuelles des passagers. Cette modélisation a déterminé le nombre de particules de toux qui sont entrées dans l’espace respiratoire des autres passagers. De la même manière une comparaison a été faite avec un scénario similaire dans d'autres environnements, comme une salle de conférence de bureau. Sur la base du nombre de particules en suspension, les passagers assis les uns à côté des autres dans un avion équivaut à se tenir à plus deux mètres l'un de l'autre dans un environnement d’un bâtiment.

Combinaison des mesures :

Si, ces résultats sont particulièrement encourageant, il faut néanmoins continuer à les associés aux autres mesures prisent pour assurer des vols les plus sécuritaires possible. La désinfection des aéronefs avec de nouveaux moyens, les mesures prises en amont des vols dans les aéroports sont autant de barrières qui contribuent à une relance progressive de l’aviation commerciale. A l’avenir, des détecteurs de virus couplés à bord des avions viendront compléter les dispositifs existants.

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 *CFD :  dynamique des fluides computationnelle = la mécanique des fluides qui utilise l'analyse numérique et les structures de données pour analyser et résoudre des problèmes impliquant des écoulements de fluides.

Sources : IATA, OACI, Airbus, Boeing, Embraer, Journal of Travel Medicine.

Liens sur les autres articles liés au COVID-19 et l'aviation :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2020/09/26/boeing-val...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2020/05/07/un-robot-p...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2020/06/02/les-lignes...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2020/03/14/covid-19-d...

22/08/2020

Premier B777F pour Volga-Dnepr Group !

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Le premier  Boeing B777 Freighter a rejoint cette semaine la flotte du Volga-Dnepr Group. La compagnie possède 22 cargos de l’avionneur Boeing. Ce nouvel appareil commencera ses opérations avec AirBridgeCargo, une filiale de Volga-Dnepr. AirBridgeCargo exploitera l'avion via un accord de cession-bail avec Dubai Aerospace Enterprise (DAE).

Le groupe Volga-Dnepr fait partie des plus grands exploitants de Boeing cargo au monde, avec 17 B747 cargos et 5 B737 cargos, dont 13 B747-8F, 4 B747-400ERF, 2 B737-800BCF et 3 B737-400SF.

Le B777 Freighter, qui peut parcourir 9’200 kilomètres, peut transporter une charge utile 102 ‘010 kg, et offre plus de capacité de chargement que tout autre cargo bimoteur. De tous les cargos de production, seuls les B747F et B777 Freighter sont capables de transporter des chargements de grande taille et hors normes sur des palettes de 3 mètres de hauteur. Cette capacité commune de hauteur de palette sur le pont principal permet des palettes interchangeables pour les deux modèles. De plus, la porte cargo latérale du pont principal du B777F est extraordinairement large avec 3,72 mètres, ce qui confère à cet avion une capacité de transport surdimensionnée au-delà des charges utiles élevées.

Boeing fournit plus de 90% de la capacité mondiale d’avions dédiée aux cargos. Les clients ont commandé 231 B777 Freighters depuis le début du programme en 2005. Volga-Dnepr devient le 19e opérateur à ce jour à utiliser le cargo bimoteur de grande capacité.

Photo : B777F @ Boeing

21/08/2020

Enter air commande des B737-800 !

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La compagnie polonaise Enter air a annoncé cette semaine vouloir étendre son engagement envers la famille « 737 » avec une nouvelle commande de deux avions B737-800 ainsi que des options pour deux autres appareils.

Opérateur entièrement lié à l’avionneur américain Boeing et plus grand transporteur charter de Pologne, Enter Air a commencé ses opérations en 2010 avec un seul avion de type B737. Aujourd'hui, la flotte de la compagnie aérienne comprend 22 B737 de nouvelle génération et deux B737 MAX. Lorsque le nouveau contrat d’achat sera pleinement exercé, la flotte de B737 MAX d’Enter Air passera à 10 avions.

« Malgré la crise actuelle, il est important de penser à l'avenir. À cette fin, nous avons convenu de commander d’appareils B737-8 supplémentaires. Suite aux contrôles rigoureux que subit le B737 MAX, je suis convaincu qu'il sera le meilleur avion du monde pour de nombreuses années à venir », a déclaré Grzegorz Polaniecki, directeur général et membre du conseil d'administration d'Enter Air.

Enter Air et Boeing ont également finalisé un accord pour faire face aux impacts commerciaux découlant de l'échouement de la flotte de B737 MAX. Bien que les détails de l'accord soient confidentiels, l'indemnisation sera fournie sous plusieurs formes et échelonnée sur une période de temps.

Photo : B737-800 Enter air @ Boeing

29/07/2020

Lente amélioration du fret aérien !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques sur les marchés mondiaux de fret aérien pour le mois de juin, qui indiquent une amélioration, quoiqu’à un rythme plus lent que ce que suggèrent les principaux indicateurs traditionnels.

  • La demande à l’échelle mondiale, mesurée en tonnes-kilomètres de chargement (CTK), a diminué de 17,6 % en juin (-19,9 % pour les opérations internationales) par rapport à l’année précédente. Il s’agit d’une modeste amélioration comparativement à la chute de 20,1 % en glissement annuel observée en mai.
  • La capacité mondiale, mesurée en tonnes-kilomètres de chargement offertes (ACTK), a diminué de 34,1 % en juin (-33,9 % pour les opérations internationales) par rapport à l’année précédente. Cela est semblable à la contraction de 34,8 % en glissement annuel enregistrée en mai.
  • La capacité de soute du fret international a diminué de 70 % en juin, comparativement à l’année précédente, en raison de l’interruption des services de passagers attribuable à la COVID-19. Cela a été en partie compensé par l’augmentation de capacité de 32 % obtenue par l’utilisation accrue d’avions- cargos.
  • La demande dans le secteur de la fabrication s’est stabilisée en juin :

La composante de nouvelles commandes d’exportations de l’indice des directeurs d’achats (PMI) a augmenté de 11 points par rapport au mois de mai, soit la plus importante augmentation mensuelle depuis de début de la série en 1999. L’indice PMI qui suit la production manufacturière mondiale a rebondi en juin pour atteindre son plus haut niveau depuis janvier.

Les statistiques montrent que la santé du fret aérien est de loin meilleure que celle des marchés de passagers, mais les affaires demeurent exceptionnellement difficiles. Alors que l’activité économique reprend après les importantes perturbations liées au confinement, il n’y a pas eu de stimulation importante de la demande. La course pour acheminer des équipements de protection personnelle (ÉPP) vers les marchés s’est atténuée alors que les chaînes d’approvisionnement se sont régularisées, ce qui a permis aux expéditeurs d’utiliser les options de transport ferroviaire et maritime moins coûteuses. Et la pénurie de capacité se poursuit parce que les opérations passagers se rétablissent très lentement.

Toutes les régions affichent des baisses en juin :

Les transporteurs d’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient ont connu des baisses moins dramatiques. Les compagnies aériennes d’Amérique du Nord et d’Afrique ont subi des baisses modérées, comparativement aux autres régions.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont vu la demande de transport de fret international chuter de 20 % en juin 2020, par rapport à la même période l’année précédente. Il s’agit d’une légère détérioration comparativement à la baisse de 18,8 % observée en mai. Malgré la reprise de la production manufacturière dans la région, la demande a été affectée par la réduction des expéditions aériennes d’ÉPP. La capacité internationale a diminué de 32,3 %.

Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent une diminution à un chiffre de la demande de transport de fret international, avec une baisse de 8,8 % en juin, en glissement annuel. C’est la plus faible contraction parmi toutes les régions. Cette performance résiliente est attribuable aux grandes flottes d’avions-cargos de quelques transporteurs de la région, et au soutien fiscal accordé aux compagnies aériennes américaines en vertu du CARES Act. La capacité internationale a diminué de 30,7 %.

Les transporteurs d’Europe signalent une diminution des volumes de fret international de 27,6 % en juin, en glissement annuel. Il s’agit d’une légère amélioration par rapport à la baisse de 29,5 % enregistrée en mai, mais cela demeure la deuxième pire performance parmi toutes les régions. La capacité

Résultats régionaux en juin

Les transporteurs du Moyen-Orient affichent un déclin de 19,1 % en juin, en glissement annuel, soit une amélioration par rapport à la chute de 24,9 % enregistrée en mai. La capacité internationale a diminué de 25,8 %, le meilleur résultat parmi les régions. Cela provient des stratégies opérationnelles dynamiques de certains transporteurs de la région.

Les transporteurs d’Amérique latine ont enregistré une baisse de 29,4 % de la demande internationale en juin, en glissement annuel. Il s’agit de la pire performance parmi toutes les régions. La capacité internationale a diminué de 43,6%, ce qui indique une pénurie considérable de capacité. La crise de la COVID-19 est particulièrement difficile actuellement pour les compagnies aériennes basées en Amérique latine, en raison des strictes mesures de confinement.

Les transporteurs d’Afrique affichent une contraction de 13,8 % en juin. Cette performance est moins bonne que celle du mois de mai, alors que la baisse de la demande était de 7,3 %. Le petit marché Afrique-Asie a poursuivi sa progression en juin, avec un taux de croissance de 20,1 %. Toutefois, la région a subi en juin des effets plus graves de la pandémie. La capacité internationale dans la région a diminué de 46,2 %.

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Photos : 1 MD-11 freighter de Lufhansa 2 A330 KLM