21/09/2021

La Suisse cliente du système d'observation MUSIS !

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Les Chambres Fédérales ont approuvé l’accord-cadre de droit international avec la France en vue d’obtenir des images  d’observation spatiale du système MUltinational Space-based Imaging System (Musis). MUSIS comprend des systèmes de surveilances radariés et optiques, notre pays aura accès uniquement à cette dernière soit la CSO.

Rappel

Les images satellite à haute résolution jouent un rôle croissant pour défendre les intérêts sécuritaires de notre pays. Ne disposant pas à l’heure actuelle de capacités en la matière, la Suisse dépend des images et des données livrées par des prestataires commerciaux. La France, qui met actuellement en place un système de satellites de reconnaissance optique répondant à de très hautes exigences (Composante Spatiale Optique, CSO), a proposé son utilisation commune à divers États, dont la Suisse. Le premier des trois satellites prévus a été mis en orbite fin 2018, le système devrait être pleinement opérationnel dès 2022.

Compatible avec la neutralité

Comme l’a déclaré la ministre de la Défense Viola Amherd, une telle coopération bilatérale ne remet pas en cause la neutralité de notre pays. La Suisse bénéficie simplement de prestations, elle ne fournit ni données ni estimations. Enfin, une clause de suspension lui permet d’interrompre en tout temps cette coopération pour des motifs de neutralité.

Un besoin essentiel pour la politique de sécurité

Par 41 voix, le Conseil des États a soutenu l’accord-cadre et de son côté le Conseil national vient par 146 voix contre 36 et 3 abstentions de soutenir le projet qui comprend la participation au programme d’exploration français étant nécessaire, les coûts occasionnés de 107 millions de francs au total, comprenant un crédit d’engagement de 82 millions et des frais d’exploitation pour un montant de 25 millions pour dix ans.

La gauche anti-armée échoue

On notera que la gauche anti-armée a tenté de torpiller, comme à son habitude, le projet arguant qu’il y aurait pu avoir d’autres options de fournisseurs. Bref, Cette même opposition qui ne veut pas d’un avion de combat américain, ne veut pas non plus d’une coopération avec la France ni avec l’Europe ! Si certains n’avaient encore compris… !

Le programme MUSIS / CSO

Le programme MUSIS (Multinational Space-based Imaging System for Surveillance, Reconnaissance and Observation en français système multinational d'imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l'observation) est un système constitué de 3 satellites d’observation en orbite héliosynchrone, dotés chacun d’un instrument optique de très haute résolution. Destinés à la défense française ainsi qu’à ses partenaires, ce système, successeur d’Hélios 2, contribue au renforcement des capacités de la défense dans les domaines du renseignement et du support à la conduite des opérations. Offrant une plus grande résolution d’image, l’instrument, en opération de jour comme de nuit, offre une plus grande agilité pour enchaîner les prises de vues sur une zone de crise, il permet par ailleurs d’accroître le nombre d’images effectuées en un seul passage sur une zone donnée.

Comme pour les six satellites des familles Hélios 1, Hélios 2 et Pléiades, Thales Alenia Space est, pour les 3 satellites de la famille CSO (Composante Spatiale Optique), le fournisseur de l’instrument optique de très haute résolution et a également développé des équipements clés comme les générateurs solaires, la télémesure image à très haut débit et le module de cryptage et de décryptage des liaisons montantes et descendantes. La société a également fourni les transpondeurs de télémesure, de télécommande et de poursuite.

Afin d’assurer la permanence de la composante optique, la France a lancé en 2010 la réalisation de la composante spatiale optique, sur la base de deux satellites d’observation identiques. Le premier assure la mission de reconnaissance, le deuxième, en orbite plus basse, assure la mission d’identification en réalisant des images de plus haute résolution. La conception et l’acquisition d’un segment sol utilisateur comprenant les fonctions de programmation, de réception et de production des images et d’un centre de mission, chargé des opérations d’exploitation et de contrôle des satellites. Suite à la mise en place d’une coopération avec l’Allemagne, le périmètre du programme est élargi en 2015 à un troisième satellite d’observation CSO, à un segment sol utilisateurs permettant d’accéder aux satellites radar allemands SARah et aux adaptations du système CSO requises en conséquence.

Par rapport à Hélios II, MUSIS apportera une meilleure résolution (identification de cibles plus petites) et une augmentation importante du nombre d’images accessibles quotidiennement. Le troisième satellite permettra d’améliorer le délai de revisite. (Sources : DDPS, DGA, Thales).

Photo : Satellites CSO d’observation @ NES/Mira Productions/PAROT Rémy.

 

 

 

06/09/2021

Thales débute les essais de sa nouvelle avionique !

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Thales a commencé les essais de sa nouvelle suite avionique de dernière génération FlytX à bord  d’un hélicoptère Cabri, cet été. La campagne d’essais se poursuivra jusqu’en 2022 pour tester et optimiser les fonctionnalités de la suite.

Adaptable à tous les segments du marché des hélicoptères pour les nouveaux programmes (linefit) comme pour les chantiers de modernisation (retrofit), FlytX se décline au travers d’un poste de pilotage équipé d’un à quatre écrans. La suite avionique de Thales a d’ores et déjà été sélectionnée par Airbus Helicopters et la Direction Générale de l’Armement (DGA) pour équiper le Guépard, futur hélicoptère interarmées léger mais aussi par VR-Technologies pour le futur hélicoptère léger mono turbine, VRT500. 

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Pilotes et ingénieurs de Thales capitalisent sur les essais en vol de la version mono-écran de FlytX afin d’effectuer en boucle courte des ajustements pour améliorer la performance et la maturité du système avant son intégration sur ces premiers programmes clients. Les essais en vol du VRT500 prévus début 2022 bénéficieront notamment des progrès effectués suite à ces vols sur Cabri. 

Résultat de plus de dix ans de recherche, FlytX a été conçu pour améliorer l’efficacité opérationnelle de l’équipage en réduisant sa charge de travail et en facilitant la compréhension de l’environnement et de la situation. Elle se caractérise par une conception centrée sur l’équipage, nativement connectée et cybersécurisée, elle favorise la coopération avec les autres acteurs de l’écosystème aérien. Compacte, elle offre enfin une réduction du poids, de l’encombrement et de la consommation d’énergie de 40% par rapport aux suites avioniques actuelles.

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Photos : 1 le Cabri destiné aux essais 2 FlytX 3 Le H-160M « Gépard »@ Thales

25/07/2021

Le viseur de casque Scorpion équipera le Rafale F4 !

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L’équipementier Thales a reçu une commande pour son viseur de casques Scorpion® et de visualisations têtes latérales numériques pour équiper l’intégralité des Rafale produits par Dassault Aviation qui équiperont l’armée de l’Air et de l’Espace, ainsi que la Marine Nationale.

Dans un environnement toujours plus complexe, les équipages devront analyser davantage de données en un temps restreint. Couplé avec le système d’armes, le viseur de casque Scorpion améliore la compréhension de la situation tactique et facilite l’agilité et la réactivité des équipages de combat. Son déploiement progressif sur le Rafale Standard F4 constituera un avantage décisif pour la réussite des missions ainsi que la protection des populations.

Le viseur de casque propose une symbologie qui rassemble les informations des différents systèmes de l’appareil permettant au pilote d'accomplir sa mission dans les situations difficiles. Il améliore ainsi radicalement la connaissance de la situation tactique créant une continuité entre l’intérieur du cockpit et le monde extérieur. Couplé avec le système d’armes, il permet notamment de désigner et de suivre des cibles dans l’ensemble du champ de vision de l’équipage, de jour comme de nuit. 

L’ensemble de ces améliorations capacitaires s’ajoute aux fonctions de protection et de survie attendues d’un casque de vol traditionnel et pleinement assurées par le casque Scorpion. Son développement a été conçu pour minimiser l’impact de masse et de centrage, enjeu majeur permettant e de préserver l’intégrité physique des équipages. 

Ecrans de visualisation 

En parallèle, une commande de 400 Visualisations Têtes Latérales (VTL) numériques a été réalisée pour remplacer les Visualisations Têtes Latérales des Rafale en service. Ces écrans latéraux du cockpit permettent notamment d’afficher les informations sur l’état des systèmes de l’avion ainsi que les images issues des différents capteurs. Ce nouvel équipement offre une surface d’affichage étendue, un écran tactile amélioré et des capacités de calcul augmentées.

Le Scorpion validé sur le Rafale

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Avant de passer commande, la DGA a réalisé une série de tests de compatibilité permettant de qualifier le système lors d’une évacuation avec parachute par exemple. Ces essais ont permis de valider que le nouvel équipement n’entrave pas la sécurité et les opérations de sauvetage du pilote.

A noter que dorénavant le Rafale peut proposer deux types de viseur de casque, soit le système de TARGO II de l’Israélien Elbit Systems et le Scorpion de Thales. Ce dernier à notamment été choisi par l’Espagne pour équiper les Boeing EF-18 A/B « Hornet ».

En route vers le standard F4

Cette commande de matériel permet un peu plus de rendre bien réel le futur standard F4 du Rafale. Cette évolution de l’avion français doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolutions des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (IRST), capacités viseur de casque et de nouveaux armements seront intégrés comme le missile air-air Mica NG et l’armement air-sol modulaire de 1000 kg.

Enfin, en termes de disponibilité, Dassault travaille dans le cadre d’un MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) qui sera davantage verticalisé sous l’autorité de l’avionneur. F4 comprendra un nouveau Système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont également programmées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. Enfin, le Rafale sera doté d’un nouveau calculateur moteur. La validation du standard F4 est prévue pour 2024.

Photos : 1 Rafale 2 Viseur de casque Scorpion @ Thales

28/04/2021

Nouveau viseur de casque pour les NH90 FS !

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L’hélicoptériste NHIndustries a choisi le système de casque TopOwl de Thales pour les pilotes NH90 des forces spéciales. Avec son affichage numérique haute définition, le système d'affichage numérique TopOwl de nouvelle génération permet aux pilotes d'hélicoptère de voler dans tous les environnements visuels dégradés.

Le système de viseur et d'affichage monté sur casque a été développé et affiné en partenariat avec la DGA et le personnel opérationnel au cours des 20 dernières années, et est aujourd'hui la solution la plus avancée et la plus performante de sa catégorie. Avec son système d'ajustement de casque personnalisé, TopOwl est un atout clé pour les pilotes et un facteur décisif pour assurer le succès de la mission.

Le viseur de casque Thales TopOwl de nouvelle va venir équiper les unités des forces spéciales de l'hélicoptère NH90. Cette variante a été développée à la demande de la DGA pour répondre aux besoins des forces spéciales françaises, et est également disponible pour les pays partenaires et autres clients NH90. Cette génération numérique du système de casque TopOwl de Thales utilise la réalité augmentée pour améliorer les capacités opérationnelles des pilotes d'hélicoptère de combat, en particulier lorsqu'ils volent dans des environnements visuels très dégradés. TopOwl a également été sélectionné pour la mise à niveau Standard 3 de l'hélicoptère de combat Tiger développé conjointement par la France, l'Allemagne et l'Espagne.

Les unités des forces spéciales sont spécialement entraînées pour recueillir des renseignements et opérer derrière les lignes ennemies. Les mises à niveau du NH90 pour les forces spéciales améliorent considérablement les capacités de mission et positionnent la nouvelle variante comme l'un des hélicoptères de transport tactique les plus performants au monde, en particulier pour des conditions environnementales extrêmes telles que la baisse de tension, le voile blanc, le brouillard et les opérations de nuit noire.

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Le casque TopOwl est en service depuis 2005 et a fait ses preuves au combat sur plusieurs théâtres d'opérations. La nouvelle génération numérique offre un rendu haute définition et une diffusion vidéo en direct sans perte pour étendre l'enveloppe de vol de l'hélicoptère dans des environnements visuels dégradés. Il exploite les dernières technologies numériques et est cybersécurité dès sa conception.

L'affichage numérique TopOwl réduit la fatigue du pilote et permet aux membres d'équipage de coopérer plus efficacement, ce qui est crucial pour réussir dans les missions les plus difficiles, en affichant des informations pertinentes dans le champ de vision du pilote et en incorporant un système d'alerte audio spatialisé et une technologie de réduction du bruit ambiant.

TopOwl offre également des fonctionnalités de sécurité de vol inégalées pour les opérations sans visibilité directe, en utilisant une combinaison de réalité augmentée, de données de terrain synthétiques et d'informations provenant de caméras 2D et 3D et d'autres capteurs. Conçu pour les opérations de jour et de nuit, il assiste les pilotes lors des atterrissages dans des conditions extrêmement dégradées, telles que la baisse de tension, le voile blanc, le brouillard épais et les opérations de nuit noire.

Le système d'ajustement de casque personnalisé adapte le casque à la forme de la tête de chaque pilote, et la conception matérielle du casque TopOwl de dernière génération a été affinée pour une intégration plus facile, une consommation d'énergie réduite et un poids total plus léger. Les câbles de connexion simplifiés permettent aux membres d'équipage de sortir plus facilement de l'hélicoptère en cas d'urgence, notamment en cas d'amerrissage en mer.

TopOwl et NH90 FS Standard 2 :

La nouvelle configuration du Nh90 TFRA Standard 2 intégrera un système électro-optique (EOS) EuroFLIR ™ de nouvelle génération de Safran avec des affichages et des commandes pour les pilotes, les commandos, les artilleurs et les capitaines de charge. Les capteurs fourniront des sorties pour entreprendre une planification de mission mise à jour sur des écrans ou des tablettes connectés.

En plus d’un cockpit modernisé, la cabine sera améliorée avec un nouveau système de portes à battant amovible rapide et une poutre à corde rapide. Cela fournira des capacités supplémentaires à l'arrière de l'appareil avec le feu protecteur des mitrailleuses latérales. 

En complément des équipements existants tels que les mitrailleuses M3M et les réservoirs de carburant externes, d'autres améliorations au service des forces spéciales et de l'aviation de l'armée française incluent une carte numérique 3D de nouvelle génération, des marches d'embarquement pliables et des points d'ancrage de corde supplémentaires montés au plafond.

Dans un deuxième temps, il est prévu qu'un système d'ouverture distribuée (DAS) composé de caméras infrarouges fixes affichant la vision 3D dans un affichage numérique de viseur monté sur casque de nouvelle génération sera également incorporé, offrant un niveau sans précédent de soutien du pilote en basse visibilité, améliorant considérablement la capacité de l'hélicoptère dans des conditions environnementales dégradées.

Les principales améliorations apportées au NH90 FS concernent :

L’ajout d’un nouveau système optronique d’observation (l’Euroflir™410 de nouvelle génération de la société Safran Electronics & Défense) pour permettre une détection améliorée des obstacles et des menaces, en vol tactique et par toutes conditions de nuit.

La possibilité d’utiliser l’issue arrière du TTH pour les opérations d’aérocordage avec autoprotection par les portes latérales.

Diverses améliorations de la soute du NH90 pour permettre entre autres d’utiliser l’issue arrière en vol ou d’afficher la vidéo du système optronique d’observation au profit des personnels en soute.    

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Photos : 1 & 3 NH90 @NHI  2  TopOwl @ Thales

 

20/11/2020

Air2030, remise des offres finales pour les systèmes sol-air !

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De la même manière que leurs homologues avionneurs, les deux fournisseurs de système sol-air, Eurosam et Raytheon ont rendu leurs offres finales mercredi dernier. L’occasion de vous présenter ici les versions des systèmes SAMP/T et Patriot qui sont proposées à notre pays et qui diffèrent sensiblement des modèles testés en y apportant les dernières technologies disponibles pour 2025.

Petit rappel :

Les systèmes sol-air en compétition ont été testés entre fin août et septembre 2019 sur l’ancien site de missiles Bloodhound à Menzingen. Les radars testés étaient les modèles en service actuellement, mais comportaient certaines améliorations que l’on retrouvera dans les standards proposés à notre pays pour 2025.

Dans l’ordre alphabétique :

L’Eurosam SAMP/T :

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Pour les essais Eurosam a présenté la version actuelle du SAMP/T en service chez nos voisins français avec le radar Thales ARABEL de type AESA. Mais le modèle proposé à notre pays est la nouvelle version SAMP/T « Next Generation » doté du radar Thales Ground Fire 300 et de la nouvelle version du missile MBDA ASTER 30 B1 NT.

Le SAMP/T du consortium européen Eurosam est formé par le français Thales et l’Italien Alenia en collaboration avec le missilier MBDA. Il s’agit d’un système antimissile de théâtre, conçu pour protéger le champ de bataille et les sites tactiques sensibles contre toutes les menaces aériennes actuelles et futures.  Cela prend en compte les missiles de croisière, les aéronefs avec ou sans pilote et les avions blindés. Le SAMP/T a été conçu pour fonctionner dans des environnements extrêmement encombrés (avions civils) et de contre-mesures électroniques. Le système et interopérable avec les systèmes de l’Otan.  Le SAMP/T est déjà optimisé pour les liaisons avec des avions de combat. Le système pourra fonctionner et communiquer avec n’importe lequel des avions que la Suisse choisira. Une prise de position s’effectue en moins de 30 minutes « prêt au tir » selon les critères définis par les pays producteurs. Pour chaque véhicule 2 à 3 hommes suffisent pour la mise en place.

Avec le SAMP/T, il n’y a pas besoin de segmenter l’espace aérien, il est conçu pour travailler avec les différents aéronefs amis en même temps. 

Radar Thales Ground Fire 300 :

Ce radar multifonctions entièrement numérique et muni de capacités anti-aériennes et anti-missiles de pointe, est capable de contrer un large spectre de menaces dont les missiles balistiques. Sa technologie est issue des enseignements de l’ARABEL. Le radar se déploie en moins de 15 minutes, un avantage majeur sur les théâtres d’opération. Il offre une performance et une mobilité à ce jour inégalées avec une couverture sur 360° en azimut, jusqu’à 90° en élévation, dans un rayon de 400km.

Conçu pour détecter et suivre simultanément un vaste éventail de cibles furtives et pour prévenir des attaques coordonnées et saturantes, le Ground Fire 300 (GF300) est doté d’une capacité de guidage des missiles de défense anti-aérienne permettant d’intercepter des cibles manœuvrantes ou balistiques. Polyvalent, il permettra de répondre à de multiples contextes d’emploi tels que la défense aérienne, la surveillance aérienne, la contre-batterie ou la trajectographie. Le GF300 bénéficie dès lors des avancées technologiques de Thales en intelligence artificielle et en cybersécurité.

 Missile MBDA ASTER 30 B1 NT :

Le missile Aster 30 est lancé verticalement, il est équipé d’un propulseur à propergol solide de premier étage en tandem qui est largué après le lancement et le basculement et avant la phase à mi-parcours. Le missile utilise le guidage par inertie à mi-parcours, les données de mise à jour de correction de guidage étant transmises depuis le centre de contrôle des tirs basé au sol via le canal de données de liaison montante du radar. L’agilité du missile repose sur un mode de pilotage innovant dénommé : PIF-PAF : « pilotage en force - pilotage aérodynamique fort », qui donne une grande manœuvrabilité, soit :  12 g et 30 g à toutes les altitudes et une grande précision de trajectoire. Ceci grâce à des gaz au propergol, qui sont expulsés à l’avant du missile et qui augmentent la précision de celui-ci, notamment face à des cibles de petites tailles. Le missile atteint très rapidement une vitesse élevée : 3,5 secondes suffisent pour atteindre Mach 4,5. L’Aster 30 à une portée estimée à plus de 120km en horizontal et 20km vertical. 

L’Aster 30 Block 1NT pour « Nouvelle Technologie » est doté d’un nouvel autodirecteur fonctionnant en bande Ka et pouvant intercepter des missiles d’une portée de 1’000 km. Le nouveau missile est capable d'intercepter les menaces d'entrée du domaine MRBM (Medium Range Ballistic Missiles) ainsi que de traiter des missiles avec des ogives séparables.

Composition d’une unité SAMP/T :  

Le lanceur SAMP/T est monté sur un camion 8x8 portant huit conteneurs de missiles (plusieurs lanceurs peuvent être associés à une unité de tir).  Chaque missile peut être tiré à partir d'un seul lanceur en moins de dix secondes. Le système SAMP/T comprend une unité de conduite de tir basée sur le radar à balayage électronique multifonction GF300, un module d’engagement comprenant des ordinateurs Mara et des consoles d’opérateur Magics. Un module générateur monté sur un camion, un camion de maintenance et de réparation et un véhicule de rechargement de missiles.

Tous les éléments habitables garantissent une total étanchéité NBC.

Formation :

Le SAMP/T a été conçu initialement à une époque où l’Armée française disposait encore de conscrits. De fait, tout a été pensé pour simplifier le travail sur le système. Différents simulateurs sont disponibles pour travailler progressivement les différentes phases tactiques, ainsi que l’engagement avec des aéronefs. La France mettra à disposition des formations pour les cadres sur ses sites avec des retours de compétences. Nos soldats pourront participer aux exercices communs avec la France et l’Italie en ce qui concerne les tirs de validation. Les échanges de données seront facilités entre les trois pays. 

Offsets :

Eurosam offre une participation au sein du système SAMP/T à notre industrie. Actuellement plus de 40 sociétés suisses ont été identifiées comme partenaires potentiels. Plusieurs sont déjà pré-sélectionnées pour produire différents sous-systèmes. 

Le SAMP/T c’est :

  • Une capacité d’engament contre un large spectre de menaces (aéronefs, drones, missiles ballistiques, ICBM).
  • Souplesse d’emploi avec une couverture à 360° et une grande mobilité.
  • Empreinte logistique optimisée.
  • Interopérabilité au standard Otan et une défense aérienne intégrée.
  • Evolution constante vis-à-vis des menaces.

La nouvelle version du SAMP/T « NG » GF300 a été commandée par la France et l’Italie et entrera en service en 2024.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3+ :

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Pour les essais Raytheon a présenté le radar AN/MPQ-53 en service aux USA et chez divers clients. Le modèle testé disposait de certaines améliorations qui seront disponibles sur le nouveau radar proposé à notre pays soit le AN/MPQ-65.

Le Raytheon Patriot assure le rôle de plateforme anti-missile balistique (ABM, anti-ballistic missile) dans l'armée des États-Unis, ce qui est aujourd'hui sa mission principale. Le système SAM et le radar du Patriot ont été développés par l'armée des États-Unis à l'arsenal de Redstone à Huntsville, Alabama. La version la plus moderne qui est proposée à notre pays, le Patriot PAC-3+ est considéré comme très performant. Le système dispose d’une architecture ouverte qui permet une mise à jour et une modernisation facilitée.

Le radar Raytheon AN/MPQ-65 :

Le radar AN/MPQ-65 (PAC-3) fonctionne avec une antenne à balayage électronique (AESA) en bande C à 360° au nitrure de Gallium (GaN) monté sur des semi-remorques. L'ensemble de radar A /MPQ-65 offre des améliorations significatives dans la recherche étendue, la détection des menaces, ainsi que la capacité d'identification et d'engagement. Le volume du secteur de recherche radar a été élargi tandis que le radar utilise un deuxième tube à ondes progressives. Le radar est également utilisé pour le guidage des missiles. Plutôt que de calculer les corrections de cap du missile, en utilisant le processus TVM, le missile transmet ces informations via deux antennes à la station au sol ECS, qui calcule et renvoie les corrections de cap au missile. Le TVM est un hybride de guidage radar et de guidage de commande semi-actif traditionnel. Le principal avantage de l'approche TVM est que la cible est moins susceptible de savoir qu'elle est engagée. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF. L’AN-/MPQ-65 peut faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles et les avions, drones de croisière furtifs. 

Missile GEM-T GaN : 

Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile. Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile. Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie. 

Lanceurs :

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I) :

Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-132 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation :

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation : 

 Hardware :

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software :

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette.

La version du Patriot PAC3+ / AN/APG-65 proposé à notre pays est en commande pour les USA

Photos :  1 radars aux essais : ARABEL & AN/MPQ53 @ P.Kümmerling 2 Le nouveau radar le GF300 @ Thales 3 Le nouveaux radar AN/MPQ-65 @ Raytheon