23/01/2017

Nouveau radar pour les Merlin de la Royal Navy !

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Le ministère britannique de la Défense a donné son autorisation à la production du nouveau système de radar de surveillance « Crowsnest » qui viendra équiper les hélicoptères AW101 « Merlin » HM.2 de la Royal Navy. Le contrat s'élève à 330 millions de dollars.

Le système de radar « Crownest » est fourni par Thales UK, Lockheed-Martin UK sera l'intégrateur du système et Leonardo sera chargé de modifier les cellules. Cette décision fait suite à la sélection du système radar de Thales en mai 2015 et de la phase d'évaluation qui a coûté 29 millions de dollars. Le « Crowsnest » de Thales est une mise à jour complète du radar de recherche et de mission « Cerberus » qui équipe actuellement sept hélicoptères de type Sea King Mk7 chargés d’effectués la mission de surveillance et de contrôle aéroportés (ASaC). Les Sea King entreront en retraite l'année prochaine, mais nouveau système de remplacement n'entrera pas en service pour la formation avant 2019, avec une capacité opérationnelle initiale à suivre au deuxième trimestre de 2020.

La conception « Crowsnest » se compose d'une seule tête de radar à balayage mécanique qui utilise un système innovant pour fournir une visibilité à 360 degrés. Le nouveau système offre une interface homme-machine optimisée, dotée d'une technologie d'écran tactile, alliée à un système autonome de suivi basé sur l'intelligence artificielle. Le nouveau système offre aux opérateurs un outil d'identification de cibles nettement amélioré ainsi que la possibilité de répertorier les contacts aéroportés. En outre, il introduit le radar à synthèse d'ouverture inverse et des actions de soutien électroniques totalement intégrées. Les opérateurs peuvent aussi exploiter les données collectées plus efficacement via un système d'enregistrement et de reproduction des missions hautement amélioré, permettant la reconstitution des données en temps réel ainsi qu'en retour de mission. Le système se plie ensuite vers le côté de l’hélicoptère quand il n'est pas en opération.

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Photos : Images de synthèse d’un Merlin Crownest @ Thales

22/10/2016

Le TALIOS à l’essai pour équiper le Rafale !

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Dassault Aviation travaille à la mise à jour des logiciels du Rafale F3-R en vue de l’intégration de la nouvelle nacelle TALIOS. La capacité accrue sera atteinte à la mi-2018.

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Les essais ont débuté sur un Rafale monoplace.

Le TALIOS doit permettre de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont :

 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Toutes les fonctions seront standard pour les clients français et internationaux. Grâce à son architecture ouverte, le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

Thales a obtenu jusqu'à présent une commande pour 20 TALIOS. Mais au total il est prévu que 45 nacelles puissent venir équiper l'armée de l'air française et la marine. La production en série du système commencera en 2018, après l'achèvement des tests de mesure.

 

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Photos : 1 Image de synthèse Rafale F3-R avec TALIOS 2 le TALIOS @ Dassault Aviation

 

02/09/2015

Une short list pour notre DCA !

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L'évaluation préalable dans le cadre du projet BODLUV 2020 s'est terminée à la fin de 2014. Partant d'une liste de fabricants, une liste réduite de candidats a pu être établie pour un système de moyenne portée après l'analyse des bases, des concepts et des entretiens menés. Jusqu’ici trois systèmes avaient été retenus. Les derniers travaux d’évaluation ont permis de ne retenir que deux systèmes.

 

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De plus, La société Thales Suisse SA a été désignée entrepreneur général pour la préparation de l'acquisition dans le cadre du projet « Défense aérienne basée au sol 2020 ( BODLUV 2020 ) ». A la fin août 2015, une nouvelle étape des travaux de projet en cours a pu être franchie avec la désignation d'un entrepreneur général suisse. Après l'achèvement de l'évaluation préalable pour BODLUV 2020 à la fin de 2014 et l'adoption d'une liste réduite des candidats entrant en question pour un système de moyenne portée ( MR ), les sociétés RUAG, Thales Suisse SA et Rheinmetall Air Defence ( RAD ) restaient encore en lice et ont été invitées à déposer leur candidature en qualité d'entrepreneur général. Tandis que RUAG s'est retirée dans le cadre de l'évaluation pour se concentrer sur des activités de sous-traitante pour la maintenance, un examen approfondi de l'aptitude a été effectué auprès des deux autres entreprises.

 

Deux systèmes et deux fabricants de radars :

 

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armasuisse procédera aux évaluations et aux vérifications et ceci  conjointement avec Thales Suisse SA. Les systèmes de missiles des sociétés Diehl BGT Defence GmbH & CO ( Allemagne ) Irish-SLM et MBDA UK Ltd ( Grande Bretagne ) CAMM-L, de même que les systèmes de radars des sociétés Saab Girafe 4A ( Suède ) et Thales Air Systems GM200 ( France ) seront évalués pour le système modulaire intégré de défense aérienne basée au sol de moyenne portée ( BODLUV 2020 MR ).

 

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Examen approfondi

Les offres remises ont été examinées et analysées de manière circonstanciée par des spécialistes d'armasuisse, des Forces aériennes, de la Base d'aide au commandement BAC, de la Base logistique de l’armée BLA et de l'Etat-major de l'armée. Thales Suisse SA reçoit d'armasuisse le mandat de préparer l'acquisition d'un système de défense aérienne basée au sol. L'objectif de cette phase est l'obtention la plus rapide possible de la maturité d'acquisition. Le projet sera vraisemblablement soumis au Parlement dans sa teneur et son ampleur définitives avec le programme d'armement 2017 ( progr arm 17 ).

 

Diehl BGT Defence Iris-SL : 

 

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Le système allemand Diehl BGT Defence Iris-SL/SLS/SLM est basé sur le missile air-air Iris-T qui équipe les Eurofighter et Gripen, la variante Iris SLM d’exportation est tirée depuis un lanceur vertical monté sur camion. Il permet une défense aérienne à courte et moyenne portée et est adapté pour la défense de l'espace aérien de site comme des aérodromes, mais permet également de couvrir de troupes au sol et des mouvements de blindés. L’IRIS SL permet une interception à 360° d’une portée de 40 km. Le système le choix entre plusieurs radars de dernière génération de type multifonction 3D (Saab Girafe 4A ou Thales GM200) capable de détecter toutes cibles volantes (avions, drones hélicoptères, missiles) ainsi que des roquettes, obus d’artilleries et mortiers.

 

 

MBDA CAMM-ER : 

 

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Le CAMM pour (Common Anti-Air Modular Missile) est une famille de missile surface-aérien cours de développement par MBDA. Le CAMM doit remplacer le «Rapier» et le «Sea Wolf»au sein des forces britanniques à partir de 2016.

Le missile CAMM doit être la base de différents missiles anti-aérien répondant aux besoins des différents armées britanniques (Army, Royal Navy, Royal Air Force).reprend le missile air-air « ASRAAM » qui équipe les Eurofighter anglais, mais se différencie avec l'utilisation d'un autodirecteur électromagnétique actif et d'une liaison de données bidirectionnel. Il est tiré en position verticale et possède la capacité de "soft launch", le missile est éjecté par un piston pneumatique et le propulseur s’allume quelques secondes après le lancement. Ce système doit être plus compact et permettant d'intégrer plus de missiles dans les lanceurs verticaux.

Contrairement au «Sea Wolf» et au « Rapier » le CAMM ne nécessite pas de radar de conduite de tir, permettant de mieux traiter les attaques saturantesLe CAMM-ER (version terrestre) doit pour détecter des cibles multiples à 40km de portée. Le système offre également un choix de radars 3D aux clients (Saab Giraffe 4A ou Thales GM200).

 

Photos : 1 les différents systèmes  2 Radar Saab Giraffe 4A 3 radar Thales GM20 4 Diehl BGT Defence Iris-SL/SLS/SL 5 MBDA CAMM-L

 

 

04/10/2013

La Marine va pouvoir moderniser ses ATL2 !



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Brest, Dassault Aviation et Thales viennent de recevoir une demande de rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) de la part du ministère de la Défense français. Le contrat, négocié avec la Direction générale de l’armement (DGA), prévoit la modernisation du système de mission de quinze ATL2. La rénovation a pour objectifs principaux de développer puis d’intégrer dans les avions existants l’état de l’art des nouvelles technologies en matière de système tactique de mission, sous-systèmes capteurs et consoles de visualisation. Ces équipements intégrés sont parmi les plus perfectionnés de l’industrie aéronautique. 

Avec les Etats-Unis, seule la France produit des appareils de patrouille maritime capables de conjuguer la détection (optronique, radar, acoustique) et la mise en œuvre d’armements variés (missiles antinavires, torpilles, armements guidés laser).

Une amélioration bienvenue : 

Grâce à ce programme, les ATL2 de la Marine française amélioreront leur capacité à traiter les menaces modernes par tous les temps, que ce soit dans le cadre de la mission stratégique de dissuasion ou dans le cadre de conflits asymétriques : sous-marins silencieux et furtifs, embarcations rapides, véhicules terrestres, etc. Les avions pourront voler au-delà de 2030. 

Répartition de la mise à jour : 

Cette rénovation sera réalisée par Dassault Aviation et Thales (co-traitants), associés à DCNS et en coopération avec le SIAé.Dassault Aviation sera responsable du développement du cœur système incluant le logiciel LOTI[1] développé par DCNS. Dassault Aviation sera également en charge de l’intégration globale de l’ensemble des sous-systèmes et transformera à cet effet un avion « prototype » pour réaliser les essais en vol.

Thales développera le sous-système radar/Identification ami-ennemi (IFF[2]) et le sous-système de traitement acoustique numérique de dernière génération (STAN). Le radar bénéficiera des technologies les plus récentes dérivées de celles utilisées sur Rafale. Le STAN, adapté à tous les types de bouées acoustiques existants et futurs connus, permettra de détecter les cibles sur un spectre élargi de fréquences et de contrer les nouvelles menaces.

DCNS développera le logiciel LOTI qui permet d’élaborer une situation d’ensemble à partir de différents senseurs et qui assure la mise en œuvre des armements, telles que les torpilles et les missiles. Ce système collaboratif permet à plusieurs opérateurs d’interagir en même temps.

Le développement des consoles de visualisation tactique rénovée et le chantier des avions de série sont confiés au SIAé.

En ce qui concerne les capteurs, cette opération capitalisera sur les projets d’études amont (PEA) notifiés depuis plus de dix années par la DGA à Thales dans les domaines de la détection sous-marine et des radars de combat (filière Rafale RBE2-AESA).

L’ATL2 : 

Au milieu des 1970 et pour faire face à l'évolution des menaces de plus en plus grandes des sous-marins et navires de surface, la Marine française décide de mettre en service une nouvelle génération d'Atlantic. Deux prototypes d’ATL2 sont réalisés à partir de deux Atlantic de la première série (no 42 et 69). Le premier effectue son premier vol à Toulouse, Blagnac le 8 ami 1981. En juin 82,  le ministère de la défense français annonce le lancement officiel de la production de l'ATL2, à l'équipement français. L'ATL2 est produit, pour la cellule, par un consortium européen (Dornier et MBB pour la RFA, Dassault et l'Aérospatiale pour la France, Aeritalia pour l'Italie et SABCA-Sonaca pour la Belgique). En 2007, les ATL2 de la marine française ont subi une  première cure de jouvence en recevant notamment une nouvelle avionique et un complément d'équipement du système d'armes. La nouvelle avionique permettra à l'appareil d'être conforme aux normes OACI afin de faciliter leur intégration dans la circulation aérienne générale. Depuis le mois de juillet 2008, les Atlantique 2 ont reçu une capacité supplémentaire de bombardement qui leur permet d'emporter en soute et de larguer des bombes à guidage laser GBU-12 Paveway II. 


 

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Photos : ATL2 @ Marine française

08/12/2010

L’Inde va moderniser ses Mirage 2000

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Thales  vient d’obtenir le contrat de modernisation des Mirage 2000H indiens pour un montant avoisinant les 2 milliards d’euros. Il s’agit de moderniser 51 appareils au standard -5.

Ce contrat de rénovation des cinquante et un Mirage 2000H de Dassault actuellement au service de l’armée de l’air indienne comprend également leur équipement en nouveaux missiles, soit les MICA-EM et MICA-IR. Il faudra compter avec le nouveau système de gestion EMTI couplé avec de nouvelles visualisations et du radar RDY. les nouvelles contre-mesures électronique seront du type  ICMS Mk III.
 
 

Paris espère également pouvoir placé quelques Mirage 2000-9 actuellement en service aux EAU et le cas échéant, Dassault Aviation participe avec son dernier-né, le Rafale, à l'appel d'offres de 10,2 milliards de dollars que l'Inde a lancé pour la fourniture de 126 avions de combat (dossier MMRCA). Il est opposé dans cette compétition au russe MiG, aux américains Boeing et Lockheed Martin, à l'européen EADS et au suédois Saab.

 

Le paradoxe franco-français :

 

Il parait clair que New Delhi se trouve en difficulté pour lancer des procédures d’acquisition à la fois pour des Mirage 2000 d’occasions et pour un nouvel appareil dans le cadre du MMRCA.  Et ceci, d’autant plus que l'Inde mène plusieurs achats d’avions de combat en même temps avec les SU-30, le MIG-29  pour la marine et sa participation avec le russe Sukhoi dans le développement du PAK-FA (T-50).

 

Ainsi, Dassault qui pourrait être mal placé pour vendre 126 Rafale en Inde, tente de convaincre l’Indian Air Force que l’achat des Mirage émiriens et qataris serait une alternative bon marché à l’achat d’appareils neufs. Les Indiens qui ont budgétisé 10,5 milliards de dollars pour acquérir 126 avions de combat modernes s’en tireraient à bon compte avec une flotte toujours plus homogène et surtout très performante face à ses menaces. On l’aura donc comprit, Thales et Dassault se retrouvent en concurrence sur le marché indien, l’un voulant moderniser les 2000 l’autre ayant pour intérêt de ventre le Rafale  ou tenté la vente des 2000-9 d’occasions.

 

Or, il est vraisemblable qu’en modernisant sa flotte actuelle de 2000, l’Inde n’achètera pas de nouveaux Mirage 2000 ne serait-ce que de seconde mains !!
 
Rappel sur les Mirage 2000 indiens :
 
L'Inde a commandé 46 Mirage 2000EH et 13 Mirage 2000TH biplaces en octobre 1982 afin de disposer de chasseurs de supériorité aérienne capables de prendre la relève de ses MiG-21. Le premier Mirage 2000 indien a pris l'air en septembre 1984.

 

Photo : Mirage 2000TH @ Ken Sekhon