20/11/2020

Air2030, remise des offres finales pour les systèmes sol-air !

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De la même manière que leurs homologues avionneurs, les deux fournisseurs de système sol-air, Eurosam et Raytheon ont rendu leurs offres finales mercredi dernier. L’occasion de vous présenter ici les versions des systèmes SAMP/T et Patriot qui sont proposées à notre pays et qui diffèrent sensiblement des modèles testés en y apportant les dernières technologies disponibles pour 2025.

Petit rappel :

Les systèmes sol-air en compétition ont été testés entre fin août et septembre 2019 sur l’ancien site de missiles Bloodhound à Menzingen. Les radars testés étaient les modèles en service actuellement, mais comportaient certaines améliorations que l’on retrouvera dans les standards proposés à notre pays pour 2025.

Dans l’ordre alphabétique :

L’Eurosam SAMP/T :

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Pour les essais Eurosam a présenté la version actuelle du SAMP/T en service chez nos voisins français avec le radar Thales ARABEL de type AESA. Mais le modèle proposé à notre pays est la nouvelle version SAMP/T « Next Generation » doté du radar Thales Ground Fire 300 et de la nouvelle version du missile MBDA ASTER 30 B1 NT.

Le SAMP/T du consortium européen Eurosam est formé par le français Thales et l’Italien Alenia en collaboration avec le missilier MBDA. Il s’agit d’un système antimissile de théâtre, conçu pour protéger le champ de bataille et les sites tactiques sensibles contre toutes les menaces aériennes actuelles et futures.  Cela prend en compte les missiles de croisière, les aéronefs avec ou sans pilote et les avions blindés. Le SAMP/T a été conçu pour fonctionner dans des environnements extrêmement encombrés (avions civils) et de contre-mesures électroniques. Le système et interopérable avec les systèmes de l’Otan.  Le SAMP/T est déjà optimisé pour les liaisons avec des avions de combat. Le système pourra fonctionner et communiquer avec n’importe lequel des avions que la Suisse choisira. Une prise de position s’effectue en moins de 30 minutes « prêt au tir » selon les critères définis par les pays producteurs. Pour chaque véhicule 2 à 3 hommes suffisent pour la mise en place.

Avec le SAMP/T, il n’y a pas besoin de segmenter l’espace aérien, il est conçu pour travailler avec les différents aéronefs amis en même temps. 

Radar Thales Ground Fire 300 :

Ce radar multifonctions entièrement numérique et muni de capacités anti-aériennes et anti-missiles de pointe, est capable de contrer un large spectre de menaces dont les missiles balistiques. Sa technologie est issue des enseignements de l’ARABEL. Le radar se déploie en moins de 15 minutes, un avantage majeur sur les théâtres d’opération. Il offre une performance et une mobilité à ce jour inégalées avec une couverture sur 360° en azimut, jusqu’à 90° en élévation, dans un rayon de 400km.

Conçu pour détecter et suivre simultanément un vaste éventail de cibles furtives et pour prévenir des attaques coordonnées et saturantes, le Ground Fire 300 (GF300) est doté d’une capacité de guidage des missiles de défense anti-aérienne permettant d’intercepter des cibles manœuvrantes ou balistiques. Polyvalent, il permettra de répondre à de multiples contextes d’emploi tels que la défense aérienne, la surveillance aérienne, la contre-batterie ou la trajectographie. Le GF300 bénéficie dès lors des avancées technologiques de Thales en intelligence artificielle et en cybersécurité.

 Missile MBDA ASTER 30 B1 NT :

Le missile Aster 30 est lancé verticalement, il est équipé d’un propulseur à propergol solide de premier étage en tandem qui est largué après le lancement et le basculement et avant la phase à mi-parcours. Le missile utilise le guidage par inertie à mi-parcours, les données de mise à jour de correction de guidage étant transmises depuis le centre de contrôle des tirs basé au sol via le canal de données de liaison montante du radar. L’agilité du missile repose sur un mode de pilotage innovant dénommé : PIF-PAF : « pilotage en force - pilotage aérodynamique fort », qui donne une grande manœuvrabilité, soit :  12 g et 30 g à toutes les altitudes et une grande précision de trajectoire. Ceci grâce à des gaz au propergol, qui sont expulsés à l’avant du missile et qui augmentent la précision de celui-ci, notamment face à des cibles de petites tailles. Le missile atteint très rapidement une vitesse élevée : 3,5 secondes suffisent pour atteindre Mach 4,5. L’Aster 30 à une portée estimée à plus de 120km en horizontal et 20km vertical. 

L’Aster 30 Block 1NT pour « Nouvelle Technologie » est doté d’un nouvel autodirecteur fonctionnant en bande Ka et pouvant intercepter des missiles d’une portée de 1’000 km. Le nouveau missile est capable d'intercepter les menaces d'entrée du domaine MRBM (Medium Range Ballistic Missiles) ainsi que de traiter des missiles avec des ogives séparables.

Composition d’une unité SAMP/T :  

Le lanceur SAMP/T est monté sur un camion 8x8 portant huit conteneurs de missiles (plusieurs lanceurs peuvent être associés à une unité de tir).  Chaque missile peut être tiré à partir d'un seul lanceur en moins de dix secondes. Le système SAMP/T comprend une unité de conduite de tir basée sur le radar à balayage électronique multifonction GF300, un module d’engagement comprenant des ordinateurs Mara et des consoles d’opérateur Magics. Un module générateur monté sur un camion, un camion de maintenance et de réparation et un véhicule de rechargement de missiles.

Tous les éléments habitables garantissent une total étanchéité NBC.

Formation :

Le SAMP/T a été conçu initialement à une époque où l’Armée française disposait encore de conscrits. De fait, tout a été pensé pour simplifier le travail sur le système. Différents simulateurs sont disponibles pour travailler progressivement les différentes phases tactiques, ainsi que l’engagement avec des aéronefs. La France mettra à disposition des formations pour les cadres sur ses sites avec des retours de compétences. Nos soldats pourront participer aux exercices communs avec la France et l’Italie en ce qui concerne les tirs de validation. Les échanges de données seront facilités entre les trois pays. 

Offsets :

Eurosam offre une participation au sein du système SAMP/T à notre industrie. Actuellement plus de 40 sociétés suisses ont été identifiées comme partenaires potentiels. Plusieurs sont déjà pré-sélectionnées pour produire différents sous-systèmes. 

Le SAMP/T c’est :

  • Une capacité d’engament contre un large spectre de menaces (aéronefs, drones, missiles ballistiques, ICBM).
  • Souplesse d’emploi avec une couverture à 360° et une grande mobilité.
  • Empreinte logistique optimisée.
  • Interopérabilité au standard Otan et une défense aérienne intégrée.
  • Evolution constante vis-à-vis des menaces.

La nouvelle version du SAMP/T « NG » GF300 a été commandée par la France et l’Italie et entrera en service en 2024.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3+ :

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Pour les essais Raytheon a présenté le radar AN/MPQ-53 en service aux USA et chez divers clients. Le modèle testé disposait de certaines améliorations qui seront disponibles sur le nouveau radar proposé à notre pays soit le AN/MPQ-65.

Le Raytheon Patriot assure le rôle de plateforme anti-missile balistique (ABM, anti-ballistic missile) dans l'armée des États-Unis, ce qui est aujourd'hui sa mission principale. Le système SAM et le radar du Patriot ont été développés par l'armée des États-Unis à l'arsenal de Redstone à Huntsville, Alabama. La version la plus moderne qui est proposée à notre pays, le Patriot PAC-3+ est considéré comme très performant. Le système dispose d’une architecture ouverte qui permet une mise à jour et une modernisation facilitée.

Le radar Raytheon AN/MPQ-65 :

Le radar AN/MPQ-65 (PAC-3) fonctionne avec une antenne à balayage électronique (AESA) en bande C à 360° au nitrure de Gallium (GaN) monté sur des semi-remorques. L'ensemble de radar A /MPQ-65 offre des améliorations significatives dans la recherche étendue, la détection des menaces, ainsi que la capacité d'identification et d'engagement. Le volume du secteur de recherche radar a été élargi tandis que le radar utilise un deuxième tube à ondes progressives. Le radar est également utilisé pour le guidage des missiles. Plutôt que de calculer les corrections de cap du missile, en utilisant le processus TVM, le missile transmet ces informations via deux antennes à la station au sol ECS, qui calcule et renvoie les corrections de cap au missile. Le TVM est un hybride de guidage radar et de guidage de commande semi-actif traditionnel. Le principal avantage de l'approche TVM est que la cible est moins susceptible de savoir qu'elle est engagée. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF. L’AN-/MPQ-65 peut faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles et les avions, drones de croisière furtifs. 

Missile GEM-T GaN : 

Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile. Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile. Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie. 

Lanceurs :

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I) :

Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-132 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation :

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation : 

 Hardware :

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software :

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette.

La version du Patriot PAC3+ / AN/APG-65 proposé à notre pays est en commande pour les USA

Photos :  1 radars aux essais : ARABEL & AN/MPQ53 @ P.Kümmerling 2 Le nouveau radar le GF300 @ Thales 3 Le nouveaux radar AN/MPQ-65 @ Raytheon

18/10/2020

Radar AESA pour le  H160M « Guépard » !

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Le futur hélicoptère interarmées Airbus H160M « Guépard » sera doté du nouveau radar AESA AirMaster C de Thales. Si, pour l’instant aucun contrat ferme n’est signé, le radar fait l'objet de travaux préparatoires pour son intégration sur le nouvel hélicoptère de 6 tonnes.

Notifiés par la Direction générale de l'armement (DGA), des études préparatoires sont menées par Thales en collaboration avec Airbus Helicopters pour l'intégration de l'AirMaster C à bord de l'hélicoptère H160M « Guépard », soit le futur hélicoptère léger de l'armée mixte, qui devra effectuer une grande variété de missions pour les trois armées françaises.

Un radar compact :

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Les missions de détection, d’identification et de surveillance des menaces dépendent de la capacité d’une force à opérer dans tout type d’environnement et dans toutes les conditions météorologiques. Fort de son expérience avec la série de radars à succès Master, Thales a développé un nouveau radar de surveillance ultra-compact avec des capacités de détection de cible améliorées pour les aéronefs à voilure fixe, les hélicoptères et les drones. Avec ses faibles coûts d'intégration et d'exploitation, sa disponibilité et ses performances élevées, l'AirMaster C établit une nouvelle norme pour les radars aéroportés.

L’AirMaster C associe une empreinte réduite à plusieurs avancées technologiques. Conçu pour une intégration sur des plates-formes plus petites, le « C » signifie compact. L’AirMaster C est équipé d’une antenne active 2D programmable rendue ultracompacte grâce à l’utilisation du Silicium-Germanium (SiGe). Avec un poids de moins de 20 kilos dans une seule unité monobloc, le radar est 30 % moins exigeant en termes de volume, de poids et de puissance (SWaP : Size Weight and Power) que les autres radars de cette gamme. 
La capacité multi polarisation (similaire à celle d’un appareil photo) permettra de sélectionner automatiquement le réglage optimal du radar offrant une meilleure performance de détection selon la mission. La capacité de détection simultanée du très proche et du lointain (similaire aux yeux) permettra d’accroitre les capacités de surveillance instantanée. De plus, grâce aux modes Navigation 2D et Météo, l’AirMaster C facilitera la navigation dans tous les types d’environnements et de conditions météorologiques.

L’AirMaster C est un radar à logiciel intelligent conçu pour réduire la charge de travail de l’équipage. L’autonomie des capteurs, l’auto-apprentissage et la capacité d’analyser et de classer de grands volumes de données, contribueront à accroître les capacités du radar, et permettront par exemple au radar de s’adapter automatiquement aux modes d’utilisation et aux changements de terrain et de domaine. L'antenne couvre un secteur de 120 °, Thales étant prêt à intégrer plus d'un système sur une même plateforme si le client a besoin d'une couverture à 240 ° ou 360 °. Les connexions entre les unités individuelles sont réalisées avec des câbles à fibre optique, qui réduisent le poids, simplifient l'intégration et sont insensibles aux interférences radiofréquences. Le radar comporte des éléments HUMS permettant une maintenance prédictive, ce qui ajoute encore à l'équation de disponibilité, le système étant conçu pour un MTBCF (Mean Time Between Critical Failures) de plus de 3’000 heures. En regardant vers l'avenir, "c'est un radar conçu par logiciel, donc l'introduction de nouvelles fonctionnalités et capacités ne nécessitera que des mises à niveau logicielles, sans avoir besoin de modifier le matériel, permettant ainsi une évolution facile du système. A l’avenir des améliorations d'algorithmes et une l'utilisation de l'IA pourront facilement être intégrées.

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Le H160M « Guépard » :

Le H160M « Guépard » sera la version militaire du H160 civil. Le « Guépard » est un hélicoptère léger mixte, Hélicoptère Interarmées Léger (HIL). Les premières livraisons des 169 hélicoptères « Guépard » 15 de plus que prévu dans la précédente Loi de Programmation Militaire (LPM) pourront se faire dès 2026 au lieu de 2028. Le programme HIL vise à équiper les trois services d’un modèle unique d’hélicoptère léger pour remplacer les cinq actuellement en service, le plus ancien depuis les années 70, soit : la Gazelle de l’Armée de terre, l’Alouette III et le Dauphin ainsi que le « Panther » de la marine et les « Fennec » de l’armée de l’air. Hélicoptère modulaire par sa conception, le H160 permettra dans sa version militaire de couvrir avec une plateforme unique des missions allant de l’infiltration de commandos à la lutte antinavire, en passant par l’interception aérienne, et l’appui-feu, afin de répondre aux besoins de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air dans le cadre du programme HIL.

Adossé à une plateforme qui sera mise en service dès l’an prochain, le programme HIL bénéficiera de nombreux avantages inhérents au H160 civil, notamment en matière de soutien avec une maintenance simplifiée et des coûts d’opération optimisés par rapport à la précédente génération d’hélicoptères de cette catégorie.

Le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters visant à offrir aux passagers un confort supérieur grâce aux lames Blue Edge réductrices de bruit et à une superbe visibilité extérieure pour les passagers et les pilotes, sans oublier les fonctionnalités de sécurité supplémentaires qu'offre Helionix protection de l'enveloppe et réduction de la charge de travail du pilote. Le nouveau modèle industriel d'Airbus Helicopters, basé sur la spécialisation du site et un processus d'assemblage de composants prêt à l'emploi, qui réduit le temps de mise sur le marché du H160 à 24 semaines, offrant ainsi plus de flexibilité aux clients. Cela permettra aux clients de confirmer leur configuration de mission à un stade ultérieur en fonction des besoins du marché.

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Photos : 1 & 4 Le H160M « Guépard » @ Airbus DS 2 & 3 L’AirMaster C et son intégration @ Thales

 

 

 

20/02/2020

Modernisation des PC-21 & FLORAKO !

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Dans le cadre du programme d’équipement militaire 2020, deux sujets concernent notre aviation, la mise à jour des avions écoles Pilatus PC-21 et celle du programme C2Air pour le système FLORAKO.

Mise à jour des Pilatus PC-21 :

Suite aux programmes d’armement 2006 et 2010, huit avions PC-21 ont été acquis auprès de l’entreprise Pilatus, à des fins d’instruction. Cet avion turbopropulsé est destiné à l’instruction des pilotes sans expérience préalable sur jet, pour qu’ils puissent à terme directement passer à un avion de combat tel que le F/A-18 E/F « Hornet ». L’instruction sur PC-21 est sensiblement moins coûteuse et plus écologique que sur jet d’entraînement.

Cependant, comme ses pièces de rechange ne sont plus commercialisées (version initiale de l’avion) et que les autres forces aériennes n’utilisent pas la même configuration que celle employée actuellement, des adaptations s’imposent sur ces avions comme sur leurs simulateurs. Aujourd’hui, les PC-21 des Forces aériennes suisses comportent des composants qui ne sont plus utilisés dans les autres flottes de ce modèle. À terme, il ne sera plus possible d’assurer l’entretien et la maintenance de ces composants. La maintenance des aéronefs devient de plus en plus complexe et onéreuse. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres fabricants cessent de fournir leurs prestations, d’autant plus qu’une petite flotte représente peu d’intérêts économiques pour ces entreprises.
Le système d’instruction PC-21 de Pilatus a fait l’objet de développements constants au cours des dix dernières années. Dans le cadre des mesures planifiées, les Forces aériennes suisses appliqueront des processus d’amélioration du système développés pour les forces aériennes australiennes et pourront bénéficier d’un stock de pièces de rechange partagé. L’Armée de l’air française reprend la même configuration pour son PC-21.

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Cet ensemble de mesures comprend également l’adaptation aux spécificités de la Suisse telles que sa topographie et la densité élevée de son trafic aérien. Grâce à l’intégration d’un système de détection des obstacles (G-CAS) et d’un système de signalisation du trafic aérien (T-CAS), la sécurité de vol sur le PC-21 sera considérablement accrue. Indispensable dans un environnement d’entraînement moderne, ces deux systèmes de sécurité préviennent les crashes et les collisions avec d’autres aéronefs. Une grande partie des frais de développement et d’autorisation pour chacun des systèmes de la nouvelle configuration ont déjà été couverts et ne sont pas compris dans le crédit. Les mesures assureront l’adaptation aux exigences militaires et civiles actuelles et maintiendront ces avions en état de navigabilité jusqu’à fin 2035.

Environ les trois quarts des PC-21 utilisés actuellement à travers le monde possèdent la même configuration que celle préconisée dans la solution proposée. Ainsi, les Forces aériennes suisses pourront profiter de conditions plus favorables lors des travaux de maintenance. De même, elles rempliront les exigences actuelles en matière d’aéronautique et s’adapteront aux normes de sécurité en vigueur.

C’est l’avionneur suisse Pilatus Aircraft qui aura la charge de mettre à jour la flotte de PC-21.

Modernisation C2Air pour le système FLORAKO :

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Dans le cadre d’Air2030, nous avons beaucoup parlé d’avions et de systèmes sol-air, mais il fallait aussi moderniser le système de surveillance et de conduite, le choix est fait. L’évaluation des trois candidats au nouveau système de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes pour l’Armée suisse s’est conclue avec le choix du type de dispositif. La direction du programme Air2030 a suivi la recommandation de l’équipe d’experts en faveur du candidat français Thales avec le système Skyview.

Le remplacement du système de conduite et de communication de Florako (projet Radar) fait partie du paquet de projets pour le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, comme le renouvellement des systèmes de capteurs de Florako, l’acquisition de nouveaux avions de combat (projet PAC) ainsi que celle d’un système de défense sol-air de longue portée (projet DSA). Le projet Radar a déjà été décidé dans le cadre des programmes d’armement 2016 et 2018. Le remplacement des capteurs est en cours.

Introduit en 2004, le système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako assure 24 heures sur 24 et sept jours sur sept la reconnaissance des aéronefs civils et militaires (avions, hélicoptères, drones) et permet aux Forces aériennes de mener leurs engagements en situation ordinaire comme en cas de tensions accrues, voire de conflit. Sans lui, les avions de combat et autres moyens de défense sol-air ne pourraient être engagés, ou seulement de manière très limitée. Il en va de même pour les appareils à acquérir en vue du renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien.

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Le projet « C2Air » prévoit le remplacement des sous-systèmes Ralus/Lunas du système actuel de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes des Forces aériennes suisses. Au cours des douze derniers mois, des spécialistes d’armasuisse et de l’Armée suisse ont testé en Suisse trois systèmes de remplacement venus de trois pays différents, évalué les offres reçues et formulé une recommandation à la direction du programme Air2030 dans un rapport d’évaluation. Le directeur général de l’armement a maintenant suivi cette recommandation et attribué le marché au candidat français Thales avec le système Skyview. Thales a été retenu en raison de son meilleur rapport qualité-prix. Par ailleurs, Skyview est le système qui s’avère répondre le mieux aux exigences. Il est prévu que le Conseil fédéral soumette l’acquisition de ce système au Parlement dans le message sur l’armée 2020. Les autres candidats étaient Saab (Suède) et Raytheon (États-Unis). Le constructeur et le système retenus ne causent aucun préjudice aux autres projets PAC et Bodluv du programme Air2030.

Système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako Ralus (Radar-Luftlage-System) rassemble les données radar et établit l’image de la situation aérienne. Lunas (Luftlage-Nachrichtensystem) reproduit toutes les données à l’écran afin de soutenir la conduite de l’engagement. 

Ces deux sous-systèmes font partie du système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako. Ce dernier est destiné à identifier les objets aériens civils et militaires (p. ex. avions, hélicoptères et drones) et à conduire les engagements des Forces aériennes, y compris la défense sol-air. Depuis 2005, l’espace aérien suisse est surveillé 24 heures sur 24 par Florako. 

Principales caractéristiques:

  • Une large communauté d’utilisateurs de la force aérienne de 12 pays représentant au total 43 centres
  • Suivi multisensoriel et fusion d’identification éprouvés sur le terrain
  • flexible à toute opération
  • Evolutif en déploiement
  • Ouvert aux systèmes hérités et futurs

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Photos : 1 Pilatus PC-21 des FA en vol 2 cockpit PC-21@ Pilatus Aircraft 3 Radar FLORAKO@ DDPS 3 système d’engagement @ DDPS 4 Système Skyview @ Thales

 

10/12/2019

Capacité opérationnelle initiale pour le Rafale F3-R !

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L’Armée de l’air française a déclaré avoir atteint la capacité opérationnelle initiale avec le nouveau standard « F3-R » du Rafale.  Cette annonce fait suite à plusieurs mois de formation des équipages et du personnel technique sur cette norme depuis son acceptation officielle en juillet dernier.

Tout en poursuivant la montée en puissance des unités opérationnelles, cette étape clé avant l'intégration début 2020 du missile METEOR de MBDA et du pod de désignation laser TALIOS de Thales permet à l’Armée de l’air d'utiliser le Rafale F3-R pour ses missions permanentes de dissuasion nucléaire, d'opérations étrangères et protection de l'espace aérien français, dite : Posture Permanente de Sûreté.

Il s'agit d'une étape majeure vers la mise en service du Rafale F3-R, qui intégrera les deux nouvelles charges utiles d'ici la fin du premier semestre 2020.

Cette norme n'est pourtant qu'une étape et confirme le potentiel de croissance du Rafale. Le développement de la norme F4 a été lancé fin 2018. Il continuera d'évoluer pour amener les avions de combat au Future Air Combat System (SCAF). Le futur standard F4 est prévu de 2023 à 2030, puis viendra le F5 de 2030 à 2040, selon le calendrier de Dassault aviation et de l’Armée de l’air.

Rappel :

Conformément à la programmation du ministère des armées, le standard « F3-R » du Rafale a été qualifié en 2018 par la direction générale de l’armement (DGA) et est entré en service opérationnel quelques mois plus tard. Au cours du premier semestre 2017, les équipes de la DGA, de Dassault Aviation, de MBDA, de Thales et les centres d’expérimentation de l’armée de l’air et de la marine ont déroulé comme prévu le calendrier des campagnes d’intégration des deux équipements majeurs du nouveau standard « F3-R ».  Il s’agit du missile « METEOR » et de la nacelle de désignation « TALIOS ».

En ce qui concerne le THALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Le TALIOS doit permet de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont : 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • Clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Par ailleurs, les clients à l’exportation peuvent également opter pour la nacelle Lockheed Martin AN/AAQ « SNIPER » et le viseur de casque Elbit Systems « Targo II ».

Note : un standard F6 est également prévu, pas de date confirmée pour l’instant.

Photo : Rafale F3-R @ Dassault Aviation

18/09/2019

Air2030 : l’Eurosam SAMP/T :

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Second système sol-air en course pour venir équiper notre futur Défense sol-air (DSA), le SAMP/T  (Système Aérien Moyenne Portée/ Terrestre) du fabricant  Eurosam. Le système a été présenté officiellement à la presse ce mardi sur l’ancien site de missiles Bloodhound à Menzingen ou se dérouleront les essais jusqu’au 27 septembre. Tout comme son concurrent américain (voir lien) seul le radar est testé opérationnellement dans notre pays. Les données des tirs réelles des missiles sont disponibles pour armasuisse. L’équipe Eurosam a fait le déplacement avec une unité complète de tir, ainsi que l’équipe logistique d’appuis et réparation. Une occasion inédite qui a permis aux personnes présentes de se rendre compte de ce que représente le système SAMP/T au complet. Ce fut également une belle opportunité de pouvoir parler avec le personnel servant.  

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L’Eurosam SAMP/T :

Le SAMP/T du consortium européen Eurosam est formé par le français Thales et l’Italien Alenia en collaboration avec le missilier MBDA. Il s’agit d’un système antimissile de théâtre, conçu pour protéger le champ de bataille et les sites tactiques sensibles contre toutes les menaces aériennes actuelles et futures.  Cela prend en compte les missiles de croisière, les aéronefs avec ou sans pilote et les avions blindés. Le SAMP/T a été conçu pour fonctionner dans des environnements extrêmement encombrés (avions civils) et de contre-mesures électroniques. Le système et interopérable avec les systèmes de l’Otan.  Le SAMP/T est déjà optimisé pour les liaisons avec des avions de combat. Le système pourra fonctionner et communiquer avec n’importe lequel des avions que la Suisse choisira. Une prise de position s’effectue en 30 minutes « prêt au tir » selon les critères définis par les pays producteurs. A l’avenir, il sera possible de réduire sensiblement le temps d’installation. Pour chaque véhicule 2 à 3 hommes suffisent pour la mise en place.

Avec le SAMP/T, il n’y a pas besoin de segmenter l’espace aérien, il est conçu pour travailler avec les différents aéronefs amis en même temps. 

Radar Thales ARABEL :

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Le radar testé par notre pays dans le cadre des essais et l’actuel Thales ARABEL en service dans l’armée de l’Air française. Cependant, le modèle présenté dispose d’un certains nombres d’améliorations en termes de détection et de poursuite. Ces améliorations sont disponibles sur les nouvelles versions de radars produit par Thales. Cette demande particulière d’armasuise prend son sens, car l’ARABEL n’est plus produit par le fabricant. Selon la demande d’armasuisse, notre pays pourra acquérir une version optimisée au moment du choix final. Ceci ouvre la voie à la nouvelle famille des radars Thales.

L’ARABEL est un radar tridimensionnel équipé d’une antenne à balayage électronique passive rotative, tournant au régime de 60 tr/min sur 360°. Son faisceau, de 2° en azimut, peut balayer jusqu’à 70° en élévation. La fréquence d’émission, en bande X, peut varier par paliers supérieurs à 10% de la gamme de fréquences possibles. La puissance, le format du signal et les autres caractéristiques radioélectriques sont contrôlées informatiquement. Le radar peut suivre jusqu’à 50 cibles différentes et dans toutes les directions et permettre l’engagement de chacune par un missile Aster 30. Cela lui permet de contrer les attaques par saturation, y compris dans un environnement de guerre électronique. 

 Missile MBDA ASTER B1  :

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Le missile Aster 30 est lancé verticalement, il est équipé d’un propulseur à propergol solide de premier étage en tandem qui est largué après le lancement et le basculement et avant la phase à mi-parcours. Le missile utilise le guidage par inertie à mi-parcours, les données de mise à jour de correction de guidage étant transmises depuis le centre de contrôle des tirs basé au sol via le canal de données de liaison montante du radar. L’agilité du missile repose sur un mode de pilotage innovant dénommé : PIF-PAF : « pilotage en force - pilotage aérodynamique fort », qui donne une grande manœuvrabilité, soit :  12 g et 30 g à toutes les altitudes et une grande précision de trajectoire. Ceci grâce à des gaz au propergol, qui sont expulsés à l’avant du missile et qui augmentent la précision de celui-ci, notamment face à des cibles de petites tailles. Le missile atteint très rapidement une vitesse élevée : 3,5 secondes suffisent pour atteindre Mach 4,5. L’Aster 30 à une portée estimée à plus de 120km en horizontal et 20km vertical.

Composition d’une unité SAMP/T:  

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Le lanceur SAMP/T est monté sur un camion 8x8 portant huit conteneurs de missiles (pluieurs lanceurs peuvent être associés à une unité de tir).  Chaque missile peut être tiré à partir d'un seul lanceur en moins de dix secondes. Le système SAMP/T comprend une unité de conduite de tir basée sur le radar à balayage électronique multifonction ARABEL ou une version de la famille des radars Thales un module d’engagement comprenant des ordinateurs Mara et des consoles d’opérateur Magics. Un module générateur monté sur un camion, un camion de maintenance et de réparation et un véhicule de rechargement de missiles.

Tous les éléments habitables garantissent une total étanchéité NBC.

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Offre pour la Suisse :

Notre pays pourra en cas de choix en faveur du SAMP/T acquérir un radar de dernière génération, dérivé de l’ARABEL en test. Il s'agira du Thales Ground Fire 300 et de la nouvelle version du missile, soit l'Aster 30 1NT. La nouvelle génération du SAMP/T vient d'être commandée pa rla Franc et l'Italie.

Formation :

Le SAMP/T a été conçu initialement à une époque ou l’Armée française disposait encore de conscrits. De fait, tout a été pensé pour simplifier le travail sur le système. Différents simulateurs sont disponibles pour travailler progressivement les différentes phases tactiques, ainsi que l’engagement avec des aéronefs. La France mettra à disposition des formations pour les cadres sur ses sites avec des retours de compétences. Nos soldats pourront participer aux exercices communs avec la France et l’Italie en ce qui concerne les tirs de validation. Les échanges de données seront facilités entre les trois pays.

Offsets :

Eurosam offre une participation au sein du système SAMP/T à notre industrie. Actuellement 40 sociétés suisses ont été identiifées comme partenaires potentiels. Plusieurs sont déjà pré-sélectionnées pour produire différents sous-systèmes.

Le SAMP/T c’est :

  • Une capacité d’engament contre un large spectre de menaces (aéronefs, drones, missiles ballistiques, ICBM).
  • Souplesse d’emploi avec une couverture à 360° et une grande mobilité.
  • Empreinte logistique optimisée.
  • Interopérabilité au standard Otan et une défense aérienne intégrée.
  • Evolution constante vis-à-vis des menaces.

 Essais du Raytheon Patriot : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/08/22/air2030%C2...

Photos : 1 Système SAMP/T radar + lanceur à Menzingen 2 Présentation/conférence 3Radar ARABEL4Maquette missile Aster 30 @ P.Kümmerling