20/10/2017

Et si l’Inde quittait le programme du Sukhoi T-50 ?

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New Dehli, allons-nous vivre prochainement un nouveau coup de théâtre indien ? La question est posée. En effet, dans les coulisses de l’Indian Air Force (IAF) circule une information comme quoi celle-ci, désire quitter le programme de collaboration avec l’avionneur russe Sukhoi sur le développement du Su-57 alias T-50 PAK-FA.

Des critiques et des problèmes de coûts :

Il semble qu’au sein de l’IAF, plusieurs critiquent ont été exprimées au ministère de la Défense, affirmant que le programme PAF-FA proposé avec la Russie ne répondait pas aux exigences souhaitées en terme de furtivité et de coûts.

Le programme du T-50 (Su-57) proposé ne répond pas aux caractéristiques de furtivité ce qui nécessite des changements structurels majeurs qui ne peuvent pas être satisfaits. Par ailleurs, toujours selon des membres de l’IAF le projet du T-50 n'a pas de concept de moteur modulaire, rendant la maintenance de la flotte coûteuse et gênante. Un responsable de service a déclaré que le concept de moteur modulaire est nécessaire pour la maintenance et la disponibilité des avions à court terme, car cela peut être fait par l'utilisateur lui-même. Selon lui, les Russes ont proposé des moteurs non modulaires et leur maintenance ne peuvent être traitées que par le constructeur.

Un autre son de cloche :

Mais selon Vaijinder K. Thakur, chef d'escadron à la retraite de l'IAF et analyste de la défense pour l’IAF, ces critiques non pas lieu d’être. Il affirme de son côté que les prototypes russes du PAK-FA sont équipés du moteur AL-41F1. Mais la variante de production sera équipée du moteur de type Product 30, soit 30% plus léger, doté d'une poussée améliorée, d'un meilleur rendement énergétique et de moins de pièces mobiles. Cela se traduit par une fiabilité améliorée et un coût de cycle de vie inférieur de 30%.

 

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Photos : T-50 PAK-FA/Su57@ Sukhoi

 

 

19/01/2017

Le Sukhoi T-50 aux mains des pilotes russes !

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Le Sukhoi T-50 « PAKFA » va subir une série de tests aux mains des pilotes de la Force aérienne russe. Les Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS) ont déclaré que cinq avions de type T-50 vont être testés en vol.

Au total se sont donc cinq Sukhoi T-50 qui vont être transférés à la base de Chkalov VKS State Flight Test Center n ° 929 à Akhtubinsk. Une fois au centre de Chkalov, l'avion sera soumis à un programme en deux étapes. Le «State-Joint Flight Testing» permet dans un premier temps aux pilotes militaires de prendre progressivement la main sur l’avion en vue de sa validation. Ce programme d'essais conjoints est en théorie le dernier processus auquel l'avion en tant que prototype est soumis avant de pouvoir recevoir le feu vert pour la production en série.

Dans cette première étape du programme, les pilotes d’essais de Sukhoi vont formés les pilotes des Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS). Puis dans la seconde étape les pilotes de la VKS voleront l’avion et devront valider si celui-ci satisfait aux exigences opérationnelles du service. Alors viendra l’autorisation de production.

Une fois sorti de la chaîne de production et mis en service, le premier avion de série T-50 devrait être livré au 4ème Centre national de formation du personnel aéronautique et des essais de combat du ministère russe de la Défense à Lipetsk. À ce stade, les pilotes de la VKS qui ont complété le programme d'essais conjoints de l'État créeront un cadre de pilotes instructeurs tirés des unités de combat prévues pour être les premiers opérateurs du T-50.


Des questions restent ouvertes :

Deux questions sont encore en suspends en ce qui concerne ce projet, d’une part, le radar AESA SH121 N035 Irbis NIIP du T-50 russo-indien est encore en développement par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionnera en bande X (N036B) et comprend également deux antennes en bande « L » implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium couplé à des technologies en nano-hétérostructures. Les Russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescences (AESA MMIC). De l’autre la motorisation actuelle composée du moteur à réaction Saturn 117S ST1 doit être à terme remplacée par la version ST2 qui n’est pas encore opérationnelle. En conséquence les premiers T-50 seront-ils produits et modernisés par la suite ou le Ministère de la Défense russe, attendra-t-il la mise au point définitive de ses deux systèmes avant de passer commande du nouvel avion ?

 

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Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @VKS

 

03/01/2016

Evolution du marché des avions de combat !

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Le marché des avions de combat est en train de subir une profonde mutation, avec l’arrivée de nouveau prétendants comme la Chine et le retour en force de la Russie. Les Etats-Unis conservent une forte capacité de domination notamment sur l’Europe. Le vieux continent est quant à lui dans une situation complexe, avec trois excellentes offres, mais qui se heurtent à la pression des Etats-Unis.

L’avion de combat un outil cher

Indispensable à la supériorité aérienne, l’avion de combat est devenu de plus en plus cher et complexe du point de vue technologique. Cher à l’achat, l’avion de combat peut s’avérer également coûteux à la maintenance. Les réductions des programmes d’armement de ces dernières années ont obligé les forces aériennes à mettre en œuvre des programmes de mises à jours afin de garantir un maintien des flottes en service. Cependant, l’usure des aéronefs en a contraint certains à la mise en place de la « cannibalisation » d’avions pour permettre à d’autres de voler. Des situations peu enviables et au final, qui ne permettent pas de combler le manque d’aéronefs. Certaines armées de l’air se sont engagées à commander de nouveaux avions, mais en occultant l’achat de pièces détachées en suffisance, faute de moyens. C’est le cas de la France qui se retrouve avec une flotte d’avions Rafale très modernes, mais avec un taux de disponibilité particulièrement faible soit 30% pour l’aéronavale et 40 % pour l’Armée de l’air (en voie d'amélioration).

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Des flottes uniques

Les coûts des avions modernes sont notamment dû à l’hypertechnologie embarquée, qui rend l’avion de combat moderne multirôle. De fait, la tendance actuelle est de remplacer les anciennes flottes d’avions ayant un rôle limité par un appareil unique (sauf l’Inde et la Chine qui continuent sur la voie de flottes très diversifiées). Cette solution permet de rationaliser l’entretien et la formation des équipages.

Difficulté d’exportation

La solution la plus simple pour faire baisser le coût d’achat d’un avion de combat est de le vendre si possible en grand nombre. L’Europe dispose aujourd’hui de trois excellents avions, que sont le Rafale, le Gripen E et l’Eurofighter qui offrent un excellent coût/efficacité en fonction des besoins spécifiques du client. Ces trois appareils pourraient largement combler les besoins des pays européens et assurer du même coup une très bonne viabilité des trois avionneurs, mais il n’en est rien. La domination politique américaine qui pousse à l’achat du F-35, rend les choses compliquées pour nos avionneurs. Sur le marché international, ce sont les Etats-Unis et la Russie qui continuent de s’imposer. Cette dernière est même aujourd’hui capable de concurrencer directement les américains, sur de nombreux contrats avec l’arrivée de nouveaux standards qui concernent les avions de combat de la quatrième génération. Se sont en effet les générations 4+ et 4++, qui dominent le marché et ceci grâce à l’arrivée du radar à antenne à balayage électronique (AESA), de la fusion des données et d’une grande manoeuvrabilité. Les Etats-Unis proposent de leur côté, en plus de la 4e génération, le F-35 qui se situe au sein de ce que l’on appelle la 5e génération et qui englobe des capacités de furtivité.

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Les avionneurs européen offrent pourtant les mêmes capacités que leurs homologues russes et américains, hormis la 5e génération, mais dont les réelles capacités sont mises en doute, mais avec une influence politique moindre. De plus, le simple fait que certains pays européens ne daignent pas s’intéresser aux trois productions européennes, péjore d’autant plus la capacité à les vendre sur d’autres continents.

La situation actuelle

La plupart des exportations d’avions de combat de ces dernières années ont concerné l’Inde avec le Sukhoi 30MKII russe et des avions d’alerte lointaine P-8A «Poseïdon» américain. Le Proche-Orient a vu la réussite de Dassault dernièrement avec 24 Rafale en Egypte et 24 au Qatar dans le même temps les Etats-Unis vendaient des F-16 aux Emirats Arabes Unis. L’Asie est devenue un vaste marché où Taïwan, Singapour et la Corée du Sud restent profondément client des USA. La Suède a réussit une belle vente avec le Gripen C/D en Thaïlande. Alors que le Vietnam est client chez le russe Sukhoi. La Malaisie est actuellement très convoitée. Européens, russes, américains et chinois sont tous en concurrence. L’Indonésie vient de choisir le Sukhoi Su-35, renforçant un peu plus la capacité d’exportation de la Russie. Le partenariat sino-pakistanais a également réussi une première avec le JF-17 « Thunder » au Myanmar (ex-Birmanie) au début de l’été.

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La Chine justement est en passe de venir se joindre aux principaux avionneurs en tant que concurrent sérieux. La vente et la fabrication de chasseurs JF-17 « Thunder » au Pakistan en est un exemple, ainsi que la toute récente, vente de 24 Jian J-10 « Dragon Véloce » à l’Iran. Avec le lancement de deux programmes d’avions furtifs de cinquième génération, le J-20 et le J-30, la Chine va devenir d’ici dix ans un acteur très sérieux sur le marché des avions de combat.

L’un des marchés très convoités ses dernières années, concernait le Brésil et le renouvellement de sa flotte, pour une centaine d’avions de combat. La réussite du suédois Saab avec le Gripen E est très importante, car la nouvelle collaboration avec l’avionneur brésilien Embraer, (troisième après Airbus et Boeing) devrait permettre des développements futurs avec à la clef un prix très compétitif.

Ces 10 prochaines années

Les avionneurs européens se retrouvent avec des chances diverses de ventes pour les 10 prochaines années. Dassault a eu une année 2015 exceptionnelle, après l’Egypte et le Qatar a passé commande pour 24 appareils. L’avionneur français devrait pouvoir placer le Rafale sur deux ou trois marchés supplémentaires au Moyen-Orient et éventuellement en Asie. Quant à Airbus DS, qui est dans une situation difficile et ceci malgré l’arrivée du nouveau standard T3 de l’Eurofighter, certes multirôle, mais encore cher à l’achat et à la maintenance, on pense à un client au Moyen-Orient pour un prochain contrat. Saab devrait pouvoir placer le Gripen E sur différentes niches, parmi les utilisateurs actuels du standard C/D (Tchèquie, Afrique du Sud, Thaïlande) et voir des possibilités de ventes en Europe comme le Portugal, la Suisse, l’Autriche (remplacement des Eurofighter , trop chers à l’heure de vol) et la Bulgarie. Un nouveau client en Amérique latine et un ou deux clients possibles en Asie. Très engagés sur le développement des avions de 4e et 5e générations, les Etats-Unis et la Russie vont dominer le marché des avions de combat, se partageant, ainsi les clients des différents continents, ne permettant pas une véritable percée des aéronefs européens.

D’une manière plus marginale, le Japon avec Mitsubishi Aerospace et la Corée du Sud avec KAI (Korean Aerospace Industrie) devraient se lancer dans la mise au point d’un avion de combat, mais avec l’aide des Etats-Unis. L’Inde avec HAL et le « Tejas » ne répondront certainement pas aux exigences de l’exportation dans sa totalité. Il faudra attendre encore vingt ans avant d’entrevoir ce pays en tant qu’exportateur sérieux. Par contre, L’Inde se profile en tant que fournisseur et partenaire du programme russe Sukhoi T-50 PAK-FA, dont une version destinée à l’exportation devrait voir le jour d’ici 2023.

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L’avenir

D’ici 15 à 20 ans, l’Europe se retrouvera dans une situation encore plus compliquée qu’aujourd’hui. Dassault ne produira plus seul, d’avions de combat, Airbus DS devra certainement trouver un partenaire pour l’après « Eurofighter » et il en va de même pour Saab à moins d’un développement avec Embraer. Alors, à moins d’une entente des trois avionneurs européens, l’avenir de l’aéronautique militaire européenne pourrait être particulièrement sombre.

La domination des Etats-Unis de la Chine et de la Russie, va ainsi prendre un réel essors, durant cette période reléguant ainsi l’Europe loin derrière, si celle-ci ne réagit pas d’ici là. En effet, ces trois pays (la Chine y parviendra d’ici 10 ans) disposent d’une industrie aéronautique complète, susceptible de fabriquer et donc de répondre à l’ensemble des besoins d’une force aérienne. Ces trois pays, sont actuellement les seuls à se lancer, par exemple, dans le développement d’un super bombardier hypersonique.

 

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Les besoins sur 15 ans

Avec l’augmentation récentes des dépenses militaires à travers le monde et l’instabilité actuelle, on estime les besoins en matière d’avions de combat à près de 3’000 aéronefs d’ici 2030. Le sursaut de l’aviation militaire européenne, doit se préparer minutieusement et tenir compte des erreurs du programme A400M d’une part et du lourd système décisionnel, lié à la gestion de la production de l’Eurofighter, sans quoi celle-ci sera mise à mal.

 

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Photos : 1 Image d'artiste d'un avion de 6ème génération 2 le Rafale@ Dassault 3 le F-35 @ Lockheed-Martin 4 Eurofighter @ FAE 5 Gripen NG @ SAAB 6 Sukhoi T-50 @ Sukhoi 7 Chengdu J-20@ Chengdu

10/04/2015

L’Inde peut-elle s’offrir le Rafale et le T-50 ?

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Le chef du gouvernement indien est actuellement en France pour une visite de trois jours. Au menu de son séjour figurent deux tables rondes avec les représentants de grandes sociétés françaises, une visite de l'usine Airbus de Toulouse et l’épineux dossier des 126 avions de combat Rafale.

 

Signature ou pas ?

 

L'Inde et la France pourraient donc, signer (enfin) le contrat sur la livraison d'avions de combat français Rafale à l’Inde lors de négociations entre le premier ministre indien Narendra Modi et le président français François Hollande, ce vendredi ? 

 

 

La problématique indienne :

 

L’Inde pourrait donc offrir le contrat tant attendu chez Dassault Aviation, pourtant le choses ne sont pas si simple. New Delhi doit faire face à une série de décisions sur les marchés d’avions de combat qui sont directement motivées par sa réelle capacité d’achat. Pour l’Inde le problème aujourd’hui consiste à avoir suffisamment d’argent pour s’offrir à la fois le Rafale et le Sukhoi T-50. 

 

Moins de Rafale : 

 

Dans les coulisses nombreux sont ceux qui avancent que l’Inde pourrait renoncer au chiffre de 126 Rafale et finalement se contenter d’un nombre inférieur. L’avantage de ce choix permettrait de ne pas compromettre les deux projets. On parle ce matin d’un nouveau contrat évalué à 7,2 milliards d’euros et qui porterait sur 63 avions Rafale.

 

Les éléments perturbateurs : 

 

En plus de l’engagement indien sur le programme d’avion de combat russe Sukhoi T-50 PAK-FA, les négociations pour les 126 Rafale ont buté sur deux points essentiels, le prix élevé de ces appareils qui est passé de 12 à 20 milliards de dollars et le refus de Paris de transmettre des technologies à la partie indienne. De plus, un désaccord sur les responsabilités du montage des Rafale en Inde est venu s’ajouter aux négociations.

 

Commentaire : 

 

Un compromis sur l’achat d’un nombre réduit de Rafale pourrait donc débloquer la situation et permettre à l’Inde de continuer sur le programme T-50 et son programme national, le Tejas. Paris sauverait ainsi les meubles et pourrait annoncer un second client pour son fleuron. Il est par contre nécessaire que les négociations aboutissent maintenant, car sinon, l’Inde pourrait purement et simplement renoncer au Rafale. 

 

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Photos : 1 Dassault Rafale @ Paul Marais-Hayer 2 Sukhoi T-50 PAK-FA @ Sergy

11/01/2015

Le Sukhoi T-50 PAK-FA disponible à l’export !

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Moscou, la Russie en collaboration avec son partenaire l'Inde ont achevé la création de la version à l'exportation du chasseur de 5e génération PAK-FA, a annoncé samedi à Moscou Andreï Marchankine, directeur régional pour la coopération internationale du Consortium aéronautique unifié (OAK).

 

"Nous avons achevé, en coopération avec nos collègues indiens, la création de la version du PAK FA destinée à l'exportation, connue en Inde sous le nom de FGFA (fifth generation fighter aircraft). Nous avons déjà des papiers techniques et comprenons quel travail il faudra réaliser à l'étape suivante et lors de la future production en série", a indiqué M. Marchankine dans l'émission "Etat-major général" de la radio russe RSN.

"Il est très difficile pour une seule personne de piloter un avion et de tirer en même temps sur l'ennemi dans les conditions dures de la guerre moderne. Pour le moment, l'Inde estime que sa version du chasseur de 5e génération sera biplace", a ajouté le responsable.

 

Il a rappelé que l'Armée de l'air indienne préfère les avions biplaces, alors que la version russe du chasseur de 5e génération est monoplace.

 

Version export : 

 

Pour le groupe OAK, la version du T-50 destinée à l’exportation offrira diverses possibilités d’équipements à choix pour le client. Cette solution permettra d’équiper de nombreuses nations et sera une solution avantageuse par rapport au F-35 américain.

 

 

Photo: Sukhoi T-50 PAK-FA @ OAK