25/04/2021

Un genevois au Swiss Solo Display !

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Après une année difficile suite à la pandémie de Corona virus, l’entraînement a continué au sein des Forces aériennes en vue de la préparation du nouveau pilote de démonstration de F/A-18 « Hornet ». Ce dernier est maintenant certifié pour entamer une reprise des présentations lors d’évènement majeurs et de meetings aériens, si ceux-ci sont à nouveaux possibles.

Un genevois aux commandes :

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Pour succéder au talentueux fribourgeois Nicolas Rossier « « Vincent » le capitaine Yannick « Fönsi » Zanata s’est formé à la présentation bien spécifique de « Solo Display » durant plusieurs semaines. Sa certification en poche, le voilà digne représentant des Forces aériennes avec la Patrouille Suisse et le Team PC-7.

Le Genevois a déjà comptabilisé plus de 2’000 heures de vol, dont 700 sur le F/A-18 « Hornet ». Le capitaine Zanata a suivi les cours SPHAIR à Genève. Il a effectué son instruction de vol auprès des Forces aériennes en évoluant sur les avions suivants :

  • Pilatus PC-7
  • Pilatus PC-21 
  • Boeing F/A-18 « Hornet »

Le capitaine Zanata est incorporé dans l’escadrille 17 depuis 2014. Il transmet aujourd’hui également son savoir en tant qu’instructeur de vol sur F/A-18 et PC-7. 

Présenter un avion de combat lors de démonstrations aériennes en public reste en soi un exercice de style complexe et particulièrement exigeant. La sélection d’un pilote de « Solo Display » est particulièrement rigoureuse et celui-ci, doit encore se qualifier pour être définitivement autorisé à la présentation d’un jet.

Tout comme la Patrouille de Suisse, le PC-7 Team et le Super Puma Display, le Swiss Hornet Display est une carte de visite pour nos Forces aériennes en Suisse comme à l’étranger.

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Remerciements :

Pour avoir rencontré le capitaine Nicolas Rossier au dernier meeting de Sion, je salue son amabilité et sa gentillesse, lui qui a représenté le Swiss Solo Display depuis 2017 avec une rigueur et avec une qualité exemplaire, digne de sa famille, dont plusieurs membres ont été ou font partie des Forces Aériennes.

Plein succès au capitaine Yannick « Fönsi » Zanata pour ses futures représentations.  

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Photos : 1 Swis Solo Display 2 & 3 Yannick « Fönsi » Zanata @ DDPS

16/02/2021

Tirs air-sol sur la place de Forel !

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Les Forces aériennes suisses effectueront des exercices de tirs air-sol dans le lac de Neuchâtel du 15 février au 19 mars 2021. Ces entraînements pourront générer des nuisances sonores. 

Du 15 février au 19 mars 2021, les Forces aériennes effectueront des exercices de tirs d'aviation dans le lac de Neuchâtel, sur la place de tir pour avions de Forel (FR). Des avions de combat de type F/A-18 Hornet seront engagés dans le cadre de ces exercices. Les différents vols peuvent avoir lieu du lundi au vendredi, de 09h00 à 12h00 et 13h30 à 16h00 selon la convention entre les cantons de Fribourg, Vaud et Neuchâtel et le DDPS. Ils pourraient générer des nuisances sonores soudaines et répétitives. 

La place de tir de Forel est utilisée depuis 1926 et fait partie des trois dernières places pour l’entraînement des tirs air-sol des Forces aériennes. Les périodes de tirs s'étendent chaque année de janvier à mai et d'octobre à décembre. 

Lors de ces journées, les pilotes entraînent les tirs air-sol au canon de manière réelle sur des cibles fixes ou en mouvement, placées sur le lac. 

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Engagement pour protéger la Grande Cariçaie :

Les exercices de tirs sur le Lac de Neuchâtel sont bien évidemment critiqués par certains pour leurs atteintes à l’environnement, pourtant la réalité est différente. En effet, depuis 5 ans, l’Association de la Grande Cariçaie et armasuisse collaborent à la réalisation de travaux d’entretien des milieux naturels et de valorisation de la biodiversité dans le secteur de la zone de tir de l’aviation de Forel (FR), incluse dans l’une des réserves naturelles de la Grande Cariçaie. Ces mesures, formalisées dans le programme « Nature, Paysage et Armée » de la place de tir de Forel, encadrent à la fois l’usage militaire du site et définissent une série d’interventions pour l’atteinte d’objectifs biologiques dans le secteur. De nouveaux travaux actuellement en cours ont fait l’objet d’une présentation à la presse ce dernièrement.


La place de tir de Forel (FR) est utilisée depuis les années 1960 pour l’entraînement au tir des avions militaires sur cibles d’abord terrestres puis lacustres, et plus récemment pour d’autres exercices militaires comme l’entraînement à la survie des pilotes. Englobée dans la réserve naturelle des Grèves de la Corbière (l’une des 8 réserves naturelles constituant la Grande Cariçaie) au début des années 2000, la zone a fait l’objet en 2012 d’un programme NPA « Nature, Paysage et Armée » dont les objectifs étaient de réduire au maximum les impacts liés à l’usage militaire de la zone, et parallèlement de conserver ou d’améliorer la qualité des habitats pour la faune et la flore sauvage.

 

Validé en 2012, ce programme a depuis lors été mis en œuvre et des mesures en faveur de la biodiversité sont entreprises chaque année, sous la conduite de l’Association de la Grande Cariçaie, avec un financement principal par l’armée.Les mesures réalisées ces dernières années ont principalement consisté à rouvrir des clairières forestières qui s’étaient fortement embroussaillées et risquaient de voir disparaître certaines plantes et animaux liés aux prairies ouvertes. L’autre mesure importante a consisté à créer des connections entre ces clairières en utilisant pour cela les banquettes du chemin traversant la réserve naturelle. L’amélioration de la structure des lisières le long de ce chemin a également permis de restaurer des habitats favorables à certaines espèces spécialisées. Les suivis en cours dans le secteur du NPA montrent que les mesures réalisées semblent atteindre leurs objectifs en favorisant des oiseaux comme le Rossignol ou le Pouillot fitis, mais également une diversité plus large de la faune. (Sources Ass.Grande Cariçaie)

Photos : Tirs d’un Hornet sur la zone de Forel @ DDPS

 

 

 

19/09/2019

Le STAC réceptionne les Challenger 604 !

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Ambiance simple mais festive le 11 septembre 2019 sur la base aérienne de Dübendorf : les Forces aériennes ont officiellement reçu deux appareils de type Bombardier Challenger CL 604 qui étaient jusqu’alors des avions-ambulances de la Rega. Dorénavant, ces deux aéronefs seront utilisés pour le service de transport aérien de la Confédération (STAC), en remplacement du Beech 1900D.

Des représentants de l’armée, de la Rega et d’armasuisse ont participé à la cérémonie de remise de deux Challenger CL-604 sur la base aérienne de Dübendorf. Parmi ceux-ci, Ernst Kohler, CEO de la Rega (à g.), le divisionnaire Bernhard Müller, commandant des Forces aé-riennes (au centre), et le divisionnaire Claude Meier, chef de l’État-major de l’armée (à dr.).

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Des représentants de l’armée, de la Rega et d’armasuisse ont participé à la cérémonie de remise de deux aéronefs sur la base aérienne de Dübendorf. Ces deux appareils, des Challenger CL 604, aideront à combler les lacunes de capacités existantes pour le transport aérien de la Confédération, et plus particulièrement de l’armée. Ils permettront aux Forces aériennes de gagner en souplesse, en efficacité et en stabilité lors d’engagements étendus, car leur portée est près de deux fois plus importante que celle des Beech 1900D, qui sont mis hors service.

Une large palette de tâches à accomplir:

Le STAC assure des transports aériens pour le gouvernement suisse et l’administration fédérale. Il assure aussi des engagements militaires, par exemple le transport de personnes et de matériel pour les engagements des troupes suisses à l’étranger. De plus, il effectue des vols de mensuration topographique pour swisstopo. Afin d’être en mesure d’accomplir ces tâches très diverses, il dispose d’une flotte composée de jets d’affaires, d’avions à hélices et d’hélicoptères. 

A l’avenir, les deux CL604 permettraient de gagner en autonomie et de remplir diverses missions : rapatriement et évacuation sanitaire (MedEvac) rapides de citoyens suisses, soutien à des actions d’aide humanitaire (HUMRO) et au Corps pour l’aide en cas de catastrophe, transport de détachements, réalisation de modules d’instruction à l’étranger et engagements divers.

Rappel :

Pour l’achat de ces avions, le DDPS avait proposer un créditde 13 millions de francs dans le message sur l’armée 2018.

Bombardier Challenger 604 :

Le Bombardier Challenger 604 possède une autonomie de vol de 8 heures. Ses 12 passagers sont accueillis dans une cabine spacieuse dotée d’un grand compartiment à bagages accessible en tout temps. Cet avion couvre aussi bien les courtes que les longues distances. 
Grâce à ses performances techniques, le Challenger 604 peut opérer sur des pistes courtes (1500 m), ce qui permet d’utiliser des aéroports secondaires, considérablement plus proches de votre destination finale.
Combinant une résistance, une polyvalence et une fiabilité supérieures, le Challenger 604 est capable et infiniment polyvalent.

Le Challenger 604 est une ramélioration majeure de la version 601 incorporant des moteurs plus puissants, de plus grands réservoirs, un tout nouveau train d'atterrissage des améliorations aux ailes et à la queue ainsi que de nouveaux instruments électroniques de vol. L’appareil est motorisé par deux General–Electric CF-34-3B. L’instrumentation est composée du système Rockwell Collins Pro Line 4.

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Photos : 1 Challenger 604 aux couleurs de la Confédération2 Cérémonie de réception@ DDPS3 Cockpit @REGA

19/02/2019

La première suissesse qualifiée sur F/A-18 « Hornet » !

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Payerne, ce mardi a eu lieu à la présentation officielle de la première femme à piloter un avion de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Depuis le 1er janvier 2019,le premier-lieutenant Fanny Chollet est opérationnelle au sein de l'escadrille d'aviation 18 "Panthers" basée à Payerne. L’occasion de rencontrer ce « Chevalier du Ciel » au féminin.

 

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Rappel :

En décembre 2017, Fanny Chollet est devient la première femme a recevoir son brevet de pilote militaire en vue d’une transition sur « Hornet ». Puis à ce jour elle a poursuivi sa formation d'un an sur le F/A-18.La transition du PC-21 au F/A-18, avec sa vitesse de près de 2000km/h, a été une étape importante pour la pilote et l'entraînement tactique fut exigeant. «Mon objectif est de maîtriser l'entraînement et d'accomplir toutes mes missions ultérieures de la meilleure façon possible», explique-t-elle. Le chemin jusqu'au cockpit du « Hornet » fut long, exigeant et sans traitement de faveur aucun. Tout au long de sa formation, elle ne s'est jamais sentie traitée différemment par rapport à ses collègues masculins. Les règles ont toujours été les mêmes pour tous.  

 

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Le rêve devient réalité :

Dix ans après son choix de devenir pilote d'avion de combat, la jeune femme de 28 ans est maintenant assise depuis janvier dans le cockpit d'un F/A-18 « Hornet » et participe quotidiennement au service de vol avec des engagements de police aérienne ou des exercices de combat aérien. Sa carrière ne va pas s'arrêter là et déjà de nouveaux objectifs se présentent: un cours de conduite pour devenir capitaine, une campagne internationale d'entraînement et une formation tactique pour devenir leader d'une formation de deux avions (section lead) sont au programme. Aux futurs pilotes, elle recommande de sauter le pas dans la troisième dimension en s'inscrivant au cours SPHAIR. C'est là que débute l'introduction à l'aviation, aussi bien militaire que civile. Son conseil pour les jeunes intéressés: «Soyez motivés, engagés et toujours préparés. Être pilote militaire est une passion.»

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Qui est Fanny :

Fanny "Shotty" Chollet est née en 1991, vient de Saint-Légier / VD, est diplômée de Pully High School avec une majeure en biologie et chimie et a fait sa formation d'officier dans l'armée de l'air. Elle a gagné sa vie sur les aérodromes militaires Payerne, Dübendorf et Alpnach. Depuis 2012, Chollet est employé par l'armée de l'air suisse et membre de la classe pilote 11 dans l'école de pilote d'Emmen. Elle a complété sa première partie de sa formation avec la licence de pilote professionnel civil de Swiss Aviation Training (SAT, aujourd'hui Lufthansa Aviation Training) et le Bachelor in Aviation de l'Université des Sciences Appliquées de Zurich (ZHAW) à Winterthur. Puis elle a suivi les phases d'un an sur Pilatus PC-7 et Pilatus PC-21.

Une modestie qui en impose :

Fanny, j’ai eu le plaisir de la rencontrer une première fois, lors de la première édition du meeting aérien RIO2.0 sur l’aérodrome d’Ecuvillens, avec l’équipe organisatrice. Sympathique et disponible, ce fut un plaisir de faire un article ici sur le blog. A l’époque, elle n’était qu’au début de sa formation et tout restait à faire. Une aventure en soi, semée de doutes et de réussites, dans un monde bien particulier, que celui de l’aviation à plus forte raison dans un monde de militaires. Fanny a atteint un point culminant dans un métier difficile, à force de travail et de persévérance, là où beaucoup ont échoué. Fanny n’est pas mieux ou moins bien que ses collègues masculins, elle est elle-même. On appelle cela l’égalité professionnelle. Pour autant, là voici qui ouvre une nouvelle page de l’aviation de notre pays, déjà un petit bout d'histoire. Fanny rejoint ainsi ces femmes connues ou restées dans l’ombre de l’histoire de l’aviation internationale de ses débuts à aujourd’hui. Mais n’oublions pas, celles qui n’ont pas eu droit aux flashs des médias, comme ses collègues féminines, pilotes militaires également, mais qui œuvrent sur Super Puma/Cougar ou EC-635. Un bel exemple pour toutes et tous, respect Mesdames !

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Photos : Présentation du Plt Fanny Chollet, Payerne En compagnie du Cmdt des Force Aérienne le Divisionnaire Bernhard Müller @ P.Kümmerling

28/03/2018

Suisse : Les derniers F-5 E/F fêtent leur 40ème anniversaire !

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L'année 2018 est une date anniversaire avec la célébration du 40ème anniversaire des derniers avions de combat Northrop F-5 E/F Tiger II encore action au sein de la Force aérienne suisse.

L’arrivée :

En 1976 à l'issue d'essais approfondis, le Parlement se prononça pour l'acquisition d’un premier lot de 72 avions de combat Northrop F-5 « Tiger II », soit 66 de type F-5E (monoplaces) et 6 de type F-5F (biplaces). Puis en 1981 une seconde tranche fut acquise soit 32 F-5 E et 6 F-5 F. Les escadrilles 11 et 18 ont été les premières à effectuer la transition sur ce nouveau jet. Le 24 janvier 1978 atterrit à Payerne le premier Northrop F-5E « Tiger II » construit en Suisse. Les pilotes de l'escadrille aviation 18 transitent sur ce nouvel avion de combat. Diverses adaptations sont nécessaires pour recevoir le nouvel avion F-5.

À la suite de la mise hors service des Venom, et avec l'accroissement des missions d'appui au sol confiées aux Hunter, les moyens commencèrent à manquer pour les tâches de couverture aérienne. Le Northrop F-5E « Tiger II » devait alors venir compléter la flotte aérienne.

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La fin est proche :

Avec le message sur l’armée 2018, le Conseil fédéral demandait le 14 février 2018 la mise hors service de systèmes d’armes partiels ou complets, dont 27 des 53 avions de combat F-5 Tiger encore en possession de l’armée, qui doivent être vendus. Les 26 appareils restants continueront d’être engagés pour décharger les F/A-18 de tâches secondaires. Ils seront affectés principalement à l’entraînement (pour servir de cibles), à la surveillance de la radioactivité et à la Patrouille Suisse.

La Patrouille Suisse :

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Pour améliorer la visibilité du « Tiger » pour les spectateurs au sol, mais aussi pour les pilotes entre eux, 12 avions ont reçu leur livrée rouge et blanche actuelle, qui permet aussi de mieux les distinguer en combat aérien. Pour encore plus de visibilité, ces avions ont été équipés d‘un dispositif fumigène commandé par un bouton situé sur le manche à balai et enclenché au signal du leader. Un mélange de diesel et d‘huile est alors vaporisé dans les gaz d‘échappement du réacteur droit pour générer de la fumée. L‘effet dure environ 3 minutes en tout. Pour faire de la place pour le réservoir supplémentaire des fumigènes, on a démonté le canon droit des « Tiger » rouge et blanc.

 

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Rappel :


L'entreprise américaine Northrop a développé dans les années 1950 le F-5 comme avion de combat léger. Son premier vol dans sa version F-5A/B « Freedom Fighter » a eu lieu en 1959. Le F-5E/F « Tiger II » a été ensuite développé jusqu'à son vol inaugural en 1972 avant d'être produit en 1’400 exemplaires jusqu'en 1987. La fin prévue du service était l'année 2010. La logistique et l'entretien ont été planifiés en conséquence de cette durée de vie de 30 ans. Les avions ont été achetés pour être employés dans la défense sectorielle. Cette dénomination n'est plus utilisée aujourd'hui, mais la mission de la flotte des Tiger est restée : défendre l'espace aérien au dessus de la Suisse. Il subsiste aujourd'hui 54 F-5 en service dans l'armée de l'air suisse. Les Tiger suisses peuvent être équipés de missiles à tête chercheuse à infrarouge de type AIM-9P Sidewinder. Les monopélaces disposent de deux canons de calibre 20 millimètre, les versions à deux place d'un seul canon. En comparaison des avions de combat modernes, il manque aux Tiger des capacités, comme le vol de nuit, le vol en toute condition atmosphérique, la capacité d'acquérir des cibles volant au ras du sol, la possibilité d'être équipés de missiles guidés par radar, etc. Ce manque de capacités ne permette pas d'engager le « Tiger » en tant qu'avion de combat pour les seules missions de police aérienne et non pour la défense de l'espace aérien ou dans des opérations de défense au sens élargi. Les avions de combat modernes ont la capacité de combattre "beyond visual range", au delà du champ visuel du pilote. 

Ce que le Tiger ne peut pas faire :

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Le F-5 a été développé dans les années 1950, au temps de la guerre de Corée, la guerre aérienne se faisant alors de la même façon que pendant la deuxième guerre mondiale, mais avec des avions plus rapides. Elle était conduite généralement par beau temps sur des distances assez courtes. Le F-5 dispose d'un radar, mais son utilité ne dépasse pas la portée des armes disponibles, au plus loin correspondant à la distance d'engagement des missiles AIM-9P Sidewinder. Ceux-ci ne peuvent être engagés qu'à vue et sur une distance ne dépassant pas quelques kilomètres. Les pilotes d'avions de combat modernes peuvent verrouiller leur armement sur une cible reconnue au radar. Un pilote de « Tiger » peut ainsi se faire abattre sans avoir même vu son adversaire. De plus, il n'est pas possible d'effectuer des missions par mauvais temps ou de nuit avec la vieille avionique du F-5. L'avion peut certes voler dans ces conditions, mais ne peut en aucun pas mener un combat aérien. Ses capacités aérodynamiques, d'accélération et de vitesse sont des handicaps sévères pour le F-5. Le « Tiger » ne dispose pas de la possibilité d'être ravitaillé en vol, ni de la possibilité d'échanger des données avec d'autres aéronefs ou vers la centrale d'engagement au sol. L'utilisation du système d'armement n'est pas très complexe à maîtriser pour les pilotes. Le temps d'instruction en est ainsi limité, ce qui fait du « Tiger » le dernier avion de l'armée Suisse qui soit adapté à des pilotes de milice. 

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