01/04/2019

Des Hornet suisses à l’exercice FRISIAN Flag !

234.jpg

Du 1er avril au 12 avril 2019, des militaires des Forces aériennes suisses se rendent sur la base aérienne de Leeuwarden aux Pays-Bas pour s’entraîner avec quatre avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Ce module d’instruction, qui réunit une cinquantaine d’avions et 750 personnes de six pays, constitue un élément central de l’entraînement de l’Armée suisse à la défense aérienne.

L’Armée suisse détache quatre jets de combat F/A-18 et une équipe d’une cinquantaine de personnes aux Pays-Bas pour prendre part à l’exercice international  « FRISIAN Flag 19 » dans le but d’approfondir la formation en défense aérienne de ses pilotes de F/A-18 et de tester ses procédures dans un contexte international. Des escadrilles néerlandaises, américaine, anglaise, allemande et française participent également à ce module.

FF2019a.jpg

Sur le territoire suisse, les possibilités d’entraînement des Forces aériennes connaissent moult restrictions, liées notamment à la taille et au nombre des secteurs d’entraînement, aux limites d’altitude et de vitesse (peu d’entraînements supersoniques), aux horaires du service de vol et à l’intensité du trafic aérien civil au-dessus de la Suisse, ainsi qu’à la densité de la population qui impose de ne pas multiplier les nuisances sonores.

Aux Pays-Bas, les Forces aériennes profitent donc non seulement de l’infrastructure mise à disposition par l’armée de l’air royale néerlandaise sur la base aérienne de Leeuwarden, mais aussi de conditions idéales pour s’entraîner. Les secteurs d’entraînement situés au-dessus de la mer du Nord permettent de s’exercer pratiquement sans restriction dans les différents domaines d’engagement, y compris aux vols supersoniques.

Un accord entre le royaume des Pays-Bas et la Suisse constitue la base légale de cet entraînement.

Aircraft at Leeuwarden Air Base during the exercise

Nation

Aircraft

France

M-2000D Dassault Mirage (4x)

Germany

EF-2000 Eurofighter (8x)

Netherlands

F-16 Fighting Falcon (16x)

Poland

F-16 Fighting Falcon (8x)

Switzerland

F-18 Hornet (4x)

United Kingdom

Cobham DA-20 (1x)

United States

F-15 Eagle (8x)

 

Contrôle et organisation du trafic aérien

Les centres de contrôle et de reporting (CRC) néerlandais et allemands maîtriseront l’ensemble de la zone d’exercice. Un avion radar AWACS prendra en charge le CRC avec des images radar et ses contrôleurs tactiques embarqués.

EART_2018.JPG

FRISIAN Flag :

Chaque année, dans le nord des Pays-Bas, à Leeuwarden AB, se déroule l'exercice combiné de l'OTAN, FRISIAN Flag. En l'espace de deux semaines, les appareils effectuent deux sorties par jour, selon plusieurs scénarios.

Les scénarios utilisés comprennent en général la supériorité aérienne, l'attaque de sites SAM simulés, la récupération / le soutien d'un équipage abattu et la guerre électronique.

De nos jours, les missions sont de plus en plus axées sur la coopération internationale, une action efficace est presque impossible sans des coalitions internationales ou en partenariat, afin d’offrir un maximum d’efficacité. Par conséquent, la formation dans un contexte international est indispensable pour permettre de réussir des tâches de défense aérienne.  

En outre, l'exercice conmprend une phase importante de ravitaillement en carburant European Air Refuelling Training ou EART 18.  Des  scénarios réalistes de ravitaillement en carburant au niveau international profitent aux communautés d’avions de chasse et de ravitailleurs.

repo-_frisian_flag2.jpg

Photos :1 Hornet suisses @ Johann Kaapenar 2  Ravitaillement en vollors d’un exercice précédent 3 Il y toujours une belle activité à cet exercice @ Frisian flag press.

 

26/03/2019

Air2030, le Samp/T et le Patriot en course!

 

AB88A424-CE61-4A54-AB3D-6F1B988FCBF5.jpeg

Le 22 mars 2019, deux des trois candidats ont transmis leurs offres respectives à armasuisse, rédigées sur la base des exigences en matière de système de défense sol-air de longue portée qu’avait publiées le DDPS le 23 mars 2018. Il s’agit des systèmes de défense Patriot de la société Raytheon (États-Unis) et SAMP/T du consortium Eurosam (France). Israël n’a pas soumis d’offre pour son système «David’s Sling». Le pays ne fait donc plus partie de la procédure de sélection.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais

Comme pour l’acquisition du prochain avion de combat, la soumission de cette première offre de DSA marque le début de la phase d’analyse et d’essais. Des spécialistes du DDPS vont à présent analyser les réponses au questionnaire rempli par les fabricants dans leur offre. De mai à juillet 2019, plusieurs équipes du DDPS évalueront l’efficacité des différents systèmes, leur maintenance et la formation requise. De mi-août à fin septembre 2019, les capteurs des systèmes de défense sol-air seront testés en Suisse afin de vérifier la performance indiquée du radar de façon ponctuelle, par des mesures au sol et sur cibles en vol. Aucun essai de tir ne sera effectué.

Des conférences de presse sont prévues pour les journalistes. Toutes les informations sur ces événements seront publiées début août 2019 sur le site Internet du DDPS.

Étapes suivantes du projet de système de défense sol-air

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement de l’armée, inscrira les résultats des phases d’analyse et d’essais dans des rapports spécialisés individuels. Les candidats ne seront comparés entre eux qu’ultérieurement.

Conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats dans le courant de l’hiver 2019/2020. À partir des résultats de la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu.

Les raisons de Rafael :

Le fabricant Israëlien semble avoir été en difficulté en ce qui concerne les possibilités de répondre correctement en matière d’Offsets. Repellons ici que l’ahat de l’avion et du système sol-air devront être compensés à 100% à travers l’industrie suisse. 

 

 

13/01/2019

RUAG modernise des hélicoptères Cougar !

Cougar Helicopter Swiss Air Force.jpg

RUAG modernisera huit hélicoptères « Cougar » appartenant à la flotte d'hélicoptères de transport de l'armée de l'air suisse. L’accord correspondant a été signé en décembre par des représentants d’armasuisse et de RUAG à Berne.

RUAG devrait moderniser les hélicoptères « Cougar » avec une technologie de pointe dans ses installations à Emmen d’ici au milieu de 2022. Acquis en 1998, les systèmes de commande de vol, de navigation et de communication électroniques de l’hélicoptère nécessitent une modernisation importante. La mise à niveau inclut de nouveaux ordinateurs de gestion de vol, un système de navigation de précision pour les vols aux instruments, un système anticollision qui alerte les pilotes en cas de proximité critique des aéronefs et un système développé par RUAG qui émet un signal sonore lorsque le giravion quitte niveau de vol défini. Le package comprend également des écrans montés sur le casque, permettant de projeter les données de vol les plus importantes sur la visière du pilote, ainsi que la dernière génération d’équipements de radio et de téléphones satellites, garantissant une communication sûre et efficace.

Protection de guerre-électronique :

RUAG équipera également les hélicoptères du dernier système d'autodéfense IDAS-3. Ce système alerte l’équipage des ondes radar, laser et électro-optiques, ainsi que des missiles. Il émet également des contre-mesures, telles que la distribution de leurres. L'IDAS (MAW-300) du suédois Saab est conçu pour assurer l'autodéfense dans des environnements de menaces sophistiqués, diversifiés et denses. Le système haut de gamme avec avertisseur laser, alerte d'approche de missile, ainsi que capacité de détection multispectrale. Le système est entièrement intégré au distributeur de contremesures BOP-L.

Grande maintenance :

En plus de la mise à niveau, RUAG est également chargé de procéder à une révision complète des hélicoptères. Les spécialistes Cougar de RUAG prévoient de démonter les hélicoptères de transport, de vérifier l’usure et l’endommagement des pièces concernées et de réparer ou de remplacer des pièces si nécessaire. L'intention est que les hélicoptères soient rendus à la Force aérienne aussi bien, voire mieux, que les nouveaux.

«Assurer la disponibilité de la flotte suisse d'hélicoptères est un élément essentiel de notre mission principale. Cette mise à niveau dotera l’armée de l’air d’un système d’hélicoptères de transport ultramoderne pour la décennie à venir et assurera ainsi le succès de la mission », déclare Philipp Berner, premier vice-président de l’aviation militaire, RUAG.

Outre les 10 hélicoptères Cougar, l’armée de l’air exploite 15 autres hélicoptères de transport, dénommés «Super Puma», qui ont été achetés à la fin des années 80. Ces hélicoptères plus anciens ont déjà été modernisés par RUAG entre 2011 et 2014. Les hélicoptères de transport volent, sont des travailleurs lourds et des épargnants. Ils transportent des personnes et du matériel, soutiennent les missions de recherche et de sauvetage des personnes disparues et sont considérés comme un outil très prisé des missions de secours en Suisse et à l'étranger.

Cockpit Cougar Swiss Air Force.jpg

Photos : 1 Cougar des Forces aériennes suisses Cockpit @ RUAG AG

27/12/2018

Nouvelle étape pour la Police du ciel !

 

4024564136.jpg

 

Au 1er janvier 2019, la disponibilité du service de police aérienne franchit une nouvelle étape en élargissant ces horaires de 6h à 22h, 365 jours par année, week-ends et jours fériés compris. La disponibilité permanente du service de police aérienne sera atteinte à la fin de l’année 2020. À partir de cette date, deux avions armés seront disponibles 24 h sur 24 et 365 jours par an. Cette nouvelle étape, fixée au 1er janvier 2019, permettra de couvrir plus que 90% du trafic aérien qui passe au-dessus de la Suisse. 

Le projet de service de police aérienne 24 (PA24) remonte à une motion présentée par l’ancien Conseiller aux Etats Hans Hess (PRD/OW) en 2009. Celui-ci avait, à l’époque, demandé d’étendre la disponibilité dans le service de police aérienne au-delà des heures de travail normales. Le projet PA24 permettra de garantir la disponibilité permanente de deux avions de combat armés prêts à décoller dans un délai de 15 minutes au maximum.

La première étape a été réalisée début 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés se sont tenus prêts à intervenir en semaine, de 8 h à 18 h. Depuis janvier 2017, la disponibilité a été étendue à 365 jours par année, donc aussi pendant les week-ends et les jours fériés. À partir de 2019, les jets seront prêts à intervenir entre 6 h et 22 h. Ce sont les heures pendant lesquelles 90% du trafic aérien passe au-dessus de la Suisse. Fin 2020, l'Armée suisse assurera une couverture 24 h sur 24, 365 jours par année.

Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien. Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance).

Le site principal choisi pour le projet PA24 est la Base aérienne de Payerne. Pendant la durée de la fermeture de la piste, les avions décolleront depuis Emmen ou Meiringen. Avec PA24, il faudra s’attendre, à l’avenir, à des mouvements d’avions de combat, même à des vitesses supersoniques en cas de nécessité, en dehors des périodes de vols militaires habituelles. Il s’agit là de mesures nécessaires à la garantie de la sécurité du trafic aérien et à la protection de la souveraineté de l’espace aérien suisse 24 h sur 24.

Comme les pilotes PA24 disposent de relativement peu de possibilités d'entraînement en vol de nuit – comparé aux standards internationaux – il est nécessaire d'augmenter leur entrainement pour être prêt à toute heure pour les missions de police aérienne. C'est pour cette raison qu'à partir de 2019, l'équipage en alerte pourra effectuer des vols d'entraînement les lundis (intégrés aux entraînements des vols de nuits hebdomadaires en hiver) et en plus les mercredis soirs. (sources DDPS)

 

13/04/2018

824 heures de vol pour le STAC en 2017 !

stac,swiss air force,transport aérien militaire,blog défense,aivation et défense

En 2017, le STAC a comptabilisé 824 heures de vol, dont 623 au service du Conseil fédéral et le reste pour le compte des différents départements. En ce qui concerne les avions, sur un total de 617 heures de vol, 600 ont été réalisées avec les propres aéronefs du service et 17 heures avec des appareils loués. Sur ces 617 heures, la part consacrée au Conseil fédéral s’élève à 447 heures et celle des départements à 170. Quant aux hélicoptères, ils ont volé 207 heures, dont 176 pour le Conseil fédéral. Les activités du STAC se déroulent conformément à l’ordonnance du 24 juin 2009 concernant le service de transport aérien de la Confédération.

Vols sur mandat de la Confédération :

Le STAC est une formation militaire des Forces aériennes qui effectue des vols sur mandat du gouvernement, des départements, de l’Assemblée fédérale, de la Chancellerie fédérale, des tribunaux fédéraux et de l’Armée suisse. Pour garantir une disponibilité à court terme 365 jours par an, le STAC engage ses propres avions et hélicoptères et, le cas échéant, des avions de location si tous ses appareils sont occupés ou en service d’entretien, si ses capacités sont dépassées ou si l’autonomie de ses appareils est insuffisante pour parcourir la distance requise.

Standards de sécurité élevés, possibilités d’engagements dans des régions en crise, disponibilité à court terme et respect des délais fixes des délégations, à savoir des prestations dont la couverture n’est pas toujours garantie par les vols de ligne, sont autant d’avantages offerts par le STAC, sans oublier l’effet représentatif, la protection de l’information et la discrétion diplomatique. Ainsi, les prestations du STAC servent directement les intérêts de la Suisse, et les coûts d’un vol du STAC ne peuvent pas être comparés avec ceux d’un vol de ligne. Il faut également tenir compte du fait que les pilotes doivent effectuer un certain nombre d’heures de vol par année afin de garder leur licence. Les vols effectués dans le cadre du STAC permettent d’éviter les vols à vide. Des directives similaires s’appliquent également aux aéronefs.

Depuis le 1 janvier 2005 les activités du STAC dépendent des Forces aériennes et ceci depuis la réorganisation décidée par le Conseil Fédéral le 12.11.2004. Précédemment le STAC appartenait à l’OFAC, mais pour des raisons d’économies et de simplification des structures un nouvel organigramme a été planifié.

 

Les missions du STAC :

Le transport des VIP (Conseil Fédéral, secrétaire d’Etat et toutes délégations officielles) de   la Confédération en Suisse et à l’étranger.

Transport de passagers mandatés dans le cadre de mission telle que l’OSCE.

Transport de personnels dans le cadre de mission pour la Paix.

Acheminement de matériels pour la Confédération.

Opération de cartographie de la Suisse dans le cadre de Swisstopo.

Transport de militaires dans le cadre d’exercices à l’étranger (tests de tir RAPIER & STINGER).

Accompagnement du personnel lors de déplacement des Forces aériennes en démonstrations à l’étranger (Patrouille Suisse, F/A-18, Super Puma) ou en exercices ( Nightway, Tigermeet, Norka)

Simulations au profit des Forces aériennes.

Mise à disposition pour répondre à diverses urgences de transport (plan catastrophe).

 

image.c-560_excel_01.jpg

Photos : 1Dassault Falcon 9002Cessna  Citation Excel @ Swiss Air Force