04/12/2020

Nouvel avion de combat, le suspens continue en Indonésie !

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Jakarta va-t-elle enfin se décider pour un type d’avion de combat ? Les annonces se succèdent en faveur d’un type ou d’un autre depuis plusieurs mois, mais sans résultat jusqu’ici.  

Rappel :

En 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat était estimé à 1,14 milliard de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense russe. En parallèle, l’Indonésie avait fait mention de son intérêt le Lockheed Martin F-35A. Cette demande a été finalement rejetée par Washington qui a finalement proposé des avions F-16 « Viper » Block 70/72.

Offre autrichienne :

En juillet de cette année l’Indonésie a fait part de son intérêt pour l’acquisition de la flotte autrichienne d’avions de combat Airbus DS Eurofighter T1« Typhoon II ». Cette étonnante surprise venait directement du ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, qui a écrit une lettre à son homologue autrichienne, Klaudia Tanner, cherchant à entamer des négociations en vue d’acheter les 15 Eurofighter appartenant à l’armée de l’air autrichienne.

Dans sa lettre, qui a été publiée par les organes de presse indonésiens, Prabowo a déclaré que l'achat potentiel l'aiderait à atteindre ses objectifs de continuer à moderniser l'armée de l'air indonésienne.

Il a ajouté qu’il comprenait la « sensibilité » de sa proposition, qui était probablement une référence à la controverse persistante entourant l’acquisition du Typhoon par l’Autriche en 2002. Cet achat a été entravé par des questions sur le coût et l'efficacité de l'avion. Plus récemment, il y a eu des allégations de corruption liées à l'attribution initiale du contrat. 

Dassault en embuscade :

Plus discrètement, l’Indonésie s’est également tournée en direction de la France et du Rafale de Dassault Aviation suite à la visite du ministre de la Défense indonésien à Paris en début d’année. En octobre dernier, une nouvelle visite à Paris semble avoir fait avancer l’argumentaire en faveur du Rafale, on parle maintenant d’un possible contrat de 36 à 48 appareils.

Le jeu européen :

A ce stade, il semble que les pressions américaines ont eu comme effet de refroidir les indonésiens, les poussant à venir voir de plus près, ce qui se passe en Europe, en France et en Autriche. Si l’un des deux contrats devait aboutir, c’est toute la stratégie américaine qui en porterait du moins en partie la responsabilité.

Russes et américains encore dans la partie :

Pour autant rien n’est complètement joué, Moscou confirme que le contrat pour le Sukhoi Su-35 est toujours d’actualité et Washington confirme que l’Indonésie s’intéresse maintenant au Boeing « Super Hornet ». De son côté Paris semble également de plus en plus confiant dans la possibilité d’un accord sur le Rafale dans les semaines à venir…

Pour autant, une question subsiste et non de moindre, la capacité financière de l'Indonésie ? En effet, le pays est actuellement en difficulté pour terminer le paiement des avions écoles coréens Kai T-50i "Golden Eagle". 

Photos : Les avions en concurrence pour Jakarta, Rafale, Super Hornet, Su-35 et Eurofighter

 

04/10/2020

Tir d’un missile supersonique à partir d’un Su-35 !

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Depuis le printemps dernier, la Russie travaille à l’intégration du missile supersonique R-37M sur l’avion de combat Sukhoi Su-35. Les essais de tir ont débuté avec le lancement de ce dernier. Le calendrier de l’intégration du missile R-37M (également connu sous le nom de RVV-BD) à partir des avions de combat Su-35 prévu pour fin 2020 et largement maintenu avec au moins un premier tir réalisé avec succès.

L'arme supersonique air-air de base :

Le R-37M est destiné à être la principale arme air-air à longue portée pour les avions de combat russes actuels de type Sukhoi et MiG pendant la prochaine décennie. Il est destiné à remplacer les missiles R-77 dont la portée maximale est d’environ 100 km à des vitesses supersoniques (2-3 fois la vitesse du son) par rapport aux 200 km du R-37M à des vitesses hypersoniques (six fois la vitesse du son).

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Le missile rivalise avec l’AIM-120C de Raytheon (portée de plus de 160 km), le futur AIM-260 JATM (200 km plus de portée) développé par Lockheed Martin et le Meteor de MBDA (portée de plus de 160 km avec 60 km de non-évasion- zone) qui fait partie des armes des Gripen, Eurofighter, Rafale et F-35 et probablement du possible « Super Hornet » allemand.

La vitesse hypersonique du R-37M (RVV-BD) lui permet de surmonter la distance de la cible même à portée maximale en deux à trois minutes. Le système de navigation inertielle, construit sur des gyroscopes laser de haute précision, le guide sur la majeure partie de la trajectoire de vol vers la cible. Si la cible change soudainement de cap, la trajectoire du missile peut être corrigée à partir du lanceur via une liaison radio. Le radar de guidage est activé à proximité immédiate de la cible, ce qui fait exploser son ogive et évite d'être détecté trop tard.

Bien que le missile soit censé avoir une portée de 200 km, la distance de ciblage idéale (également appelée zone de non-fuite) dépend du type d'avion ennemi : pour les avions de combat, elle est de 40 à 70 km, pour les avions furtifs ou les missiles de croisière, cette distance serait moindre, pour les gros bombardiers ou les avions d'alerte précoce, la distance de tir effective pourrait être supérieure à 70 km à 100 km. Le missile est capable de tirer parti de sa vitesse hypersonique à une distance de visée relativement plus courte et de frapper des avions ennemis équipés des systèmes de détection de missiles les plus sophistiqués. 

Selon Tactical Missiles Corporation, le fabricant du RVV-BD, le système de guidage du missile est inertiel avec mise à jour de la liaison de données et prise de référence radar active à l'étape finale du trajet. La propulsion comprend un SPR double mode avec démarrage interne du missile après la séparation du lanceur. L’arme est dotée d’un détecteur de proximité avec une ogive à fragmentation.

Le R-37M a été conçu pour venir équiper le Su-35, le MiG-31BM et le Su-57.

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Le Sukhoi Su-35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++. Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radars progressives avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de quatre écrans MFI avec affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels, soit deux LCD MFI-35, un LCD latéral MFPI-35M, un LCD de secours. Le pilote dispose d’un viseur de casque Sura-M.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N035 PESA avec système IRST OLS-35 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant l’antenne est montée sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydrauliques tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale estimée à 400 km. Pour sa protection l’avion est doté du détecteur d’alerte radar de type L150-35 de TsKBA à Omsk doté de six antennes couplées au système d’alerte d’approche missile (MAWS) soit des capteur SOAR couvrant les 360° de l’avion complètent le système de détection. De plus l’avion est doté de deux capteurs « SOLO » qui détectent les télémètres lasers. L’autoprotection reprend l’architecture du système L-265M10-01 « Khibiny-M » avec leurres thermiques UV-50M.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-41F1S (Izd.117S).

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Photos 1 Su-35 @Nickolay Krasnov 2 & 3 Tir d’un R-37M depuis un Su-35@ VVS 4 Le R-37M@ TMC

08/11/2019

Le Su-35 formellement proposé à la Turquie !

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Ankara a reconnu avoir reçu une proposition russe concernant la vente d’avions de combat Sukhoi Su-35. Ismail Demir, chef de la présidence des industries de défense (SSB), a déclaré le 1er novembre à la chaîne de télévision NTV: «Il y a une offre et nous l'évaluons. Les aspects financiers et stratégiques de l’offre sont examinés ».

Selon les premières informations disponibles, les responsables turcs et russes discutaient depuis plusieurs semaines des détails sur une offre russe concernant un lot portant sur 36 avions de type Su-35. La proposition a été mise sur la table peu après que le président Recep Tayyip Erdoğan eut inspecté un certain nombre d'avions de combat russes exposés au salon MAKS 2019. Peu de temps après, Sergei Chemezov, directeur général de Rostec, a déclaré qu'il serait disposé à vendre des avions à Sukhoi à la Turquie. En septembre dernier, des chasseurs russes Su-35 et Su-30SM ont participé au Salon Teknofest d’Istanbul, pour une démonstration spécifique, auprès d’une délégation turque, lors du plus grand événement aéronautique et technologique organisé par la Turquie sur l'aéroport Atatürk.

Des discussions qui avancent :

Ankara aurait signé un contrat prévoyant un ensemble de mesures compensatoires visant à impliquer l’industrie locale dans la construction d’aéronefs et à intégrer des armes lancées de manière locale. Si l’accord sur des Su-35 est finalisé, ce sera le deuxième achat majeur par Ankara d’un puissant système d’armes auprès de Moscou, après celui des systèmes sol-air Almaz-Antei S-400, d’une valeur de 2,5 milliards de dollars.

Premier lot de S-400 livré :

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Pour faire un point de situation, le ministère russe de la Défense a confirmé que les envois de deux batteries de missiles de défense S-400 avaient été exécutés plus tôt que prévu. La livraison d'un deuxième lot sera portée sur le calendrier de 2020, alors que les deux parties poursuivaient les discussions sur le partage de technologies et la production en commun. Les accords de compensation et de co-développement et de production en commun font partie des conditions préalables à tout achat ultérieur de S-400 par la Turquie.

Retrait du programme F-35 :

Pour mémoire, suite aux livraisons de missiles S-400, Washington a retiré la Turquie du programme F-35 et a menacé d'imposer des sanctions économiques. Washington a fait valoir que le S-400 serait incompatible avec les systèmes de l'OTAN et exposerait le F-35 à un possible subterfuge russe.

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++. Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radars progressives avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI avec affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydrauliques tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale estimée à 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

Commentaire :

Le dossier reste particulièrement complexe, Ankara semblait vouloir croire, il y a peu, à un revirement de Washington en ce qui concerne le F-35. La Turquie escompte peut-être un changement de cap, de dernière minute de la part du Président D. Trump. Pour autant, les discussions avec Moscou sont bien engagées sur le S-35, mais également sur l’éventualité d’un futur partenariat sur le Su-57.

La décision finale d’Ankara sera lourde de conséquences à la fois politiques et militaires. Un tel achat remettra en question l’appartenance de la Turquie à l’OTAN avec un nouvel éloignement de l’Europe au profit de Moscou.

Du côté de l’Otan, deux camps semblent se former, l’un pour l’éviction de la Turquie et l’autre pour trouver un compromis. L’OTAN, parait une nouvelle fois affaiblie et n’arrive pas pour l’instant à parler d’une seule voix. Pour les Etats-Unis, l’achat S-400 et une manifestation d’hostilité de la part d’un pays qu’elle a aidé depuis 67 ans, une commande d’avions de combat Sukhoi, serait alors vécue comme une totale trahison. L’Europe semble pour sa part complètement tétanisée sur l’avenir de l’Alliance Atlantique. Alors, sommes-nous au bord d’un inévitable divorce ?

Photos : 1 Su-35 @Sukhoi 2 S-400 @ Almaz-Antei

03/11/2019

L’Indonésie veut des F-16 et des Su-35 !

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L’armée de l’air indonésienne envisage d’acheter deux escadrons de chasseurs Lockheed-Martin F-16 Block 70/72 « Viper », tout en poursuivant son plan d’achat d’un escadron de Sukhoi Su-35 « Flanker-E » auprès de la Russie. Ces appareils doivent venir remplacer les Northrop F-5-E/F « Tiger II » en service.

Première étape :

Jakarta prévoit de faire une demande officielle pour l’achat de F-16 au début janvier 2020, a annoncé le 28 octobre le maréchal Yuyu Sutisna, chef d'état-major de l'armée de l'air, à l'agence de presse locale Antara. Cet achat, a pour but de venir compléter la flotte de F-16A/B, plus anciens déjà en service dans la Force arienne.

Seconde étape :

Dans un second temps le pays prévoit de poursuivre les négociations en vue de l’achat de chasseurs Sukhoi Su-35. En août 2017, Jakarta a annoncé une discussion portant sur l’acquisition de 11 Su-35 pour 1,14 milliards de dollars. Un accord de trésorerie et de troc qui inclurait probablement un mélange de produits agricoles locaux tels que l'huile de palme et le café.

Double approvisionnement :

Le pays compte continuer sa politique de double approvisionnement. En effet, la Force aérienne compte actuellement un mélange de 33 Lockheed-Martin F-16A/B « Fighting Falcon » et 5 Su-27SK et 11 Su-30MK. Ces derniers ayant été achetés suite à l’embargo américain décrété suite aux violences au Timor Oriental en 1999. Mais cette politique du « non alignement » sera difficile à poursuivre.

En effet, l’embargo décrété cette fois contre la Russie complique sévèrement les plans indonésiens. La loi américaine CAATSA, pourrait contraindre Djarkarta à faire un choix entre avions américains ou russes. L’essentiel de la Force aérienne dépend du matériel fabriqué aux États-Unis. Si, par exemple, les fabricants américains cessent de fournir des pièces de rechange, cessent de supporter des équipements fabriqués aux États-Unis, la sécurité de la défense nationale en Indonésie sera complètement affaiblie. 

L’opération d’une flotte mixte d’avions russes et américains permet à l’Indonésie de jouer diplomatiquement entre les deux pays, tout en protégeant la dépendance de Jakarta vis-à-vis d’un seul fournisseur. Cependant, les flottes mixtes sont plus difficiles à entretenir, car moins d’avions partagent des pièces et du personnel de service. Les appareils ne sont pas non plus équipés des mêmes radios et réseaux de partage de données, ce qui rend la coopération en vol plus difficile.

Reste une troisième voie pour l’Indonésie, l’achat d’avions de combat Saab JAS-39 Gripen E, qui pourraient ainsi contourner l’embargo.

Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

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Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multifonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électrohydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

Photos : 1 F-5F indonésien @Fai 2 F-16 Viper Block70/72 @Lockheed Martin 3 Su-35 @Sukhoi

 

 

28/08/2019

La Turquie se rapproche-t-elle d’un achat d’avion russe ?

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Salon international de l'aviation et de l'espace MAKS-2019 à Zhukovsky, fantasme ou réalité, la question d’un rapprochement entre Ankara et Moscou sur l’achat éventuel d’un avion de combat est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Il faut dire que les dernières déclarations des deux parties semblent annoncer une telle hypothèse.

Les déclarations :

Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont pris la parole à l'ouverture du 14e Salon international de l'aviation et de l'espace MAKS-2019 et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’idée d’un nouveau rapprochement semble se dessiner. 

Le Président Poutine a déclaré aux journalistes ce matin que la Russie était prête à "discuter activement" de nouvelles ventes, voire de la production en commun d'armes, à la suite de l'acquisition par la Turquie d'un système de défense antiaérien avancé S-400. "Nous avons parlé de la coopération sur l'avion de combat Su-35" et "du travail possible même sur le nouvel avion Su-57", a déclaré Poutine après avoir inspecté le poste de pilotage de l'avion de cinquième génération en compagnie du Président turc.  

De son côté, M. Erdogan a déclaré que la Turquie souhaitait continuer "la solidarité dans de nombreux domaines de l'industrie de la défense" avec la Russie, y compris dans les avions de combat, et "nous allons nous développer rapidement".

Hormis les livraisons actuelles du système sol-air S-400, les deux pays sont en pourparlers sur la livraison de systèmes de guerre électroniques russes.  Dmitry Shugayev, l’actuel responsable du Service fédéral de la coopération militaire et technique de Russie a déclaré : "Les discussions d'aujourd'hui avec mon homologue turc, le chef de la direction turque de l'industrie de la défense, Ismail Demir, seront certainement importantes. » Selon Shugayev, Ankara serait intéressée par l’achat d’avions russes, compte tenu de la suspension par la Turquie du programme des F-35. "Nous savons que la Turquie et les Etats-Unis sont dans l'impasse en ce qui concerne les avions F-35, nous avons donc un grand intérêt pour nos avions. Il est trop tôt pour parler de pourparlers au sujet de contrats spécifiques. Comme d'habitude, nous devons d'abord tenir des consultations ", a-t-il souligné.

Puis, les deux pays ont annoncé conjointement, qu’ils renforceraient leur coopération en matière de défense. 

Visite de plusieurs systèmes : 

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Le Président turc a visité plusieurs stands en compagnie de V.Poutine, avec bien entendu le dernier avion de chasse russe, le  Su-57, l'avion de chasse Su-35, l'hélicoptère moyen Ka-62 et l'hélicoptère utilitaire lourd Mi-38. Ensuite, ils ont inspecté l'avion amphibie Be-200 et l’avion commercial MC-21, où ils ont examiné le cockpit et la cabine passagers.

 Photos :Su-57 au Salon MAKS19 Erdogan & Poutine devant le Su-57 @ Salon MAKS19 press