30/07/2020

Ravitaillement en vol de nuit pour le J-15 !

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Une nouvelle étape a été franchie récemment par l’aéronavale chinoise. Deux avions de combat de type Shenyang J-15 « Flying Shark » attachés à une unité d'aviation embarquée de la marine de l'APL (PLAN) ont terminé avec succès la formation de ravitaillement en vol de nuit.

Le ravitaillement en vol de nuit, également connu sous le nom de vol au centimètre, est universellement reconnu comme l'un des événements de vol les plus difficiles. Cette fois, une formation de ravitaillement de nuit a été menée entre deux chasseurs J-15, qui ne sont séparés que d'environ 10 mètres pendant le processus de ravitaillement en vol. Cela imposait des exigences extrêmement élevées aux compétences opérationnelles, aux conditions physiologiques et psychologiques et aux capacités de coopération des pilotes.

Shenyang J-15 « Flying Shark » :


Le Shenyang J-15 « Flying Shark » est un avion de chasse embarqué sur porte-avions, dérivé du Sukhoi 33 russe. Bien que pendant un certain temps les rumeurs faisaient état d’un appareil semi-furtif, celui-ci est en fait une copie chinoise, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de SU-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.
La Chine a activement cherché à acheter des SU-33 en provenance de Russie à de nombreuses reprises, l’offre a été faite en mars 2006, mais les négociations se sont effondrées en 2009, après qu'il fut découvert que la Chine avait développé une version modifiée du Su-27SK désigné Shenyang J-11B, en violation des accords de propriété intellectuelle.

Premier vol :

Le premier prototype du J-15 a effectué, selon l’agence Chine nouvelle, son premier vol le 31 août 2009. Le J-15 est doté de moteurs chinois de type WS-10, l’un des grands défis pour les ingénieurs chinois fut la conception des ailes repliables et le développement des moteurs. Le J-15 dispose d’une queue raccourcie et des trains d’atterrissages renforcés. Le J-15 utilise la technique STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery), décollant sur la totalité de la piste/pont (incliné au bout) pour décoller et atterrissant avec l’aide d’un brin d’arrêt. Les derniers rapports indiquent que la Chine a développé un radar AESA, qui pourrait être installé sur le nouveau chasseur.

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Photos : J-15 de nuit et en ravitaillement @ CCTV

 

 

26/09/2016

La Chine teste une version CATOBAR du J-15 !

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La Chine a débuté une série de tests d'une nouvelle variante de son avion de combat destiné à la marine J-15 « Flying Shark » en version CATOBAR. Ces essais semblent confirmer que la Chine prépare la conception de son troisième porte-avions sur le chantier naval de Jiangnan Changxingdao près de Shanghai qui sera doté de catapultes.

Pour la première fois une image est apparue montrant un Shenyang J-15 doté d’un train d’atterrissage avant modifié avec un système permettant l’usage du système CATOBAR (Catapult Assisted Take-Off But (ou Barrier) Arrested Recovery). Ce système est utilisé pour le décollage et l'atterrissage d'appareils sur un porte-avions. Cette technique permet de projeter à grande vitesse grâce à une catapulte un aéronef. La récupération s’effectue en se servant d’un brin d’arrêt présent sur le pont.

A ce jour les J-15 chinois étaient dotés du système STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery). Les aéronefs décollent grâce à seule propulsion et utilisent un tremplin en bout de piste pour prendre leur envol.

Pour ces essais, la Chine utilise deux pistes terrestres dotées de avec catapultes. Selon plusieurs sources, l’une utilise une piste avec catapulte à vapeur alors que l’autre serait doté d’un système électromagnétique.

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Shenyang J-15 «Flying Shark» :

Le Shenyang J-15 «Flying Shark» est un avion de chasse embarqué sur porte-avions. L’avion est une copie chinoise du Sukhoi Su-33 russe, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de Su-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.
La Chine a activement cherché à acheter des Su-33 en provenance de Russie à de nombreuses reprises, l’offre a été faite en mars 2009, mais les négociations se sont effondrées en 2006, après qu'il fut découvert que la Chine avait développé une version modifiée du Su-27SK désigné Shenyang J-11B, en violation des accords de propriété intellectuelle.

 

Photos : 1 J-15 STOBAR 2 J-15 avec train avant modifié CATOBAR @ Chine Nouvelle