27/04/2014

Un livre pour dénoncer le NON au Gripen !

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En 2012, je dénonçais déjà de fausses informations concernant le choix de l’avion suédois. Plus récemment je dénonçais les méthodes des opposants à l’achat du Gripen E.  Voici qu’un livre reprend les éléments de cette désinformation et traite également de la manière dont les opposants livres de fausses informations.

 

Rappel : 

 

En automne 2013, le peuple suisse a accepté à une majorité écrasante de maintenir l’obligation de servir. Personne n’aurait attendu une profession de foi aussi claire. L’adhésion du citoyen envers l’armée a nettement augmenté ces dernières années, ce qui est remarquable. La majorité est consciente du fait que la sécurité de notre pays revêt une importance décisive. Sans sécurité, il n’y a pas de liberté, pas de paix, pas de stabilité et pas de bien-être!

Le 18 mai 2014, nous devrons de nouveau nous prononcer sur une question de sécurité fondamentale: l’acquisition de 22 avions de com- bat du type «Saab Gripen E». L’achat de ces avions est nécessaire et pressant, car nos 54 «F-5 Tiger» vieux de près de 40 ans, sont techniquement dépassés et ne répondent plus aux exigences opérationnelles requises actuellement. Ils doivent être remplacés. Le Conseil fédéral et le Parlement ont approuvé ce projet («loi sur le fonds Gripen») et recommandent au peuple de l’accepter.

 

Voici les thèmes abordés par le livre : 

 

 

Le Gripen pour un espace aérien sûr:

 

L’importance des forces aériennes ne pourra jamais être surestimée. Les avions constituent le seul moyen de combat en mesure de défendre le pays dans les airs contre des opérations étrangères inattendues. Par ailleurs, les forces aériennes sont le toit sur l’armée et sur la Suisse. L’armée ne peut remplir sa mission au sol et assurer notre sécurité que si cette toiture est imperméable.

 

En tant que pays souverain et neutre, la Suisse a le devoir de défendre son territoire et son espace aérien.4 Elle ne peut déléguer cette tâche à des tiers. Des forces aériennes performantes sont donc indispensables.

 

Pourquoi nous avons un besoin urgent du Gripen : 

 

Actuellement, nos forces aériennes disposent de 32 avions de combat «F/A-18»5 entièrement opérationnels et de 54 «F-5 Tiger» qui doivent être remplacés. Avec les seuls 32 «F/A-18», notre flotte d’avions de com- bat est trop petite et doit être complétée le plus rapidement possible. A défaut, nos forces aériennes perdront leur capacité de combat et leur savoir-faire. C’est la raison pour laquelle l’acquisition des 22 avions de combat «Gripen E» est une nécessité.

 

Pilotes d’essai en faveur du Gripen :

 

Lors du choix d’un nouvel avion de combat, la Suisse a examiné trois offres: le «Saab Gripen» suédois, le «Dassault Rafale» français et l’«Eurofighter», d’un consortium international. Les trois avions ont subi une évaluation complète avec de nombreux tests individuels. A la fin, les pilotes d’essai et les experts sont parvenus à la conclusion que les trois avions étaient à peu près équivalents. Ce sont donc avant tout des rai- sons économiques et politiques, mais également sur un certain nombre de points techniques qui avantage l'avion suédois, qui ont fait choisir «Gripen».

 

Le «Gripen» est le moins cher et présente le meilleur rapport prix/ utilisation. Le fait que Saab soit l’un des constructeurs d’avions de com- bat les plus expérimentés en Europe et que l’Etat suédois sera notre partenaire contractuel pour cette acquisition, ce qui nous garantit un degré élevé de sécurité, parle en faveur de l’avion de combat suédois. Du point de vue politique, la Suède est elle aussi un Etat neutre et nous a toujours traité avec respect.6 La Suisse et la Suède entretiennent traditionnellement de bonnes relations. Il est donc compréhensible que nous nous soyons finalement décidés en faveur du «Gripen».

 

Attaque contre notre souveraineté :


 

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Le véritable objectif de nos adversaires, Il ressort de ce qui vient d’être dit qu’un Oui pour le «Gripen» est un Oui pour l’armée et pour la protection du pays et de sa population.

Les cercles hostiles à l’armée ne veulent pas d’armée, donc pas de nouveaux avions de combat. Ils ont lancé le référendum contre l’achat des «Gripen». En première ligne, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)», suivi d’une partie des Socialistes, des Verts et des Vert’libéraux.

Le nom de «Groupe pour une Suisse sans armée» dit bien ce qu’il veut dire. Le parti socialiste a défini dans son programme l’objectif suivant: «Le parti socialiste s’engage pour la suppression de l’armée».7 Le parti écologiste va dans le même sens: «Les Verts veulent que la Suisse re- nonce [...] à l’armée. » Seuls les Vert’libéraux se tiennent à couvert dans la question de l’armée. Ils ne se prononcent pas sur ce thème fondamental dans les lignes directrices de leur parti. En revanche, ils prennent d’autant plus violemment parti contre le «Gripen». Quelles sont les rai- sons de cette contradiction? Les Vert’libéraux se taisent-ils à propos de l’«armée» pour éviter les discussions désagréables et ne pas mettre en danger leur image bourgeoise?

 

Attaque contre notre souveraineté:

 

Outre les adversaires précités de l’armée, on trouve, de manière inattendue, dans le camp des anti-«Gripen» certains représentants de l’armée. Leur opposition au «Gripen» repose soit sur de l’ignorance soit sur le fait qu’ils jugent encore judicieux d’abandonner la défense aérienne de la Suisse aux mains de l’UE et de l’OTAN:

«La défense autonome du pays n’a pas de sens et n’est pas finançable.».  Elle doit faire place à une «spécialisation des rôles et à une concentration des ressources militaires nationales dans l’alliance européenne». Cela implique un «abandon conscient de capacités militaires en faveur d’autres pays».

Vu cette analyse, l’opposition au «Gripen» de ces «partisans» de l’armée devient un peu plus compréhensible. La renonciation à la souveraineté nationale et l’intégration de l’armée suisse à des forces armées étrangères ont réellement été soutenues dans certains cercles de l’armée et circulent encore dans certains esprits. Elles sont plus proches des buts des adversaires roses-verts de l’armée que de la volonté populaire et de la Constitution fédérale: «La Suisse a une armée. [...] Elle assure la défense du pays et de sa population».

 

La suppression de l’armée par étapes :


 

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Le référendum contre le «Gripen» n’est pas la première tentative des opposants à l’armée d’affaiblir nos forces aériennes en tentant de leur retirer les moyens financiers. En 1992 déjà, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)» a combattu l’achat des 34 «F/A-18» par une initiative populaire: les «F/A-18» étaient, disait-il, trop coûteux et inutiles. Mais la majorité des citoyens ont senti que l’initiative du GSsA n’était qu’un premier pas dans la «suppression de l’armée par étapes». L’initiative fut rejetée par la majorité des votants et les 34 «F/A-18» furent achetés conformément à la volonté du peuple. Cette attaque contre la capacité de défense et la souveraineté de la Suisse avait fait long feu.

La situation actuelle est très comparable. En réalité, les adversaires roses-verts du «Gripen» utilisent cet avion pour atteindre leur but de toujours, la disparition pure et simple de l’armée suisse. Bien entendu, ils ne le disent pas ouvertement, préférant camoufler leurs objectifs. Ainsi, lors d’une des émissions de télévision «Arena», la conseillère nationale socialiste Evi Allemann a rejeté le reproche d’être hostile a l’armée en jouant les indignées, comme si elle n’avait pas lu le programme de son parti politique.

 

Manipulation au lieu d’arguments objectifs : 



 

Le fait que les citoyens aient des opinions diverses ne pose aucun problème en démocratie. Mais en Suisse, il est de coutume de les présenter de manière correcte et argumentée. Ce n’est malheureusement pas le cas dans la campagne anti-«Gripen». Les adversaires du «Gripen» opèrent à l’aide de manipulation et de propagande.  Ils tentent par exemple de faire croire qu’il existe un «consensus» contre le «Gripen». A cette fin, ils ont fait «monter au front» certains Vert’libéraux (anciennement membres des Verts) qui, grâce à leur image bourgeoise, devaient faire monter des parlementaires bourgeois à bord du camp anti-«Gripen». Raté! «Les Vert’libéraux n’ont guère trouvé de personnalités pour leur lutte contre le «Gripen», dixit Der Bund. Les parlementaires bourgeois ont voté presque sans exception en faveur du «Gripen».

 

Un truc de propagande :

 

Un autre truc de propagande des Verts a consisté à lancer le slogan «Krippen statt Gripen» [«Des crèches plutôt que des Gripen»]. Les rimes ont toujours un effet hypnotisant [en l’occurrence, ça ne joue qu’en allemand, ndt.]. Ce slogan pleurnichard est censé apporter un caractère «émotionnel» à la discussion et la faire dévier du vrai sujet. Le mot «Krippen» provoque une représentation de bienveillance à l’encontre des enfants et des familles tandis que le nom «Gripen», par son opposition artificielle au nom «Krippen» place automatiquement l’avion militaire sous une lumière négative. Cette opposition est évidemment un non-sens. Des forces aériennes aptes à défendre le pays servent au bien commun, tout comme une offre suffisante en places de crèches. Le fait que les adversaires de l’armée doivent recourir à des trucs émotionnels bon marché montre qu’ils ne disposent pas d’arguments objectifs.

 

Ridiculiser, une technique psychologique :

 

Le fait de ridiculiser une chose (ou une personne) est une autre technique de manipulation visant à dissimuler les faits. Les adversaires de l’armée ridiculisent le «Gripen» en parlant d’«avion en papier».

En réalité, l’avion de combat suédois a été présenté en automne 2012 lors d’une démonstration remarquable et satisfaisante à tous égards. A cette occasion, le «Gripen» s’est révélé être le résultat d’un travail d’ingénierie convaincant, offrant une relation prix/prestation excel- lente. Il s’agit d’un avion polyvalent de haut niveau et contenant déjà dans son ordinateur de bord les logiciels nécessaires à assurer des missions diverses (observation, chasse, soutien de combats au sol).

Déjà lors de l’achat des «F/A-18», la version testée n’était pas celle qui fut livrée ultérieurement. Pour autant, on n’a jamais parlé d’«avion en papier». Un tel processus est habituel pour des avions de ce genre, car, durant leur utilisation – comme durant la période d’acquisition – ils subissent continuellement des améliorations. Si ce n’était pas le cas, le GSsA aurait dénoncé l’acquisition de vieux clous! C’est pourquoi, au moment de leur livraison, les «Gripen» disposeront de la technologie la plus récente.

 

Connaissances spécialisées simulées :

 

Un autre truc que les adversaires de l’armée utilisent pour tromper le public consiste à utiliser des termes spécialisés et des détails techniques, le Vert Joe Lang a fait usage de cette manipulation lors de l’émission «Arena» de la Télévision suisse alémanique SRF du 20/12/13. Lang est membre fondateur du «Groupe pour une Suisse sans armée/GSsA» et en même temps vice-président des Verts suisses.

 Attaque contre notre souveraineté, même s’ils n’ont pas la moindre connaissances en la matière: ils peuvent compter sur le fait que la plupart des gens ont tout aussi peu de connaissances qu’eux-mêmes. La politicienne socialiste Evi Allemann objecta lors de l’émission «Arena» dans une tirade donnant l’impression qu’elle était une connaisseuse: «Et il n’a qu’un seul réacteur!». Elle considéra le public d’un air triomphant. En réalité, le fait que le «Gripen» n’ait qu’un seul réacteur ne pose aucun problème à la Suisse. Seuls les avions de la marine doivent posséder deux réacteurs, pour répondre à certains scé narii d’urgence propres à de tels avions. En règle générale, les avions des forces aériennes n’ont qu’un réacteur. Le fait que le Gripen n’ait qu’un seul réacteur constitue un avantage pour la Suisse, en ce que cela contribue au prix relativement avantageux de cet avion.

Un autre point fort du réacteur du «Gripen» est le fait que son réacteur soit pratiquement identique à celui des «F/A-18» que nous utilisons déjà, ce qui est un avantage important pour la logistique. Lui reprocher d’être monoplace est tout aussi absurde. Ce n’est pas un problème pour un avion de combat. Ce type d’avion n’a besoin de deux sièges que pour l’instruction. Avec le «Pilatus PC-21», nous disposons déjà d’un système d’instruction révolutionnaire sur lequel les pilotes d’avions à réacteur peuvent être formés. Il suffit d’adapter le logiciel à un avion de combat monoplace. Le «Gripen» monoplace correspond parfaitement aux besoins de la Suisse et réduit de surcroît son prix.

 

Jeu d’embrouille avec les chiffres : 

 

Dire que le «Gripen» est trop cher relève aussi de la propagande. Le «Gripen» est non seulement le plus avantageux des trois avions évalués, mais son financement sera alimenté, à l’aide du «fonds Gripen», pendant dix ans par le budget régulier de l’armée. 

 

Pas de suppléments pour le contribuable :

 

Afin d’empêcher le «remplacement partiel des Tiger», les adversaires du «Gripen» répandent des chiffres inventés. Ils prétendent que l’avion ne coûte pas les 3,126 milliards de francs officiels mais dix milliards.24 Ils parviennent à ce montant vertigineux en intégrant les frais d’exploitation et d’entretien pendant 30 (!) ans. Les adversaires de l’armée savent parfaitement qu’on ne calcule jamais ainsi. Leur jeu d’embrouille avec ces chiffres n’a qu’un but, celui d’insécuriser les électeurs. On doit espérer que la plupart des Suisses ont suffisamment les pieds sur terre pour ne pas tomber dans ces artifices bon marché.

 

Alliance contre nature :

 

Personne ne sait exactement d’où provient la rumeur que le choix du «Gripen» était entaché de corruption. Ce qui est certain, c’est qu’une lettre anonyme a été remise aux médias, il y a quelques mois, lettre qui contenait cette accusation. Elle était rédigée en français et plusieurs noms suisses-alémaniques comportaient des erreurs, ce qui fait penser à des auteurs français. Certains politiciens, spécialistes de la politique de la sécurité, supposent que l’entreprise Dassault, voulant nous vendre le «Rafale», pourrait en être l’instigateur. S’agirait-il d’une «complicité objective» entre l’alliance gauche-verte des adversaires de l’armée et certains cercles financiers et économiques internationaux?

Qui tire les ficelles?

Une grande partie des médias ont rapporté avec satisfaction que nos forces aériennes n’étaient pas opérationnelles lors de l’atterrissage à Genève d’un avion de passagers éthiopien détourné. Certains lecteurs en ont rapidement et faussement conclu que l’achat des «Gripen» n’avait donc pas de sens. En réalité, ce dysfonctionnement était connu. Des travaux ont été entrepris pour y remédier. Pourquoi les médias ne s’y intéressent-ils que maintenant, trois mois avant la votation sur les «Gripen»? Qui tire les ficelles et décide de ce qui doit être publié et à quel moment? Pourquoi les médias ne rapportent-ils pas de la même manière détaillée le fait que des propositions de spécialistes ont été émises pour rendre à l’armée, par étapes réalistes, sa pleine capacité de défense? L’acquisition des 22 «Gripen» en est un aspect central.


 

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Le rôle des services secrets :

La Basler Zeitung suppose même que certains services de renseignements se mêlent de la campagne anti-«Gripen». Par des «indiscrétions» ciblées, ils essaieraient d’«ébranler la Suède et la Suisse» et d’empêcher l’achat des «Gripen». La Neue Zürcher Zeitung est également d’avis que les adversaires du «Gripen» ont préparés encore d’autres buzz destinés à influencer la votation dans un sens négatif Vont-ils nous annoncer, ce qui ne serait pas nouveau non plus, qu’en Suède égale- ment, des cercles d’opposants contestent sa capacité de défense afin de pouvoir faire entrer ce pays dans l’OTAN? Néanmoins, en Suède aussi, toujours plus nombreux sont ceux qui refusent d’entrer dans ce jeu, d’ailleurs contraire à la volonté populaire.

 

La jeune génération soutient la Suisse :

 

Les affaires compensatoires créent des places de travail

L’acquisition du «Gripen» devrait profiter à l’économie suisse. La Suisse et la Suède ont négocié des «affaires compensatoires» s’élevant à 2,5 milliards de francs. Cela signifie que des entreprises suédoises passeront des commandes à des entreprises suisses pour une valeur de 2,5 milliards de francs. Quelque 518 affaires ont déjà été conclues avec 125 entreprises suisses.

Les affaires compensatoires liées à l’achat des «Gripen» garantiront à la Suisse des emplois correspondants à 10’000 hommes/jours, avec des recettes fiscales, la TVA et les cotisations AVS. Si l’on tient compte de tout, il est juste de lier ces flux d’argent à l’achat des «Gripen».

La Suisse bénéficie d’une grande expérience de tels accords compensatoires. Elle en a réalisés avec succès à plusieurs reprises avec l’aide de «Swissmem». Les commandes ont toujours été réparties correctement sur les cantons.

 

Le Brésil s’est également décidé pour le «Gripen» :

 

Le Brésil, conscient de sa propre valeur, s’est également décidé en faveur du «Saab Gripen E» et s’en procurera prochainement 36 exemplaires (soit une première tranche sur un potentiel de 100 avions) . Les spécialistes de l’Armée de l’air brésilienne sont parvenus à la conclusion, après une évaluation interne, que le «Gripen» s’était révélé être le meilleur et le plus avantageux des avions à choix.34 Cette décision parle également en faveur de la qualité du «Gripen». La présidente socialiste de l’Etat brésilien Dilma Rousseff a déclaré: «Le Brésil est un pays pacifique et doit donc pouvoir se défendre de manière adéquate.» Elle a cité explicitement les riches ressources en pétrole de la côte brésilienne qui pourraient éveiller des convoitises étrangères.

 

Signe des temps :

 

L’argument du Brésil, selon lequel un Etat pacifique doit pouvoir se défendre de manière adéquate et disposer d’une armée de l’air forte, vaut aussi pour la Suisse. La Suisse possède également des richesses qui doivent être défendues, les cols alpins, son château d’eau, ses finances et ses installations industrielles.

La capacité d’un pays à se défendre est particulièrement importante dans une situation mondiale où les tensions augmentent chaque jour, en Ukraine, par exemple, c’est-à-dire à nos portes.

Ecoutons un politicien expérimenté comme Jean-Claude Juncker, ancien président de l’Eurogroupe: «Celui qui croit que la question éternelle de guerre et de paix en Europe ne se posera plus jamais se trompe cruellement. Les démons n’ont pas disparus. Ils ne font que dormir.»35 L’ancien politicien du SPD Egon Bahr est lui aussi convaincu qu’il est tout à fait possible que la guerre réapparaisse bientôt en Europe. A l’adresse de la jeune génération, il précise que lui-même, en 1933, n’avait pas cru son père lorsque celui-ci lui disait: «Hitler signifie la guerre». Aujourd’hui, Egon Bahr estime «que nous vivons dans un temps d’avant-guerre».36 Des économistes prennent des positions dans le même sens. Nouriel Roubini, professeur d’économie américain re- connu et conseiller gouvernemental, affirme: «Je ne prédis pas la troisième Guerre mondiale, mais l’instabilité politique et sociale croissante et menaçante en Europe et dans d’autres économies nationales développées, nous causent de grands soucis.»

 

Nouvelle prise de conscience en matière de sécurité :

 

Cette situation globale a conduit, en Suisse aussi, à un changement dans la manière de voir les choses. La sécurité du pays et de la population est à nouveau perçue comme un élément important. Preuve en soit le résultat de la votation fédérale sur le maintien de l’obligation de servir. Preuve en soit aussi le fait que le Parlement fédéral a de nouveau fixé le budget de l’armée à cinq milliards de francs, après de longues années de réduction du budget, et qu’il a accepté l’acquisition des 22 «Gripen». D’une manière générale, l’armée intéresse de plus en plus la population. Les livres consacrés à l’armée se vendent bien. Une nouvelle génération prend le relais. Elle prend congé des modèles un peu trop faciles et souvent incohérents des années 1990. Elle soutient les institutions suisses, notamment l’armée. De ce fait, les chances que les citoyens suisses approuveront l’acquisition du «Gripen» le 18 mai 2014 sont bonnes.

 

Les auteurs de ce livre  :

 

Franz Felix Betschon

Dr. sc. techn., dipl. ing. EPFZ. Etudes à la Harvard Business School de Cambridge (USA). Ancien colonel EMG, en dernier lieu dans les forces aériennes et au service de renseignements, membre de l’International Institute for Strategic Studies de Londres de 1985 à 2005. Carrière dans l’industrie et en tant que membre de divers conseils d’administration. Auteur de plusieurs livres sur la politique de sécurité.

 

Judith Barben-Christoffel

Dr. phil., psychologue et psychothérapeute FSP. Auteure d’articles scientifiques et éditrice. Ancienne institutrice d’école primaire et d’écoles spéciales. Etudes en psychologie à l’Université de Zurich. Cabinet de psychothérapie. Conférences et publications dans les domaines de la psychologie, de la psychothérapie, de la pédagogie et de l’éthique ainsi que sur la mise en danger de la démocratie directe par la manipulation et la propagande.


Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 

04/01/2014

Gripen dans les cieux slovène & islandais !

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Depuis le premier janvier, des avions de combat Saab JAS39 C/D hongrois assurent la police du ciel en Slovénie, de même que des Gripen C/D tchèques exécutent les mêmes tâches en Islandes.

 

En Slovénie, les Gripen hongrois viennent de remplacer les Eurofighter italiens et en Islande les Tchèques remplacent les Allemand qui assumaient ce travail et ceci, dans le cadre de la coopération des pays de l'OTAN, pour protéger l'espace aérien des pays qui ne disposent pas de leur propre force aérienne. 

Un petit nombre de pays ne disposent pas d’une force aérienne, on compte notamment 

l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie. 

 

Pas d’avion, pas de souveraineté aérienne :

 

Cette actualité est l’occasion de rappeler qu’aucun pays ne peut se passer d’une force aérienne et que dans le cas où des pays ne peuvent pour des raisons financières et politiques assumer une telle mission, L’OTAN impose systématiquement une surveillance aérienne. Cette surveillance n’est pas gratuite, tant financière que politique. Le fait de sous-traiter la surveillance aérienne de son espace aérien diminue également la souveraineté de l’Etat en question. En effet, L’OTAN peut du même coup imposer ses vues et utiliser comme bon lui semble les voies aériennes qui traversent ces pays.

 

Voilà un élément à ne pas perdre de vue, lors de la prochaine votation en mai sur les Gripen en Suisse ! CQFD.


 

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Photos : 1 Gripen C hongrois @ Max Briansky 2 Gripen D tchèques @ Tchèque air forces

 

 

27/09/2013

Le Parlement ouvre le ciel au Gripen E !

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Le Parlement suisse a validé ce vendredi 27 septembre l’achat des 22 Gripen E du constructeur suédois Saab, débloquant ainsi les 3,1 milliards nécessaire. Reste encore à savoir, si le Peuple devra se prononcer face à un referendum qui sera probablement lancé de concert par nos chers «Bisounours». 

 

Quelques rappels sur le sujet :

 

Mécanismes de sécurité : 

La Suisse est étroitement impliquée dans le processus d'approvisionnement et est immédiatement informée d'un éventuel retard par rapport au contrat.

 

 En cas de vice de procédure, elle est en mesure d'intervenir et même de bloquer la livraison. Si tel est le cas, les sanctions établies à l'avance peuvent entrer en vigueur.

 Si cela ne suffit pas, la Suisse dispose de la garantie étatique de la Suède.

 

 La Suisse a la possibilité de suspendre les paiements comme dernier recours. En cas de grave vice de procédure, la résiliation du contrat est possible.

 

Même avec un acompte fixé à une hauteur de 40%, la Suisse garde des moyens suffisants pour garantir une prestation équitable lors de la livraison des Gripen. De plus, les risques liés aux taux d'intérêt et à l'inflation sont désormais assumés en priorité par la Suède.

 

En cas de retard du programme, l’Etat suédois s’engage à payer 12 millions de dommages est intérêts à notre pays.

 

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La participation de l’industrie Suisse : 

Conformément aux exigences de l’appel d’offres d’armasuisse, Saab a mis en place un programme de participation industrielle suisse (Swiss Industrial Participation – SIP(DIP)) correspondant à 100% de la valeur du contrat Gripen. Le programme SIP (DIP) de Saab assurera la répartition régionale des affaires de participation industrielle sur des bases commerciales solides.

Le programme SIP se déroulera sur une période de dix ans à partir de la date de signature du contrat Gripen. Il débouchera sur des liens économiques, industriels et culturels plus étroits entre deux pays indépendants non-alignés, la Suisse et la Suède.Saab entend créer des activités en Suisse en s’appuyant sur les piliers suivants:

  • Implication de l’industrie suisse dans le programme Gripen E.
  • Intégration plus forte de l’industrie suisse dans la base des fournisseurs de Saab et de ses partenaires.
  • Promotion des exportations suisses à travers le réseau industriel de Saab.
  • Accroissement des capacités de l’industrie suisse grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

 

Gripen E, l’avion de demain, aujourd’hui : 

 

Les points forts du Gripen E sont : 

Un radar AESA à ouverture sur 200° (contre 140° à la concurrence) est doté du système Swashplate.

Architecture électronique 10X plus rapide (détection - analyse - traitement de la menace).

Avionique nouvelle génération ne nécessitant plus, une formation sur biplace (tout comme les F-35, F-22, Sukhoi T-50).

Motorisation GE F414G avec mode "SuperCruise" permettant de décoller à pleine charge sans postcombustion et d'atteindre Mach1,2 (diminution du bruit et de la consommation de kérosène). Optimisation pour l'usage de bio-kérosène issus du compost.

Intégration immédiate aux infrastructures d’aérodromes sans modification.

Large palettes d’équipements & armement connexes à choix.


 

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Concernant les équipements du Gripen E, ils sont très complets et sont en phase d’industrialisation. Voici la liste standard de ceux-ci :

Avec le radar AESA ES-05 « Raven » couplé au système optique frontal IRST Skyward-G, le Gripen E dispose d’une liaison électronique Link16 à large bande, d’un système de communication satellitaire SATCOM et d’un fusion des données (Net Centric Warfare - NCW). Un nouveau système de guerre électronique avec détection des missiles en approche  de type électro-optique EW39 (MAW300) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS).


 

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La fusion de données complètement intégrée au système d'arme permet la fusion des informations  de la liaison 16 (pistes des équipiers, messages PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR.


 

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Le pilote dispose d’une commande vocale, de commandes HOTAS et d’un viseur de casque COBRA II de seconde génération et d’un HUD tête-haute également de la nouvelle génération.

Enfin, un générateur d'oxygène embarqué (On-Board Oxygen Generation System, OBOGS) permet d’augmenter la teneur en oxygène de l'air prélevé au niveau d'un compresseur du moteur, afin, qu'il soit fourni directement aux pilotes. Avec l'OBOGS, la production d'oxygène est quasiment infinie et facilite la logistique : pas de production au sol, ni de chargement et d'installation des bouteilles à bord.

Le siège éjectable Matin-Baker dispose de deux airbag latéraux pour protéger le pilote en cas d’éjection.

Optimisation pour les drones :

 

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Saab fait partie du groupe de travail mené par Dassault Aviation dans le cadre du drone de démonstration NEURON. Le constructeur suédois, comme son homologue français avec le Rafale, a optimisé l'avenir de son avion de combat Gripen E en vue d'une utilisation future en binôme avec le futur drone de combat européen ou un autre modèle à choix.

Equipements connexes :

La Suisse à choisi les équipements suivant  pour équiper ses Gripen E : Missiles à courte portée Diehl BGT IRIS-T«Infra Red Imaging System Tail/Thrust Vector-Controlled» système d’imagerie infra-rouge contrôlé par poussée vectorielle).

Missile longue portée (BVRAAM) MBDA METEOR,il correspond à un besoin de missiles très flexibles, agiles et très rapides (plus de Mach 4), à longue portée (plus de 100 km), pour assurer la supériorité aérienne.

Bombes guidées GBU-12 Paveway II, la Paveways II de 220 kg fonctionne à guidage laser et/ou GPS .

Système de guidage : nacelle de désignation laser de type AN/ASQ-228 Advanced Targeting Forward-Looking Infrared (ATFLIR) de Raytheon.

Reconnaissance tactique : nacelle de reconnaissance de type « RecceLite » fournie par Rafael Advanced Defense System. Le système « RecceLite » est un système en temps réel pour la reconnaissance aérienne (jour/nuit) basse et moyenne altitude.


 

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Photos : 1 Gripen F de développement avec IRIS-T, METEOR, bombe GBU de 250KG@ SAAB 2 En Suisse à Emmen en Février 2013 @Pascal Kümmerling 3 antenne radar AESA ES-05 Raven @ Saab 4 En vol en Suisse à Axalp abec un Hornet en octobre 2012@ Swiss Air Force

27/08/2013

Gripen : C’est OUI !

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C’est fait, la sous-commission du national approuve par 14 voix contre 9 l’achat des 22 avions de combat Gripen E. Prochaine étape, le Parlement et très vraisemblablement un vote devant le peuple.

 

 

Rappel :

 

L’ultime point de divergence de la sous-commission concernait le paiement. A la négociation du contrat, Saab demandait un versement de 2 milliards (66%) avant livraison et le solde ensuite.

Pour nos politiciens, ce montant était inacceptable et ceux-ci militaient pour 15% du prix total.

 

Saab a revu sa copie et le contrat définitif demande un premier versement de 1 milliard (40%) avant livraison, le reste en plusieurs versements (montants non communiqués). Signalons également la mise en place de contreparties payées par l'Etat suédois en cas de retard de livraisons, 12 millions.

 

 Pourquoi payer 1 milliard  ?

 

Ce montant peut sembler énorme, mais il faut savoir que le constructeur SAAB nous livre un avion clef en main. Plusieurs éléments comme le moteur : (General-Electric), l’antenne radar et l’IRST (Selex Es) et l’armement  (Diehl BGT, MBDA) sont fabriqués par des tiers. Il faut donc s’approvisionner dans une multitude de systèmes, cela coûte.

 

Le bon choix :

 

Il est difficile de demander plus et ceci d’autant plus que nous avons obtenu un rabais de près de 20% sur le prix total ! Ajoutons qu’un juriste suédois, mandaté par armasuisse, a pu consulter le document et le service juridique en a conclu que «les garanties et assurances sont clairement régies et appuyées par un système de règlement de litige avantageux ».

 

 

 

 

 

14/11/2012

Programme d’armement : le Gripen E !

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C’est fait, le Conseil Fédéral vient de présenter le programme d’armement 2012 (PA12) aujourd’hui, avec au menu l’acquisition de 22 avions de combat Saab JAS-39E «Gripen» (Griffon) multirôle. Une telle acquisition exige un crédit d’engagement de 3,126 milliards de francs. 

 

Je vous propose ici un premier volet consacrer en détail au programme d’acquisition de l’avion suédois. Ce premier volet va se consacrer à l’aspect technique de l’avion et va venir compléter les informations que j’ai pu vous donner sur le sujet précédemment. Dans un second temps, je vous parlerais des considérations financières, des Offsets et des emplois qui dépendront de ce contrat ainsi que du partenariat entre nos deux pays. Puis nous traiterons du  volet consacrer au mode de financement qui sera choisit en mars prochain par le parlement. Nous aurons aussi l’occasion de parler du besoin de renouveler notre flotte aérienne. Entre temps, je reviendrais sur l’avancée des testes du radar et de l’IRST, ceci au début de 2013.

 

Le choix du Gripen E:

 

Le Conseil fédéral a opté pour le Gripen E. Pour ce faire, il s’est fondé sur les résultats de l’évaluation et a motivé sa décision comme suit :

–le Gripen remplit les exigences militaires ;

–comparativement à ses concurrents, le Gripen présente clairement les coûts d’acquisition et d’exploitation les plus bas ;

–il offre clairement le meilleur rapport coûts-utilité ;

–il est financièrement supportable pour l’armée, c’est-à-dire que l’acquisition et l’exploitation du Gripen permettent de maintenir à un niveau approprié également d’autres parties de l’armée.

Ainsi, le Conseil fédéral propose l’acquisition d’un système adéquat et financièrement avantageux, sans chercher à obtenir les performances maximales possibles dans tous les domaines.

Les coûts ont joué un rôle important pour le choix du type, mais ils n’ont pas été à eux seuls déterminants. L’avion choisi doit offrir les performances indispensables pour l’accomplissement des tâches des Forces aériennes. Une offre techniquement insatisfaisante ne serait pas compétitive même avec un prix inférieur.

Par contre, le prix devient un critère très important dès le moment où les exigences militaires sont remplies. 

 

L’avion :


 

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Le Gripen E est un développement des appareils monoplaces Gripen A et Gripen C, qui ont fait leurs preuves. Il est conforme à l’état le plus récent de la technique et présente notamment les améliorations suivantes comparativement au Gripen C/D :

–Réacteur F414G plus performant avec mode Supercruise.

–Réservoirs de carburant internes de plus grande capacité. 

–Deux points d’ancrage supplémentaires pour des armes sous le fuselage 

–Structure modifiée du fuselage et de l’aile, train d’atterrissage principal modifié 

–Nouveau radar, ES-05 «RAVEN» disposant de la technologie AESA (Active Electronically Scanned Array) qui permet un balayage avec un débatement total de ± 100 ° (+20% vis-à-vis de la concurrence) qui offre la possibilité de voir vers l’arrière et d’engager directement les adversaires et ceci grâce au système SWASHPLATE, couplé à un capteur passif fonctionnant sur une base infrarouge soit:  l’IRST  (Infra-Red Seach and Track) de type Skyward-G produit par SelexGalileo. 


 

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–nouvel équipement de guerre électronique (EW System MAW300) de type électro-optique qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS).

 

  • Une nouvelle architecture électronique (au minimum 5x plus rapide que la concurrence) et une avionique nouvelle génération dotée d’un cockpit avec grand écran qui offre la possibilité de personnalisation pour chaque pilote et l’adaptation immédiate en fonction de l’évolution de la mission (air-air, reco, air-sol).

 

Le Gripen E dispose d’une liaison électronique Link16 à large bande, d’un système de communication satellitaire SATCOM et d’un fusion des données (Net Centric Warfare - NCW). La fusion de données complètement intégrée au système d'arme permet la fusion des informations  de la liaison 16 (pistes des équipiers, messages PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW300, pod ATFLIR, RecceLite).

Le pilote dispose d’une commande vocale et d’un HUD large également de la nouvelle génération. Grâce au regroupement et au traitement ciblés des données de tous les capteurs, le pilote dispose d’une excellente vue d’ensemble de la situation tactique momentanée, et donc d’un excellent soutien pour l’accomplissement de la mission et le pilotage de l’appareil. De plus, les données importantes pour l’engagement des armes sont projetées sur la visière du casque du pilote (viseur de casque COBRA II).

Enfin, un générateur d'oxygène embarqué (On-Board Oxygen Generation System, OBOGS) permet d’augmenter la teneur en oxygène de l'air prélevé au niveau d'un compresseur du moteur, afin, qu'il soit fourni directement aux pilotes. Avec l'OBOGS, la production d'oxygène est quasiment infinie et facilite la logistique : pas de production au sol, ni de chargement et d'installation des bouteilles à bord.

Le siège éjectable Matin-Baker dispose de deux airbag latéraux pour protéger le pilote en cas d’éjection.


 

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Doté de commandes de vol électriques à triple chaîne qui garantissent en tout temps un comportement de vol stable. Dans les cas rares d’état de vol incontrôlé, la commande de vol rétablit automatiquement l’assiette de vol normale. La famille Gripen  a été entièrement dessiné autour du pilote. Ses commandes sont ainsi entièrement regroupées sur le mini manche et sur la manette des gaz selon le concept HOTAS (Hands On Thrust And Stick).

 

Le réacteur à double flux F414G du fabricant américain General Electric génère, avec postcombustion, une poussée de 10,3 tonnes. Il s’agit d’une version du réacteur F414-GE-400, qui a fait ses preuves depuis des années sur les F/A-18E/F de l’US Navy, conçue en vue de l’utilisation dans l’avion monomoteur Gripen. Le réacteur F414G est un moteur de construction modulaire ultramoderne qui se caractérise par une exploitation efficace et une grande fiabilité. Il est doté du mode Supercruise qui permet d’atteindre la vitesse de croisière supersonique (Mach 1.02) sans avoir recours à la postcombustion, ce mode permet également de décoller à pleine charge également sans la postcombustion. En résulte une diminution du bruit et de la consommation de kérosène.

 

Interopérabilité avec les autres systèmes :


 

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Le Gripen est équipé à la fois du système de transmission de données Link16, utilisé actuellement en Suisse par le F/A-18 et par FLORAKO, et d’un système supplémentaire indépendant pour l’échange de données à l’intérieur des formations de Gripen. L’avion doit de fait pouvoir communiquer avec les systèmes déjà en services et ceux qui seront en cours d’acquisition comme les nouveaux drones. 

L’équipement électronique du Gripen comporte également un système actif d’identification ami-ennemi, compatible avec les autres systèmes de la navigation aérienne et avec FLORAKO. 

 

Le Gripen E est doté d’une perche rétractable de ravitaillement en vol lui permettant d’être compatible avec les avions ravitailleurs de nos voisins comme l’Allemagne et la France.

 

Armement et équipement spécifiques d’engagement :


 

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L’avion est équipé de dix points d’ancrage de telles charges de combat. Un missile à guidage infrarouge peut être ancré au bout de chaque aile. Selon la mission à accomplir, des engins guidés air-air et air-sol ou des réservoirs supplémentaires de carburant peuvent être fixés aux deux points d’ancrage sous chacune des ailes et aux trois points d’ancrage sous le fuselage. Les nacelles de reconnaissance aérienne et d’illumination de cibles sont fixées au point d’ancrage sous l’admission d’air du côté droit.


 

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Variantes de chargement prévues pour la Suisse doit être de type multirôle et comprend  les engagements air-air, reconnaissance et air-sol :

 

L’armement principal pour les engagements air-air se compose des missiles ultramodernes suivants : 

 

–missile à guidage infrarouge IRIS-T (Diehl BGT Defence).

–missile à guidage radar Meteor BVRAAM  (MBDA).

 

Le Gripen pourra également reprendre les AIM-120C7 AMRAAM qui équipent les F/A-18 C/D.

Pour la reconnaissance l’avion sera doté du pod de type «RecceLite» (Rafael Advanced Defence System) qui est équipé d’une liaison de données avec le sol, si bien que les informations disponibles sont transmises quasiment en temps réel. En mission de reconnaissance, le Gripen E doit fournir de nuit comme de jour et indépendamment des conditions météorologiques des informations à haute résolution. L’engagement des capteurs de reconnaissance doit être possible indépendamment de l’altitude de vol et jusqu’à une vitesse d’environ 900 km/h. Les résultats de la reconnaissance doivent être enregistrés à bord de l’appareil et simultanément transmis à une station au sol au moyen d’une liaison de données protégée cryptée.

 

 

Pour les engagements air-sol de bombes guidées, il est prévu d’utiliser des nacelles d’illumination de cibles par laser du type AN/AAQ-28(V)« Litening ATFLIR » (Northrop-Grumman/Rafael), également en service dans les forces aériennes suédoises. Les bombes guidées prévues sont des bombes explosives de 220 kg, dont le guidage par laser ou GPS programmable.L’armement air-sol doit pouvoir être choisi de manière flexible lors de chaque engagement en fonction de la menace et du type d’objectif à combattre. Pour le combat simultané de plusieurs cibles au moyen de bombes guidées, l’ordinateur de bord doit pouvoir calculer la zone idéale de largage et l’indiquer au pilote.


 

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Prochain volet : les considérations financières, les Offsets et les emplois pour notre industries. 


 

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Photos : 1 Gripen NG en Suisse en octobre dernier 2 Antenne AESA avec technologie SWASHPLATE 3 Cockpit 4 pod RecceLite En vol dans les alpes @ Armasuisse/Saab