18/09/2019

Air2030 : l’Eurosam SAMP/T :

DSC_8025.jpg

Second système sol-air en course pour venir équiper notre futur Défense sol-air (DSA), le SAMP/T  (Système Aérien Moyenne Portée/ Terrestre) du fabricant  Eurosam. Le système a été présenté officiellement à la presse ce mardi sur l’ancien site de missiles Bloodhound à Menzingen ou se dérouleront les essais jusqu’au 27 septembre. Tout comme son concurrent américain (voir lien) seul le radar est testé opérationnellement dans notre pays. Les données des tirs réelles des missiles sont disponibles pour armasuisse. L’équipe Eurosam a fait le déplacement avec une unité complète de tir, ainsi que l’équipe logistique d’appuis et réparation. Une occasion inédite qui a permis aux personnes présentes de se rendre compte de ce que représente le système SAMP/T au complet. Ce fut également une belle opportunité de pouvoir parler avec le personnel servant.  

DSC_8010.jpg

L’Eurosam SAMP/T :

Le SAMP/T du consortium européen Eurosam est formé par le français Thales et l’Italien Alenia en collaboration avec le missilier MBDA. Il s’agit d’un système antimissile de théâtre, conçu pour protéger le champ de bataille et les sites tactiques sensibles contre toutes les menaces aériennes actuelles et futures.  Cela prend en compte les missiles de croisière, les aéronefs avec ou sans pilote et les avions blindés. Le SAMP/T a été conçu pour fonctionner dans des environnements extrêmement encombrés (avions civils) et de contre-mesures électroniques. Le système et interopérable avec les systèmes de l’Otan.  Le SAMP/T est déjà optimisé pour les liaisons avec des avions de combat. Le système pourra fonctionner et communiquer avec n’importe lequel des avions que la Suisse choisira. Une prise de position s’effectue en 30 minutes « prêt au tir » selon les critères définis par les pays producteurs. A l’avenir, il sera possible de réduire sensiblement le temps d’installation. Pour chaque véhicule 2 à 3 hommes suffisent pour la mise en place.

Avec le SAMP/T, il n’y a pas besoin de segmenter l’espace aérien, il est conçu pour travailler avec les différents aéronefs amis en même temps. 

Radar Thales ARABEL :

DSC_8019.jpg

Le radar testé par notre pays dans le cadre des essais et l’actuel Thales ARABEL en service dans l’armée de l’Air française. Cependant, le modèle présenté dispose d’un certains nombres d’améliorations en termes de détection et de poursuite. Ces améliorations sont disponibles sur les nouvelles versions de radars produit par Thales. Cette demande particulière d’armasuise prend son sens, car l’ARABEL n’est plus produit par le fabricant. Selon la demande d’armasuisse, notre pays pourra acquérir une version optimisée au moment du choix final. Ceci ouvre la voie à la nouvelle famille des radars Thales.

L’ARABEL est un radar tridimensionnel équipé d’une antenne à balayage électronique passive rotative, tournant au régime de 60 tr/min sur 360°. Son faisceau, de 2° en azimut, peut balayer jusqu’à 70° en élévation. La fréquence d’émission, en bande X, peut varier par paliers supérieurs à 10% de la gamme de fréquences possibles. La puissance, le format du signal et les autres caractéristiques radioélectriques sont contrôlées informatiquement. Le radar peut suivre jusqu’à 50 cibles différentes et dans toutes les directions et permettre l’engagement de chacune par un missile Aster 30. Cela lui permet de contrer les attaques par saturation, y compris dans un environnement de guerre électronique. 

 Missile MBDA ASTER B1  :

IMG_3453.jpg

Le missile Aster 30 est lancé verticalement, il est équipé d’un propulseur à propergol solide de premier étage en tandem qui est largué après le lancement et le basculement et avant la phase à mi-parcours. Le missile utilise le guidage par inertie à mi-parcours, les données de mise à jour de correction de guidage étant transmises depuis le centre de contrôle des tirs basé au sol via le canal de données de liaison montante du radar. L’agilité du missile repose sur un mode de pilotage innovant dénommé : PIF-PAF : « pilotage en force - pilotage aérodynamique fort », qui donne une grande manœuvrabilité, soit :  12 g et 30 g à toutes les altitudes et une grande précision de trajectoire. Ceci grâce à des gaz au propergol, qui sont expulsés à l’avant du missile et qui augmentent la précision de celui-ci, notamment face à des cibles de petites tailles. Le missile atteint très rapidement une vitesse élevée : 3,5 secondes suffisent pour atteindre Mach 4,5. L’Aster 30 à une portée estimée à plus de 120km en horizontal et 20km vertical.

Composition d’une unité SAMP/T:  

unnamed-1.png

Le lanceur SAMP/T est monté sur un camion 8x8 portant huit conteneurs de missiles (pluieurs lanceurs peuvent être associés à une unité de tir).  Chaque missile peut être tiré à partir d'un seul lanceur en moins de dix secondes. Le système SAMP/T comprend une unité de conduite de tir basée sur le radar à balayage électronique multifonction ARABEL ou une version de la famille des radars Thales un module d’engagement comprenant des ordinateurs Mara et des consoles d’opérateur Magics. Un module générateur monté sur un camion, un camion de maintenance et de réparation et un véhicule de rechargement de missiles.

Tous les éléments habitables garantissent une total étanchéité NBC.

unnamed.png

Offre pour la Suisse :

Notre pays pourra en cas de choix en faveur du SAMP/T acquérir un radar de dernière génération, dérivé de l’ARABEL en test. Il n’est pas précisé pour l’instant, si nous recevrons la version « Next Generation » actuellement en développement. Eurosam garanti par ailleurs, que notre pays pourra bénéficier en tout temps des améliorations disponibles du système et ceci selon notre volonté.

Formation :

Le SAMP/T a été conçu initialement à une époque ou l’Armée française disposait encore de conscrits. De fait, tout a été pensé pour simplifier le travail sur le système. Différents simulateurs sont disponibles pour travailler progressivement les différentes phases tactiques, ainsi que l’engagement avec des aéronefs. La France mettra à disposition des formations pour les cadres sur ses sites avec des retours de compétences. Nos soldats pourront participer aux exercices communs avec la France et l’Italie en ce qui concerne les tirs de validation. Les échanges de données seront facilités entre les trois pays.

Offsets :

Eurosam offre une participation au sein du système SAMP/T à notre industrie. Actuellement 40 sociétés suisses ont été identiifées comme partenaires potentiels. Plusieurs sont déjà pré-sélectionnées pour produire différents sous-systèmes.

Le SAMP/T c’est :

  • Une capacité d’engament contre un large spectre de menaces (aéronefs, drones, missiles ballistiques, ICBM).
  • Souplesse d’emploi avec une couverture à 360° et une grande mobilité.
  • Empreinte logistique optimisée.
  • Interopérabilité au standard Otan et une défense aérienne intégrée.
  • Evolution constante vis-à-vis des menaces.

 Essais du Raytheon Patriot : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/08/22/air2030%C2...

Photos : 1 Système SAMP/T radar + lanceur à Menzingen 2 Présentation/conférence 3Radar ARABEL4Maquette missile Aster 30 @ P.Kümmerling

03/07/2019

Air2030 : essai des radars du système de défense sol-air !

AFE928C7-93D5-46A8-9A5C-CD5B57194153.jpeg

Si les essais en Suisse des avions sont terminés. Nous voici bientôt entré dans la phase de tests des détecteurs radars prévus dans le cadre de l’évaluation d’un nouveau système de défense sol-air (DSA) longue portée qui auront lieu en août et septembre 2019 sur le Gubel à Menzingen dans le canton de Zoug

Rappel :

Le 22 mars 2019, deux candidats ont transmis leurs offres respectives à armasuisse, rédigées sur la base des exigences en matière de système de défense sol-air longue portée qu'avait publiées le DDPS le 23 mars 2018. Il s'agit des systèmes de défense Patriot de la société Raytheon (États-Unis) et SAMP/T du consortium Eurosam (France/Italie/GB). La procédure d'évaluation prévoit maintenant la réalisation d'essais sur les détecteurs radars dans notre pays.

Exigences : 

Selon les exigences, le système "doit être capable, indépendamment ou en coopération avec des avions de combat (guerre en réseau), de protéger au moins 15’000 km² et une priorité, engageant des cibles multiples dans les espaces aériens moyens et supérieurs. Le système doit être efficace à des altitudes supérieures à 16’000 m verticalement et à une distance supérieure à 100 km horizontal.

Essais des radars à Menzingen ZG :

De mi-août à fin septembre 2019, armasuisse testera les détecteurs de ces deux systèmes de défense sol-air longue portée en collaboration avec l'Armée suisse. Durant respectivement deux semaines, la performance du radar indiquée par les constructeurs sera vérifiée par des mesures en Suisse. Les détecteurs et l'équipement nécessaire seront installés sur l'ancienne place d'exercice (BloodHound) de la Confédération « Gubel » à Menzingen ZG. Les essais consisteront à effectuer des mesures au sol et à sonder l'espace aérien à la recherche d'avions des Forces aériennes. Les vols des Forces aériennes se tiendront majoritairement dans les secteurs d'entraînement traditionnels et ne provoqueront aucune émission de bruit à proximité immédiate du lieu d'essai. Aucun essai de tir n'aura lieu. Dû aux essais, armasuisse prévoit un accroissement du trafic aux abords de Menzingen. Les convois spéciaux des systèmes radars seront respectivement accompagnés d'une escorte de la police militaire.

Mesure du rayonnement :

Les antennes radar émettent et reçoivent des ondes électromagnétiques de catégorie « rayonnements non ionisants (RNI) », se définissant par des valeurs limites d'émission qui ne doivent pas être dépassées. Aucun rayonnement supérieur aux valeurs limites légales n'est escompté à l'extérieur de l'ouvrage militaire sur le Gubel. Les émissions réelles seront cependant vérifiées à l'aide des systèmes. Avant et pendant les essais, armasuisse mesurera les rayonnements aux alentours du Gubel. En sa qualité de service indépendant, l'Office de l'environnement du canton de Zoug encadrera les mesures et conseillera armasuisse pour déterminer les points de mesure, garantissant la plausibilité des résultats.

Sécurité du site :

Pour des raisons de sécurité, armasuisse est tenue de s'assurer, pour la durée de service du radar, que seules les personnes autorisées se trouvent à l'intérieur du périmètre de sécurité d'environ 150 mètres autour de l'installation radar tel qu'il est défini par le constructeur. La zone interdite d'accès se limite au terrain de l'armée, et ce, du 19 au 30 août 2019 (semaines 34-35) ainsi que du 16 au 27 septembre 2019 (semaines 38-39), et ce, les jours ouvrés de 8 à 12 h et de 13 à 17 h. armasuisse a informé les autorités de la commune de Menzingen et du canton de Zoug de même que les propriétaires fonciers autour du terrain d'essai (exploitations agricoles).

Tout comme les aéronefs, les systèmes feront l’objet d’une présentation pour la presse :

Présentation Raytheon (États-Unis)

Mercredi 21 août 2019, Menzingen ZG

 

Présentation Consortium Eurosam (FRA/IT/GB)

Mardi 17 septembre 2019, Menzingen ZG

L’occasion de vous faire une présentation des deux systèmes. A noter que pour l’instant les types de radars testés ne sont pas communiqués officiellement.

Photo : Tir d’un Aster30 du SAMP/T @ eurosam

23/03/2018

Exigences fixées pour le nouvel avion de combat et le système sol-air !

2545268769.jpg

Le DDPS a fixé les exigences auxquelles doivent satisfaire les nouveaux moyens de protection de la population contre les menaces aériennes. Par ailleurs, il a déterminé les critères d’évaluation impératifs et d’autres caractéristiques souhaitables en matière de politique d’armement, notamment en ce qui concerne les affaires compensatoires.

Cette phase lance le programme d’acquisition du nouvel avion de combat et du futur système de défense sol-air. Ces deux systèmes feront partie du programme Air2030, soit le modernisation en profondeur des Forces aériennes suisses. Nous allons égalment voir qu’il y a du changement en ce qui concerne la défense sol air et les implications des différentes exigence sur le choix de l’avion.

Exigences imposées:

 

  • L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes :
  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat isolés pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défense aérienne, des avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol.

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air c. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour :

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ;
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. Exigences opérationnelles concernant le système de défense sol-air (DSA/Bodluv) :

La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (ver- ticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement).

Concernant la maintenance :

Pour le prochain avion de combat, le groupe RUAG est désigné comme centre de compétences pour le matériel au lancement du projet. Dans cette fonction, RUAG réalise les tâches non dévolues à la troupe concernant le suivi technique du système, la gestion du matériel entre la Suisse et l'étranger et la maintenance des avions. L’étendue et le degré de profondeur des tâches que devra accomplir RUAG seront déterminés dans le cadre de l'évaluation.

Pour le nouveau système de défense sol-air, il est en principe souhaitable que RUAG assume la fonction de CCM (dans la même mesure que pour le prochain avion de combat), pour autant que le fabricant du système retenu ne dispose pas d’une succursale en Suisse.

Les essais :

Une partie au moins des essais en vol et au sol doivent être effectués en Suisse pour tous les candidats entrant en ligne de compte pour l’acquisition du prochain avion de combat.

Outre des adaptations minimales requises (comme l’intégration dans nos propres systèmes de conduite), il faut renoncer à des helvétisations ; autrement dit, les systèmes (avions de combat et système de défense sol-air) doivent fondamentalement correspondre à la configuration qui est autorisée à l’exportation et qui est en service ou sera introduite dans le pays producteur.

Dans la mesure du possible, les avions de combat évalués seront pilotés par des pilotes suisses lors des essais en vol.

Pour améliorer la connaissance du système, il serait judicieux qu’une équipe de base composée de personnel de l’industrie suisse et de l’armée collabore avec le fabricant ou un représentant du fabricant pour le montage final des prochains avions de combat. Procéder au montage final en Suisse n’est pas une exigence, mais cette possi-bilité n’est cependant pas non plus exclue.

Pour augmenter le degré d’autonomie, il faut s’efforcer d’acquérir les droits d’utilisation (codes sources) en vue du développement autonome de logiciels C2 (Bodluv, système de surveillance de l'espace aérien).

Affaires compensatoires (offsets)

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées. L’industrie suisse pourra participer au développement futur de l’avion.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

samp-t2.jpg

Les concurrents :

Avions :

L’Airbus : Eurofighter « Typhoon II » T3, Dassault : Rafale F4, Saab : Gripen E MS22, Boeing : F/A-18 « Super Hornet », Lockheed-Martin : F-35A.

Sol-air :

Eurosam : SAMP/T, Rafael : David’s Sling, Raytheon : Patriot Pac3.

air2030,bodluv,dsa20,nouvel avion de combat,swiss air force,rafale,eurofighter,gripen,super hornet,f-35,sampt,patriot,david's sling

Analyse :

On peut dès lors constater plusieurs éléments avec la mise effective des exigences. En ce qui concerne le nouvel avion de combat, il sera multirôle et devra pouvoir communiquer électroniquement avec le nouveau système sol-air. Selon les exigences, le nombre d’avions doit permettre de tenir au moins un mois en situation tendue. De fait, si l’on se base sur les différents modèles de dotation, il faudra donc au minimum 40 avions. En matière de maintenance, celle-ci devra se faire en Suisse chez RUAG Aersopace. De plus, les demandes en matière d’Offsets obligent la participation suisse au dévellopement futur de l’avion et 100% de compensation. Rien de nouveau en fait, sauf qu’avec le besoin des codes sources pour communiquer avec le système sol-air cela exclut le F-35A de Lockheed-Martin et dans une certaine mesure Boeing. Le futur avion pourrait donc être européen ?

En ce qui concerne le système sol-air, on passe à des systèmes longue-portées. On abandonne donc les deux systèmes de moyenne-portées Iris-SL et CAMM-ER. Les systèmes longue-portées pourront être acquis en nombre limités, mais ne pourront être positionnés que sur le plateau. En effet, la topographie de notre pays limiterait beaucoup trop l’engagement à proximité du Jura et des Alpes. Il faudra donc à l’avenir renforcer la défense sol-air courte portée, afin de combler les zones vides.

Avec un montant maximum de 8 milliards de nos francs, le choix des deux systèmes se fera en fonction du meilleur coût/efficacité, ainsi que des coûts de maintenance les plus faibles.

Patriot_pac-3_3-960x400.jpg

Photos : 1 Les avions potentiels 2 Eurosam SAMP/T 3 Rafael David’s Sling 4 Raytheon Patriot PAC3