08/11/2017

Un budget pour la Défense aérienne !

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Berne,lors de sa séance du 8 novembre 2017, le Conseil fédéral a pris des décisions de principe concernant le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien suisse. Il est prévu d’acquérir de nouveaux avions de combat ainsi qu’un nouveau système de défense sol-air, pour un coût maximal de 8 milliards de francs. Pour faire face à ces investissements et à d’autres, le budget de l’armée devra être augmenté annuellement de 1,4 % dès 2021. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles : un arrêté de planification, une révision de la loi sur l’armée, la voie habituelle du message sur l’armée, ou d’autres possibilités.

Les moyens actuels de protection de l’espace aérien atteindront dans les années à venir la fin de leur durée d’utilisation. Les 30 jets de type F/A-18 pourront encore être engagés jusqu’en 2030 environ. Les 53 F-5 Tiger ne sont, pour leur part, aujourd’hui déjà plus adaptés aux engagements et seuls 26 de ces appareils volent encore régulièrement. Quant aux systèmes de défense sol-air, la fin de leur durée d’utilisation sera atteinte en 2025 au plus tard.

Une protection indispensable :

Pour le Conseil fédéral, il est évident que les avions de combat et les moyens de défense sol-air restent nécessaires si l’on veut protéger efficacement l’espace aérien helvétique. Sans défense aérienne, la population suisse serait, en cas de conflit armé, livrée à la merci de l’agresseur. L’engagement des troupes terrestres aurait aussi peu de chance de réussite. Le Conseil fédéral estime donc que renoncer au renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien n’est pas une option envisageable. Les avions de combat ne peuvent pas non plus être remplacés par des drones, des hélicoptères, des avions d’entraînement ou d’autres moyens – et cela vaut également pour le service de police aérienne.

Exigences en matière de politique de sécurité et coûts raisonnables :

Le Conseil fédéral a décidé d’investir huit milliards de francs au maximum pour le renouvellement des moyens de défense aérienne. Ce cadre financier devrait permettre d’atteindre les capacités souhaitées tout en satisfaisant aux exigences en matière de politique de sécurité. Les coûts restent ainsi dans des limites que le Conseil fédéral estime raisonnables et économiquement supportables.

Augmentation du budget de l’armée :

Outre le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, d’autres investissements devront être prévus au cours des prochaines décennies, notamment pour le remplacement de systèmes d’armes principaux des troupes au sol, qui arriveront aussi prochainement au terme de leur durée d’utilisation. Au total, 15 à 16 milliards de francs seront nécessaires dans le cadre des programmes d’armement de 2023 à 2032. Avec son budget actuel de quelque 5 milliards de francs par an, l’armée peut investir un milliard dans le programme d’armement.

Le Conseil fédéral veut par conséquent relever le plafond des dépenses de l’armée de manière continue durant les années à venir, afin d’être en mesure de financer les investissements nécessaires. Le budget de l’armée devra bénéficier d’un taux de croissance annuel d’environ 1,4 %. L’armée devra en outre stabiliser ses frais de fonctionnement de manière à ce que la majeure partie des moyens liés à cette croissance puissent être affectés à l’armement.

Transparence en matière d’affaires compensatoires :

Le Conseil fédéral tient au principe selon lequel les fournisseurs étrangers doivent compenser 100 % de la valeur d’un contrat par des commandes passées à l’industrie suisse. De telles commandes servent l’économie de notre pays, favorisent la création de places de travail et permettent aux entreprises helvétiques de rester à la pointe de la technologie. Dans ce contexte, il s’agira de garantir une transparence maximale sur le déroulement des affaires compensatoires. Un registre montrera quelles entreprises suisses auront reçu des mandats dépassant les 100 000 francs.

Les étapes suivantes :

Le DDPS est chargé d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles.

Plusieurs possibilités doivent être examinées. La première est un arrêté de planification au sens de l’art. 28, al. 2 et 3, de la loi sur le Parlement. Cet arrêté de planification doit préciser le but du renouvellement et expliquer pourquoi celui-ci nécessite de combiner avions de combat et système de défense sol-air. Il doit aussi fixer le cadre financier à 8 milliards de francs. Cet arrêté est soumis au référendum facultatif. La deuxième est une révision de la loi sur l’armée, en insérant un nouvel article décrivant la protection de l’espace aérien et les moyens requis. Cette révision est aussi soumise au référendum facultatif. La troisième possibilité est la voie habituelle par le biais du message sur l’armée. D’autres voies peuvent également être examinées.

Par ailleurs, le DDPS est chargé de soumettre dans l’année à venir des demandes aux fournisseurs Airbus, Boeing, Dassault, Lockheed-Martin et Saab. Après un éventuel référendum, le Conseil fédéral sera en mesure de faire, probablement en 2020, son choix sur le type d’avion de combat. Les appareils devraient être livrés dès 2025. L’évaluation et l’acquisition d’un système de défense sol-air à longue portée se feront parallèlement.

Concrètement quel sera le budget ?

Avec une enveloppe maximum de 8 milliards de nos francs, les Forces aériennes pourront compter sur une enveloppe d’environ 1,8 à 2 milliards pour le futur système sol-air et de 6 à 6,2 pour l’achat d’un nouvel avion de combat.

Grosso modo avec les prix actuels moyens, nous pouvons espérer 50à 52 avions de combat de type Gripen E ou 38 à 40 Rafale. Mais attention, il faudra pour autant que l'on puisse réellment compter sur cette somme. Car l'on parle ici d'un montant maximum. Un budget prevu à la baisse serait catastrophique ! L'autre question concerne le budget général des acquisitions, dans les domaines terrestres, là encore la décision du CF n'est pas claire en ce qui concerne la marge de manoeuvre en terme de renouvellement des équipements.

Mais le centre du problème sera d’expliquer concrètement la réalité du besoin à une partie de la population, dont la culture militaire est inexistante. Cette même partie de la population étant de facto un récipient d’air propice à la désinformation d’une gauche, dont l’incompétence et la naïveté font encore recette malgré les indices d’insécurité qui se vérifient un peu plus chaque jour. En cas de vote le travail de communication sera vital. La question sera simple : voulons-nous garantir notre neutralité et notre souveraineté aérienne ? (sources DDPS) Analyse PK.

 

Photos : les concurrents potentiels

05/10/2017

Le F-35, une machine à broyer la concurrence européenne !

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En marge de la décision belge de refuser l’offre du Rafale, petit retour sur la machine à écraser la concurrence que représente le Lockheed-Martin F-35.

Refus de l’offre française :

En septembre dernier, la France a tenté un coup de poker en voulant contourner l’appel d’offre de la Belgique pour remplacer sa flotte de F-16. Le cahier des charges étant un peu trop en faveur du F-35 américain. La réponse belge est tombée : Le ministre de la Défense Steven Vandeput estime non-recevable la contre-offre française avec son avion le Rafale. Le sujet était abordé mercredi matin en commission des achats militaires de la Chambre.

Une proposition indéquate :

Si l’offre du gouvernement français était intéressante en terme de collaboration et de prix, celle-ci n’est pas accpetable du poit de vue juridique "car elle n'entre pas dans la procédure de marche public lancé le 17 mars".

Mais le ministre belge n’en reste pas là, selon ses dires, la lettre de deux pages envoyée par la ministre française des Armées Florence Parly a été rédigée en français, alors que le document devait être écrit en anglais (la Belgique étant bilingue). Par ailleurs, aucune des 164 questions contenues dans le RfP pour permettre une évaluation complète n'a été remplie par la lettre de la ministre française.

Pour terminer, le nom du ministre belge Steven Vandeput aurait  été écorché par son homologue française ! L’aventure du Rafale semble tourner à l’histoire belge, malheureusement.

Ce F-35 qui ne laisse personne indifférent :

Le Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » ou « Joint Strike Fighter » (JSF) ne laisse personne indifférent, que ce soit pour ses nombreux problèmes de développement ou ses coûts faramineux. Mais aussi pour les espoirs qu’il suscite en tant qu’outil aérien de demain.  

La genèse  :

Le F-35 a été développé dans le cadre du programme établi « Joint Strike Fighter » en 1993 avec comme objectif d'équiper du même appareil les trois composantes aériennes des forces armées américaines (l’USAF, L’USN, L ‘USMC). A l’origine l’avionneur espérait produire 4'000 exemplaires, mais aujourd’hui le chiffre d’un peu plus de 3’000 est avancé.

Le programme le plus cher:

Le coût unitaire du F-35 était estimé à 69 millions de dollars en octobre 2001. Au lancement du programme, celui-ci à augmenté de 89%. Aujourd’hui, il a atteint les 130,6 millions par avion, selon le dernier rapport du GAO à ce sujet publié en avril dernier. Le GAO américain a estimé que les surcoûts gigantesques risquent de menacer, à terme, le financement d'autres programmes.

L’autre problème concerne le prix à l’heure de vol, 70% des 1’000 milliards de dollars que l'armée américaine estime devoir dépenser pour acquérir et faire voler les avions pendant toute leur durée de vie (estimée à 50 ans) ne financeront que leur utilisation.

Pour tenter de diminuer les coûts, il faut vendre et rallier d’autres pays au programme afin de partager les charges. Pour cela, les clients étrangers sont amenés à cotiser au sein du développement de l’avion.

Tuer la concurrence:

Mais cette façon de faire à un but : tuer la concurrence ! En effet, les Etats-Unis ne partagent pas la technologie, le retour industriel passe intégralement aux Etats-Unis. Une sorte de cercle vicieux. Les clients se retrouvent donc complètement dépendants des Etats-Unis, car ils n’ont plus les moyens technologiques de développer leurs propres matériels ou de se diversifier.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie et le Danemark ont rejoint le programme F-35. Ces quatre pays ont investi 5 milliards de dollars dans le programme, soit près de 50% du budget annuel de recherche et développement militaire européen. C’est également un coût proche du programme complet de recherche et de développement d’un avion de combat européen de type Rafale (R&D). Pas un euro n’est actuellement investi dans un futur programme d’avion de combat européen.

Des problèmes à n’en plus finir:

Le programme F-35 est le champion des retards accumulés soit près 7 ans en 2014 par rapport au calendrier initial et un dépassement de budget estimé à 68 % au mois de juillet 2014.. De plus, aucun des 131 appareils achetés et livrés n'est encore opérationnel. L’avionneur Lockheed Martin reconnaît qu’il a encore beaucoup à faire, avant de pouvoir livrer une F-35, pleinement opérationnel. Car la liste des problèmes est longue. Certes, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse, mais le cas du « Lightning II » est un cas à part. Si, de nombreux problèmes font aujourd’hui partie du passé, il en reste d’autres, pire de nouveaux apparaissent encore. Il serait impossible de lister ici la problématique qui gangrène l’avion tellement la liste est grande, mais en voici quelques-uns :

Disfonctionnement de l'algorithme de concentration d'oxygène de l’Obogs.

La vision nocturne qui n'est pas au point, ce qui induit des difficultés pour atterrir dans le noir.

Des problèmes de GPS qui transmettent parfois par erreur la position de l'avion à l'ennemi.

Surchauffe de la soute à armement, qui oblige une ouverture en plein vol pour la refroidir.

Echec de la fusion des données obtetues par les différents capteurs.

Vulnérabilité à la foudre.

Mais ce qui est incroyable vient du fait que chaque problème réglé en provoque un autre ailleurs et l’adaptation des logiciels dégrade des systèmes qui fonctionnaient bien avec une version antérieure. Autre exemple de problème concerne la maintenance. Le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé aux Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service.

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place son propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe, tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Et pourtant l’avion se vend :

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Et pourtant malgré ses nombreux déboires, le F-35 se vend plutôt bien. Nombreux sont les pays qui ont déjà opté pour cet appareil pour en faire leur futur et unique avion de combat ou comme Israël, en tant que complément indispensable à la modernisation des unités aériennes. L’Etat Hébreu considère que le F-35 permettra de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés.

L’engouement pour le F-35 tient à deux facteurs. Le premier est constitué d’un marketing très travaillé qui a été mis en place par l’avionneur, dès le début du lancement du programme et destiné aux nombreux utilisateurs de l’actuel F-16. L’objectif était de convaincre ceux-ci, que le F-35 est le digne et unique remplaçant des « Fighting Falcon ».

La seconde raison est plus technologique. En effet, le F-35 Lockheed Martin n’est pas seulement un avion, mais une « plate-forme pour système d’arme flexible et adaptable ». Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’avion est destiné à servir de centre pouvant coordonner différents moyens : des drones ou des missiles qui participeront à la bataille à ses côtés.

Les avions européens sont-ils battus ?

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Immanquablement, les coûts et les problèmes de développements du F-35 vont diminuer à l’avenir, rendant ainsi, l’avion plus attrayant encore sur le marché des nouveaux avions de combat. Reste que la maintenance des matériaux furtifs continuera d’imposer des coûts élevés aux utilisateurs et le téléchargement à distance et ses problèmes de cyberattaques ne feront qu’empirer dans un monde toujours plus connecté.

Les avions européens que sont les Rafale, Eurofighter et Gripen n’ont pas dit leurs derniers mots pour autant. En matière de capacités en tant que plateforme d’armes, ceux-ci n’ont pas encore atteint leur pleine capacité. Les trois appareils vont même évoluer prochainement dans ce sens avec une augmentation de la puissance électronique. Chez Dassault on commence à préparer le futur standard F4 du Rafale et chez Saab c’est la version MS22 du Gripen E qui se dessine. Le consortium AirbusDS/Eurofighter prépare lui aussi une telle amélioration pour le standard T3. Dans les trois cas les améliorations des logiciels et de la puissance électronique doivent justement permettre d’exploiter de nouvelles capacités à travers les censeurs comme les radars AESA, mais également rendre la fusion électronique encore plus rapide et permettre de nouvelles applications de connectivité immédiate avec l’ensemble des forces en activités (air, sol, mer). Ce sont d’ailleurs ces trois nouveaux standards qui pourront être disponibles pour notre pays dès 2025. De fait, l’Europe a encore son mot à dire en matière d’aéronefs militaires et la récente déclaration franco-allemande sur l’avenir peut être rassurante pour autant que les erreurs du passé puissent être comprises.

 

Photos : 1 F-35A israéliens @IAF 2 Le simulateur du F-35  lors du meeting Breitling Airshow à Sion @ P.Kümmerling 3 Rafale, Eurofighter, Gripen @ vue d’artiste

 

 

30/09/2017

La Corée test le Taurus sur un F-15K !

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Entre les tensions nucléaires avec la Corée du Nord voisine, l'armée de l'air de la République de Corée (ROKAF) a effectué son premier test de missile de croisière Taurus KEPD 350 tiré depuis un Boeing F-15K « Slam Eagle . Le tir est réussi, le missile est venu frapper une cible près de la ville coréenne de Gunsan après avoir volé sur 400 km.

La Corée du Sud a signé une commande pour un total de 177 KEPD Taurus 350K à travers une joint venture constituée de MBDA Deutschland et Saab Dynamics, en novembre 2013, après que les États-Unis ont refusé la vente du missile air-surface AGM-158 (JASSM) à Séoul.  Les missiles Taurus font partie de la stratégie préventive de la Corée du Sud.

Le missile KEPD 350 «Taurus» : 

Le KEDD 350 «Taurus» (Target Adaptive Unitary and Dispenser Robotic Ubiquity System / Kinetic Energy Penetrator and Destroyer)  est un missile de croisière développé fin 2005 et fabriqué par la société germano-suédoise Taurus Systems (EADS/MBDA et Saab Bofors Dynamics).

Le missile possède des caractéristiques de furtivité et a une portée qui dépasse les 500km. Le Taurus est propulsé par un moteur turbofan à la vitesse de Mach 0,9. Le missile dispose d’une double charge explosive de 500 kg de type Multi-Effect Penetrator, HIgh Sophisticated and Target Optimised (MEPHISTO) qui se compose d'une charge principale et d'une charge initiale pour assurer la pénétration des d’éléments durcis comme des bunker, avec un effet de retardement de l'explosion de la charge principale.

Le Taurus peut être utilisé sur les avions : Tornado, Gripen C/D/E et F/A-18 Hornet, le F-15K et sera bientôt qualifié sur l’Eurofighter.

Le F-15 K Slam Eagle :

Le F-15K est un dérivé de pointe du F-15E « Strike Eagle » éprouvé au combat. Principalement développé pour la République de Corée Air Force (ROKAF).  Il intègrent les dernières technologies militaires. Ses capacités multi-rôles lui permettent simultanément d’effectuer  des missions air-air et air-sol ainsi que des missions air-mer.

Le F-15K dispose du radar  les AN/APG-63 avancés (V)1, d’un système de contre-mesures électroniques de troisième génération et doté d'un FLIR couplé à un IRST (Infrared Search and Track). Le pilote dispose du viseur  de casque JHMCS de Boeing.

Le F-15K « Slam Eagle » peut emporter jusqu’à 12’500 kilos de bombes diverses, dont la dernière génération du système guidé JDAM/MK-82. L’appareil emporte le missile de surface anti-navire Harpoon Block II, le SLAM ER et le tout dernier AIM-9X.

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Photos :1 F-15K Slam Eagle @ ROCAF 2 Missile Taurus KEOD 350@ MBDA

 

 

 

16/09/2017

Une très belle édition pour le Breitling SionAirshow !

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Depuis vendredi l’édition du Breitling SionAirshow a débuté son avec lot de démonstrations aériennes toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Oldtimers, les patrouilles italiennes, suisses (PS & PC7 Team) et jordanienne et le Breitling Jet Team sans oublier les avions de combat les plus modernes et la douceur des planeurs et autres parachutistes sont tous là pour satisfaire un public de passionnés.

Pour les puristes, une petite déception le niveau de base des présentations a été rehaussée par l’OFAC, s’en suit des présentations 50 mètres plus haut que lors de l’édition 2011.

Un site exceptionnel :

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Sion est en soi une référence en matière de situation, la topographie des lieux est exceptionnelle pour voir évoluer tout ce que peut produire l’aéronautique. Les patrouilles aériennes et autres jets doivent adapter leur présentation pour faire corps avec la montagne, mais le résultat est simplement extraodinaire. On se souvient encore, des fabuleux meetings internationaux qui se déroulaient régulièrement dans les années quatre-vingts et une dernière fois en 97, puis, ce fut le grand vide (sauf les portes ouvertes organisées par les Forces aériennes) ! Par chance, une nouvelle organisation s’est mise en place pour relancer de manière régulière cette manifestation en 2011. Le meeting est organisé en partenariat avec l’ensemble des acteurs de la région, soit la ville de Sion, l’aéroport, les Forces aériennes, les autorités communales et l’aéro-club du valais. Cette nouvelle édition est une réussite, toute l’équipe des organisateur peut être fier, merci à toutes et tous !

Le Flyboard Air :

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Dans cette édition, dès vendredi nous avons pu admirer l’extraordinaire présentation de Franky Zapata avec son Flyboard Air. Techniquement le Flyboard Air se pilote comme un Segway, c'est-à- dire grâce au transfert de masse opéré par le pilote. Sauf qu'un Segway dispose d'un support et n'a pas pour préoccupation le lacet, ce mouvement de rotation horizontal autour d'un axe qui n'est, par ailleurs, pas toujours vertical dans le cas du Flyboard Air. Pour parvenir à stabiliser son engin, Francky Zapata a donc prévu de l'équiper de pas moins de six moteurs. Quatre sont disposés sous le plateau qui supporte le pilote, deux sur les côtés, ces derniers sont utilisés pour la rotation. Pourquoi quatre moteurs sous la planche au lieu d'un seul ? Pour stabiliser l'appareil. Ces quatre moteurs sont en effet en mouvement, afin d'ajuster au mieux la direction de la poussée en fonction des mouvements du pilote. Voir voler Franky à Sion est une pure merveille ! A noter qu’en France, son pays, Frank est interdit de vol. Nul n’est prophète en son pays paraît-il ?

Nouvel avion de combat la bataille à débuté :

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Ils sont presque tous présents les futurs avions en compétition pour notre pays, Gripen, Rafale et Eurofighter ont donné le ton dès vendredi dans le ciel sédunois pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. Mais la bataille à débuté en coulisse. Airbus DS, Dassault Aviation, Saab et Lockheed-Martin sont tous présents avec un stand. Distribution de casquettes, porte-clefs, autocollants, visites de cockpits pour les uns, simulateurs pour les autres, le public a le choix pour se familiariser avec chacun des appareils.

Ce vendredi, une importante délégation composée d’industriels suisses est venue visiter les avionneurs et parler d’offres compensatoires, soit un élément clef dans l’achat d’un tel avion. Ce samedi, l’avionneur Saab a convié la presse sur son stand pour une conférence de présentation des derniers développement son Gripen E.

 

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Photos : 1 Sion un site privilégié 2 F-16 belge 3 Franky Zapata 4 Les stand des avionneurs 5 Les Frecce Tricolori, 6 Curtiss P-40, 7 Simulateur F-35, 8 Hawker Hurricane, 9 Antonov An-2, 10 F/A-18 Swiss solo Display, 11 Gripen C hongrois 12 Rafale RSD et Eurofighter allemands@ P.Kümmerling

 

 

 

14/09/2017

Saab présente une version « Agressor » du Gripen !

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L’avionneur Saab a présenté une nouvelle version de son Gripen C, qui, selon lui, doit répondre aux futurs besoins de formation au combat aérien du Royaume-Uni et des États-Unis.

La maquette à l’échelle 1/1 du Gripen « Agressor » a été dévoilée lors de l'exposition DSEI à Londres le 12 septembre dernier. Pour l’avionneur suédois le Gripen « Agressor » est une pour l'exigence de l'assistance aérienne britannique à l'entraînement opérationnel de défense (ASDOT) et l’unité de formation de l’US Air Force ADAIR.

ADAIR & ASDOT :

Aux USA, l’ADAIR (ADversarial Air Response) et un programme de combat qui permet d’organiser des comabt aérien de grande envergure avec également des unité de batterries de missiles sol-air. En Angleterre, la RAF à mis au point le programme de soutien aérien et de formation opérationnelle de la Défense (ASDOT) qui vise à répondre à la composante de formation du soutien aérien du Royaume-Uni à travers les commandes de la Force aérienne, de la Marine, de l'Armée et des Forces armées à partir de 2020.

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La réponse suédoise :

Le Gripen « Agressor » est un développement du Gripen C et s'adresse directement aux exigences futures de formation complète en matière de guerre aérienne. A ce jour, les unités d’Agressor sont constituées d’avions anciens tels : le A-4 « Skyhawk », F-5 E « Tiger II », F-16 A/B et quelques F-15 A/B. Ces appareils offrent de très bons résultats en combat air-air rapprochés et une certaine capacité en combat BVR pour les F-15 et F-16 A/B bien que vieillissants. Mais les celà, reste insuffisant en terme de combat de profondeur. Le projet « Agressor » suédois doit permettre d’engager des tactiques de combat avancées.

Le Gripen « Agressor » propose d’offrir un remplacement des armes en direct par une capacité de simulation de tirer des missiles air-air de type AMRAAM et Meteor et d'ajuster une structure fictive à la place de son canon actuel. L’avion serait doté du radar Saab PS-05 Mk IV couplé à une nacelle d’enregistrement du combat aérien en direct. Pair ailleurs, l’avion conservera ses capacités de manoeuvrabilité et d’engagement et ses fonctionnalités de liaison de données Link 16.

 

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Photos : Gripen Agressor @ Saab