16/09/2018

Nouvel avion de combat, le poid des offsets !

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La compétition qui s’annonce débutera pleinement, lors des premières offres qui doivent parvenir à armasuisse en janvier prochain. Celles-ci confirmeront la participation des avionneurs en vue du choix du nouvel avion de combat destiné à venir remplacer les actuels Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Nous verrons dès lors, si tous les actuels prétendants seront bien présents ou non.

Différents éléments en vue du choix :

Le choix se fera fera sur une base de centaines d’éléments qui seront collectés notamment, lors des essais en vol et au sol qui se tiendront dans notre pays de mai à juillet 2019. Là, l’aspect technique des aéronefs sera primordial et il n’y aura pas de seconde chance, les avions devront être très bons pour avoir une chance de rester en course. A la différence de ce qui s’est passé en 2008 ou les avions avaient de profondes différences en matière de standards, nous devrions cette fois évoluer dans un mouchoir de poche et obtenir des résultats plus proches les uns des autres.

De ce point de vue, une première différence plus importante devrait apparaître et concerne les prix à l’achat et à l’heure de vol. Ces deux éléments seront particulièrement scrutés pour le choix final et chaque avionneur fera bien évidemment l’offre la plus basse en matière de prix à l’achat. Mais comme pour la dernière compétition, des différences importantes vont être constatées entre l’avion le plus cher et le moins onéreux en course. De la même manière, les coûts à l’heure de vol vont montrer là aussi des différences d’un modèle à un autre. Pour satisfaire au choix, l’avion devra entrer dans l’enveloppe des frais de fonctionnement des Forces aériennes. Un « Hornet » suisse actuel vole en moyenne 200 heures par années (180 pour les Hornet de l’US Navy) pour un coût moyen de 29'000.— Chf à l’heure. Le futur ne devrait pas dépasser ce chiffre, voir être inférieur.

Entre les domaines techniques et les coûts, les avionneurs vont se retrouver à batailler pour pouvoir se placer. Mais il est un autre domaine ou chacun pourrait venir compenser ses éventuelles petites faiblesses, il s’agit des « affaires compensatoires ou offsets ».

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Affaires compensatoires (offsets) :

Exigences imposées par le Conseil Fédéral

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées et garantie.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

L’objectif visé concernant la répartition régionale dans les trois régions linguistiques de la Suisse est d’approximativement 65 % en Suisse allemande, 30 % en Romandie et 5 % dans la partie italophone de la Suisse.

L’utilisation de facteurs de multiplication est autorisée pour la participation industrielle directe et indirecte. Ceux-ci tiennent compte du fait que la valeur économique générée par les investissements peut être plus élevée que les charges financières pures.

Pas une première :

La demande de garantie à 100% du prix d’achat n’est en soi pas une première, puisque lors du choix en 2014 du Gripen E, l’Etat suédois et l’avionneur Saab avaient offert une garantie à 100 % en matière d’affaires compensatoires sur le prix du contrat qui était à l’époque de 3,1 milliards de chf.

Les offsets doivent permettre donc un retour sur investissement de l’argent engagé dans l’achat de systèmes d’armes par la Confédération. Avec un montant minimum équivalent aux 8 milliards prévu (avion de combat & système sol-air) les industriels suisses doivent donc se retrouver avec des investissements garantis principalement dans le domaine civil et un minimum dans le secteur militaire. Au final, il s’agit de faire travailler ces 8 milliards qui permettront à l’industrie de notre pays d’offrir de nouveaux emplois, places d’apprentissage et ouverture de contrat à l’étranger. Le retour se fera également en direction de l’Etat avec les impôts, cotisations chômage et AVS.

Entrée en matière :

Afin d’activer et de promouvoir la collaboration entre les consortiums d’avionneurs et l’industrie suisse, Swissmem / groupe spécialisé SWISS ASD organise avec d’autres partenaires en octobre 2018, pour chaque consortium, deux manifestations d’une journée intitulées « SIP Kick Off Days » (SIP: Swiss Industrial Participation). Ces événements auront lieu à Berne et à Lausanne. Il s’agit ici de débuter la prise de contacte en vue des futures offres.

Le cas Belge :

Hormis l’intérêt de l’industrie suisse en matière d’offsets, les avionneurs peuvent-ils jouer une carte déterminante dans le choix final ? Certes, ceux-ci peuvent très bien se contenter de garantir les 100% demandé. Mais certains pourraient par exemple se montrer très « agressifs » avec des offres telles que celles proposées à la Belgique, jugez plutôt :

Airbus DS avec l’Eurofighter (36 avions pour 3,6 milliards d’euros) qui concours au sein de l’offre officielle propose à la Belgique : un montant de retombées économiques à hauteur de 19,3 milliards d’euros et créerait ou consoliderait 6.785 emplois d’ici 2043, selon une analyse de sa proposition réalisée par le cabinet d’économistes d’Oxford Economics (OE).

Dassault Aviation se lance hors-concours officiel, mais avec une offre directe d’Etat à Etat propose le Rafale avec une compensation estimée à 20 milliards d’euros sur 20 ans et plus de 5'000 emplois par an à haute valeur technologique en Belgique», précise le document.

Peut-on alors rêver de voir dans notre pays des offres particulièrement généreuses se profiler ? Difficile à dire pour l’instant, cependant se serait dans l’intérêt des avionneurs de venir « titiller » le lobby de l’industrie sur ce sujet.

Double impact :

Des offsets particulièrement généraux auraient un double impact, d’une part ceux-ci permettraient à un avionneur de se profiler devant ses concurrents et de l’autre, du côté suisse sachant qu’il y aura une votation plus le retour sur investissement sera grand plus il sera aisé de défendre une acquisition dans le domaine militaire.

On le voit, rien n’est joué dans le futur choix qui s’annonce et les avionneurs peuvent encore disposer de marges de manœuvre intéressantes, qui au final ne feront que relancer l’intérêt de ce futur achat.

 

 

 

 

 

 

27/08/2018

10'000 heures de vol pour les Gripen Thaï !

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La flotte d’avions de combat Saab JAS-39 C/D Gripne de la Royal Thaï Air Force (RTAF) a atteint les 10 000 heures de vol. Le jalon a été atteint lors de l'exercice international « Pitch Black 2018 ».

Cela fait dix ans que la RTAF a passé la commande pour la première fois pour la livraison d’un premier lot  de  6 chasseurs Gripen de Saab, en février 2008. Les livraisons ont commencé vers 2011 pour deux monoplaces (Gripen C) et quatre biplace (Gripen D). Ils en ont ensuite commandé 6 autres en 2010, livrés en deux phases en 2013.

Lors de l’exercice « Pitch Black », la flotte de Gripen de la RTAF a effectué divers exercices et aux côtés de : l’Inde, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et Singapour. 

L'un des principaux objectifs de l'exercice était d'accroître la préparation au combat des forces aériennes participantes. Plus de 4’000 membres du personnel et 140 aéronefs ont participé à l'exercice.

L'exercice s'est avéré très fructueux pour les pilotes de la RTAF, car ils ont amélioré leurs connaissances et leur expérience tout en traitant de nouvelles tactiques de combat et d'armes majeures, tactiques, de combat et modernes. De plus, cela a renforcé leurs relations avec les autres pays participants.

Remplacement partiel des F-5 E/F :

La Thaïlande avait lancé le programme de remplacement partiel de ses Northrop F-5 E/F Tiger II, soit 15 machines appartenant au Squadron 701 basé à Surat Thani (Sud de la Thaïlande). Pour mémoire, la RTAF avait choisi dans les années nonante le Boeing F/A-18 « Hornet », mais le contrat fût dénoncé par les Etats-Unis, faute de moyen de paiement du pays du sourire. En effet, celui-ci avait proposé faute de liquidité de payer la moitié des « Hornet » avec de la viande de poulet !
Suite à une seconde évaluation au début des années 2000, c’est le Gripen C/D suédois qui remporta le marché. 

La formation du personnel thaïlandais a commencé en 2009. Quatre pilotes et 20 techniciens ont été formés par les Forces armées suédoises (SwAF). En 2010, ils étaient de retour dans leur pays d'origine et étaient prêts à recevoir la livraison du premier lot d'avions. Par ailleurs, le premier Saab 340 AEW « Erieye » est arrivé au mois de décembre 2010 au pays.

Les pilotes de Gripen sont tous d’ancien aviateurs ayant volé sur F-16, ce choix de la RTAF a permis une transition plus rapide vers le nouvel appareil, soit quatre mois. La première partie du cours est appelée Formation de conversion (CT) et permet  d'apprendre à piloter le Gripen. La formation se déroule dans des simulateurs puis à bord de Gripen D bi-places qui prépare le premier vol « solo ». Le CT est suivi par la formation de préparation au combat (CRT). Durant cette phase, les pilotes apprennent à utiliser le radar et les systèmes d'armes.

 

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Photos : 1 Cérémonie pour les 10'000 heures @ RTAF 2Gripen en thaïlande @ TEK

 

 

 

21/07/2018

L’ETPS doté d’une nouvelle flotte !

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L'école britannique de formation des pilotes d’essais l’Empire Test Pilots 'School (ETPS) est en train de subir une importante révision de son parc aérien. De nouveaux avions ont été commandés dans le cadre d'un contrat conclu en 2016 avec le ministère de la Défense avec l’entreprise QinetiQ  pour continuer à gérer l'école jusqu'en 2028. Trois nouveaux types ont été sélectionnés et les livraisons sont presque terminées.

Les deux premiers avions de type Grob G 120TP, soit l’avion de formation pour débuter les opérations sont arrivés. L'école est en train de recevoir quatre Airbus Helicopters H125 qui ont été modifiés avec des équipements de télémétrie, des communications dédiées et un autopilote à trois axes. Le premier a été remis en mars de cette année. Plus récemment, le premier des deux Pilatus PC-21 entièrement instrumentés a été officiellement remis à l'ETPS le 17 juillet dernier, après avoir été piloté en Suisse depuis janvier en vue de la formation des d'instructeurs. Le deuxième  appareil est doit être livré pour le quatrième trimestre de 2018. L’appareil suisse vient remplacer la flotte d'anciens Alpha-Jet allemands de l'école, acquise en 1999,qui a été retirée.

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Les trois nouveaux types d'avions fonctionnent dans le cadre de la toute nouvelle Organisation de vol civil QinetiQ, qui leur permet de voler sous des immatriculations civiles et indépendamment des autres organisations militaires. Ils seront utilisés aux côtés d'autres types comme le pilier des cours à voilure fixe et à voilure tournante 2019.

En ce qui concerne la formation de pointe, c’est un Saab jas-39 D Gripen  qui assure la formation. L’avion de combat Gripen est utilisé pour les cours de formation des pilotes d'essai depuis 13 ans et fait partie intégrante du programme de formation Fixed Wing Graduate de l’ETPS. Les instructeurs et les étudiants volent sur un Gripen biplace dans le cadre de vols d’instructions et de formations sur simulateur, ce qui leur permet de découvrir la technologie avancée et les caractéristiques de vol de cet avion. Parmi les éléments clés du programme, il permet notamment d’apprendre des techniques spécifiques, d’utiliser des systèmes et d’être évalué sur l’avion. La campagne consiste également à réaliser des vols-cibles au cours desquels un avion d’entrainement SK 60 sert de cible lors d’exercices de contrôle radar.

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L’Empire Test Pilots' School (ETPS) :

L’Empire Test Pilots School est géré par le ministère de la Défense Britannique  et la société  QinetiQ en vertu d'un accord à long terme. C’est en 1943, que le maréchal de l'Air Sir Ralph Sorley  à formé le "Flight Training Test Pilots" après que de nombreux pilotes furent tués en testant de nombreux avions et prototypes introduits lors du début de la Seconde Guerre mondiale.

Le 21 Juin 1943, l'unité devient l'école des pilotes d'essai et d'armement expérimental (A & AEE) à Boscombe Down.  L'école devant fournir une formation approfondie leur permettant d’être en mesure de tester des appareils et des systèmes de nouvelles générations afin d’en déterminer les qualités et défauts. En juillet 1944 l’école change de nom et devient  l’Empire Test Pilots School.

L'école des pilotes d'essai de l'Empire a été la première de son genre et fut bientôt suivie par d'autres écoles similaires, telles que l'École de l'US Air Force Test Pilot à Edwards Air Force Base, en Californie, en 1944, le United States Naval Test Pilot School dans le Maryland en 1945 et l'EPNER en France (École du Personnel Navigant d'Essais et de Réception) en 1946. Certaines de ces écoles fonctionnent avec des programmes d'échange, qui élargissent la gamme d'aéronefs que les élèves ont à leur disposition pour acquérir une expérience de test en vol plus large.

En plus de ces échanges d'étudiants, les Britanniques, Français et Américains partagent l'accès aux écoles de leur avion, de sorte que les élèves peuvent éprouver un large éventail de types d'aéronefs au cours de leurs cours respectifs.

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Photos : 1Pilatus PC-21 ETPS 2 H125 ETPS 3 Gripen D ETPS @ETPS 4PC-21 @ Stephan Widmer

 

16/07/2018

Le concurrent anglais du SCAF sera le « Tempest II » !

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Salon aéronautique de Farnborough, la Première ministre britannique Theresa May a annoncé lundi le lancement d'un nouvel avion de combat, dans le cadre d'un projet associant les britanniques BAe Systems et Rolls-Royce, l'italien Leonardo et le fabricant européen de missiles MBDA.

Mme May a précisé que les participants allaient investir 2 milliards de livres dans ce projet baptisé "Tempest" d'ici à 2025. Cette annonce intervient quelques mois après que les Français et les Allemands ont officialisé leur coopération pour le lancement d'un avion de combat commun baptisé « SCAF ».

La cheffe du gouvernement conservateur a ajouté que cette initiative "visait à garantir l'avenir à long terme de l'industrie de combat" au Royaume-Uni.

Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a déclaré pour sa part que le lancement de ce projet, international mais au sein duquel le Royaume-Uni aura une place prépondérante, s'inscrit dans "une stratégie visant à conserver le contrôle du ciel, que ce soit chez nous ou ailleurs".

Les discussions continuent avec Saab :

Pour les Britanniques, il n’est pas question d’être laissés pour compte et ont donc lancé lundi leurs propres travaux exploratoires. Les discussions avec l’avionneur suédois Saab continuent et pourraient bien déboucher sur une nouvelle alliance au sein du programme « Tempest »

Le projet « Tempest II » :

C’est en hommage au célèbre « tueur de panzer » le Hawker « Tempest » de la RAF durant la Seconde Guerre Mondiale, que le nom a été choisi.  Selon les premières informations divulguées par BAe Systems, le « Tempest » devra fonctionner efficacement dans les environnements les plus contestés, encombrés et complexes, où la vitesse et l'agilité sont essentielles.

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Les éléments seront développés comme suit :

BAE Systems - systèmes avancés  de combat

Rolls-Royce - systèmes avancés de propulsion

Leonardo - capteurs avancés, électronique et avionique

MBDA - systèmes d'armes 

Le « Tempest II» devra être flexible, évolutif, connecté et abordable pour assurer une fourniture d’un système pour répondre aux demandes de l'environnement d'exploitation, connu et inconnu. L’avion devra être capable de survivre dans les environnements de combat les plus difficiles, ce qui signifie que la portée, la vitesse et la manœuvrabilité de la charge utile seront essentielles. Le « Tempest » sera doté d'une gamme de capteurs, notamment des radiofréquences, des capteurs électro-optiques actifs et passifs et des mesures de soutien électronique avancées pour détecter et intercepter les menaces.

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Le système est susceptible de fonctionner avec des armes cinétiques et non cinétiques. L'intégration d'armes à énergie dirigée au laser pour l'autodéfense et l'utilisation dans le combat de portée visuelle est également très probable. La capacité de déployer et de gérer des véhicules aériens sans pilote (UAV) à essaimage lancés par l'air à travers une baie de charge utile flexible permet au système de traiter les environnements dangereux de refus de zone d'accès.

L'adaptabilité sera intégrée dans la conception du système, avec des architectures de systèmes qui supportent une approche «plug and play», en intégrant facilement de nouveaux algorithmes et matériels. Le système prendra également en charge «l'autonomie évolutive» pour fournir un certain nombre de modes d'opération sans pilote et une gamme de décisions de pilote, lorsque le vol habité est effectué. Ces fonctionnalités sont reconfigurables dynamiquement et permettent d'améliorer la capacité de survie, la disponibilité, la cyber-résilience et les options tactiques.

Pour fournir un avantage significatif en termes d'information et d'efficacité de la mission, le futur système de combat aérien agira comme un «multiplicateur de force», interopérant avec un large éventail de systèmes en vol et au sol.

 

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Photos : Le projet « Tempest II »@ BAe Systems

Pylônes suisses sur le Gripen E !

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Le programme de l’avion de combat Saab Gripen E continue de progresser. Le Gripen E de présérie 39-8 a effectué plusieurs vols réussis avec une série de pylônes de nouvelle génération, dont ceux produits en Suisse par RUAG aérostructures.

Depuis le premier vol du Gripen E (39-8) de présérie l'année dernière, une période d'essais de vol intensif a été menée avec succès. L'avion a montré tout au long de l'expansion de l'enveloppe prévue la performance et les comportements, la haute disponibilité et la fiabilité. Le Gripen  E a maintenant franchi une autre étape vers la livraison à la clientèle prévue l’année prochaine.

Les premiers vols avec des magasins externes ont été menés sur la mer Baltique au début de juillet. En plus de deux des missiles air-air IRIS-T, l'avion transportait cinq pylônes conçus et construits avec la société suisse RUAG aérostructures. Cette nouvelle génération de pylônes s’avère à la fois plus résistante et plus légère que les anciennes et offre également une diminution de la résistance à l’air contribuant à une économie de carburant.

Les pylônes de Gripen E produit en Suisse permettent l’emport de réservoirs auxiliaires de carburant, de nacelles de surveillances et de ciblage ainsi que des diverses armes guidées qui peuvent être fixées sous l'avion. Huit pylônes sont fournis par avion. Ces composants technologiquement sophistiqués comprennent à la fois l’électronique ainsi que des systèmes mécaniques et doivent répondre aux exigences les plus élevées en ce qui concerne l'aérodynamique et la capacité de charge.

« Je suis heureux de suivre le succès continu du programme E Gripen, RUAG Aérostructures est fier du partenariat large et à long terme avec Saab », explique Dirk Prehn, CEO de RUAG aérostructures et soulignant l'importance de la relation d'affaires entre RUAG et SAAB. « En tant que fournisseur majeur dans le programme Gripen, responsable de la conception et la fabrication des pylônes et d' autres composants, nous contribuons à la performance supérieure du combattant, répondant à toutes les exigences en matière de sécurité, de  performance, de coût du cycle de vie et de la qualité », conclut Dirk Prehn.

Le développement de ces pylônes fait partie d’un contrat signé entre l’avionneur suédois Saab et RUAG avant le vote populaire. Celui-ci a été maintenu malgré le résultat obtenu.

On rappellera, que RUAG avait également conçu de nouveaux pylônes plus efficaces qui équipent aujourd’hui les Boeing F/A-18C/D « Hornet » suisses et de l’US Navy.

Photo : Gripen E de présérie doté des pylônes de RUAG Aerostructures.