12.04.2009
La liste noire des compagnies s’allonge et après… ?
La Commission européenne a ajouté mercredi dernier six compagnies aériennes du Kazakhstan, plus une thaïlandaise et une ukrainienne de même que tous les transporteurs certifiés au Bénin à sa liste noire des entreprises interdites de vols vers l'Union européenne.
L’Afrique visée :
La liste noire prévoit désormais une interdiction d'exploitation en Europe pour tous les transporteurs d'Angola, du Bénin, de Guinée équatoriale, d'Indonésie, de la République kirghize, du Liberia, de Sierra Leone, du Swaziland, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Gabon, hormis Gabon Airlines et Afrijet, qui bénéficient de dérogations pour un petit nombre d'appareils.
Nouvelles compagnies visées :
Seize transporteurs individuels sont interdits: Ariana Afghan Airlines (Afghanistan); Siem Reap Airways International (Cambodge); Air Koryo (République populaire démocratique de Corée); Air Company Kokshetau, ATMA Airlines, Berkut Air, East Wing, Sayat Air et Starline KZ (Kazakhstan); One Two Go Airlines (Thaïlande); Motor Sich Airlines, Ukraine Cargo Airways, Ukraine Mediterranean Airlines et Volare Aviation (Ukraine); Silverback Cargo Freighters (Rwanda), Air West (Soudan).
Le cas One to Go :
On se souvient du crash de la compagnie low-cost à Phuket (thailande) après une tentative avortée d'atterrissage dans le mauvais temps et que les pilotes aient tenté de remettre les gaz afin de se représenter. L'avion, un Boeing McDonnell Douglas MD82, vol OG269, qui venait d'effectuer la liaison entre l'aéroport international Don Mueang de Bangkok (Thaïlande) et l'aéroport international de Phuket, avec 123 passagers et 5 membres d'équipage à bord.
Depuis, un certain nombre d’éléments sont venu compléter l’enquête avec notamment la constatation que des documents de la compagnie avaient été falsifiés ! Depuis et malgré les nombreux contrôles de l’aviation civil Thaï des doutes subsistent sur le fonctionnement de cette compagnie. De ce fait la Commission européenne a décidé de prendre les devants avec cette compagnie !
Et maintenant.. ?
Tout va bien ? Non ! D’abord, et je l’avais déjà écrit (voir billet en lien) ce type de liste ne donne pas vraiment une image clair de la situation ! Reprenons le cas de la Thaïlande, si les compagnies de ce pays ne souffrent pas de problème en général, pourquoi cette compagnie continue-t-elle de voler ? Comment se fait-il que son autorisation d’exploitation ne soit pas retirée ? Faiblesse de l’autorité de contrôle Thaï ?
Deuxième élément, les nouvelles compagnies ajoutées sur la liste (comme les autres) sont majoritairement des compagnies qui ne desservent pas l’Europe ! Bref, à moins de vous rendre dans un de ces pays et de devoir utiliser une des ces compagnies en vol interne la grande majorité des touristes n’utilisent pas ces compagnies !! Pourtant les principaux crash des ces 10 dernières années sont issus de compagnies qui volent encore ou on changer de nom qui de surcroît vole vers l’Europe et ne sont en rien menacé par une quelconque liste ! Bizarre non ?
Alors je le répète : Arrêtons ces listes stupides qui en fait ne servent pas à grand-chose en menaçant des compagnies, il est temps de prendre les devant, pour ce faire, il faut changer d’optique, ne plus mettre la pression directement sur les compagnies, mais sur les Etats ! Car se sont bien les gouvernements qui ont la charge de surveiller à la sécurité des passagers et l’entretien des flottes d’avions. Manque de moyen et corruption pour certain, laxisme pour d’autre, bref, la communauté internationale se doit de mettre de l’ordre en aidant les Etats les plus pauvres, mais aussi en faisant pression sur ceux qui se montrent volontairement négligeant.
Billet plus ancien sur la liste de noire des compagnies aériennes :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/05/15/listes-noi...
Photos : 1 B777 en vol, @ Michael Mantoudis. 2 MD-82 One to Go à Phuket, @Daniel Nicholson.
13:47 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
27.03.2009
Les Low-cost et la crise !
Les compagnies aériennes Low-cost se portent bien, malgré la crise, mais pour combien de temps encore ? Quel visage aura le transport aérien d’ici quelques années ? Voici quelques- uns des grands enjeux du transport aérien !
EasyJet et Ryanair se portent bien :
Les low-cost, telles EasyJet et Ryanair, profitent du fait que les passagers font désormais de plus en plus attention aux prix, et cela se vérifie encore plus, avec la crise actuelle. Pour ce faire les Low-cost multiplient les actions de promotions et de diversification (hôtel, location de voiture) tout en reprenant des lignes délaissées par les compagnies classiques. EasyJet, par exemple a multiplié les offres en direction de l’Espagne et l’Italie, deux marchés porteurs en Europe.
Et ceci notamment depuis les déboires d’Alitalia qui a dû se résoudre à réduire son offre pour limiter ses coûts très élevés, notamment à cause de sa flotte obsolète.
Ryanair avait de son côté lancé une offre avant Noël, proposant durant 12 jours un million de sièges à partir d'un euro pour ses vols de janvier et février. En décembre, le nombre de ses passagers a progressé de 11%, celui de British Airways a reculé de 4,5%.
Plusieurs compagnies classiques ont réagi du « tac au tac » en baissant leurs tarifs, histoire de limiter les dégâts. Une fois de plus, la forte pression administrée au transport aérien par les compagnies à bas coûts à forcer une baisse des tarifs ! Mais n’oublions pas le facteur « kérosène » en baisse qui a joué également un rôle de premier plan ! Généralement, les compagnies achètent le kérosène à un prix fixé à l’avance, histoire de se prémunir des hausses du baril, sauf qu’avec les dernières fluctuations la situation s’est considérablement compliquée.
De profondes transformations ?
L’avenir n’est à court terme pas rose, tant pour les Low-cost que pour les compagnies classiques. Easyjet prévoit toujours d’être bénéficiaire cette année, mais à la condition que les taux de change et le prix du carburant reste actuels.
Le secteur aérien mondial est particulièrement tendu, et l’année 2009 est clairement une année noire pour le transport aérien ! Plusieurs compagnies ont déjà mentionné des pertes importantes. Même une grande compagnie comme Singapore Airlines prévoit de réduire sa flotte de 17% !
Ryanair, vient d’annoncer une diminution de son personnel, soit 200 suppressions d’emplois à Dublin. La compagnie Low-cost Atlas Blue filiale de Royal Air Maroc annonce qu’elle va quitter progressivement le secteur Low-cost pour rejoindre sa maison mère, et ceci pour des raisons économiques. La transformation en compagnie traditionnelle culminera à la fin du mois de mars avec l’introduction d’une classe « Exécutive ». Cette classe affaire sera d’abord installée sur les quatre Airbus A321 d’Atlas Blue, puis sur ses six Boeing 737-400.
Les voyages d’affaires, une chance !
Les entreprises se portent mal et choisissent de réduire les déplacements de leurs hommes d’affaires, et ceci, d’autant que la vidéo conférence permet d’excellentes économies. Pour les voyages indispensables, on préfère aujourd’hui voyager en « economy class » et même en Low-cost chaque fois que cela est possible ! Hors, ces passagers particulièrement lucratifs pour les compagnies aériennes en « business class » délaissent ce secteur !!
Les low-cost sont donc en première ligne pour répondre aux besoins des vols d’affaires, et en font depuis le début de l’année une priorité. Plusieurs publicités ont été envoyées à de grandes entreprises afin de les sensibiliser à l’attrait économique que représente le low-cost.
Quelles évolutions pour le Low-cost ?
Les Low-cost ont déjà commencé leurs mues, le principe de gagner de l’argent en ayant un avion plein et de réduire les coûts au maximum (enregistrement, billets, nettoyage de la cabine, temps d’immobilisation réduit, nourriture et boissons payantes) ne suffit plus !
Aujourd’hui on vous propose des hôtels, une location de voiture et toute une panoplie d’artifices qu’il vous faut « décliquer » manuellement lors de votre réservation en ligne pour ne pas augmenter votre facture finale (le bagage en soute). Sans oublier la publicité, nouvelle venue qui rapporte de l’argent à la compagnie ! Bref, ce n’est plus votre billet qui paient votre voyage, mais bien tous les à côtés !
Avec les compagnies en difficultés et celles qui font faillite, les commandes d’avions neufs baissent et les prix aussi. Il est temps pour certain de commander une flotte neuve et moins gourmande en kérosène. De ce fait, les Low-cost vont souffrir comme les autres, et seul les plus forts résisteront.
Survivront donc à la crise les Low-cost ayant évolué dans leur formule de business aux côtés des puissantes alliances tel : Star Alliance et One world (elles mêmes sensiblement épurées) et quelques transporteurs (charter) ayant comme clientèle de grosses agences de voyage ! Il existe également un certain intérêt de la part de grands groupes à vouloir racheter les Low-cost les plus faibles dans le but d’étoffer leurs offres !
Billet sur la crise actuelle :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/03/09/chute-du-t...
Photo : 1 Airbus A319 Easyjet à Salzburg, @Peter Sonnenberg
Photo : 2 B737-800 Ryanair à Helsinky, @ Patrick Borg
Photo : 3 B757-200 Jet2.com à Dublin, @Mike Heller
12:40 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
09.03.2009
Chute du transport aérien !
Le premier rapport pour l’année 2009 de l’Association du transport aérien international (IATA) confirme la chute de la demande du transport aérien de manière généralisée.
Trafic passager en baisse :
Depuis fin 2008, la demande du trafic passager a continué de baisser, de l’ordre de 5,6% par rapport à la même période, soit fin 2007 début 2008 ! Cette baisse et en augmentation, car fin novembre elle se situait à moins 4,6% ! Du point de vue du remplissage des avions cela représente un taux actuel de 72,8 % soit 2,0% de moins que pour l’année précédente !
Par régions :
En Asie le déclin de la demande passager atteint les 8,4% à fin janvier 2009. Le blocage de l’aéroport international de Bangkok a également compliqué les choses fin 2008. Cependant, le marché Asiatique réagit très vite, en effet, fin décembre, cette baisse atteignait 9,7%. Cette réaction et due notamment à la forte demande en janvier, due au Nouvel An Chinois ! Le pire se concentre du côté du Japon, le plus grand marché du voyage dans la région avec une baisse quantifiée à moins 5% ! De ce fait, les perspectives de trafic dans la région restent sombres pour cette année.
Les transporteurs Nord-Américains ont quant à eux, enregistré la deuxième plus forte baisse de passager soit moins 6,2% notamment en ce qui concerne les voyages trans-Pacific. En réponse, les voyagistes ont diminué leurs offres de 2,6%.
En Europe, la baisse atteint 5,7%, et en réaction, les voyagistes ont diminué leurs offres de 3,6% ! Mais les chiffres de la zone euros démontrent que la baisse devrait encore s’accentuer d’ici l’été d’au moins 2,7% !
La baisse la plus faible se situe du côté de l’Amérique Latine avec 1,4%, alors que dans le même temps la capacité de transport a augmenté de 0,5% !
L’Afrique a vu une baisse de près de 4,0% fin décembre, et qui s’est déjà accentuée de 2,6% à fin janvier ! Là aussi, les perspectives ne sont pas bonne, car l’IATA table sur une baisse qui devrait atteindre 8% d’ici l’été !
Sauf le Moyen-Orient :
Le Moyen-Orient est la seule région avec une demande croissante atteignant 3,1% et dont la poussée continue avec un plus 2,6 à fin janvier ! Certes, cette augmentation et en net ralentissement par rapport à janvier 2008 (10,8%) !
Et le Fret ?
De son côté, le fret aérien a subi une chute sans précédent en janvier de 23,2% en un an. En décembre, la baisse s'était établie à 22,6% sur un an. L’ IATA continue donc de tabler sur une perte de 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros) pour le secteur aérien, la crise économique le privant de 35 milliards de recettes. "Les sonnettes d'alarme sont en train de sonner partout. Le secteur du transport aérien est en crise et nous n'avons pas encore vu le fond".
Les transporteurs d’Asie-Pacifique, qui représente 43% du marché ont subi une baisse de 28,1% sur un an. Elle a été suivie de près par les autres grands acteurs du marché, les transporteurs européens (-23,0%) et les transporteurs d’Amérique du Nord (-19,3%).
Une bonne nouvelle :
La seule bonne nouvelle étant que les prix du carburant demeurent bien en deçà du niveau de l’an dernier et devrait normalement se maintenir d’ici l’été.
Diagnostic des Compagnies :
Les compagnies aériennes restent aux soins intensifs, et certaines demandent le sauvetage grâce à l’aide public de leur gouvernement. Pour les autres, le retour à la stabilisation du circuit bancaire est un passage obligé vers un ciel dégagé !
.
Photo 1 : B747-451 de KLM, @Sven Gardner.
Photo 2 : A340-300 Thai Airways Aéroport de Bangkok Suwanaphum,@Pascal Kümmerling.
Photo 3 : B747-321 Dragonair Cargo,@Beat Meli.
Photo 4 : B737-700 Southwest à Las Vegas,@Steve Flint.
|
|
12:41 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
06.02.2009
Edelweiss meilleure compagnie Suisse !
A l'occasion de la 4ièmeremise des prix «Les compagnies aériennes des Jahres» (compagnie aérienne de l'année), le magazine alémanique ReiseBlick un distingue les meilleures compagnies aériennes desservant la Suisse.
La parole aux lecteurs:
Les lecteurs du magazine ont répondu à une enquête menée par ce magazine. Les points suivants ont été pris en compte:
-- La qualité et la satisfaction lors de l'enregistrement.
-- La qualité Et la satisfaction à bord.
-- Le sentiment de sécurité.
-- La ponctualité.
-- Le rapport qualité prix.
-- La propreté de l'avion.
-- L'accueil du personnel Navigant.
-- La qualité des repas.
Trois catégories:
La base de la classification prend en compte une différenciation entre les trois catégories que sont les longs-courriers, les moyens-courriers et les courts-courriers.
L'enquête classe les entreprises au même niveau, quelle que soit leur position sur le marché en tant que «low cost», «charte» ou «compagnie traditionnelle». En effet, toutes permettent un accès direct via une réservation en ligne sans forcément passer par des intermédiaires que sont les tours opérateurs.
Et les gagnants sont:
Long-courrier:
1èrePlacer: Singapore Airlines,2èmePlacer: Thai Airways,3èmePlacer: Edelweiss Air.
Moyen-courrier:
1èrePlacer: Edelweiss Air,2èmePlacer: Belair,3èmePlacer: Swiss.
Court-courrier:
1èrePlacer: Air Berlin,2èmePlacer: Suisse,3èmePlacer: Easyjet.
Edelweiss Air au top suisse:
Avec une 1èreplace en catégorie Moyen-courrier et une bonne 3èmeen long-courrier, la compagnie charter se retrouve la meilleure compagnie helvétique devant Swiss et Belair (groupe Air Berlin).
Mais Rappelons que depuis le 1 novembre 2008 la compagnie Edelweiss Air appartient au groupe de Swiss Int. mais en restant toutefois indépendante.
Photos: les trois entreprises gagnantes à Zürich!1: A320 d'Edelweiss Air à Zurich, @ Luc Verkeringen.
2: Boeing 777 de Singapore Airlines, Steeve @ Cervantes,3: A319 d'Air Berlin, @ David Zbinden.
19:57 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
30.12.2008
L'avenir de l'aviation commerciale 2009-2027
Le transport aérien, malgré la crise actuelle, est dans une période très dynamique. Les défis comprennent le ralentissement de l'économie mondiale, les prix élevés du pétrole, et dans certains marchés le ralentissement de la croissance du trafic. Voici comment le transport aérien sera transformé au cours des 20 prochaines années.
![b787boexku3[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/02/1230276802.jpg)
Récapitulatif :
Au cours des 20 dernières années le voyage aérien a augmenté en moyenne de 4,8 pour cent chaque année. Cela, malgré les fléchissements que sont les actes terroristes, la crise financière asiatique de 1997, le syndrome respiratoire aigu (SRAS) en 2003 et deux guerres du Golfe. Au cours de ses 40 années de production, les constructeurs ont appris que la capacité de résistance de la croissance du transport aérien vient de son importance intrinsèque à la vie des populations partout dans le monde.
Quel Avenir et perspective jusqu’en 2027 ?
En moyenne, au cours des 20 prochaines années, le transport de passagers augmentera à 5,0 pour cent et le fret de 5,8 pour cent. La solution la plus rapide croissance de l'économie entraînera la transformation en une géographiquement plus équilibrée du marché. Plus productif, de nouveaux avions vont jouer un rôle plus important. Chaque avions en 2027 aura un meilleurs rendement qu’aujourd’hui.
Moins d'avions seront nécessaires pour accueillir le même volume de passagers. Ainsi, la flotte doit augmenter de seulement 3,2 pour cent chaque année, bien que les vols passagers vont augmenter de 5,0 pour cent.
De plus longues distances :
La croissance moyenne en nombre de passagers des compagnies aériennes sera d'environ 4,0 pour cent chaque année. Plus de personnes qui voyageront par avion que la croissance économique. Les marchés ouverts grâce à la réduction de la réglementation et concurrence accrue. Comme l'expansion des marchés, de nouvelles possibilités de Voyage seront dès lors possible principalement sur les vols longue distance.
La flotte de transport aérien joue un rôle fondamental dans la stimulation et le maintien de l'activité économique. Avec 3,2 pour cent de croissance annuelle de la flotte en fonction des prévisions de croissance économique à long terme.
L’avion :
Comme les compagnies aériennes cherchent une meilleure rentabilité financière, les nouveaux avions devront être plus économique en matière de consommation mais aussi de maintenance.
Au cours de l'année 2027, 82 pour cent de la flotte sera composée d’avions qui n'existent pas aujourd'hui. Ils auront tous été livrés a partir de 2015 ils seront meilleures que la flotte d’aujourd'hui à tous les égards. Plus respectueuses de l'environnement. Meilleur confort pour les passagers, y comprit en classe « économic ». Et offrant une meilleure rentabilité pour les compagnies aériennes.
Aujourd'hui, le niveau record des prix du carburant (et les fluctuations persistantes du Pétrole) oblige de nombreuses compagnies aériennes à prendre des mesures urgentes dans la réduction de capacité ou de réduire la croissance prévue. Le principe étant de supprimer les flottes d’avions anciens tout en conservant leur investissement dans de nouveaux avions.
Le marché de la concurrence :
Les marchés du transport aérien sont dynamiques: ils sont toujours en mutation. De nouveaux concurrents change la conduite des opérations en cours. Le développement de nouveaux marchés sur de nouveaux territoires. Bien que les marchés les plus importants subsisteront, les marchés émergents deviendront assez gros pour apporter de nouvelles influences sur l'ordre mondial dans l'aviation.
L'Asie absorbera la plupart des nouveaux avions et représente le marché le plus important en valeur des livraisons. Pour la première fois, la valeur du marché européen sera équivalente à celle en Amérique du Nord.
De nouvelles routes commerciales et l'approvisionnement mondial va stimuler les marchés du fret aérien, par exemple, avec une forte croissance en Asie du sud-ouest.
Un meilleur équilibre :
Les marchés dynamiques se combinent pour transformer l'avenir vers plus d'équilibre. En 2027, la région Asie Pacifique et l'Amérique du Nord auront tous deux environ 30 pour cent de la flotte en service, avec un autre 25 pour cent en Europe et la CEI. Il sera également plus équilibré entre les différents types de compagnies aériennes et entre le remplacement et la croissance de la demande pour les avions.
Les Constructeurs :
Airbus et Boeing continueront d’être les « Leader » en matière de livraison d’avions commerciaux mais le segment moyen aura une concurrence renforcée du point de vue du « regional jet» entre les constructeurs tels que : Embraer, Bombardier, Mitsubishi, Sukhoi sans oublier le petit dernier le Chinois Comac et l’ARJ. Cependant, des fusions ne sont pas à exclure dans ce marché !!
![media_object_image_lowres_A350800_HAWAIIAN_Feb08_lr[1].jpg](http://psk.blog.24heures.ch/media/02/01/1708350499.jpg)
Photos 1 & 2 : B747 et B787, Boeing press Seattle.
Tableaux 1,2,3 Boeing press Seattle.
Photo 3 : A350, Airbus press.
23:46 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
20.06.2008
Les maladies prennent aussi l’avion !
Si, il est devenu chose commune c’est bien de voyager en avion, mais qu’en est-il des maladies et des vecteurs comme les insectes ? La propagation d’épidémie est-elle favorisée avec ce moyen de transport, quel rôle l’avion joue-t-il dans la diffusion des épidémies ? Après le volet sur « les listes noires des compagnies aériennes », je vous propose un nouveau sujet d’intérêt public à l’approche des grandes vacances !
SRAS, Tuberculose, quels risques en avion !
Le point commun entre ses deux maladies et la transmission aérogène, le confinement particulier d’une cabine d’avion favorise-t-il la transmission des maladies ? En fait, en vol le risque d’être contaminé dépend de la proximité avec le malade et la durée de cette exposition. D’après les études qui ont été menées, ce risque n’existe que sur les vols durant plus de 8 heures et uniquement si vous êtes assis sur le même rang ou dans les deux rangs qui précèdent ou suivent la personne contagieuse. Seules ces cinq rangées de passagers sont donc à risque de contamination dans un avion. Il faut savoir que les nouvelles normes de l’OMS obligent chaque transporteur aérien, à mettre à disposition du personnel et des passagers développant une toux des masques chirurgicaux. En cas de doute, le Cmdt de bord prévient l’escale d’arrivée, où une équipe médicale de l’aéroport prend en charge tous passagers susceptibles d’être contaminés.
La qualité de l’air en cabine :
La qualité de l’air en cabine y est bonne et selon le type d’avion, 50 à 90 % de l’air envoyé dans la cabine est neuf, préalablement réchauffé (l’air aspiré à l’extérieur au niveau des réacteurs est quasi stérile à haute altitude), le reste étant composé d’air retraité par des filtres HEPA à haute efficacité éliminant la quasi-totalité des germes et empêcher la propagation des virus dont l’efficacité est de 99,97%. Ces filtres sont soumis à une réglementation très stricte et doivent être changés après 5000 heures de vol. De plus, la ventilation se fait du haut vers le bas et limite ainsi au maximum les turbulences d’air et de poussière. Ce renouvellement s’effectue toutes les deux ou trois minutes, soit 20 à 30 fois par heures. On pourrait pratiquement comparer l’air que respirent les passagers dans un avion à celui d’un bloc opératoire, et quoi qu’il en soit, il est plus pur que dans une salle de cinéma, un train ou un bus !
Désinfection des avions :
Vous avez peut-être déjà assisté à ce curieux ballet du personnel navigant qui consiste à marcher d’un pas rapide tout en pulvérisant de l’insecticide ! Il s’agit bien d’une désinfection de l’avion qui consiste à vaporiser un produit sur l’appareil pour éviter d’importer des insectes (p.ex., des moustiques) susceptibles d’être porteurs de maladies telles que la malaria ou la dengue. Les Compagnies aériennes appliquent en fait trois méthodes de désinfection :
1) Résiduelle : Un insecticide est régulièrement vaporisé sur les surfaces internes de l’avion, à l’exception des aires servant à la préparation des repas, de sorte que si un insecte pénètre dans l’avion et se pose sur une surface, il recevra une dose suffisamment mortel. Cette méthode demeure efficace pendant 8 semaines et évite d’exposer les membres de l’équipage et les passagers aux vaporisations d’aérosols.
2) A l’arrivée : Malgré, le nom, cette méthode est utilisée avant le débarquement des passagers et l’ouverture des portes. Les membres d’équipages parcourent la cabine en vaporisant des doses uniques d’aérosols approuvés selon la concentration prescrite.
3) Au début de la descente : Cette méthode est semble à la précédente, sauf qu’elle est employée au début de la perte d’altitude, soit juste avant que celui-ci se prépare à atterrir.
Détection dans les aéroports :
A fin d’éviter une contamination éventuelle, la prévention reste le meilleur moyen, dans la plupart des aéroports d’Asie comme celui de Hongkong, des caméras thermiques ont été mises en place pour signaler tout passagers affichant une température de plus de 38 c, ce qui bloque son embarquement. Plusieurs projets d’équipement de ce genre sont en coures à travers le monde et en Europe.
Conclusion :
On le constate donc, la mondialisation due au transport aérien pose certains problèmes, mais les solutions ne manquent pas. La réaction rapide de l’OMS et des divers offices gouvernementaux responsables du transport aérien et du corps médical à réduit considérablement les risques. Les nouvelles technologies permettant le filtrage et la détection contribuent à cette sécurité de santé publique !
06:42 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
29.11.2007
Low-Cost en Thailande, quelle sécurité ?
« Le pays du sourire » une destination particulièrement prisée tout au long de l’année par de nombreux touristes. Il est de notoriété que ce pays offre une remarquable infrastructure pour voyager sur son territoire (cars, trains, bateaux, avions). A fin de répondre au flux croissant de visiteurs et d’accroître l’offre avec des prix bas, qui de devait permettre à la nouvelle classe moyenne émergeante Thaï de voyager, l’ancien premier Ministre déchu Thaksin Shinawatra entreprit d’ouvrir fin 1999 le ciel de la Thaïlande et encouragea la création de compagnies aérienne dont les Low-cost inexistantes auparavant.
Cette ouverture permit donc à des opérateurs privés d’opérer à travers le pays mais également de se poser en concurrents sur les lignes intérieurs jusqu’ici monopole de la compagnie nationale Thaï Airways. Le résultat ne se fit pas attendre avec des baisses de prix parfois spectaculaire.
Facilités pour les licences d’exploitation :
Au début de l’année 2000 il était très facile de créer une compagnie aérienne en Thaïlande puis qu’il suffisait de 50 millions de Bath (1,7 million de Francs Suisse) de capital et des règles simplifiées en matière de sécurité. Par ailleurs certains politique se sont livrés à du trafic d’influence pour délivrer les dites licences. La corruption, un problème récurrent dans ce pays et dont Thaksin avait fait une pierre angulaire de son programme électoral, avec, il est vrai, un grand nombres de réussite par la suite. En 2004 le gouvernement avait délivré pas moins de 23 licences à des compagnies régulières, charter ou Low-cost mais seulement 9 ont été utilisées. Devant cette prolifération sous exploitée, des mesures de réformes ont été mises en places avec l’augmentation du capital à 200 millions de Bath (6,9 millions de Francs Suisse).
Problèmes de sécurité :
En 2005 la compagnie à bas prix Phuket Airlines qui offrait des liaisons également à l’étranger (Paris-Phuket) s’est vue interdire le ciel Européen après la découverte de graves défaillances technique sur les avions et des carences de formation auprès du personnels de cabine. La même année un rapport dénonçait le laxisme du ministère des Transports et de la Direction de l’aviation civile. Celle-ci se bornait à recevoir les documents envoyés par les compagnies et seul 40% d’inspections annuelles des avions n’étaient réellement effectuées !
A noter que la compagnie Thaï airways n’était pas concernée par ces problèmes car les inspections y ont toujours été pratiquées avec rigueur ! Un représentant du gouvernement avoua sous anonymat à un journaliste « Le Thaï transporte tellement de touristes étrangers qu’on ne pouvait pas se permettre un mauvaise image en cas de problème¨ »
Réactions rapides :
L’effet de ce rapport fut dévastateur pour certains responsables tant politiques qu’au sein des organes de l’aviation civile. De nouvelles normes furent mise en places du point de vue des contrôles effectifs, de la formation du personnel et certaine liaisons furent même supprimée si la compagnie en question n’était pas en mesure de s’adapter.
Crash de Phuket et amateurisme :
Septembre 07 un avions MD-82 de la compagnie Low-cost One-Two-Go s’écrase à l’atterrissage à Phuket, l’enquête étant en cours je ne m’attarderai pas sur le sujet, cependant les premiers éléments montres qu’une séries d’erreurs humaines en seraient la cause. Ce qui est intéressant avec cette compagnie c’est la genèse de celle-ci ! Crée en 2000 par un homme d’affaire Thaï dont la réputation était plus que douteuse, Udom Tantiprasongchai, qui n’en était pas à son premier coup d’essais avec la création dans les années 90 de Cambodia airlines, et qui fit faillite quelques mois plus tard ! Il était donc très facile de créer une compagnie aérienne à cette époque et pour un capital réduit. Cet amateurisme encouragé par un laxisme des autorités permit à quelques magouilleurs de faire ce qu’ils voulaient. Certes, le bilan sécuritaire de sa compagnie One-Two-Go n’a pour l’instant pas été mis en cause directement.
Que valent les Low-cost aujourd’hui ?
A ce jour Trois compagnies low-cost se partagent le gros du trafic de ce segment, laissant quelques miettes aux autres. La première à avoir engranger ce type de créneau et Air Asia, compagnie d’origine indonésienne, elle s’est faite en quelques années une solide réputations un peu à la manière d’Easyjet à Genève. Exploitée avec du personnel Thaï, elle est en plein essor et commence à remplacer ses vieux B737-400 par des A320 neufs.
Fortement mise sous pression la compagnie Thaï Airways réagit à la menace avec la création de Nok Air et qui utilise la logistique et la maintenance de la compagnie nationale.
Vient ensuite One-Two-Go et qui malgré les déboires de son PDG et le Crash ne cessent d’augmenter son développement mais il est vrai avec la flotte la plus vieille !
D’une manière générale le transport aérien des lignes intérieurs et de bonnes voir de très bonne qualité, et j’ai pu personnellement le constaté, finalement les Low-cost Thaï sont quasi équivalent à ce que l’on peu trouver chez nous.Le renforcement des contrôles ont eu un bon impact. Mode de réservation, prix, ponctualité et surtout formation et contrôle de celle-ci sont actuellement parfaitement au normes internationales. Les infrastructures comme le nouvel aéroport de Suvhanaphum de Bangkok sont modernes et mêmes si quelques défauts sont à corrigé de manière générales le voyageur y trouvera tous se dont il a besoin avec en plus une excellente signalisation. Attention l’aéroport de Don Muang à Bangkok reste ouvert pour certaines destinations avec la Thaï et notamment un grand nombre de low-Cost.
Flottes progressivement rajeunies :
L’une des meilleures manières de juger la santé d’une compagnie aérienne et d’un réseau en général pour le quidam et l’age des flottes en services. Si les lignes intérieurs thaïe souffraient encore il a quelques temps d’un vieillissement inquiétant, un air de changement a commencé à souffler. Air Asia comme je le décris plus haut et en passe de rajeunir ses flottes de B737 années 80 avec des Airbus A320 neufs. PB Air, une petite compagnie à remplacer ses vieux Fokker 28 par des Embraer ERJ-145LR, Bangkok Airways modernisent également avec de nouveau ATR 72 et à reçu l’ensemble des ses B717-200. La Thaï qui vient de rajeunir sa flotte internationale (A340, B777 et bientôt A380) va s’attaquer à son réseau intérieur qui compte encore des A300-200 et B737-400 !
On peu donc se féliciter de ces nombreuse améliorations qui ramènent le pays du sourire à un bon niveau de sécurité et de confort pour le passagers ! Certes, il arrive parfois que le niveau de qualité soit un peu en dent de scie mais l’expérience tant à montrer que cela dépend souvent des politiques en place. Mais il faut compter sur les capacités à réagir très vite de ce peuple !
B737-400 Air Asia, une valeur montante du Low-cost

B737-400 Nok Air (nok=oiseau) le petite soeur de Thai Airways
Embraer ERJ-145LR tout neuf de la petite PB Air
MD-82 One-Two-Go, pas de toute jeunesse
23:11 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook
13.09.2007
Low-Cost "Classe Affaires" !
On croyait avoir déjà tout vu avec le low-cost court courrier et depuis quelques temps le long-courrier, mais voici qu’une nouvelle iniative lancée à la fin de l’année dernière est entrain de battre toutes les espérances ! Imaginiez-vous pouvoir voyager en « Classe Affaires » à moitié prix ? Pourtant aujourd’hui c’est possible entre Paris Orly et New York Newark.
Chose faite depuis janvier derniers avec la société Elysair (société de droit français) qui avec L’Avion.com propose cinq fois par semaine la liaison Paris-New York à bord d’un Boeing 757-200 loué à la compagnie Allemande Lufthansa. L’appareil est configurés pour 90 sièges au lieu de 220, dans un aménagement de deux rangées de deux sièges séparé par un large couloir central. Chaque fauteuil est inclinable à 140 degrés est isolé du présédent par un espace de 1,20 mètre. Le tout avec un habillage cuir/tissus. Le tout avec un service à bord de grande qualité, tant du point de vue des repas que des diverses prestations de divertissements individuelles.
La cible primaire de cette compagnie de 600 000 clients potentiels, les « Paryorkers », ces personnes qui partagent leurs vies personnelles et/ou professionnelles entre les deux métropoles. Les hommes d’affaires sont donc courtisés en priorité, mais l’offre n’en est pas moins intéressante pour les couples qui voudraient se faire une petite escapade entre les deux villes en profitant de ce confort inédit à moitié prix. En effet, comme toute compagnie Low-cost il vous faut réservé en avance sur le site web, et la fourchette de prix débute aux alentours de 1'300 Euros (aller retour)au lieu de 3'500 Euros pour un vol « Business » avec une compagnie traditionnelle.
Pour terminer sachez que cette idée de Low-cost « Classe Affaires » est en gestation par d’autres compagnies et par conséquent d’autres destinations. Développement à suivre donc... !
A découvrir : www.lavion.com

18:02 Ecrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : transport aérien, aviation commerciale, tourisme, compagnies aérienne, sécurité en vol |
Facebook



