20/03/2017

Système suisse de vol en conditions dégradées!

00.jpg

La société suisse RUAG intègre un système d’assistance au pilotage pour les conditions DVE (Degraded Visual Environment) sur les hélicoptères Airbus EC635 des Forces aériennes suisse. Ce nouveau système est également développé dans la cadre d’un partenariat avec l’OTAN.

l'Armée suisse prend part en collaboration avec RUAG à un projet d'essai de systèmes DVE (Degraded Visual Environment). Les tests dans le terrain doivent fournir des données sur l'utilisation et l'efficacité de systèmes par mauvaises conditions de visibilité. Les conditions atmosphériques empêchent souvent l'engagement d'hélicoptères dans le terrain, raison pour laquelle les Forces aériennes cherchent à réaliser des progrès dans le domaine des vols en conditions dégradées. Ces progrès doivent élargir l'éventail des engagements possibles et, surtout, contribuer à la sécurité aérienne, ce dont l'aviation civile profitera également. Les essais ont eu lieu à l'Älggialp et portaient sur la problématique du « white out », voile blanc en français. Dans l'aviation, c'est ainsi que l'on décrit la détérioration des conditions de visibilité à cause de bourrasques de neige. Les tests, qui se concentrent sur l'aptitude au vol et l'efficacité des systèmes DVE par neige tourbillonnante, ont permis d'enrichissants retours d'expériences dans ce domaine.

Les essais en conditions de « voile blanc » ont été effectués à partir de la base d'hélicoptères d’Alpnach, en Suisse, où RUAG Aviation possède également un centre d'excellence indépendant pour l'entretien, la réparation et la révision des hélicoptères (MRO). Les essais DVE se sont déroulés du 20 au 23 février 2017 derniers. Les essais DVE de l'OTAN ont eu lieu dans l'intérêt de la technologie et du partage des connaissances, au-delà des frontières internationales, sur des solutions spécifiquement conçues pour améliorer la sécurité et atténuer les risques pour les pilotes et les hélicoptères. RUAG Aviation est devenu un acteur clé dans les essais pour ce type de problèmes au sein de l'OTAN, intégrant un système d’assistance de sécurité pour le pilote. Ce nouveau système antivoile blanc a été monté sur un EC635 des Forces aériennes suisses. Cet hélicoptère a servi de démonstrateur de capacité et sera utilisé pour d'autres essais par la suite, dans d'autres conditions atmosphériques qui influencent négativement sur la visibilité. Les tests par nébulosité et brouillard ainsi que lors de précipitations se dérouleront prochainement à Manching en Allemagne.    

12.jpg

Photos : 1 EC635 des Forces aériennes suisses  en conditions DVE 2 Système électronique d’aide au DVE @RUAG/DDPS                  

10/05/2016

Un Falcon 2000LXS teste la norme LPV200 !

unnamed-1.jpg

En ce mois de mai Dassault aviation a participé avec un Falcon 2000LXS aux essais d'approche aux instruments (IAP) avec un minima LPV (Performance Localizer avec guidage vertical) de 200 pieds, en utilisant le service EGNOS LPV200. Ces essais ont été réalisés sur les installations de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris.

Moins coûteux que l’ILS:

Les approches basées sur le système EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service) sont considérées comme similaires à celles de l’ILS, puisque le niveau de service LPV-200 est compatible avec l’Annexe 10 de la Catégorie des obligations liées aux performances d’approche de précision I de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Les approches LPV permettent d'atterrir dans des installations non équipées de systèmes d'atterrissage aux instruments coûteux, qui comprend de nombreux petits aéroports régionaux et locaux. L'abaissement de la hauteur de décision de 250 pieds à 200 pieds fournit un avantage opérationnel substantiel dans de mauvaises conditions météorologiques et des conditions de faible visibilité.

Essais très satisfaisants :

Cette série de tests semble voir conquis les pilotes, pour qui le système LPV a été jugé bien plus stable et plus fiable en terme de sécurité, mais également plus économique que les approches ILS. D’autres aéronefs, comme un ATR-42-600 et un A350 font partie des essais du nouveau système.

 

unnamed.jpg

Photos : 1 Falcon 2000LXS destiné aux tests LPV 2 Approche dans le cockpit @ Dassault Aviation/V.Feldzer

12/11/2015

Vol MH370, les premières mesures !

20150802010124303-0.jpg

 

Genève, les conséquences de la disparition mystérieuse d'avions comme le vol MH370 de Malaysia Airlines en mars 2014 permis (enfin) de prendre une première mesure internationale, un accord mondial a été trouvé lors d'une réunion à Genève pour le suivi des vols civils par satellite.

Cet accord a été trouvé par consensus à la Conférence mondiale des radiocommunications, qui se tient à Genève, et concerne l'attribution de fréquences radioélectriques pour le suivi des vols à l'échelle mondiale pour l'aviation civile. Il permettra de repérer les avions partout dans le monde dès 2017 selon les experts, alors qu'aujourd'hui 70% de la surface terrestre (océans, déserts, montagnes) échappent à cette surveillance.

Le fait d'attribuer des fréquences pour que des stations spatiales puissent recevoir des signaux ADS-B provenant d'aéronefs va permettre d'assurer le suivi des vols en temps réel partout dans le monde, a déclaré François Rancy, directeur des radiocommunications à l'UIT, l'institution spécialisée des Nations unies pour les technologies de l'information et de la communication.

 

Longues tergiversations :

Il aura fallu un an pour que les pays et experts se mettent d'accord, et ceci alors qu’un tel système est réclamé depuis près de 10 ans. L'action de la Conférence mondiale des radiocommunications permettra un meilleur suivi et la localisation des avions qui autrement pourraient disparaître du système de suivi terrestre, a déclaré l'ambassadeur américain Decker Anstrom.

 

La mise en place :

 

Suivi-des-avions-en-vol-par-satellite-IUT-700x401.jpg

C'est maintenant l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une autre agence de l'ONU basée à Montréal, qui devra mettre en oeuvre la mesure avec les compagnies aériennes. L'OACI souhaite pour sa part imposer dès 2016 le suivi, minute par minute, des avions en cas d'incident. Un signal sera émis toutes les 15 minutes dans des conditions normales de vol, mais le système devrait répéter le signal chaque minute en cas d'incident. Les experts réunis à Genève ont décidé d'attribuer la bande de fréquences 1 087,7-1 092,3 MHz pour la réception par les satellites des émissions de signaux dits ADS-B provenant d'aéronefs, a précisé l'UIT dans un communiqué. L'information sera ensuite renvoyée automatiquement aux stations terrestres en charge du contrôle aérien. Actuellement, cette bande de fréquences est utilisée pour les transmissions de signaux ADS-B depuis des aéronefs vers des stations de Terre en visibilité directe. Cette bande est maintenant attribuée dans le sens Terre vers espace pour les émissions d'aéronefs à destination de satellites ce qui permettra de repérer la position des aéronefs munis de dispositifs ADS-B partout dans le monde, y compris au-dessus des zones océaniques et polaires et d'autres zones isolées, explique l'UIT.

 

Rappel :

Cet accord intervient à la suite de la disparition et de la perte tragique du vol MH370 de la Malaysian Airlines assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin en mars 2014 avec 239 personnes à bord, qui avaient suscité un débat au niveau international sur le suivi des vols à l'échelle mondiale. A ce jour, l'épave de l'avion n'a toujours pas été localisée.

Un fragment d'aile, retrouvé en juillet dernier sur l'île de la Réunion, a été formellement identifié comme appartenant à l'avion disparu, mais cette découverte n'a pas levé le mystère sur les causes de l'accident.

 D'après le président et directeur général de la société américaine Aireon, Don Thoma, une des entreprises qui développent les satellites et la technologie ADS-B, le dispositif pourra être mis en oeuvre dès 2017.

17/07/2015

Germanwings, les recommendations de l’AESA :

attitude-crash-germanwings-11382869sexls.jpg

 

 

l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) vient de publier ses recommandations suite au crash du vol 9525 de la compagnie Germanwings. 

 

Le groupe de travail a formulé les recommandations suivantes:

 

1Le principe selon lequel deux personnes doivent se trouver, en permanence, dans le poste de pilotage devrait être maintenu.

2Les pilotes devraient faire l’objet d’une évaluation psychologique avant d'être engagés par une compagnie aérienne.

3Les compagnies aériennes devraient mener un programme de lutte contre la drogue ou l’alcool qui s'appuie sur des contrôles aléatoires.

4Un programme strict pour le contrôle des examinateurs aéromédicaux devrait être élaboré.

5Un référentiel européen de données aéromédicales devrait être créé.

6Des systèmes de soutien aux pilotes devraient être mis en place au sein des compagnies aériennes.

 

Dès le début de son évaluation, le groupe de travail est arrivé à la conclusion qu'un contrôle médical plus approfondi des membres d’équipage pourrait représenter une contribution importante à la sécurité aérienne. L'évaluation a porté essentiellement sur les examens médicaux et psychologiques des pilotes, y compris les tests de consommation d'alcool et de drogues, pour lesquels des tests de dépistage sont déjà disponibles. Le groupe de travail a également souligné la nécessité de renforcer le cadre de contrôle des examinateurs aéromédicaux. Le rapport s’efforce de trouver un juste équilibre entre le secret médical et la sécurité, et de ne pas alourdir les charges administratives pour les compagnies aériennes.

 

Prochaines étapes: 

 

La Commission européenne va examiner ces recommandations, en tenant compte des avis reçus d’autres sources, telles que le bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) français, qui a mené une enquête indépendante sur l'accident. Si des mesures législatives s'imposent, l’AESA sera invitée à élaborer des propositions concrètes, qui seront ensuite prises en considération dans les règlements de l'UE en matière de sécurité aérienne. Il sera également demandé à l’AESA de fournir des éléments non législatifs tels que des documents d’orientation et des outils pratiques de partage de l’information, et d'assurer le suivi des actions prises par les États membres et le secteur.

 

 

 

 

29/03/2015

L’AESA recommande 2 personnes dans le cockpit !

GermanWings-Flight-9525.jpeg

 

 

Faisant suite à la tragédie du vol 4U9525 de Gemanwings de cette semaine, l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a recommandé la présence en permanence de deux personnes  dans le cockpit. 

 

Mise en application :

Cette recommandation édictée vendredi est temporaire, elle pourrait être revue à la lumière de nouvelles informations concernant l’enquête sur le crash. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà modifié leurs règles: Air Canada, Norwegian, Air Berlin, Belair, AirBaltic, Icelandair, Swiss, Virgin Atlantic, Monarch et Thomas Cook, Air France et KLM. 

 

Première réaction: 

 

A noter que le puissant syndicat français des pilotes considère que cette recommandation a été décidée dans la précipitation, sans attendre un diagnostic suffisamment complet de l’accident et sans mesure d’impact ». Selon le SNPL, les circonstances de la catastrophe aérienne du mardi 24 mars connaissent encore des zones d’ombre et les causes de l’accident ne sont pas formellement confirmées. 

 

L’AESA : 

 

L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) est l'autorité compétente pour la sécurité de l'aviation en Europe. L’Agence a étendu progressivement au fil des ans ses compétences à tous les domaines aéronautiques (normes techniques, exploitation des aéronefs et infrastructures), de sorte que les normes et exigences réglementaires touchant les pilotes, les dirigeants de compagnies aériennes, le personnel d'entretien, les contrôleurs de la circulation aérienne et les exploitants d'aéroport seront appelées à évoluer régulièrement. A travers ces pages, l'OFAC entend fournir de manière simple et directe aux milieux de l'aviation toutes les informations et documents utiles à ce sujet.

 

L'AESA est chargée par la Commission européenne d'harmoniser les normes de sécurité de l'aviation en Europe. A ce titre, elle va prochainement mettre en place plusieurs réglementations, notamment dans le domaine des opérations aériennes, du service de la navigation aérienne et des aérodromes. La Suisse faisant partie de l'AESA, ces réglementations toucheront également ses entreprises et ses citoyens. L'instauration des normes de l'AESA étant un processus extrêmement dynamique associé à une procédure complexe et parfois longue, l'OFAC entend offrir aux acteurs de l'aviation suisses un panorama aussi complet que possible. On trouvera dans les pages suivantes tous les documents et informations utiles de même que les liens vers les principaux textes disponibles sur le site Internet de l‘AESA. L'OFAC publie également sur son site Internet les prises de positions en réaction aux propositions de réglementation de l'AESA (ToR, NPA, CRD). 

 

germanwings, aesa