20/10/2015

Police aérienne, une bisbille pour rien !

 

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La Russie a protesté lundi contre l'approche d'un avion de chasse suisse près de l'appareil amenant le président de la Douma à Genève. Dans un premier temps,  la diplomatie russe avait incriminé un appareil militaire français.

 

Un joli méli-mélo :

 

Incriminée dans un premier temps, nos voisins se sont vus accusés par la Russie d’un incident diplomatique avec la convocation dans la journée de l'ambassadeur de France à Moscou. Paris a dès lors déploré cette convocation, sur la base d'accusations erronées et a affirmé avoir fourni aux Russes toutes les mises au point nécessaires.

 

Les faits :

 

La réalité est pourtant très simple, nous avons affaire ici à contrôle aérien des Forces aériennes suisse dans le cadre de la police aérienne avec un contact visuel avec le pilote de l’avion russe pour ne vérifier le type et l'immatriculation. Ce contrôle a été fait en parfaite conformité du droit aérien et des accords internationaux sur les procédures de police aérienne.

 

Petit rappel :

 

L’une des missions les plus importantes que l'armée suisse doit accomplir en relation avec la

politique de sécurité est de garantir l'intégrité de notre territoire contre les influences

extérieures indésirables. Cela comprend la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace

aérien. C'est le droit d'un état de définir des règles d'utilisation de son espace aérien et de

faire appliquer ces règles.1 Le droit à la neutralité est ancré dans le droit international, mais il

en découle une obligation de contrôle de son propre espace aérien et d’une capacité

d'intervention, lorsque la sécurité du pays ou du trafic aérien en général l'exige.

 

C’est également pour ces raisons que la mise en place, bien que politiquement tardive, de la police du ciel 24h24 et actuellement en phase pour atteindre sa pleine capacité d’ici deux à trois ans. Actuellement les Forces aériennes testent un dispositif avec deux F/A-18 armés prêts au décollage, selon les normes OTAN QRA (Quick Reaction Alert) durant plusieurs semaines. La fin des heures de bureau approche, il était temps !