25/01/2021

Avions de combat, l’Argentine en discussion avec la Russie !

1188484564.jpg

L’Argentine continue d’explorer les possibilités d’achats pour un nouvel avion de combat. Ces dernières années, le pays n’a pu acquérir aucun appareil et ceci à cause de l’embargo britannique. Les tentatives de ventes de l’avion suédois Saab Gripen E ou plus récemment le coréen KAI FA-50 ont toutes été avortées par le fait que des éléments de fabrication anglaises se trouvaient à bord. De l’autre, français et américains ont suivi la demande de « non exportation » demandée par Londres. Seuls 5 avions de type" Super Etandard " d'occasions avait pu être vendus à l'aéronavale argentine en 2017 *.

Bueno Aires poussée dans les bras de Moscou :

Je l’expliquais, il n’y pas si longtemps dans un article précédent, cet embargo risque à terme de pousser l’Argentine en direction de la Russie et peut-être même de la Chine. C’est exactement ce qui semble se réaliser. Dans une information relayée par plusieurs médias spécialisés en Amérique latine, on apprend que le commandant de l'armée de l'air argentine, le brigadier-major Xavier Isaac, a rencontré l'ambassadeur de Russie dans le pays, Dmitri V.Feoktistov, avec qui il a discuté des perspectives de coopération technique et militaire bilatérale entre les deux nations le 19 janvier dernier. Il en ressort que la Russie offre un large panel d’équipement militaire avec notamment :  l'avion d'entraînement Yakovlev Yak-130, les avions de combat MiG-35 et Sukhoi Su-30SM. Les offres comprendraient également une participation à l’assemblage des aéronefs avec un transfert de technologie partiel et de l’entretien.

Mise en garde :

De son côté, l'ancien Général de l'US Air Force Robert C. Kehler explique que la modernisation de l'aviation argentine avec des aéronefs russes, serait une catastrophe politique, qui aurait de graves répercussions à l'avenir. En effet, s'ajoutant au non règlement de la crise des Malouines, l'Argentine prendrait un sérieux avantage à l'avenir en cas de détérioration des relations avec l'Angleterre. Celle-ci, devrait alors renforcer son dispositif militaire sur l'île de la discorde, ce qui compliquerait sérieusement son planning de modernisation de ses forces armées.

Les offres russes à l’Argentine :

Yakovlev YAK-130 :

1024px-Yakovlev_Yak-_130_(modify).jpg

Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002. Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Leonardo, mais suite à de nombreuses différences de point de vue chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaines de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 2’000 kilomètres et une vitesse maximale de 1’060 km h en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de 3’000 kg, composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à équipés de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5 de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée.

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. L'avionique répond au Standard MIL1553 et peut être adapté aux besoins du client. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance

Le MiG-35 « Fulcrum-Foxtrot » :

2511821210.jpg

Le MiG-35 « Fulcum-F » (Foxtrot) représente un développement ultime du célèbre MiG-29. Il est un dérivé du MiG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MiG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km à l’est de Moscou.

Les ingénieurs de MiG ont mis l'accent sur la fiabilité de la cellule, des moteurs et de l'avionique. Le chef de la direction de MiG, Sergei Korotkov, a déjà déclaré que le MiG-35 dispose d’une vitesse de Mach 2,23 et une portée opérationnelle 1,5 fois plus longue que le MiG-29 actuel. Il dispose deux impressionnants moteurs Klimov RD-33OVT munis de buses bidirectionnelles de vectorisation de poussée. Cela contraste avec les avions comme le Su-35 actuel et le F-22 « Raptor » américain qui n'utilisent que la vectorisation de poussée verticale à un seul axe.

Le MiG-35 est équipé d'un système de ciblage électro-optique NPK-SPP OLS-K. Le système de ciblage et de surveillance OLS-K est monté directement sur l'avion sous le fuselage droit (tribord) sur la nacelle du moteur. Le capteur OLS-K peut suivre les véhicules en mouvement sur 20 kilomètres et les contacts de surface en mer pendant 40 kilomètres. Un télémètre laser intégré calcule la distance de la cible jusqu'à 20 kilomètres. L’avion dispose d’un système de désignation laser pour les armes guidées. Le nouveau télémètre laser et télémètre PPK permet au MiG-35 de guider de façon autonome des munitions de précision de la même façon que les F-15 E américain. A noter que cette nouvelle capacité de ciblage par précision pour les armes air-sol, est en soi une nouveauté dans la doctrine aérienne russe.

Le MiG-35 dispose du radar actif à balayage électronique (AESA) Zhuk-MAE (Zhuk-AE pour l’exportation) d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et en engager 8. L’avion mettre en œuvre les derniers systèmes d’armes russes, dont les missiles R-77 et K-74M. La charge militaire avoisine maintenant les 6 tonnes. En matière d’avionique le pilote dispose d’un cockpit doté de 4 écrans couleur LCD.

Le Sukhoi Su-30SM :

1187026.jpg

Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version le Su-30 MKI, le « SM » dispose de plans canard et de tuyères avec poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31FP.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA/PESA) du Tikhomirov Scientific Research Institute de type BAR-R N-011M couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. La particularité du radar vient du fait que celui-ci est une transition entre PESA et AESA dans la mesure où il adopte les technologies des deux: chaque émetteur-récepteur du réseau d'antennes du N-011M possède son propre amplificateur de récepteur, identique à celui de l'AESA et avec un niveau de bruit de 3dB, qui est également dans la même classe de tableaux AESA. Cependant, pour la transmission, le N-011M utilise la technologie PESA, avec un seul tube à ondes progressives Chelnok, qui est utilisé pour l’émetteur EGSP-6A.

L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS est couplé au système de navigation SOLT-25. Celui-ci est spécifique pour la navigation en conditions difficiles. Un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27 équipe l’aéronef de série. Par ailleurs, l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2/R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau jusqu'à 16 chasseurs Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le Khibiny est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie. L’avion est doté du système de ciblage SVP-24 qui permet l’usage d’armes guidées ou non.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol, mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes. L’avion emporte de base un canon de 30mm GSh-30-1.

*vente de Super Etandard à l'aéronavale argentine:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2017/10/07/l-argentin...

 

Photos : 1 Su-30SM 2 Yak-130  3 Mig-35 4 Su-30SM @ UAC

04/10/2020

Tir d’un missile supersonique à partir d’un Su-35 !

russie,sukhoi,su-35,r-37m,arme supersonique,les nouveaux missiles russes,blog défense,les nouvelles de l'aviation,aviation francophone

Depuis le printemps dernier, la Russie travaille à l’intégration du missile supersonique R-37M sur l’avion de combat Sukhoi Su-35. Les essais de tir ont débuté avec le lancement de ce dernier. Le calendrier de l’intégration du missile R-37M (également connu sous le nom de RVV-BD) à partir des avions de combat Su-35 prévu pour fin 2020 et largement maintenu avec au moins un premier tir réalisé avec succès.

L'arme supersonique air-air de base :

Le R-37M est destiné à être la principale arme air-air à longue portée pour les avions de combat russes actuels de type Sukhoi et MiG pendant la prochaine décennie. Il est destiné à remplacer les missiles R-77 dont la portée maximale est d’environ 100 km à des vitesses supersoniques (2-3 fois la vitesse du son) par rapport aux 200 km du R-37M à des vitesses hypersoniques (six fois la vitesse du son).

russie,sukhoi,su-35,r-37m,arme supersonique,les nouveaux missiles russes,blog défense,les nouvelles de l'aviation,aviation francophone

Le missile rivalise avec l’AIM-120C de Raytheon (portée de plus de 160 km), le futur AIM-260 JATM (200 km plus de portée) développé par Lockheed Martin et le Meteor de MBDA (portée de plus de 160 km avec 60 km de non-évasion- zone) qui fait partie des armes des Gripen, Eurofighter, Rafale et F-35 et probablement du possible « Super Hornet » allemand.

La vitesse hypersonique du R-37M (RVV-BD) lui permet de surmonter la distance de la cible même à portée maximale en deux à trois minutes. Le système de navigation inertielle, construit sur des gyroscopes laser de haute précision, le guide sur la majeure partie de la trajectoire de vol vers la cible. Si la cible change soudainement de cap, la trajectoire du missile peut être corrigée à partir du lanceur via une liaison radio. Le radar de guidage est activé à proximité immédiate de la cible, ce qui fait exploser son ogive et évite d'être détecté trop tard.

Bien que le missile soit censé avoir une portée de 200 km, la distance de ciblage idéale (également appelée zone de non-fuite) dépend du type d'avion ennemi : pour les avions de combat, elle est de 40 à 70 km, pour les avions furtifs ou les missiles de croisière, cette distance serait moindre, pour les gros bombardiers ou les avions d'alerte précoce, la distance de tir effective pourrait être supérieure à 70 km à 100 km. Le missile est capable de tirer parti de sa vitesse hypersonique à une distance de visée relativement plus courte et de frapper des avions ennemis équipés des systèmes de détection de missiles les plus sophistiqués. 

Selon Tactical Missiles Corporation, le fabricant du RVV-BD, le système de guidage du missile est inertiel avec mise à jour de la liaison de données et prise de référence radar active à l'étape finale du trajet. La propulsion comprend un SPR double mode avec démarrage interne du missile après la séparation du lanceur. L’arme est dotée d’un détecteur de proximité avec une ogive à fragmentation.

Le R-37M a été conçu pour venir équiper le Su-35, le MiG-31BM et le Su-57.

russie,sukhoi,su-35,r-37m,arme supersonique,les nouveaux missiles russes,blog défense,les nouvelles de l'aviation,aviation francophone

Le Sukhoi Su-35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++. Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radars progressives avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de quatre écrans MFI avec affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels, soit deux LCD MFI-35, un LCD latéral MFPI-35M, un LCD de secours. Le pilote dispose d’un viseur de casque Sura-M.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N035 PESA avec système IRST OLS-35 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant l’antenne est montée sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydrauliques tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale estimée à 400 km. Pour sa protection l’avion est doté du détecteur d’alerte radar de type L150-35 de TsKBA à Omsk doté de six antennes couplées au système d’alerte d’approche missile (MAWS) soit des capteur SOAR couvrant les 360° de l’avion complètent le système de détection. De plus l’avion est doté de deux capteurs « SOLO » qui détectent les télémètres lasers. L’autoprotection reprend l’architecture du système L-265M10-01 « Khibiny-M » avec leurres thermiques UV-50M.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-41F1S (Izd.117S).

russie,sukhoi,su-35,r-37m,arme supersonique,les nouveaux missiles russes,blog défense,les nouvelles de l'aviation,aviation francophone

Photos 1 Su-35 @Nickolay Krasnov 2 & 3 Tir d’un R-37M depuis un Su-35@ VVS 4 Le R-37M@ TMC

28/08/2019

La Turquie se rapproche-t-elle d’un achat d’avion russe ?

814441-sukhoi-su57-maks-2019.jpg

Salon international de l'aviation et de l'espace MAKS-2019 à Zhukovsky, fantasme ou réalité, la question d’un rapprochement entre Ankara et Moscou sur l’achat éventuel d’un avion de combat est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Il faut dire que les dernières déclarations des deux parties semblent annoncer une telle hypothèse.

Les déclarations :

Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont pris la parole à l'ouverture du 14e Salon international de l'aviation et de l'espace MAKS-2019 et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’idée d’un nouveau rapprochement semble se dessiner. 

Le Président Poutine a déclaré aux journalistes ce matin que la Russie était prête à "discuter activement" de nouvelles ventes, voire de la production en commun d'armes, à la suite de l'acquisition par la Turquie d'un système de défense antiaérien avancé S-400. "Nous avons parlé de la coopération sur l'avion de combat Su-35" et "du travail possible même sur le nouvel avion Su-57", a déclaré Poutine après avoir inspecté le poste de pilotage de l'avion de cinquième génération en compagnie du Président turc.  

De son côté, M. Erdogan a déclaré que la Turquie souhaitait continuer "la solidarité dans de nombreux domaines de l'industrie de la défense" avec la Russie, y compris dans les avions de combat, et "nous allons nous développer rapidement".

Hormis les livraisons actuelles du système sol-air S-400, les deux pays sont en pourparlers sur la livraison de systèmes de guerre électroniques russes.  Dmitry Shugayev, l’actuel responsable du Service fédéral de la coopération militaire et technique de Russie a déclaré : "Les discussions d'aujourd'hui avec mon homologue turc, le chef de la direction turque de l'industrie de la défense, Ismail Demir, seront certainement importantes. » Selon Shugayev, Ankara serait intéressée par l’achat d’avions russes, compte tenu de la suspension par la Turquie du programme des F-35. "Nous savons que la Turquie et les Etats-Unis sont dans l'impasse en ce qui concerne les avions F-35, nous avons donc un grand intérêt pour nos avions. Il est trop tôt pour parler de pourparlers au sujet de contrats spécifiques. Comme d'habitude, nous devons d'abord tenir des consultations ", a-t-il souligné.

Puis, les deux pays ont annoncé conjointement, qu’ils renforceraient leur coopération en matière de défense. 

Visite de plusieurs systèmes : 

yourfile.jpg

Le Président turc a visité plusieurs stands en compagnie de V.Poutine, avec bien entendu le dernier avion de chasse russe, le  Su-57, l'avion de chasse Su-35, l'hélicoptère moyen Ka-62 et l'hélicoptère utilitaire lourd Mi-38. Ensuite, ils ont inspecté l'avion amphibie Be-200 et l’avion commercial MC-21, où ils ont examiné le cockpit et la cabine passagers.

 Photos :Su-57 au Salon MAKS19 Erdogan & Poutine devant le Su-57 @ Salon MAKS19 press

 

19/08/2017

La Russie dévoile son premier drone MALE !

DFXc_MxVYAA_qkR.jpg

Le groupe privé Kronshtadt (KT) a dévoilé en partenariat avec Rosboronexport le premier drone russe de la catégorie MALE (Medium Altitude Long Endurance) l’Orion. Ce nouveau drone russe qui a déjà effectué ses premiers vols d’essais semble, selon le groupe prêt a être produit. Avec l’Orion, la Russie comble un important vide dans ses outils aériens.

Le KT Orion :

Le drone Orion est un drone de reconnaissance et de guerre électronique, sans armement. Il a un poids brut de 1’200 kg (2,600 livres. Le drone possède une charge utile de 200 kg (440 livres) et peut atteindre une Aatitude maximale de 7’500 mètres (24 750 pieds) avec un rayon d’action de 250 km (135 nm). L’endurance serait de 24 heures. L'UAV a une apparence similaire à celle du prédateur américain MQ-1 et de l’Hermes 900 israélien, avec une envergure d’environ 50 pieds. La construction est en fibre de carbone avec une structure porteur réalisée à l'aide de techniques modernes de liaison par diffusion. Les systèmes embarqués de l'Orion sont électriques uniquement, sans pneumatique ni hydraulique. KT n'a pas divulgué d'informations sur le groupe motopropulseur, mais il semble que celui-ci emporte un moteur diesel. L'Orion dispose d'un système de dégivrage à électro-impulsion, lui permettant d’évoluer dans n’importe quelle région climatique.

Le groupe KT prévoit de développer à l’avenir une nouvelle version armée de l’Orion et de l’équiper d’une liaison Satcom à grande vitesse.

 

orion_uav.jpg

Photos : Drone russe Orion@ KT

 

 

15/08/2017

L’Ilyushin Il-22PP de guerre-électronique dévoilé !

4499877.jpg

La Russie a montré pour la première fois son nouvel avion destiné aux missions spéciales de guerre-électronique, Ilyushin Il-22PP « Porubshchik ». L'avion «escort jammer» a fait ses débuts publics lors du 105e anniversaire de l'armée de l'air russe à Kubinka le 12 août dernier.

L’Ilyushin Il-22PP « Porubshchik :

L'Il-22P est une plate-forme d'interconnexion pour signaux électroniques (SIGINT) et de neutralisation des radars, liaisons de données et communications adverses, qui a été construit autour d'une cellule d’Il-22 « Coot-B' ». A l’origine l’Il-22 est une plateforme de commandement aéroporté et de relais radio basée sur une cellule d’Ilyushin Il-18D.

L'Il-22PP comporte quatre grands carénages situés symétriquement sur les deux côtés du fuselage. Ceux-ci contiennent des antennes du système de contre-mesures électroniques L-415 (ECM) réalisées par l'institut KNIRTI basé à Kaluga. Une autre antenne est montée sur la queue, tandis qu'une autre antenne est située sous le fuselage. Une gousse sous le fuselage contient 16 lanceurs UV-26M de « Flares » de 26 millimètres pour l'autodéfense. Deux autres lanceurs de 50 mm sont intégrés sous- le fuselage. L'avion comporte une livrée semblable à l’ancienne compagnie aérienne civile Aeroflot, avec l'inscription «Russie Air Force» et le marquage à étoiles rouges.

 

Photo : Ilyushin Il-22PP « Porubshchik @ Max Briansky