13/11/2020

Rolls-Royce prépare une nouvelle génération de moteurs plus écoresponsable !

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Offrir des motorisations plus propres pour les avions de demain est devenu la ligne directrice des motoristes. Faire des moteurs économiques a toujours été la norme dans l’avion, mais cela ne suffit plus, il faut impérativement les rendre plus propres.

L’industrie de l’aviation veut faire « encore mieux » :

En ce qui concerne l'aviation, il faut savoir que les émissions de CO2 par passager ont diminué de 80% au cours des 70 dernières années pour ne plus représenter, avant la crise Covid-19, que 2 à 3% des émissions globales. Moins que le secteur digital, dont les tenants du streaming vidéo ne sont jamais montrés du doigt. Et pourtant l'aviation subit des attaques sans commune mesure avec son impact réel sur le climat. Elle est devenue l'otage d'une idéologie qui prône la décroissance comme seule solution aux enjeux environnementaux et qui déroule un « avion-bashing », un dénigrement, qui frôle le fanatisme, comme pour se donner bonne conscience et oublier qu'on pollue plus ailleurs. Pour ces raisons, l’industrie aéronautique veut faire encore mieux et montrer qu’elle est le « leader » de la transition écologique vis-à-vis d’autres secteurs.

Les motoristes au travail :

La motorisation électrique par exemple est en marche avec plusieurs projets en cours. Mais d’ici là et pour faire voler de gros avions, les turboréacteurs ont encore de l’avenir. Ceux-ci doivent encore évoluer, les motoristes sont engagés dans de nombreux défis à court terme.

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Une nouvelle famille pour Rolls-Royce :

Le motoriste anglais Rolls-Royce travaille sur un nouveau type de démonstrateur qui doit déboucher l’avènement d’une nouvelle famille de turboréacteurs.  Le démonstrateur de Rolls-Royce ALECSys (Advanced Low Emissions Combustion System), doté d'une technologie intégrée aux programmes de moteurs Advance3 et UltraFan, est testé au sol sur son site aérospatial civil de Derby.

Dans le cadre de sa stratégie de développement durable, Rolls-Royce travaille à réduire les émissions produites par ses futurs moteurs. La réduction des émissions des turbines à gaz fait partie de la stratégie plus large de développement durable de Rolls-Royce, qui implique également un soutien à l'utilisation accrue de carburants d'aviation durables (SAF) et une recherche intensive sur les architectures et technologies de propulsion de rupture. Le système de combustion à mélange pauvre améliore le prémélange du carburant et de l'air avant l'allumage - offrant une combustion plus complète du carburant, entraînant une réduction des émissions de NOX et de particules fines.

Selon Rolls-Royce, cela permettra une combustion plus complète du carburant, entraînant une réduction des émissions. Le développement du système est soutenu par l'UE via Clean Sky et au Royaume-Uni par l'Aerospace Technology Institute et Innovate UK. La première série de tests a débuté en 2018 et cette dernière phase se concentrera sur la validation des performances d'émissions, du logiciel du système de contrôle moteur et des performances fonctionnelles.

Une technologie bientôt disponible :

La technologie ALECSys figurera dans la conception du moteur UltraFan® que Rolls-Royce rendra disponible à partir de 2025. L'UltraFan est une conception évolutive adaptée aux avions à fuselage large et à fuselage étroit. Il est conçu pour offrir une amélioration du rendement énergétique de 25% par rapport à la première génération de moteurs Rolls-Royce Trent.

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Photos : Technologie de démonstration ALECSys avec l’UltraFan @ Rolls-Royce

26/07/2019

Tempest, une cellule d’essais pour 2020 !

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L’avionneur italien Leonardo a confié à la société 2Excel Aviation la fourniture d'une cellule d’avion d'essai dans le cadre de l'équipe d'initiative du futur avion de combat européen Tempest. En collaboration avec BAe systems et le ministère de la Défense l'avion d'essai serait mis en service au début des années 2020.

Leonardo est l’un des quatre principaux partenaires industriels du programme « Tempest » mis au point par le bureau des capacités rapides de la RAF, le laboratoire de la science et de la technologie de la défense (DSTL) et l’équipement et le soutien de la défense (DE & S), BAE Systems, MBDA UK et Rolls-Royce. L’avionneur suédois Saab  est actuellement en passe d’entrer dans les travaux du futur avion.

Selon le ministère de la Défense, le Tempest, doit entrer en service au début des années 2030, est en train de se développer "de l'intérieur vers l'extérieur", en mettant l'accent sur les systèmes et les capteurs plutôt que sur la cellule.

BAE Systems a déjà annoncé son intention de proposer une charge utile flexible, une cellule adaptable, une détection à longue portée des armes à énergie directe au laser, des matériaux de pointe, un entretien intelligent avec une architecture reconfigurable dynamiquement. Une cyber protection et un raisonnement de confiance en intelligence artificielle seront de la partie. L’avion disposera d’un cockpit 'portable' (configuration anticipée). Les futurs moteurs sont à l’étude actuellement, la RAF vantant récemment la notion de technologies et de moteurs hypersoniques à Mach 5+ en cours de développement pour les futures plateformes dont le Tempest. 

En plus de l’avion lui-même, le Tempest fonctionnera de concert avec les véhicules aériens sans pilote (UAV) «loyal wingman» développés dans le cadre du programme LANCA (Lightweight Affordable Novel Combat Aircraft), ainsi que tous les autres actifs faisant partie du programme Future Combat Air Système (FCAS).

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Photo :maquette du Tempest @ BAe Systems

 

20/12/2017

L’US Air force prépare à la remotorisation des B-52 !

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L’US Air Force a publié cette semaine les détails, ainsi que le calendrier et les concurrents susceptibles de venir fournir un nouveau moteur pour la flotte de bombardier B-52 « Stratofortress ». Au total, se sont pas moins de 608 nouveaux turboréacteurs, qu’il faudra produire pour remplacer les huit Pratt & Whitney TF33 sur chacun des 76 bombardiers B-52H en service au sein de l'US Air Force.

Selon la Division de soutien logistique de l’USAF en charge des B-52, les centrales électriques des moteurs TF33 sont âgées de 60 ans et ne tiendront pas au-delà de 2030. De plus en raison de l'âge, les pièces sont en passe de venir obsolètes et la rareté ce celles-ci inquiète les équipent de maintenance.

Par ailleurs, une étude a démontré qu’une remotorisation pourrait réduire la consommation de carburant de 20à 40%. Le remplacement du moteur comprendrait donc la rénovation du système d'alimentation électrique du B-52H, l'installation de nouveaux générateurs et le câblage pour soutenir les nouveaux appareils électroniques.

Pour l'USAF, il existe deux options de remplacement. La première consisterait à déléguer la sélection du moteur à un entrepreneur d'intégration unique. La seconde stratégiesde l'USAF consiste à sélectionner l'entrepreneur d’un moteur, après une compétition en une étape ou un processus d'appel d'offres en deux étapes.

Un calendrier serré :

Un calendrier théorique utilisant le processus d'appel d'offres en deux étapes indique que le programme prendra 17 ans. L'USAF vient de recevoir des fonds de démarrage au cours de l'exercice 2018 pour consolider la stratégie d'acquisition et lancer une demande de propositions à l'industrie. Si l'US Air Force choisit un processus d'appel d'offres en deux étapes, la capacité opérationnelle initiale pour le B-52H remotorisé serait fixée pour l'exercice 2029, avec une capacité opérationnelle totale déclarée cinq ans plus tard.

La perspective de vendre plus de 600 moteurs aux États-Unis a attiré plusieurs soumissionnaires potentiels. En plus de titulaire P&W, Rolls-Royce et GE Aviation ont montré de l’intérêt. Le motoriste anglais a été le premier à se manifester en septembre dernier avec une offre.

Pour Rolls-Royce, un nouveau moteur permettrait de diminuer les besoins en ravitaillement en vol et évite les risques d'obsolescence que les moteurs plus anciens pourraient poser à terme.

Le BR725 de Rolls-Royce combine des fonctionnalités éprouvées des familles BR 700 et Trent et offre ainsi une puissance propre et efficace pour toute une nouvelle classe d’avions. Le BR725 est puissant, avec une poussée maximale de 16,100lb, est plus de 4 dB cumulatif plus silencieux. Il a une consommation de carburant spécifique de 34 % de mieux que les TF33 actuels.La technologie de pointe de ce moteur a considérablement augmenté les intervalles de maintenance, et permet d’éliminer les inspections à mi-parcours.

Le B-52 jusqu’en 2050 :

Une remotorisation semble aujourd’hui évidente, car Le B-52H demeurera opérationnel au-delà de 2050, alors que la flotte approche un siècle de service opérationnel en 2055.

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Photos : B-52H @ US Air Force

15/09/2017

Rolls-Royce propose de remotoriser le B-52 !

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Le motoriste anglais Rolls-Royce propose de remotoriser la flotte de bombardier américain B-52 « Stratofortress » avec son BR725. Cette proposition fait suite à une réflexion lancée par l’USAF en ce sens.

Cette annonce vient contrer les plans du motoriste Pratt & Whitney qui a présenté une version améliorée de son moteur original le TF33 pour soutenir le B-52 jusqu’en 2050. Pour Rolls-Royce, un nouveau moteur permettrait de diminuer les besoins en ravitaillement en vol et évite les risques d'obsolescence que les moteurs plus anciens pourraient poser à terme.

Le BR725 de Rolls-Royce combine des fonctionnalités éprouvées des familles BR 700 et Trent et offre ainsi une puissance propre et efficace pour toute une nouvelle classe d’avions. Le BR725 est puissant, avec une poussée maximale de 16,100lb, est plus de 4 dB cumulatif plus silencieux. Il a une consommation de carburant spécifique de 34 % de mieux que les TF33 actuels.La technologie de pointe de ce moteur a considérablement augmenté les intervalles de maintenance, et permet d’éliminer les inspections à mi-parcours.

Un B-52 à quatre moteurs ?

Un tel changement obligerait de changer la configuration de huit moteurs à quatre pour le B-52. Hors, l'USAF a annulé ses plans pour reconfigurer les B-52 avec quatre moteurs, ce qui aurait nécessité des modifications coûteuses aux ailes. Par ailleurs, l’USAF ne dispose pas d’un budget pour un tel changement. Pour le motoriste anglais, il est important de pouvoir se positionner sur le sujet, car la question reviendra sur la table très prochainement.

 

Photo : B-52 @ USAF

11/05/2016

Premiers Rolls-Royce Trent 900 pour les A380 d’Emirates !

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La nouvelle avait fait grand bruit en 2015 lorsque la compagnie Emirates signa brutalement à Londres un contrat important en faveur des réacteurs de Rolls Royce Trent 90pour équiper ses futures A380.

Jusqu’ici la compagnie avait opté pour les Engine Alliance GP7200. Le motoriste anglais fournira les moteurs des 52 prochains A380 destiné à la compagnie Emirates.

Pourquoi ce changement :

Disposer de deux types de motorisation sur une même flotte n’est pas courant et peu rendre la logistique de maintenance plus complexe. Pourtant la compagnie Emirates n’a pas hésité à franchir le pas. Il semble que la principale motivation provient du fait que le motoriste anglais à améliorer de manière continue les performances économiques et opérationnelles de son moteur Trent 900, ce qui a été déterminant dans le choix du transporteur.

Position de force pour Rolls-Royce :

Avec le choix de motoriser ses A380 avec le motoriste anglais, celle-ci détient désormais un peu moins de 70% du carnet de commandes fermes en cours de l'A380. Actuellement 11 opérateurs de l’A380 sur 17 ont choisi la Trent 900.

Emirates, un poids lourd :

Les investissements d’Emirates dans le programme Airbus A380 ont eu un impact significatif sur le Royaume-Uni et l’économie européenne en général. Une récente étude de Frontier Economics a établi qu’en 2013/2014, Emirates avait indirectement créé 7000 emplois au Royaume-Uni, correspondant à une contribution de $630 millions (€595 millions) au PIB. A travers l’Union Européenne, les 140 commandes d’A380 ont, d’après les estimations, participé à soutenir 41'000 emplois, soit une impressionnante contribution de $3.6 milliards (€3.4 milliards) au PIB.  

Le programme A380 est au cœur de la stratégie de développement d’Emirates. Soixante A380 sont actuellement en opération et 80 de plus ont été commandés, faisant d’Emirates de loin le plus gros acheteur pour cet appareil. Depuis son introduction en 2008, plus de 36 millions de passagers ont volé avec l’A380. Il a rendu les opérations d’Emirates plus efficaces, transportant davantage de passagers entre les principaux aéroports mondiaux avec un degré d’excellence particulièrement élevé, devenu une signature de la marque.

En plus de la contribution qu’apporte Emirates à l’économie britannique à travers son programme A380, la compagnie continue à jouer un rôle central dans la connexion des villes secondaires, avec des services directs uniques entre Dubai et Newcastle, Birmingham, Manchester ou Glasgow, offrant à ces villes 83 liaisons en une seule escale vers l’Afrique, l’Asie et l’Australie. Ces services sont bien sûr un atout pour les marchés émergents, soutenant le développement de centres régionaux et impactant positivement les investissements étrangers. Emirates assure aujourd’hui 16 liaisons quotidiennes vers le Royaume-Uni, dont 9 avec l’A380. 

En Suisse, l’A380 d’Emirates est actuellement en service sur l’un des vols quotidiens au départ de Zurich vers Dubaï. La compagnie a annoncé l’introduction de l’A380 sur le second vol à partir du 1er octobre 2015. 

 

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Photos : 1 A380 Emirates @ Emirates 2 Trent 900@ Rolls-Royce