19/02/2013

La Patrouille Suisse va perdurer !

ueli-maurer-patrouille-suisse-wird-es-weiterhin-geben-126085103.jpg

Décidément, le journalisme dans notre pays a perdu de sa superbe, autrefois précis, aujourd’hui l’information rapide et non vérifiée est de mise. En résulte une désinformation sur des sujets importants, comme le printemps dernier, à propos des Gripen E et aujourd’hui avec la Patrouille Suisse.

La décision en 2005, de Samuel Schmid, de prévoir le remplacement partiel de la flotte d’avions F-5 (TTE) allait irrémédiablement poser un problème sur la forme de la Patrouille Suisse. Dans le monde de l’aviation, tout le monde était au courant. Dès lors, annoncer la semaine dernière que Monsieur Maurer a décidé de supprimer la Patrouille Suisse était une information fausse !

Il est donc évident que depuis le lancement du programme de remplacement partiel des F-5 diverses alternatives sont à l’étude au sein du DDPS et de Forces aériennes.

Ce matin, Monsieur Maurer confirme les éléments suivants : La Patrouille Suisse va continuer d’exister, mais sous une forme qu’il reste à définir. Trois options sont possibles : Les NCPC-7, Les F/A-18 Hornet voir le Gripen E. Mais, il ne sera pas question de peindre les Hornet ou les Gripen avec des couleurs voyantes, dans le cas d’un tel choix.

Dans le cas du choix du Hornet, par exemple, il faudra également définir si, il est optimum de doter la PS de 6 avions ou de 4. Cette définition et directement liée au nombre de Hornet disponible, soit 33.

 

1838.jpg

Photos : 1 Patrouille Suisse sur F-5 2 Hornet en formation @ Swiss Air Force

 

13/09/2012

Gripen E, une avionique Hi-Tech !

163235ef-df51-4386-ab1e-34b6f77ae551.Full.jpg


 

 

 

De nouvelles informations sont maintenant disponibles concernant l’avionique et le cockpit du Gripen E. Je vous parlais dans un billet antérieur d’une série de nouveautés qui allaient équiper le Gripen «Next Generation», je vous propose ici de découvrir notamment le nouveau cockpit destiné à équiper la version «E» et de faire le point sur l’avancée des travaux.

 

Un nouveau cockpit : 

 

Les avions de combat d’aujourd’hui intègrent pour la plupart d’entre eux un cockpit doté de trois écrans couleurs. Le Gripen E sera doté d’un unique écran couleurs 3D géant, tout comme le Lockheed-Martin F-35 Lignthing II. 


 

cockpit2ng.png


 

Pourquoi ce changement ?

 

Si vous interrogez un pilote de F/A-18 Hornet, il vous expliquera que les divers censeurs qui équipent l’avion, lui amènent un flux constant d’information relative à la situation aérienne ainsi que de l’état des systèmes de l’avion, à tel point d’ailleurs, que pour ne pas se trouver à saturation, il lui faut à un moment dire «stop». 

 

La nouvelle génération d’avions de combat, dont fait partie le Gripen au standard E, sera encore plus rapide et plus précis en matière de flux d’information. A tel point d’ailleurs, que les ingénieurs de Saab se sont aperçus que l’architecture actuel des trois écrans du standard C/D, ne permettait plus une efficience adaptée aux nouvelles possibilités offertes par la nouvelle avionique. 

 

Il fallait que le pilote dispose d’un cockpit permettant de facilité son travail, tout en lui permettant de pouvoir suivre l’ensemble des flux d’information dans leur globalité. 


 

gripen e,gripen suisse,gripen aesa,saab gripen,cockpit gripen,gripen avionique,swiss gripen,gripen schweiz,ddps gripen


 

CONOPS & WISCOM :

 

Pour simplifier, l’humain et la machine doivent travailler en même temps. Le système WISCOM du Gripen E gère l’ensemble des opérations machines de l’avion pendant que le CONOPS génère les systèmes employés par le pilote. Il est donc primordial que les deux interfaces soit transmises dans les deux sens, tant pour la machine que pour le pilote.

 

Le nouvel écran géant WIDESCREEN opère donc non plus comme un simple affichage des données, mais permet une véritable fusion des données visuelles. Adaptable en permanence,  le nouveau cockpit avec écran tactile permet également une  personnalisation de celui-ci en fonction de la mission et des évolutions de celle-ci (un pilote vous dira qu’une mission réserve souvent des surprises) et une adaptation personnalisée pour le pilote. Il est par exemple possible d’adapter la taille de l’écran radar ou de la vision FLIR par exemple. L’écran s’adapte immédiatement aux besoins du pilote selon l’évolution de la mission (défense aérienne, reconnaissance, attaque au sol). 

 

 

Concernant l’avionique :

avionique1.png

 

L'un des avantages les plus importants de la nouvelle avionique est de diviser (compartimenté) la fonctionnalité de vol critique et mission critique. Cela permet de raccourcir considérablement le temps de vérification et les  coûts.

 

Le concept est basé sur une nouvelle architecture d’ordinateurs de base très puissants et très rapide en particulier là où l'ordinateur de gestion de vol (FMC) et l'ordinateur de mission tactique (TMC) traite les informations provenant des différents sous-systèmes. Il fournit au pilote la combinaison optimale des données de connaissance de la situation, des décisions tactiques et des armes appropriées et leurs disponibilités. Les ordinateurs de base gèrent également la fonction du système de surveillance. 

 

Un autre facteur important dans la conception du système de l’avionique du Gripen E a été la nécessité de faciliter l'expansion de sécurité ainsi que le développement du système après la remise initiale. Par conséquent, il sera facile d'ajouter et d'intégrer de nouvelles fonctionnalités, des logiciels, des processus, de nouvelles armes et des capteurs etc. 


 

 

Radar AESA et IRST :

 

Comme vous le savez certainement, l’avion de développement Gripen NG vole depuis le début juin avec le nouveau radar ES-05 «RAVEN» doté d’une antenne à balayage électronique AESA (Active Electronically Scanned Array) monté sur un plateau cyclique nomme «Swashplate» permettant au capteur d’être repositionné et du même coup offrir une plage de détection de ± 100 º. 


 

Gripen with ES 05 Raven pic1.jpg


 

Cette évolution n’était pas sans risque mais l’intégration ainsi que les essais se poursuivent aujourd’hui sans problème particulier et dans les délais du calendrier. Le constructeur suédois confirme d’ailleurs que les pilotes suisses pourront comme prévu venir tester le radar avant la fin de l’année. 


 

bvr1.png


 

Signalons que l’optique frontale IRST (Infra-Red Search and Track) Skyward-G sera monté définitivement à la fin de l’année et que selon son constructeur SelexGalileo il est capable de suivre passivement jusqu’à 200 cibles. 

 

Synthèse :

 

Le Gripen E n’est pas le plus puissant des avions de combat, (nous le savions !) mais il offre néanmoins la panoplie complète des systèmes, dont, doivent être dotés les avions modernes, par ailleurs, il offre un cockpit et une avionique non pas d’aujourd’hui, mais celle de demain, avec en plus des possibilités inégalées en matière de plage de détection et une vitesse de calcul sans précèdent. 

 

Reste donc à continuer à suivre le développement l’avion, tout en suivant les prochaines et cruciales étapes politiques tant en Suède que chez nous !

 

532953364.jpg

 

 

Photos & Schémas :  Gripen Ng en vol, le radar AESA @ Saab Aeropace/SelexGalileo

 

 

02/10/2011

Suisse : Gripen contre Rafale !

 

 

777078218.jpg

 

ra.JPG

 

 

 

Nous voici arrivé dans la dernière ligne droite, avant l’annonce du choix de l’avion qui compensera le départ à la retraite des F-5 et permettra d’augmenter la dotation de nos Forces aériennes en matière d’avions tout-temps, susceptibles de renforcer la surveillance de l’espace aérien et à plus long terme, d’assurer la transition au-delà du départ à la retraite des F/A-18. Vous l’aurez compris lors des dernières dispositions votées par les chambres à Berne, l’armée disposera de 5 milliards et devra réduire ses effectifs à 100.000 hommes. Le DDPS va donc devoir mettre en place une réorganisation qui comprendra également le financement des nouveaux avions. De fait, la marge de manoeuvre en matière d’argent est faible. Le possible référendum sur cet achat de la part de la gauche est possible et l’achat devra être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats, seront dès lors échues puisque valable jusqu’à la fin de l’année. Le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !

Ce qui est clair aujourd’hui, c’est qu’un des concurrents, l’Eurofighter se retrouve mal placé du fait de son prix. Et, EADS ne pourra pas sauf un miracle offrir un prix qui puisse se calquer avec les possibilités financières de notre pays. Dommage, car la contrepartie en matière d’Offsets étaient la meilleure soit près de 8 milliards !

Deux concurrents se retrouvent donc au coude-à-coude pour le choix final, je vous propose un récapitulatif concernant le Gripen et le Rafale avec les avantages et désavantages de chacun !

 

sion_046.jpg

 

 

L’offre des suédois pour le Gripen :

Nombre de caractéristiques du Gripen sont intégrées au niveau logiciel. Les changements et les améliorations peuvent donc en général être développés et mis en œuvre sans modifications onéreuses du matériel. Une décision formelle prise récemment par le gouvernement suédois a confirmé que le Gripen sera développé et maintenu au niveau le plus avancé de la technique, afin qu’il puisse être efficacement mis en œuvre par les Forces aériennes suédoises au moins jusqu’en 2040. Cette décision était basée sur la facilité et le coût avantageux de l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que sur le faible coût avéré du Gripen en termes d’exploitation, de maintenance et de cycle de vie total. Le développement du Gripen se poursuit de manière continue.

La configuration proposée à la Suisse est similaire à celle mise en service par les Forces aériennes suédoises, ce qui implique que toutes les nouvelles fonctions et capacités introduites durant le cycle de vie de l’appareil seront également mises à la disposition de la Suisse. Le Gripen correspondra  ainsi aux les exigences actuelles et futures des Forces aériennes suisses. Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre réseaucentrée (Net Centric Warfare – NCW). Flexible et modulaire, la conception de l’avion permet d’en assurer l’amélioration et le développement permanents dans des conditions de faible risque et de coût performant.

Le programme Gripen actuellement en cours garantit que le Gripen restera à la pointe de la technologie pendant de longues années. Le but du programme Gripen est de présenter les fonctions susceptibles d’être intégrées dans les versions actuelles ou futures du Gripen. Outre son aptitude déjà avérée à la croisière supersonique. La version proposée à notre pays est  accueillera un certain nombre de systèmes tactiques de nouvelles générations, tels que le radar à balayage électronique AESA, le ES-05 «Raven» un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

 

829_20110527_1451129231.jpg

 

 

Le Gripen  multirôle est apte à utiliser les armes de dernière génération, ce qui garantit que toutes celles détenues par la Suisse pourront être mises en œuvre facilement avec un effort minimal et l’avion sera optimisé pour l’adjonction de nouveaux missiles comme le METEOR.

Spécialement conçu pour une utilisation au sein d’un environnement d’opération en réseau, le Gripen dispose des systèmes de liaison de données les plus aboutis du monde. Le pilote bénéficie ainsi d’une appréhension totale de la situation dans tous les scénarios de combat. L’interaction fluide avec les chasseurs F/A-18 existants des Forces aériennes suisses et le système de surveillance de l’espace aérien FLORAKO est garantie à tout moment.

La Suède offre à la Suisse un partenariat dans le programme de mise en pool des pièces de rechange du Gripen qui se traduirait par de substantielles économies en termes de stockage et de maintenance. Toutes ces opportunités de coopération qui s’ouvrent aux deux pays ne compromettent en rien leur neutralité et leur non-alignement.

Par ailleurs, la Suède a besoin de remplacer ses actuels avions d’entraînement Saab SK60/105 et est en train d’étudier l’acquisition d’avions d’entraînement PC-21 de Pilatus Aircraft.

Comparé à celui de ses concurrents, le coût d’acquisition du Gripen est nettement moins élevé. Le même montant permettra donc d’acheter davantage d’appareils. Qui plus est, les frais d’exploitation annuels ne représentent qu’un quart de ceux de ses concurrents, ce qui s’explique par:

  • les importants avantages en termes de coûts de maintenance et de consommation de carburant grâce à l’efficacité de la conception monoréacteur,
  • le personnel relativement réduit nécessaire à la maintenance,
  • la taille du Gripen, qui correspond à celle du F-5 Tiger et permet d’utiliser les infrastructures existantes sans modifications onéreuses,
  • le temps moyen comparativement long entre deux pannes,
  • le temps moyen de réparation comparativement faible,
  • les mises à niveau techniques qui s’effectuent, pour la plupart, sur une base logicielle, n’entraînant que peu de modifications matérielles.
DSC_0722.JPG

 

 

L’offre française pour le Rafale :

Face à l’évolution constante du spectre des menaces dans les années à venir, seul un avion de combat doté d’un radar à balayage électronique actif, d’un système d’identification visuelle efficace, d’un système d’autoprotection performant, et d’une endurance conséquente pourra garantir une police du ciel crédible permettant en toute circonstance de préserver la maitrise du ciel. Le radar à balayage électronique actif est un élément incontournable dans l’approche moderne de la défense aérienne. Il offre une capacité d’interception très largement supérieure aux radars classiques. Capable de traiter simultanément un nombre important d’aéronefs, ce radar est couplé à un système optronique de dernière génération agissant comme de véritables jumelles intégrées au Rafale, pour apporter au pilote un zoom très performant sur un aéronef inconnu et pour permettre son identification en un temps record. Grace à un système d’autoprotection unique, complètement intégré à l’avion et couvrant l’ensemble des menaces existantes.

Le Rafale proposé soit le standard 04T comprend une optique frontal de deuxième génération (OSF) une liaison Link16, la fusion des données (NCW) le radar à antenne active AESA RBE2-AA couplé avec le système SPECTRA d’autoprotection. 

Le Rafale a été pensé dès le lancement du programme pour remplacer les sept types d’avions en service en France et pour remplir toutes les missions dévolues à ces appareils:  missions de police du ciel et de défense aérienne missions de reconnaissance > missions air-sol > missions anti-navires.

Le Rafale est équipé d’un large éventail de capteurs de dernière technologie: le radar antenne active à balayage électronique, le système d’auto-protection intégré et l’optronique secteur frontal forment avec la liaison 16, un ensemble de capteurs incomparables qui fournissent au pilote, au travers d’une fusion de données optimisée, une image complète et précise de la situation tactique.

Le Rafale peut emporter simultanément un grand nombre d’armements et de réservoirs externes. Il peut ainsi réaliser au cours du même vol plusieurs types de missions de manière optimale et apporte de ce fait une grande flexibilité dans la planification et l’exécution des vols.

Des armements et des optionnels pour tout type de mission, le système d’armes du Rafale a été conçu pour permettre l’utilisation sans restriction d’une gamme complète d’armements performants:  Missile d’Interception, de Combat et d’Autoprotection MICA, dans ses versions IR et EM, utilisables indifféremment en combat rapproché ou en interception BVR (beyond visual range)> armement air sol modulaire AASM > bombe guidée laser > armement air-sol conventionnel > missile stand-off à longue portée SCALP > missile anti-navires EXOCET

Le POD multifonctions DAMOCLES donne une efficacité redoutable au Rafale dans les missions air-sol et de reconnaissance de jour et de nuit. Par ailleurs, la nacelle de reconnaissance AREOS permet la prise d’images de jour et de nuit à toute altitude, avec la capacité de transmission immédiate en vol des photos vers une station sol.

Le programme de participation industrielle (Offsets) offert par la France comprend la recherche et le développement du Rafale avec les principaux acteurs que sont Dassault Aviation, Snecma, Thales et MBDA. De plus, l’industrie suisse sera intégrée dans les programmes des moteurs civils CFM56, avions d’affaires Falcon. La France garantit un retour sur investissement de l’ordre de 6 milliards. 

En été comme en hiver, une patrouille de Rafale peut décoller le matin de sa base en Suisse, rejoindre en trente minutes une zone d’entraînement supersonique, se poser sur une base française d’où elle peut redécoller en début d’après-midi ou en soirée pour un deuxième vol d‘entraînement avant de rallier sa base de départ.

En parallèle, la proximité des deux pays rend possible l’échange et la formation des techniciens sans la contrainte de déploiements de longue durée. Le Rafale offre une haute technologie permettant à chaque personnel d’enrichir son savoir faire dans un environnement de maintenance simplifiée: pas d’indisponibilités de longue durée, diagnostics de panne précis et rapides réduisant le nombre d’équipements de test au sol.

Cette approche fournit une souplesse d’emploi indispensable à l’armée de milice dont les effectifs ne sont disponibles que pour une période limitée d’engagement et d’instruction.

 

106632888.jpg

 

 

Les points communs :

Saab Gripen tout comme Dassault Aviation doivent absolument vendre leurs appareils, les chaînes de montage tournent au ralentit et il sera donc possible de recevoir rapidement les premiers avions dans l’attente de mise en fonction d’une production en Suisse.

En ce qui concerne le partenariat d’entraînement et la stratégie bilatérale, les deux pays répondent de la même manière soit :  

  • Entraînement conjoint de pilotes/zones d’entraînement communes
  • Maintenance conjointe des avions de combat
  • Utilisation partagée de simulateurs
  • Achats groupés d’armements

Dans les deux cas, la Suisse est son industrie deviennent partenaires dans le développement futur de l’avion.

Points forts & points faibles :

Le Gripen :

L’avion suédois offre le meilleur prix achat/maintenance et correspond parfaitement à l’enveloppe budgétaire fixée par le parlement, son intégration sur les infrastructures de notre pays sera facile. L’avion emporte une panoplie de missiles internationaux qui offre un large choix.

Par contre, il n’est pas sûr que le radar EASA soit disponible d’ici 2015-2018 et les Offsets  industriels sont plus faibles.

Le Rafale :

L’avion français est opérationnel immédiatement avec son radar EASA et un standard technique très élevé. Les Offsets industriels sont très bons est garantissent 6 milliards de retombées pour notre industrie.

Par contre, pour l’instant le prix semble dépasser légèrement l’enveloppe budgétaire.

Analyse :

Le budget mis en place à Berne permet la réorganisation de l’armée, mais pourrait tendre à un choix limité en matière d’avion de combat, il faut dès lors espérer qu’un second concurrent puisse répondre en matière de coût fixer par le parlement et laisser ainsi un véritable choix libre, il en va, non seulement, d’une option plus vaste en matière de capacités aériennes mais également en ce qui concerne le futur de notre industrie aéronautique et de ses dérivés !

Photos : 1 Gripen & Rafale lequel portera les cocardes suisses ? @ Armasuisse 2 Gripen à Sion  @ Paul Marais-Hayer 3 Gripen lors des essais à Emmen @ Ermman Keist 4 Rafale à Sion @ Pascal Kümmelring 5 A Emmen lors des essais @ Ermman Keist

 

23/03/2010

Eurofighter pour la Suisse, le programme EADS

 

 

lowres_gld-092925.jpg

 

 

A quelques jours de l’annonce du choix Suisse pour le remplacement partiel de la flotte de F-5 (TTE), je vous propose de poursuivre la mise  à jour des offres des candidats. Suite à l’évaluation j’ai publié plusieurs articles (voir liens) ainsi qu’un premier billet sur l’offre de SAAB et le Gripen (voir lien) voici le second volet consacré à l’Eurofighter, avant de terminer avec le Rafale.

La coopération industriel

La coopération industrielle repose sur le groupe formé par les sociétés partenaires du programme Eurofighter que sont Alenia Aeronautica (Italie), BAE Systems (Grande-Bretagne) et EADS (Allemagne et Espagne), responsables du développement et de la production de l'Eurofighter. La société responsable du développement du moteur de l’Eurofighter est EUROJET GmbH, dont les actionnaires sont Rolls-Royce (Grande-Bretagne), MTU Aero Engines (Allemagne) Avio SpA (Italie) et ITP Industria de Turbo Propulsores SA (Espagne). De plus le  consortium Eurofighter est complété par plus de 400 sous-traitants internationaux et par leurs sociétés mères ou affiliées. Les activités les plus importantes concernent les domaines industriels suivants :

  • l’industrie aérospatiale,
  • l’industrie de défense,
  • la sécurité intérieure,
  • la technologie des moteurs aéronautiques,
  • les technologies navales,
  • l’industrie électronique,
  • la construction d’installations,
  • les techniques de l’énergie,
  • la construction de centrales énergétiques,
  • la technologie des transports,
  • l’industrie automobile

 

EADS et  BAE Systems et  Alenia  ainsi que les nations utilisatrices de l’Eurofighter ont pris l’engagement de garantir à la Suisse le transfert de toute la technologie. Ce transfert fait partie intégrante de l’offre. De plus, le transfert de certaines tâches et de leur entière responsabilité à l’industrie suisse (principe de la source unique) sera le garant de l’égalité au sein du groupe.

 

eu.JPG

 

 

Optimisé pour la Suisse :

Selon EADS, l’Eurofighter un avion particulièrement adapté pour les missions en montagne et dans l’espace aérien particulier de la Suisse en répondant aux besoins suivants :

  • fortes pentes d’approche et de décollage des bases aériennes en altitude
  • distance de décollage extrêmement courte sans post-combustion, y compris à pleine charge
  • moins de nuisances sonores et de gaz d’échappement
  • capacité « Supercruise » (faculté d’atteindre la vitesse supersonique sans allumer la réchauffe), y compris à pleine charge
  • durée de vol prolongée dans les missions de police de l’air et de surveillance de l’espace aérien, ce qui permet de réduire la flotte nécessaire
  • arrivée extrêmement rapide dans la zone de mission.


Equipements :

Le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs et l’arrivée du radar AESA «CEASAR». L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions, différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission.

Système multisenseurs proposés :

  • Radar AESA CAESAR.
  • système PIRATE (Passive Infrared Airborne Tracking Equipement).
  • MIDS/Liaison 16 (Multifunction-Information-Distribution-System).
  • DASS Chaff/Flares (Defensive Aids Sub-System).
  • Pod de contremesures électronique tracté.

L’Eurofighter permettra notamment une interopérabilité acec un grand nombre de systèmes utilisés par les F/A-18 soit :

  • l’Armement air-air actuel / complément d’équipement selon le choix Suisse (USA,Européen, Israélien).
  • planification de mission
  • simulateurs (possibilités d’interfaces)
  • cavernes

Coopération militaires pour l’entraînement :

Actuellement, les Forces aériennes suisses  s’entraîne déjà avec les nations utilisatrices de l’Eurofighter. L’Allemagne offre des zones d’entraînement à proximité immédiate de la Confédération. L’Italie propose également des zones d’entraînement intéressantes à la frontière de la Suisse et en Méditerranée.  Une autre nation utilisatrice de l’Eurofighter, l’Autriche, qui ne fait pas partie de l'Alliance atlantique, représente également un partenaire éprouvé pour la formation. 

Commentaires :

Tout comme l’offre de SAAB l’Eurofighter permet un vaste choix d’armement et peux reprendre l’équipement déjà en service sur les Hornet. Les deux points forts d’EADS réside dans le fait d’une puissante coopération dans diverses gammes du groupe non seulement militaire mais également civil  (Airbus, Casa, PZL) de plus les clients actuels du Thyphoon offrent leur espace aérien pour nos pilotes ce qui représente une grande variation de zones d’exercices. Le point noir résident dans les coûts d’achats et de maintenance particulièrement exorbitants !

 

ef-4[1].jpg


 

 

Lien sur   l’offre SAAB Gripen :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

Liens sur l’évaluation des trois candidats :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/23/avion-de-c...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...

Photos : 1 Eurofighter espagnoles @ EADS. 2 Images Eurofighter aux couleurs suisses. @Armasuisse. 3 Eurofighter en test à Emmen en 08 @ Ermmann Keist