04/08/2016

L’Hermes 900 suisse doté d’un Sense & Avoid unique au monde !

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Notre pays a passé commande en 2015 (PA2015) de six drones multirôles de type Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE) Elbit Systems Hermes 900. Le fabricant Elbit Systems travaille en ce moment sur la commande en vue de la fourniture des premiers aéronefs.

Système anticollision :

Selon Ebit systems, les drones Hermes 900 destinés à notre pays seront les premiers au monde à disposer d’un nouveau système anticollision de type « Sens & Avoid ». Le drone doit en effet pouvoir être engagé dans tous les espaces aériens sans être escorté par un aéronef avec pilote. Si certains systèmes existent déjà en terme de protection d’abordage, ce nouveau système permet une totale identification des éventuelles menaces volantes. Le nouveau système qui équipera les drones Hermes 900 permettra grâce à des capteurs radars et électro-optique de repérer à 360° tous les aéronefs en rapprochement. La certification du système de l’Hermes 900 sera réalisée par les autorités suisses et israéliennes. L'intégration d'une capacité instantanée de type « Sens & Avoid » doit permettre un vol aux côtés des aéronefs pilotés en toute sécurité pour tous.

Affaires compensatoires :

On apprend également que la société Elbit Systems a lancé un programme important en matière d’affaires compensatoires (Offsets) avec notre pays. Elbit Systems a lancé une opération dans le but rechercher des fournisseurs et fabricants suisses dans les domaines suivants:

  1. Les pièces en matériaux composites (y compris les matières premières).
  2. Des pièces usinées.
  3. L'assemblage électronique et sous-ensembles.
  4. Systèmes électroniques / câbles (y compris les câbles RF).
  5. Câbles électroniques.

En plus de ce programme, des entreprises suisses seront prises en compte pour la sous-traitance en cours et à venir d'autres programmes d’Elbit Systems comme la sous-traitance de pièces d'aéronefs tels que les réservoirs de carburant et des surfaces de contrôle aérodynamique, les systèmes électronique et électro-optiques, systèmes radars, systèmes de communication, modules de cyber-sécurité.

Rappel :

L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermes d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille «Hermes» 180 & 450. Dérivé de l’Hermes 450, le 900 hérite des blocs de construction fiables, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques.

Parmi les fonctionnalités clés offertes par ce drone, on trouve l'endurance soit 38 heures de vol, l'altitude de vol de 30.000 pied et une capacité de charge utile importante (jusqu'à 350 kg). Contrairement à de nombreux concurrents, l'Hermes 900 est conçu avec une baie de 2,5 mètres de long pour la charge interne, il est capable d'accueillir jusqu'à 250 kg permettant l'installation rapide de charges utiles et modulaires. L’avionique est innovante, ainsi que ses systèmes électroniques, il dispose d’un moteur ROTAX à faible bruit, le train d’atterrissage est escamotable.

L’Hermes 900 emploie une station au sol pour le contrôle par la liaison de données. Basé sur l’expérience du modèle 450, le nouvel aéronef bénéficie de la logistique et de la réduction des coûts opérationnels. En outre, il peut  décoller de terrains peu aménagés à proximité du théâtre d’opération. L’Hermes 900 n’emporte pas d’armement.

Le choix pour la Suisse s’est effectué sur la base de 11 systèmes en provenance de 10 pays fournisseurs. L’Hermes 900 a été choisi pour sa grande modularité, la qualité de ses systèmes d’exploration. De plus les drones israéliens sont les seuls à offrir une double protection en couches en ce qui concerne la cyberguerre et la guerre électronique de type évolutive.

Utilisateurs : 

Israël, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et la Suisse.

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Photos : Drone Hermes 900 @ Armasuisse

15/06/2016

L’Arabie Saoudite se prépare à la réception de ses AH-6i !

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Le premier hélicoptère léger d’attaque et de reconnaissance Boeing AH-6i « Little Bird » destiné à la Garde nationale de l'Arabie Saoudite (SANG) a terminé son assemblage à Mesa, en Arizona. Le premier hélicoptère sera livré en juillet prochain.

Rappel :

L’Arabie Saoudite a passé commande pour 24 hélicoptères Boeing AH-6i « Little Bird » en 2014 pour un montant de 234 millions de dollars. En paralèlle, le pays à également commandé des "Apache" et des "Black-Hawk".

Le Boeing AH-6I «Little Bird» : 

Dérivé du célèbre Hughes 500, le Boeing AH-6I «Little Bird» est une variante conçue pour les opérations de reconnaisse et l’appuis rapproché. Les caractéristiques l’AH-6 lui permettent la surveillance et la détection électro-optique jour/nuit, ainsi que le ciblage. Les fixations simples permettent l’emport de 2 missiles « Hellfire » et des mitrailleuses M260.

Selon Boeing, l’AH-6 est doté d’une avionique spécialement adaptée pour le travail en collaboration avec les AH-64 «Apache». L’AH-6I dispose d’une configuration flexible, un poste de pilotage numérique intégré et un système de communication qui permet la connectivité avec d'autres aéronefs et stations au sol. Le AH-6I est conçu pour fournir un appui aérien rapproché aux forces terrestres et est capable de neutraliser des véhicules tels que des chars et autres véhicules blindés.

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Photos : AH-6I « Little Bird » @ Boeing

13/09/2013

USAF : remplacer l’U-2 par le Global Hawk !

 

 

 

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L'US Air Force se retrouve dans une situation complexe, face aux réductions du budgetde l'armée, elle va devoir se séparer de son fleuron (après le SR-71) en matière de reconnaissance aérienne, le célèbre Lockheed-Martin U-2. A ce jour, seul le drone RQ-4 Global Hawk est en mesure de reprendre partiellement le flambeau et ceci bien que l’administration américaine désire stopper la production de celui-ci d’ici trois ans.

 

Maintenir le U-2 :

 

Entre un drone, dont la production risque d’être arrêtée à court terme et un avion qui donne encore pleine satisfaction, mais cher à l’emploi, le choix de l’USAF était évident. D’ailleurs en coulisse, l’USAF a tout fait ces dernières années pour maintenir le programme U-2 en activité. Mais face aux dernières décisions de la Maison Blanche, l’Air Force se doit aujourd’hui de changer sa position.

 

 

Global hawk ou rien :

 

 

En conséquence la pression sur les budgets oblige à prendre rapidement une décision fondamentale sur l’avenir des moyens de reconnaissance aérienne, dont aura besoin l’USAF pour les 10 à 15 ans avenir.

Afin d’anticiper la fin du programme Global Hawk, l’USAF vient de décider de lancer un avis de pré-sollicitation d'achat à Northrop Grumman pour l’acquisition de 12 drones RQ-4 Global Hawk au standard Block30 supplémentaires.

 

L’idée est de pouvoir disposer d’une flotte plus grande de RQ-4 afin de pouvoir pallier dans l’urgence au départ à la retraite des U-2. Mais cette solution ne satisfait pas entièrement l’Armée de l’air américaine qui aurait souhaité la mise en chantier d’un nouvel avion espion, comme le programme ultra secret « AURORA » par exemple.

 

Apropos du Global Hawk :

 

Le RQ-4 Global Hawk  est un drone de surveillance construit à long rayon d’action  par Northrop Grumman pour l'US Air Force. Il a effectué son premier vol le 28 février 1998. Il est un des rares représentant de la classe des drones dites des « HALE » (Haute Altitude Longue Endurance). Le RQ-4 Global Hawk pèse 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur, malgré ses dimensions notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne.  La  construction est assurée à plus de 50 % en matériaux composites (les ailes sont en graphite). Permettant des vols de croisière à très haute altitude, au-dessus du trafic ordinaire commercial,  le RQ-4 Global Hawk peut surveiller de vastes zones géographiques avec une précision extrême, donnant au gouvernement et à  l'armée les informations les plus récentes disponibles lors d'une crise ou une situation d'urgence et en leur fournissant en temps réel une imagerie de haute résolution qui permet  d’appuyer les opérations sur un large spectre.

 

Le Lockheed-Martin U-2 :

 

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Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

 

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Photos : 1 & 3 Northrop-Grumman RQ4 Global Hawk 2 Lockheed U-2 @ USAF

 

12:08 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usaf, global hawk, u-2, reconnaissance aérienne |  Facebook | |