17/06/2017

Limitation des vols pour les CH-148 « Cyclone » canadiens !

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La flotte d'hélicoptères canadiens Sikorsky CH-148 « Cyclone » se retrouve avec des restrictions de vol, après une mise à la terre de deux mois. Un problème de logiciel a été détecté avec les ordinateurs de contrôle de vol de l'hélicoptère.

C’est un nouveau coup dur avec ce nouveau problème qui vient péjorer le nouvel hélicoptère de sauvetage  l'Aviation Royale du Canada (RCAF. Une enquête menée par le fabricant a révélé que le problème du logiciel affecte tous les appareils de type « Cyclone ». Une mise à jour pour éliminer le problème sera en place avant le début des livraisons du Block II selon Sikorsky. Cependant, le contrat ne garantissait ce type de problème, le Canada pourrait donc devoir supporter les coûts de l’adaptation.

Le problème du logiciel entraînera un délai d'un mois pour la formation des équipage sur l’aéronef, mais la Force aérienne royale du Canada s'attend à ce que la capacité opérationnelle initiale pour le CH-148 demeure prévue pour avril 2018.

La 12ème Escadre de l'ARC basée à Shearwater en Nouvelle-Écosse a utilisé cinq hélicoptères pour la formation et l'évaluation opérationnelle, un des appareils a été retourné au fabricant pour la mise à jour au Block II. Sikorsky va modifier quatre autres CH-148 d’ici la fin de l’été. L'ARC s'attend à ce que Sikorsky rééquipe l’ensemble des « Cyclone » de la 12ème Escadre avec au standard Block II d'ici la fin de l'année 2017.

Le Sikorsky CH-148 «Cyclone» : 

Le Sikorsky CH-148 "Cyclone" (dérivé de la version civile S-92) est un hélicoptère de transport susceptible de remplacer les H-3 Sea King. Principalement utilisé pour le ravitaillement des plates-formes pétrolière et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 «Cyclone».

Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le «Sea King». Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Actuellement, près de 200 appareils volent dans le monde.

 

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Photos : 1 CH-148 « Cyclone » 2 Cockpit @ RCAF

 

 

13/06/2017

Les Eurofighter Saoudiens au complet !

 

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BAe Systems et le Consortium Airbus DS ont complété les livraisons d’Eurofighter « Typhoon II » en Arabie Saoudite, avec l’arrivée du 72ème et dernier avions. Les derniers « Typhoon II » monoplaces n° 8023 et 8024 (séries britanniques ZK622 et ZK623 respectivement) ont quittés les installations de BAe pour rejoindre la Royal Saoudi Air Force (RSAF).

L'Arabie saoudite a commandé un total de 72 avions Eurofighter « Typhoon II » T2 en 2007. Le contrat est estimé à près de 41 milliards de dollars, ce fut l'un des plus importants contrats de passation de marchés jamais signés.

 

L’Eurofighter « Typhoon II » est un avion de combat polyvalent extrêmement agile, doté de capacités en réseau et conçu pour les opérations multi-rôle dans des scénarios complexes de combat air-air et air-sol. Il est capable d’effectuer des missions de combat supersonique au-delà de la portée visuelle, combat rapproché subsonique, interdiction aérienne, destruction de défense antiaérienne et attaque maritime et littorale. L’Eurofighter est le couronnement de la coopération technologique britannique, allemande, italienne et espagnole en termes d’avionique, aérodynamique, matériaux, techniques de production et motorisation. En janvier 2013, plus de 350 aéronefs avaient déjà été livrés. La tranche T3A va débuter prochainement.

Les Airbus DS Eurofighter T3 Block15 vont disposer des nombreuses nouvelles améliorations en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 disposera du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile air-air très longue portée « Meteor » de MBDA, le Koweït compte utiliser la nacelle de désignation "Sniper", ainsi que les missiles antichars MBDA « Brimstones II » et des bombes à guidage laser GBU-12. Par ailleurs, la Force aérienne koweitienne a opté pour le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T. En matière de radar, les Thyphoon koweïtiens seront les premiers à l’exportation à recevoir le nouveau radar de type AESA antenne à balayage électronique CAPTOR-E de Selex-ES.

 

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Photos : Eurofighter T2 de la RSAF @ Airbus DS

 

 

08/06/2017

Le Canada pourrait acheter jusqu’à 100 avions de combat

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Nouveau revirement au sein du gouvernement Trudeau. Celui-ci ne vuet plus 65 mais nouveaux avions de combat avec la possibilité de monter à 100 appareils. Cette décision fait suite à la nouvelle stratégie de la défense nationale présentée mercredi dernier à Ottawa.

Nouvelle stratégie :

Cette nouvelle stratégie prévoit une augmentation des investissements militaires de 70 % sur 10 ans, passant de 18,9 milliards de dollars en 2016-2017 à 32,7 milliards en 2024-2027. Ottawa a justifié cette hausse par les changements de la situation internationale, notamment le retrait des États-Unis de son rôle traditionnel de gardien de l'ordre. Les besoins criants des Forces armées canadiennes et les pressions exercées par ses partenaires de l'OTAN sont aussi évoqués. Le gouvernement s'est ainsi réjoui que la part des investissements militaires passe de 1,19 % à 1,4 % du PIB national d'ici à 2025, se rapprochant ainsi de l'objectif de 2 % établi par l'OTAN.

Jusqu’à 100 avions de combat :

 Avec l’acquisition de 88 nouveaux avions de combat dans un premier temps, le gouvernement change radicalement de vision et donc de doctrine. Car une montée en puissance avec au final 100 avions en cas de besoins pourrait permettre au Canada de devenir un acteur bien plus actif en matière d’engagement interntional à l’avenir.

Il semble donc que le comité sénatorial canadien pour la défense et qui recommandait un achat massif au lieu des 18 Boeing « Super Hornet » à fait mouche. L’idée étant de ne pas acheter un petit nombre d’avion provisoire, mais d’investir dans un nombre cohérent d’avions de combat.

 

Photo : CF-18 Canadiens @ Greg Hume-Powel

 

12/05/2017

Canada : fronde contre l’achat de Super Hornet !

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Ottawa, le feuilleton du nouvel avion de combat semble prendre une nouvelle tournure. En effet, des politiciens canadiens ont recommandé que le pays annule son projet d'acquisition de 18 Boeing F/A-18E/ F « Super Hornet », décrivant le plan comme une «décision politique» qui ne peut servir ni l'aviation ni les contribuables.

Un comité sénatorial canadien pour la défense s’est créé pour refuser la décision du gouvernement Trudeau d’acquérir le « Super Hornet » en tant que mesure provisoire. Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

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Ce comité de sénateurs indique dans un rapport nommé « Réinvestir dans les Forces armées canadiennes » publié au début du mois de mai, que le déménagement sera coûteux, entre 5 et 7 milliards de dollars et limitera la capacité de la Royal Canadian Air Force (RCAF) à être totalement interopérable au sein du NORAD et de l'OTAN. Il cite une lettre écrite par 13 anciens officiers supérieurs de l'ARC qui soutient que l'acquisition d'une telle flotte, partageant seulement des points communs limités avec ses combattants actuels sera inutilement coûteuse. Ce comité demande au gouvernement à d'entamer "immédiatement" un concours pour sélectionner le remplacement des FC-18, avec une décision à prendre avant le 30 juin 2018.

Analyse :

En fait ce n’est pas tant le « Super Hornet » qui est visé, mais bien l’idée d’une acquisition provisoire. Il faut se rappeler que le gouvernement Trudeau avait assuré avant d’être élu, qu’il combattrait le choix du Lockheed-Martin F-35. Avec cette décision d’achat du « Super Hornet » le nouveau gouvernement ne fait que satisfaire à court terme son électorat. Mais la vraie question n’a pas été résolue pour autant, le Canada devra un jour ou l’autre se décider pour l’achat en nombre suffisant d’un nouvel avion de combat et ne pourra pas continuellement se retrancher derrière une solution « provisoire ». Le gouvernement Trudeau se retrouve aujourd’hui face à son devoir de décision.

 

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Photos : 1 Le Canadian Solo Display 2017 @ RCAF 2 Super Hornet @ Boeing 3 F-35@ Lockheed-Martin

 

 

 

15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN