10/04/2015

L’Inde peut-elle s’offrir le Rafale et le T-50 ?

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Le chef du gouvernement indien est actuellement en France pour une visite de trois jours. Au menu de son séjour figurent deux tables rondes avec les représentants de grandes sociétés françaises, une visite de l'usine Airbus de Toulouse et l’épineux dossier des 126 avions de combat Rafale.

 

Signature ou pas ?

 

L'Inde et la France pourraient donc, signer (enfin) le contrat sur la livraison d'avions de combat français Rafale à l’Inde lors de négociations entre le premier ministre indien Narendra Modi et le président français François Hollande, ce vendredi ? 

 

 

La problématique indienne :

 

L’Inde pourrait donc offrir le contrat tant attendu chez Dassault Aviation, pourtant le choses ne sont pas si simple. New Delhi doit faire face à une série de décisions sur les marchés d’avions de combat qui sont directement motivées par sa réelle capacité d’achat. Pour l’Inde le problème aujourd’hui consiste à avoir suffisamment d’argent pour s’offrir à la fois le Rafale et le Sukhoi T-50. 

 

Moins de Rafale : 

 

Dans les coulisses nombreux sont ceux qui avancent que l’Inde pourrait renoncer au chiffre de 126 Rafale et finalement se contenter d’un nombre inférieur. L’avantage de ce choix permettrait de ne pas compromettre les deux projets. On parle ce matin d’un nouveau contrat évalué à 7,2 milliards d’euros et qui porterait sur 63 avions Rafale.

 

Les éléments perturbateurs : 

 

En plus de l’engagement indien sur le programme d’avion de combat russe Sukhoi T-50 PAK-FA, les négociations pour les 126 Rafale ont buté sur deux points essentiels, le prix élevé de ces appareils qui est passé de 12 à 20 milliards de dollars et le refus de Paris de transmettre des technologies à la partie indienne. De plus, un désaccord sur les responsabilités du montage des Rafale en Inde est venu s’ajouter aux négociations.

 

Commentaire : 

 

Un compromis sur l’achat d’un nombre réduit de Rafale pourrait donc débloquer la situation et permettre à l’Inde de continuer sur le programme T-50 et son programme national, le Tejas. Paris sauverait ainsi les meubles et pourrait annoncer un second client pour son fleuron. Il est par contre nécessaire que les négociations aboutissent maintenant, car sinon, l’Inde pourrait purement et simplement renoncer au Rafale. 

 

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Photos : 1 Dassault Rafale @ Paul Marais-Hayer 2 Sukhoi T-50 PAK-FA @ Sergy