31.01.2012

Rafale : le bol d'air indien ,

 

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La nouvelle est tombée dans la nuit mais officialisée dans la journée, Dassault Aviation a remporte la sélection en Inde face à l' Eurofighter. Le contrat concerne 126 à appareils pour un montant évaluer à 12 milliards de dollars.

Dassault va maintenant pouvoir entrer en discussion sur la finalité du contrat, mais le premier pas, le plus important est fait. On peut allègrement parler de soulagement pour les employés de Dassault et les sous-traitants avec cette futur commande !

Mise à jour (02/02/12)

Maintenant Dassault rentre dans une phase de négociation exclusive avec l’Inde pour finaliser le contrat. C’est la phase la plus délicate il faut tout prévoir : le coût exact, le partage des tâches, les transferts de technologie, les délais de livraison. Ces négociations peuvent prendre plusieurs mois.

 

Cela peut aider malgré tout à maintenir en état, quelques années supplémentaires, les chaines de production du Rafale en France et on peut surtout espérer que le contrat permettra également de financer le bureau d’études pour faire des développements supplémentaires. C’est ici que se situe l’apport essentiel des exportations.

Photo : Rafale lors de l'exercice Red Flag @ Dassault Aviation 

29.01.2012

Relance Française sur le Rafale !

 

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Nous voici arrivé dans un nouvel épisode de l’achat d’un avion de combat, après la lettre du «Corbeau» voici que Dassault Aviation relance directement les affaires avec une nouvelle offre !

Nouvelle offre :

Dans une lettre adressée le 19 janvier aux présidents des Commissions de la politique de sécurité, le constructeur français Dassault propose 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs. Selon lui, cette solution serait à la fois plus efficace et moins chère que les 22 Gripen E/F. Le 30 novembre dernier, le Conseil fédéral avait décidé d’acheter ces derniers pour 3,1 milliards de francs.Aujourd’hui, avec un coût par appareil de plus de 15% meilleur marché, ils redeviennent compétitifs. Cette concession gigantesque s’explique par leur difficulté à conclure des ventes au Brésil, en Inde et aux Emirats arabes unis.

La bataille de l’intoxication :

Une nouvelle offre qui tombe presque comme par hasard derrière une campagne de dénigrement qui fait suite au choix du Gripen E/F. La lettre anonyme du «Corbeau» qui reprend certaines critiques vient de jeter une véritable suspicion sur le choix, pourtant, rien n’est à ce jour prouvé et une commission vient d’être nommée pour y voir clair !

Certain soupçonne déjà la concurrence d’avoir travaillé en sous-marin pour permettre de casser le choix du Conseil Fédéral. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette offre tombe peut-être bien pour Dassault Aviation, en espérant qu’il ne s’agisse pas d’un coup tordu. Le résultat d’enquête de la commission sera donc très important en ce qui concerne non seulement la qualité des testes mais aussi de l’intérêt du «Corbeau»!

L’offre Dassault :

Cette nouvelle offre parait très intéressante effectivement car moins chère, mais encore faut-il tenir compte de l’évolution actuelle du Gripen E/F qui n’a rien à voir avec la version testée C/D. De plus,  18 appareils peuvent posé un problème de disponibilité (nombre d’appareils en état de vol). On sait que pour le Chef de l’aviation il était important d’avoir un minimum de 22 appareils. Reste donc à voir si cette offre va être réellement prise en compte ?

Notons au passage que rien n'empêche les suédois de SAAB Gripen d'adapter eux aussi leur offre !

Dans le cas ou l’offre de Dassault serait validée, il n’est pas impossible qu’un complément d’évaluation puisse être organisé en Suisse avec les deux appareils soit le Rafale et le Gripen E/F.

Photo : Rafale à Sion @ Pascal Kümmerling

 

03.11.2011

Avions de combat : constructeurs sous pression !

 

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La Suisse choisira avant la fin de l’année son nouvel avion de combat, je vous propose un ultime volet sur l’avancée du dossier. Les prix ont baissé et les intérêts politico-industriels refont surfaces ! Les responsables politiques se succèdent à Berne pour expliquer les avantages des avions qu’ils défendent, le suédois suivit du ministre de la défense française Gérard Longuet suivit mardi prochain de  l’allemand Thomas de Maizière.

La concurrence à joué son rôle :

La stratégie mise en place par le DDPS et Armasuisse à très bien fonctionné et la crise de la monnaie européenne apporte la cerise sur le gâteau ! Rappelez-vous, on parlait d’un achat à 5 milliards, hors, La semaine dernière c’est un Ueli Maurer (Chef du DDPS) pas peu fier d’annoncer que les mises à jour des offres ne dépasseront pas 4 milliards pour la plus élevée (fourchette de prix) ! La baisse de l’euro, combinée à la stratégie de concurrence ont obligés les trois constructeurs à revoir leurs prix.

Saab Gripen, Dassault Aviation et Cassidian (EADS) doivent impérativement vendre et se devaient d’amener sur la table un projet dont le budget correspond aux finances de la Suisse,  sous peine d’être purement et simplement écarté.

L’avion le moins cher reste le Gripen avec une offre à environ 3 milliards, alors que  l’Eurofighter  ferme la marche à environ 4 milliards. Le Rafale est quant à lui entre les deux.

La situation des trois concurrents :

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Le Rafale de Dassault Aviation :

L’avion français reste sans nul doute le favori avec un prix qui se situe, donc, parfaitement dans la ligne de crédits imposé. Ayant réussi le mieux les tests avec 95% de réussite, le Rafale est également proposé avec un partenariat industriel complet qui touche l’avion lui-même mais également la gamme de jets d’affaires «Falcon», le motoriste SNECMA/CFM International et l’ensemble des équipementiers connexes.

Mais le meilleur avion a-t-il été rattrapé par ces concurrents ? La réponse est non, le Rafale est le seuil proposé immédiatement avec un radar à antenne à balayage électronique (AESA) et plusieurs éléments testés à l’époque seront de la seconde génération comme l’optique frontale (OSF) et l’architecture électronique.

Le point faible ? L’avion français n’a pas trouvé à ce jour preneur à l’étranger et certain y voie là, un risque pour notre pays de devenir entièrement dépendant des futurs choix français. Oui, sauf que le Rafale se vendra certainement au EAU et reste bien placé en Inde et leader au Brésil, cette situation va donc évoluer.

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Le Gripen de Saab :

L’avion suédois reste donc le moins cher et peut donc jouer sur l’effet du prix. Mais l’argumentation des suédois va jouer également sur le fait que le Gripen à évolué grâce au démonstrateur NG (Gripen Nouvelle Génération). La version proposée à la Suisse sera remotorisée (General-Electric F414) et donc plus puissante, l’architecture électronique sera plus récente et dès 2016 il sera possible d’installer le radar Ericsson RAVEN ES-05 à antenne à balayage électronique (AESA). Mais attention l’avion est le plus petit, l’expérience nous montre qu’il est toujours plus complexe de modernisé un appareil n’ayant que peu de place libre.

Saab propose un travail de collaboration pour la mise à jour de l’ensemble de la flotte  des Gripen en services dans le monde et ceci en pleine collaboration avec l’aviation suédoise. L’offre est donc intéressante à la condition, que l’ensemble des clients du Gripen, désirent une telle modernisation. Il existe cependant une inconnue, la viabilité du constructeur SAAB sur le long terme !

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L’Eurofighter de Cassidian (ex EADS) :

L’avion le plus cher mais qui rentre malgré tout dans les chiffres. Le consortium européen offre un Eurofighter amélioré avec un radar plus puissant  la version CAPTOR-M. Cette version du radar fait partie de la tranche 3A qui prépare l’arrivée en 2016 du CAPTOR-E à antenne à balayage électronique qui pourra être montée en rattrapage. Cassidian offre un partenariat industriel fort avec ses sociétés comme Airbus, Eurocopter, CASA ainsi que les équipementiers du groupe.

Pourtant un risque existe en matière de collaboration du fait de la complexité du consortium Cassidian dont les procédures sont ralenties du fait de l’externalisation des chaines de montage aux quatre pays producteurs.

 

Le choix du partenariat :

Comme je l’écrivais dans mon dernier article sur le sujet, le choix du nouvel avion de combat revêt une double importance, un partenariat militaire sur le développement de l’avion à long terme (30 ans) et sur l’activité du tissus industriel. L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire, mais sera vital en matière de places de travail, alors que nous vivons une période difficile en matière d’emploi !

Liens :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/21/eurofighte...

Photos : 1 Les tests selon Nicolas PUG  2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen et Gripen NG @ Saab 4 Eurofighter @ Aeronautica Militare

 

28.10.2011

Inde : bataille finale entre le Rafale et l’Eurofighter !

 

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Le programme MMRCA (remplacement des Mig-21) qui a été lancé en août 2007 après six années de longues  réflexions devrait toucher à sa fin prochainement. Après un processus d’évaluation qui permis d’éliminer plusieurs concurrents, soit le Mig-35, Le F-16 Super Viper, le F/A-18 Super Hornet et le Gripen NG , une «short list» définitive met au prise les deux derniers concurrents que sont : le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter d’EADS/CASSIDIAN.

La dernière bataille :

La dernière passe d’armes, va donc être lancée, entre les deux appareils européens le 4 novembre prochain avec la remise aux autorités indiennes des offres commerciales, des deux constructeurs, avec à la clef, un contrat de 12 milliards de dollars pour 126 avions !

Le vainqueur de l'appel d'offres ne sera pas choisi immédiatement, les militaires souhaitent étudier les deux offres en détail. Mais cette étape marque l'entrée dans une nouvelle phase, où les propositions financières seront comparées.

Les offsets (compensations industrielles) ont déjà été négociés. Sur les 126 avions fournis, 108 seront assemblés sur place par Hindustan Aeronautics. La décision finale doit être donnée avant mars 2012, pour une première livraison en 2014.

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Analyse :

Dans ce dossier, l'Inde se retrouve à arbitrer un vieux conflit européen qui date des années 1980. A cette époque, les Européens n'ont pas réussi à s'entendre sur un avion de combat européen sur le modèle d'Airbus. Les Français défendaient le modèle d'un avion multimission, contrairement aux Allemands et aux Britanniques. De cette divergence stratégique sont nés Eurofighter qui construit le Typhoon et le Rafale de Dassault. En l'absence de réelle nationalité, le Typhoon pourrait souffrir de la mobilisation du corps diplomatique français auprès des autorités indiennes.

L'Histoire a montré que la diplomatie est déterminante dans l'issue de ces appels d'offres. Ainsi, Dassault s'offre une petite vengeance face au F-16 américain de Lockheed Martin. Washington ne lésine pourtant pas sur les pressions diplomatiques et financières pour vendre son matériel militaire, et pour éliminer ses concurrents notoires. Ainsi en est-il du gouvernement brésilien qui avait élevé le Rafale au rang de favori, avant de changer d'avis et de remettre à plat l'appel d'offre, à la faveur d'un changement de gouvernement.

Le consortium EADS/CASSIDIAN pour l’Eurofighter, en tout cas, y croit dur comme fer : le directeur général Enzo Casolini s'attend à une bonne nouvelle en provenance de l’Inde. L'Eurofighter est en tout cas régulièrement présenté comme le favori de la compétition indienne (du moins par certains). L’avion dispose même  de certaines ambitions au Japon, chasse gardée traditionnelle des Américains. Pour EADS la capacité de de lobbying développée à travers les instances diplomatiques des pays partenaires (Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne) et de la grande tradition des liens entre Britannique et Indien peuvent faire la différence.

Mais il faudra compter sur le prix, en effet, une forte différence pourrait déclencher un choix rapide alors que l’inverse amènera de longues discussions. De plus, les indiens vont longuement étudier les coûts de mise en oeuvre et de maintenance ainsi que les coûts de production de l’avion choisit sur une chaîne de fabrication locale. Là, l’Eurofighter n’est de loin pas le favori avec une organisation industrielle baroque en matière de programme, l'Eurofighter est le seul chasseur dont les ailes sont fabriquées dans des pays différents, l'aile gauche par l'italien Alenia et l'aile droite par EADS en Espagne. Coût estimé : 2,2 milliards de livres selon le NAO, soit les deux tiers des surcoûts.

Bref, rien n’est véritablement joué dans cet appel d’offre, à suivre !

Lien sur le programme MMRCA :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/08/19/l-inde-va-remplacer-ses-mig-21.html


Photos : 1 Rafale @ Dassault 2 Eurofigter @ EADS


 

21.10.2011

Eurofighter, Gripen, Rafale le choix avant Noël !

 

 

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Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) soumettra au Conseil fédéral, avant la fin de cette année, la proposition de décision relative au type des nouveaux avions de combat.

Réalisation finale :

La phase final du choix du nouvel avion de combat vient de commencer, sur demande du Département fédéral de la défense (DDPS) les constructeurs aéronautiques, EADS/CASSIDIAN (Eurofighter ), Dassault Aviation (Rafale) et SAAB (Gripen) doivent actualiser leurs propositions au gouvernement suisse d'ici fin octobre, afin que ce dernier puisse effectuer son choix pour l'achat de nouveaux avions de combat. Cette actualisation prévoit une mise à jour technologique ainsi que du prix demandé pour 22 avions de combat avec l’équipement connexe.

Puis, le choix du DDPS sera soumis à la fin de l’année au Conseil fédéral pour validation puis sera entériné par le parlement. L’avion choisi devrait être commandés dans le cadre du programme d'armement 2012 ou 2013.

 

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Le DDPS en position de force :

Les trois constructeurs européens doivent absolument vendre et se retrouve face à une demande claire de la Suisse : 22 avions pour un budget maximum de 5 milliards de francs suisses, des spécificités avancées en matière de technologie et un partenariat cadre en ce qui concerne l’industrialisation et l’entrainement !

Pas de discussion en parallèle comme cela se fait sur d’autres marchés en cours, les trois concurrents connaissent les besoins et les limites de notre offre. Pour eux, il s’agit donc de répondre en tout point au cahier des charges, soit un appareil moderne capable de supériorité aérienne, attaque au sol tactique et capacité de reconnaissance (avion omnirôle) jusqu’en 2040. Partenariat industriel complet dépassant la valeur d’achat et entrainement conjoint.

Partenariat industriel une chance :

Armasuisse, le centre de compétence de la confédération pour les achats d'armes, attend des fournisseurs étrangers qu'ils concluent des achat en Suisse pour le 100% de la valeur des contrats.

Les affaires compensatoires sont les participations industrielles de toutes sortes en relation avec des achats d'armes à l'étranger pour notre armée. On les appelle aussi affaires "offset". C'est par elles que les dépenses d'acquisition d'armes sont balancées. Les offsets ont un grande impact économique, elles permettent un maintien de la compétitivité internationale de l'industrie suisse et contribuent au maintient de la place industrielle Suisse et à la défense de places de travail.

Les offsets directes sont les affaires compensatoires qui sont liées à la participation des entreprisses suisses à la production de biens militaires commandés à l'étranger. Des compétences et du savoir faire sont ainsi acquis, ce qui permet d'assurer l'entretien autonome de ces biens d'équipement, de permettre de garder leur valeur ainsi que de permettre de futures améliorations et contribuer à garder le potentiel industriel essentiel à une défense nationale.

Les offsets indirectes sont les compensations du fournisseur étranger, des contrats à l'industrie civile suisse, accès à des technologies de pointe, développement communs en relation à des transferts de technologie, accès à des nouveaux marchés etc. Nos hautes écoles en profitent aussi, ainsi que leurs étudiants, avec le transfert de savoir-faire et les possibilités de stages.

Les affaires compensatoires sont possibles dans douze branches, parmi lesquelles l'industrie des machines, du métal, électronique, horlogère, automobile, aviation légère et moyenne, informatique ainsi que la coopération avec les hautes écoles et la recherche.

Dans la phase d'évaluation d'une acquisition d'armement, les premiers éléments des offsets sont apportés par l'offre du fournisseur étranger. Ces portefeuilles d'offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d'acquisition.

 

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Les programmes d’Offsets concerne plus de 300 entreprises de tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs notamment civil.

Ces perspectives s’adressent également aux acteurs incontournables du processus d’innovation qui se situent en amont de la phase d’industrialisation : les instituts suisses de recherche comme l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne ainsi que les universités cantonales. L’approche proposée contribuera à renforcer le «Pôle d’Excellence Aéronautique», réseau d’entreprises industrielles et de centres de recherche avec nos voisins et permettra de renforcer les liens déjà existants en matière de coopération du développement aéronautique.

 

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L’importance du choix, la valeur de l’investissement :

Un avion de combat coûte cher, mais ne voir en cela, qu’une luxueuse dépense est en soi, une grave erreur de jugement ! Un avion de combat représente un investissement à plus d’un titre : la sécurité, pour combler le départ à la retraite des vénérables F-5, appuyer en binôme les F/A-18 et garantir l’avenir des Forces aériennes une fois ces derniers devenu obsolètes.

Mais c’est aussi l’occasion grâce au partenariat exceptionnel en matière d’industrialisation de développer notre industrie et ceci justement, car nous sommes en période d’incertitudes. Jamais notre pays n’a eu, comme c’est le cas aujourd’hui, l’opportunité d’un partenariat aussi large en matière de recherche et développement (R&D). L’informatique, l’optronique, la communication les matériaux composites et la mécanique ne sont que la pointe de l’iceberg qu’un tel contrat peut rapporter non seulement dans le domaine militaire mais civil. N’oublions pas que les brevets qui en découlerons ouvrirons la voie à de nouvelles technologies dans une large palette de domaines.

Le choix du type d’avion de combat sera déterminant en matière de sécurité à l’avenir, mais aussi en ce qui concerne notre industrie et ses places de travail. L’avion devra être le meilleur techniquement et l’offre du constructeur répondre de manière complète et diversifiée en matière d’Offsets.

Le DDPS et le Conseil Fédéral doivent mesurer la responsabilité de leur décision et donner les moyens à notre pays d’aller de l’avant !

 

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Lien récent sur le sujet :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/02/d8dc9d4367261c1f838bc8c963734780.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/09/14/suisse-le-rafale-en-grand-favori.html

 

 

Photos : 1 badge des pilotes d’essais, réalisation Aviapic.ch (Laurent Baudillon, Christophe Moduli) 2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen @ SAAB 4 Eurofighter @ EADS

 

14.09.2011

Suisse : Le Rafale en grand favori ?

 

 

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Le Conseil National a voté ce jour le crédit nécessaire à l’acquisition de 22 nouveaux avions de combat, ce qui relance le programme d’achat! Je vous propose ici un petit rappel des trois concurrents ainsi que des offres de ceux-ci ! Les informations datent d’une année et il est évident que chacun des constructeurs pourra mettre à jour celles-ci, notamment en matière de technologie proposée et nous aurons l’occasion d’y revenir. Cependant, l’évaluation de 2008 reste valable et l’on peut aisément se baser sur elle.

Rappel :

Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par Armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre (impossibilité de répondre en matière de transfert de technologie). Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008.

Les essais comportaient  une trentaine de vols par candidat. A cet effet, chaque fabricant met à la disposition d'Armasuisse deux biplaces dans la configuration souhaitée. Ces avions ont été pilotés par des pilotes d'essai d'Armasuisse et des Forces Aériennes, en présence d'un pilote d'essai du fabricant. Les appareils ont décollé généralement de l'aérodrome militaire d'Emmen. Les appareils ont également atterris sur les aérodromes militaires de Meiringen, Sion et Payerne. Les scénarios de tests étaient identiques pour les trois candidats avec comme objectif de tester ceux-ci en mode air-air, air-sol et «reco». L’intégration sur les infrastructures ainsi que le domaine de la maintenance ont été testés.

A propos du processus d’offsets :

Dans la phase d’évaluation des offres des concurrents pour la vente d’avions de combat, chaque fournisseur doit apporter des offres concrètes concernant les offsets. Ces portefeuilles d’offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par Armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d’acquisition.

Dans la phase de décision, les contrats d’acquisition et les contrats d’offsets sont préparés afin d’analyser la valeur des différentes offres. Cela influe l’évaluation globale de l’acquisition. Les flux des offsets directs et indirects sont fixés lors de cette phase.

Un programme d’offsets de plus de 2 milliards génère du travail pour 2.500 personnes durant de longues années. En ce qui concerne le Rafale, les offsets atteignent près de 6 milliards et le Gripen E/F 5,5 milliards et l’Eurofighter près de 8 milliards soit dans les trois cas un retour bien supérieur à la facture du nouvel avion de combat.

Résultats de l’évaluation :

Selon les résultats officiels transmis par Armasuisse le résultat des tests est le suivant :

1 Rafale

2 Eurofighter

3 Gripen C/D (le Gripen NG est proposé depuis, mais n’a pu participer à l’évaluation).

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Le Rafale en Favori :

Le partenariat industriel :

Les industriels du consortium Rafale International – constitué des sociétés Dassault Aviation, Snecma (Groupe Safra ) et Thales, MBDA et leurs sous-traitants sont en mesure de proposer à la Suisse une coopération industrielle et scientifique au bénéfice de l’ensemble de ses cantons.  Cette offre touche l’ensemble de la gamme des fournisseurs soit : le secteur militaire avec le RAFALE, mais aussi le secteur civil qui comprend : les programmes d’avions d’affaires Falcon, les moteurs civil de type CFM56 ainsi que l’avionique pour avions et hélicoptères. Certains éléments du Rafale sont déjà produits en Suisse (vitre cockpit, réservoir de carburant additionnel et plus récemment des éléments du radar Thales RBE2).

L’offre prévoit la sous-traitance de nombreux éléments structuraux, l’assemblage final et la maintenance  en Suisse pour l’ensemble du programme Rafale ainsi que la recherche et le développement. La fabrication de l’armement (missiles MICA) est également proposée ainsi que le développement du viseur de casque GERFAUT, sont également concernés les systèmes tel le système d’auto-protection SPECTRA ainsi que l’OSF deuxième génération.

Selon Dassault, le Rafale est l’avion qui convient le mieux à notre pays, car en tant que voisin la collaboration à la fois militaire et industriel en sont  favorisées. De plus, il faut savoir que la version la plus récente (F3+) testée en Suisse a répondu à 95% au cahier des charges et offres les possibilités suivantes :

  • capacité de vol en mode « Supercruise».
  • Courte distance de décollage.
  • Rayon d’action et capacité de vol prolongé permettant de longues missions de surveillance.
  • Rapide mise en oeuvre notamment par des soldats de milice.
  • Facilité d’intégration sur les ouvrages déjà construits.

Système multisenseurs proposé :

La version du Rafale proposée à notre pays est la plus récente disponible soit le standard 04T avec le câblage pour le missile METEOR, le pod Damocles XF et la nouvelle architecture IDM. L’appareil disposera :

  • Radar Thales AESA RBE-2AA .
  • Système d’autopotection SPECTRA.
  • D’un OSF (Optique Secteur Frontal) nouvelle génération.
  • D’une liaison 16 (Link16) de dernière génération (MIDS).
  • Système de fusion des données NCW (Net Centric Warfare).

En matière de propulsion et en fonction des possibilités, il n’est pas exclut qu’une  version plus puissante du SNECMA M-88 soit disponible (a confirmer en rapport avec le contrat des EAU).

 

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L’offre pour l’Eurofighter :

La coopération industriel

La coopération industrielle repose sur le groupe formé par les sociétés partenaires du programme Eurofighter que sont Alenia Aeronautica (Italie), BAE Systems (Grande-Bretagne) et EADS (Allemagne et Espagne), responsables du développement et de la production de l'Eurofighter. La société responsable du développement du moteur de l’Eurofighter est EUROJET GmbH, dont les actionnaires sont Rolls-Royce (Grande-Bretagne), MTU Aero Engines (Allemagne) Avio SpA (Italie) et ITP Industria de Turbo Propulsores SA (Espagne). De plus le  consortium Eurofighter est complété par plus de 400 sous-traitants internationaux et par leurs sociétés mères ou affiliées.

Selon EADS, l’Eurofighter un avion particulièrement adapté pour les missions en montagne et dans l’espace aérien particulier de la Suisse en répondant aux besoins suivants :

  • fortes pentes d’approche et de décollage des bases aériennes en altitude
  • distance de décollage extrêmement courte sans post-combustion, y compris à pleine charge
  • moins de nuisances sonores et de gaz d’échappement
  • capacité « Supercruise » (faculté d’atteindre la vitesse supersonique sans allumer la réchauffe), y compris à pleine charge
  • durée de vol prolongée dans les missions de police de l’air et de surveillance de l’espace aérien, ce qui permet de réduire la flotte nécessaire
  • arrivée extrêmement rapide dans la zone de mission.

Equipements :

Le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs et l’arrivée du radar AESA «CAPTOR-E». L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions, différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission.

Système multisenseurs proposés :

  • Radar AESA CAPTOR-E.
  • Système PIRATE (Passive Infrared Airborne Tracking Equipement).
  • MIDS/Liaison 16 (Multifunction-Information-Distribution-System).
  • DASS Chaff/Flares (Defensive Aids Sub-System).
  • Pod de contre-mesures électroniques tractées.

 

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L’offre du Gripen :

Caractéristiques techniques :

Optimisé pour la Suède pour permettre sa mise en oeuvre par des soldats de milice, l’avion correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le Gripen est de conception multi-rôles  et permet l’ensemble des missions prévues dans le cahier des charges : police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance. L’avion apporte un développement en continu, il est validé pour l’ensemble des types de missiles occidentaux et autorise, de ce fait, le montage du même armement que sur les F/A-18 et sert actuellement de plateforme de tests pour le missile METEOR de prochaine génération. L’appareil sera développé et maintenu au niveau le plus avancé jusqu’en 2040 en collaboration avec la Suède et proposera l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que de maintenance.

Le système d’armement du Gripen inclut des munitions de précision «intelligentes», telles que les bombes guidées par laser (LGB), et l’équipement de système infrarouge de détection par l’avant/illuminateur infrarouge (FLIR/LDP) qui leur est associé. Ces capteurs de cible avancés complètent les modes radar air-air et air-sol et la liaison de données tactique, donnant au Gripen une capacité d’attaque à la fois précise et souple.

Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre en réseaux centrés (Net Centric Warfare- NCW). L’avion sera doté d'un nouveau  systèmes tactiques, tels que le radar à balayage électronique AESA le «RAVEN ES-05», un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

Commentaires :

A ce jour, le Rafale part en grand favori non seulement grâces à ses excellents résultats aux tests mais également par les offres en matière industrielles.  L’avion correspond à l’enveloppe budgétaire et offre d’excellentes perspectives de modernisation.  L’Eurofighter quant à lui s’améliore techniquement, mais souffre en matière de coûts ! Il est en effet le plus cher à l’achat et dépassera visiblement (selon le prix catalogue) le budget suisse, sa maintenance est également la plus onéreuse ! Le Gripen semblait très bien placé, mais la version C/D testée s’avère dépassée et le «NG» souffre pour l’instant de retard quant à sa mise au point et risque donc d’arriver trop tard, de plus il semblerait que l’offre industriel manque de garantie, du moins en apparences, l'offre suédoise reste très intéressante notamment avec l'adjonction du radar AESA et les possibilités de modernisation des appareils déjà en service !

Il faut néanmoins attendre la mise à jour des offres, mais il est vrai, que Dassault Aviation pourrait bien remporter l’offre et offrir à nos deux pays une nouvelle ère en matière de coopération aéronautique ! à Suivre ...

 

LES TROIS CANDIDATS SERONT EN DEMONSTRATION AU MEETING DE SION CE WEEKEND :

L’Eurofighter : le samedi 17 septembre à 16h30 et le dimanche 18  à 15h05.

Le Dassault Rafale : le vendredi 16 septembre à 14h35 et le samedi 17 à 15h00.

Le Gripen : le vendredi 16 septembre à 16h45 et le dimanche 18 à 13h30.

 

Mise à jour :

Le 30/09/11 (10H10) L’achat devant être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats seront dès lors  échues (valable jusqu’à la fin de l’année). De fait, le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !
Chaque concurrent connaissant maintenant l’enveloppe de financement pourra donc ajuster selon ses possibilités ! Rien n’est dit, la bataille continue … !

Photos : 1 & 2 Le Rafale au Bourget @ Paul Marais-Hayer 3 L’Eurofighter au Bourget @ Paul Marais-Hayer 4 Gripen C/D à Emmen @ Hermann Keist


 

08.06.2011

La Malaisie va remplacer ses MiG-29N !

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La Malaisie s’apprête à lancer un appel d’offre pour le remplacement de sa flotte actuel de MiG-29N « Fulcrum ». Les autorités de Kuala Lumpur ont annoncé la mise en place d’un programme sous le nom de MRCA (Multi-Role Combat Aircraft), qui devra déboucher sur l’acquisition de 18 appareils à l’horizon 2015. L’appareil choisit viendra compléter les F/A-18D en cours de modernisation (voir lien) et ensuite pouvoir compenser le départ de ceux-ci et de la flotte de SU-35MkM à l’horizon 2030 !

 

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Les moyens de la Royal Malaysian Air Forces (RMAF) :

 

La Royal Malaysian Air Forces (RMAF) dispose aujourd’hui de 8 Boeing F/A-18D « Hornet » en cours de modernisation ainsi que de 18 Sukhoi SU-30MkM. Concernant les  18 MiG-29N acquis au début des années 90, la RMAF en comptabilise encore 16 en activité.

 

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Lancement du programme MRCA :

 

Le programme de remplacement des Mig-29N n’en est encore qu’à ses débuts, le Ministre de la Défense Datuk Seri Dr Ahmad Zahid Hamidi faisait remarquer hier que le financement de l’achat qui devrait se chiffrer en milliards de ringgit n’était pas encore bouclé. De plus, il restait encore à publier le cahier des charges (Request For Proposal) afin de pouvoir faire une pré-évaluation sur le papier des divers prétendants. Et d’ajouter que le choix ne sera pas seulement militaire, mais dépendrait également des possibilités de transfert en matière de technologie.

 

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Déjà des prétendants :

 

Si par le passé la Malaisie n’a pas toujours pu se doter des derniers systèmes et notamment des codes sources, car considérée comme moyennement «  sûre » ce pays compte bien aujourd’hui doter sa Force aérienne d’un  nouveau vecteur particulièrement moderne et complet. Si l’appel d’offre  n’est pas encore officialisé, les principaux constructeurs se mettent déjà en ordre de marche afin de se tenir prêt !

 

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Les Russes de Sukhoi mettent déjà en avant le SU-35 arguant que celui-ci reste moins cher  et supérieur aux aéronefs occidentaux et  offrant un complément  aux actuels SU-30 MkM. Du côté des occidentaux, Dassault se prépare avec le Rafale et annonce l’ouverture d’une représentation à Kuala Lumpur d’ici la fin de l’été. EADS se prépare également avec l’Eurofighter et SAAB avec le Gripen NG. Aux Etats-Unis, seul Boeing a manifesté de l’intérêt pour l’instant et proposera certainement le F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin n’ayant pour l’instant pas encore réagit à l’éventualité d’offrir le F-16 Block 50. Reste une inconnue concernant la Chine, celle-ci se lancera-t-elle dans  la course avec le J-10 « Super Dragon Véloce » et ou une version clonée du SU-27 ?

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Lien sur la modernisation des Hornet malaisiens :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/05/18/la-malaisi...

 

Photos : 1 MiG-29N Malaisien@Peter de Jong 2 SU-35 @Sukhoi 3 Rafale @Dassault Aviation 4 Eurofighter @ Eurofighter/EADS  5 F/A-18 Super Hornet @Boeing 6 Gripen NG@ SAAB

 

 

 

04.05.2011

Rafale Tir réussi d’un AASM !

 

 

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Le 21 avril dernier, la DGA a réussi le tir d’une AASM (Armement Air Sol Modulaire) à guidage laser sur une cible se déplaçant à 80 km/h et avec une précision métrique. Le tir a été effectué sur le site d’essais de missiles de la DGA à Biscarosse.

Réalisé sur le site de al DGA, à partir d'un Rafale de série mis en œuvre par DGA Essais en vol base de Cazaux, le tir a été effectué avec un très fort dépointage (90°) par rapport à l'avion tireur, à une portée de plus de 15 km.

L'impact au but a eu lieu en incidence rasante, sur une cible mobile constituée d'une tache laser générée par un illuminateur sol monté sur une tourelle, afin de simuler un véhicule se déplaçant à 80 km/h.

Grâce à ses algorithmes de détection et d'asservissement de la trajectoire sur la tache laser détectée, et à sa grande manœuvrabilité aérodynamique, l'AASM a atteint la cible avec une précision meilleure que le mètre.

La version à guidage Inertiel / GPS / Laser est équipée d'un autodirecteur semi-actif laser et met en œuvre des algorithmes de poursuite de cible fixe ou fortement mobile utilisés lors de la phase terminale.

Elle sera produite en série pour les besoins de l'armée de l'air et la marine nationale à partir de la fin 2012.

Photo : tir de l’AASM depuis un Rafale@ DGA

 

28.04.2011

L’Inde choisira entre le Rafale et L’Eurofighter !

 

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Le Gouvernement indien a annoncé aujourd’hui la création d’une « short list » dans le cadre du programme MMRCA (Medium Multi-Role Combat Aircraft), celle-ci comprend deux avions soit : le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter du consortium européen, dont EADS Cassidian et BAE System. Annoncé par le ministère de la Défense indien aujourd’hui, ce contrat porte sur la fourniture de 126 appareils de combat pour l’Indian Air Force (IAF). Cependant ce nombre pourrait monter jusqu’à 220 avions.


Un gros contrat :


Le contrat est estimé à environ 11 milliards de dollars US. Les dix-huit premiers chasseurs devraient être construits dans le pays d’origine de l’appareil tandis que le reste sera produit par Hindustan Aeronautics Limited en Inde.


Le contrat se négocie désormais autant sur les capacités des appareils que sur la face politico-économique de la commande. En effet l’Inde espère aussi des contreparties économiques. Le marché devrait être conclu en juillet prochain mais les retards pourraient repousser la signature du contrat en mars 2012. Cela fait quatre ans que l’Inde attend son nouveau chasseur mais les retards n’ont fait que se succéder depuis la première compétition en 2007.

 

La politique s’en mêle :

 

Ce marché a mobilisé rien moins que le président Nicolas Sarkozy et ses homologues américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev.


Les perdants :


Les autres appareils de la compétition, le F/A-18 Super Hornet de Boeing, le F-16 Super Viper de Lockheed Martin, le MiG-35 de Russian United Corporation et le Gripen NG du suédois SAAB, n’ont pas satisfait les critères techniques du cahier des charges et n’ont donc pas été retenus pour la suite du contrat.

 

Le programme MMRCA :


Le programme MMRCA a été lancé en août 2007 après six années de longues  réflexions. Le cahier des charges détaillant les conditions de vente, le transfert de technologie, la maintenance et la production sous licence des appareils a été remis aux six constructeurs concurrents soit : le russe Mikoyan-Gourevitch avec le MIG-35, le français Dassault avec le Rafale, l’européen EADS avec l’Eurofighter Typhoon, le suédois SAAB avec le Gripen NG et les américains Boeing F/A-18 E/F Super Hornet et Lockheed Martin F-16  Super Viper.

 

L’avion choisit devra pouvoir assurer le lien de supériorité aérienne que couvre les Sukhoi Su-30 au niveau de la basse et de la moyenne altitude de manière sectoriel. L’avion devra être livré au  standard le plus haut disponible.

 

L'Inde compte déployer les appareils non loin de ses frontières de l'ouest et du nord-est, face au Pakistan et à la Chine. New Delhi redoute que Pékin ne tente de l'encercler stratégiquement, les deux nouvelles puissances économiques étant en concurrence aussi sur l'accès aux ressources de la planète.

 

A suivre donc, le dernier épisode entièrement européen  de ce feuilleton entre le Rafale et l’Eurofighter !!

 

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Liens sur le sujet : L’Inde va remplacer ses Mig-21 :

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/08/19/l-inde-va-...

 

Photos : Rafale @ Paul Marais-Hayer  2 Eurofighter @Eurofighter

 

 

09.03.2011

Avions de combat : le National dit :OUI !

 

 

 

 

 

Le conseil national demande au Conseil fédéral l’achat rapide d’un nouvel avion de combat d’ici 2015, le DDPS va devoir économiser 4 milliards pour réaliser l’achat !!

 

Par 95 voix contre 69, la Chambre du peuple a adopté mercredi une motion réclamant un relèvement du plafond des dépenses pour l'armée.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer. La motion doit permettre au Parlement d'octroyer durant la prochaine législature déjà un crédit pour acquérir les appareils destinés à remplacé la flotte des «Tigers». La droite a réagi ainsi à l'annonce faite en août dernier par le Conseil fédéral d'ajourner sa décision.

En principe, cet achat va compenser le départ à la retraite des F-5 et préparer l'après F/A-18, en effet, le nouvel avion devra rester en fonction jusqu'en 2040 !

 

 

 

A Suivre !

 

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les trois concurrents : Gripen NG, Eurofighter, Rafale
Liens sur le dossiers des tests en 2008 :

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