05/10/2017

Le F-35, une machine à broyer la concurrence européenne !

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En marge de la décision belge de refuser l’offre du Rafale, petit retour sur la machine à écraser la concurrence que représente le Lockheed-Martin F-35.

Refus de l’offre française :

En septembre dernier, la France a tenté un coup de poker en voulant contourner l’appel d’offre de la Belgique pour remplacer sa flotte de F-16. Le cahier des charges étant un peu trop en faveur du F-35 américain. La réponse belge est tombée : Le ministre de la Défense Steven Vandeput estime non-recevable la contre-offre française avec son avion le Rafale. Le sujet était abordé mercredi matin en commission des achats militaires de la Chambre.

Une proposition indéquate :

Si l’offre du gouvernement français était intéressante en terme de collaboration et de prix, celle-ci n’est pas accpetable du poit de vue juridique "car elle n'entre pas dans la procédure de marche public lancé le 17 mars".

Mais le ministre belge n’en reste pas là, selon ses dires, la lettre de deux pages envoyée par la ministre française des Armées Florence Parly a été rédigée en français, alors que le document devait être écrit en anglais (la Belgique étant bilingue). Par ailleurs, aucune des 164 questions contenues dans le RfP pour permettre une évaluation complète n'a été remplie par la lettre de la ministre française.

Pour terminer, le nom du ministre belge Steven Vandeput aurait  été écorché par son homologue française ! L’aventure du Rafale semble tourner à l’histoire belge, malheureusement.

Ce F-35 qui ne laisse personne indifférent :

Le Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » ou « Joint Strike Fighter » (JSF) ne laisse personne indifférent, que ce soit pour ses nombreux problèmes de développement ou ses coûts faramineux. Mais aussi pour les espoirs qu’il suscite en tant qu’outil aérien de demain.  

La genèse  :

Le F-35 a été développé dans le cadre du programme établi « Joint Strike Fighter » en 1993 avec comme objectif d'équiper du même appareil les trois composantes aériennes des forces armées américaines (l’USAF, L’USN, L ‘USMC). A l’origine l’avionneur espérait produire 4'000 exemplaires, mais aujourd’hui le chiffre d’un peu plus de 3’000 est avancé.

Le programme le plus cher:

Le coût unitaire du F-35 était estimé à 69 millions de dollars en octobre 2001. Au lancement du programme, celui-ci à augmenté de 89%. Aujourd’hui, il a atteint les 130,6 millions par avion, selon le dernier rapport du GAO à ce sujet publié en avril dernier. Le GAO américain a estimé que les surcoûts gigantesques risquent de menacer, à terme, le financement d'autres programmes.

L’autre problème concerne le prix à l’heure de vol, 70% des 1’000 milliards de dollars que l'armée américaine estime devoir dépenser pour acquérir et faire voler les avions pendant toute leur durée de vie (estimée à 50 ans) ne financeront que leur utilisation.

Pour tenter de diminuer les coûts, il faut vendre et rallier d’autres pays au programme afin de partager les charges. Pour cela, les clients étrangers sont amenés à cotiser au sein du développement de l’avion.

Tuer la concurrence:

Mais cette façon de faire à un but : tuer la concurrence ! En effet, les Etats-Unis ne partagent pas la technologie, le retour industriel passe intégralement aux Etats-Unis. Une sorte de cercle vicieux. Les clients se retrouvent donc complètement dépendants des Etats-Unis, car ils n’ont plus les moyens technologiques de développer leurs propres matériels ou de se diversifier.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie et le Danemark ont rejoint le programme F-35. Ces quatre pays ont investi 5 milliards de dollars dans le programme, soit près de 50% du budget annuel de recherche et développement militaire européen. C’est également un coût proche du programme complet de recherche et de développement d’un avion de combat européen de type Rafale (R&D). Pas un euro n’est actuellement investi dans un futur programme d’avion de combat européen.

Des problèmes à n’en plus finir:

Le programme F-35 est le champion des retards accumulés soit près 7 ans en 2014 par rapport au calendrier initial et un dépassement de budget estimé à 68 % au mois de juillet 2014.. De plus, aucun des 131 appareils achetés et livrés n'est encore opérationnel. L’avionneur Lockheed Martin reconnaît qu’il a encore beaucoup à faire, avant de pouvoir livrer une F-35, pleinement opérationnel. Car la liste des problèmes est longue. Certes, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse, mais le cas du « Lightning II » est un cas à part. Si, de nombreux problèmes font aujourd’hui partie du passé, il en reste d’autres, pire de nouveaux apparaissent encore. Il serait impossible de lister ici la problématique qui gangrène l’avion tellement la liste est grande, mais en voici quelques-uns :

Disfonctionnement de l'algorithme de concentration d'oxygène de l’Obogs.

La vision nocturne qui n'est pas au point, ce qui induit des difficultés pour atterrir dans le noir.

Des problèmes de GPS qui transmettent parfois par erreur la position de l'avion à l'ennemi.

Surchauffe de la soute à armement, qui oblige une ouverture en plein vol pour la refroidir.

Echec de la fusion des données obtetues par les différents capteurs.

Vulnérabilité à la foudre.

Mais ce qui est incroyable vient du fait que chaque problème réglé en provoque un autre ailleurs et l’adaptation des logiciels dégrade des systèmes qui fonctionnaient bien avec une version antérieure. Autre exemple de problème concerne la maintenance. Le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé aux Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service.

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place son propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe, tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Et pourtant l’avion se vend :

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Et pourtant malgré ses nombreux déboires, le F-35 se vend plutôt bien. Nombreux sont les pays qui ont déjà opté pour cet appareil pour en faire leur futur et unique avion de combat ou comme Israël, en tant que complément indispensable à la modernisation des unités aériennes. L’Etat Hébreu considère que le F-35 permettra de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés.

L’engouement pour le F-35 tient à deux facteurs. Le premier est constitué d’un marketing très travaillé qui a été mis en place par l’avionneur, dès le début du lancement du programme et destiné aux nombreux utilisateurs de l’actuel F-16. L’objectif était de convaincre ceux-ci, que le F-35 est le digne et unique remplaçant des « Fighting Falcon ».

La seconde raison est plus technologique. En effet, le F-35 Lockheed Martin n’est pas seulement un avion, mais une « plate-forme pour système d’arme flexible et adaptable ». Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’avion est destiné à servir de centre pouvant coordonner différents moyens : des drones ou des missiles qui participeront à la bataille à ses côtés.

Les avions européens sont-ils battus ?

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Immanquablement, les coûts et les problèmes de développements du F-35 vont diminuer à l’avenir, rendant ainsi, l’avion plus attrayant encore sur le marché des nouveaux avions de combat. Reste que la maintenance des matériaux furtifs continuera d’imposer des coûts élevés aux utilisateurs et le téléchargement à distance et ses problèmes de cyberattaques ne feront qu’empirer dans un monde toujours plus connecté.

Les avions européens que sont les Rafale, Eurofighter et Gripen n’ont pas dit leurs derniers mots pour autant. En matière de capacités en tant que plateforme d’armes, ceux-ci n’ont pas encore atteint leur pleine capacité. Les trois appareils vont même évoluer prochainement dans ce sens avec une augmentation de la puissance électronique. Chez Dassault on commence à préparer le futur standard F4 du Rafale et chez Saab c’est la version MS22 du Gripen E qui se dessine. Le consortium AirbusDS/Eurofighter prépare lui aussi une telle amélioration pour le standard T3. Dans les trois cas les améliorations des logiciels et de la puissance électronique doivent justement permettre d’exploiter de nouvelles capacités à travers les censeurs comme les radars AESA, mais également rendre la fusion électronique encore plus rapide et permettre de nouvelles applications de connectivité immédiate avec l’ensemble des forces en activités (air, sol, mer). Ce sont d’ailleurs ces trois nouveaux standards qui pourront être disponibles pour notre pays dès 2025. De fait, l’Europe a encore son mot à dire en matière d’aéronefs militaires et la récente déclaration franco-allemande sur l’avenir peut être rassurante pour autant que les erreurs du passé puissent être comprises.

 

Photos : 1 F-35A israéliens @IAF 2 Le simulateur du F-35  lors du meeting Breitling Airshow à Sion @ P.Kümmerling 3 Rafale, Eurofighter, Gripen @ vue d’artiste

 

 

24/06/2017

Le Rafale F-3R bientôt qualifié !

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Les tests en vol impliquant la nouvelle norme opérationnelle « F-3R » de l’avion de combat Rafale de Dassault avance conformément au calendrier. Le nouveau standard sera prêt pour 2018.

Conformément à la programmation du ministère des armées, le standard « F3-R » du Rafale sera qualifié en 2018 par la direction générale de l’armement (DGA) et entrera en service opérationnel quelques mois plus tard. Au cours du premier semestre 2017, les équipes de la DGA, de Dassault Aviation, de MBDA, de Thales et les centres d’expérimentation de l’armée de l’air et de la marine ont déroulé comme prévu le calendrier des campagnes d’intégration des deux équipements majeurs du nouveau standard « F3-R ».  Il s’agir du missile « METEOR » et le pod de désignation « TALIOS ».

Le  dernier tir réel de la campagne d’intégration du missile air-air longue portée METEOR depuis un Rafale s’est déroulé avec succès sur le site de Biscarrosse de la DGA. Réalisé contre une cible aérienne située à très grande distance et suivi aussitôt d’un tir simulé de missile MICA contre un autre objectif, ce tir est représentatif des nouvelles capacités  rendues possibles par l’association du « METEOR » et du radar RBE2 AESA longue portée du Rafale.

Déjà opérationnel avec les avions de combat Saab JAS-39 C Gripen de l'armée de l'air suédoise, le « METEOR » a récemment subi son essai final sur l’Eurofighter « Typhoon II », avant d'entrer en service avec les forces aériennes d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne et du Royaume-Uni à partir de l'année prochaine.

En ce qui concerne le THALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Le TALIOS doit permettre de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont : 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Toutes les fonctions seront standard pour les clients français et internationaux. Grâce à son architecture ouverte, le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

Thales a obtenu jusqu'à présent une commande pour 20 TALIOS. Mais au total il est prévu que 45 nacelles puissent venir équiper l'armée de l'air française et la marine. La production en série du système commencera en 2018, après l'achèvement des tests de mesure. 

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Photos : 1 Rafale 2 Rafale et THALIOS @ Dassault Aviation/DGA

18/05/2017

Finlande, le point sur le nouvel avion de combat !

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La Finlande est actuellement en phase d’analyse des réponses préliminaires des avionneurs en ce qui concerne la demande d'information qu'elle a émise dans le cadre du programme HX-FRP pour remplacer sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet ».

Selon le calendrier finlandais en vigueur, il est prévu de débuter le processus de sélection officielle au début de l’année 2018. C’est également à cette période que la Finlande demandera un premier devis (RFQ) aux avionneurs en compétition. Selon le chef de projet au ministère de la Défense finlandaise, Lauri Puranen, le cahier des charges doit permettre aux soumissionnaires de proposer une gamme de solutions suffisamment large pour répondre à un certains nombres de scénarios clés.

Les bases du projet :

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. Pour cette acquisition la Finlande prévoit un budget d’acquisition dans une fourchette allant de 9 à 11 milliards de dollars. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final.

Les aéronefs en compétitions:

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Hornet en Finlande : 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui avait permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, la Finlande décida d’équiper ses « Hornet » des systèmes manquants. Depuis les « Hornet » finlandais ont reçu les missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM avec un système de système de visée plus performant et de doter ceux-ci, du système de guerre électronique AN/ALQ-67.

Le groupe de travail du ministère de la Défense finlandais a recommandé que la flotte de F/A-18C/D puisse entrer en retraite durant la période 2025-2030. A signaler, que la Finlande considère que le coût d'un programme d'extension de vie des « Hornet » est à la fois risqué et prohibitif.

Essais et choix :

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

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Photos : Boeing F/A-18C « Hornet » finlandais@ Cristain Schrik

23/03/2017

Dassault prépare le Rafale F4 !

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Le ministère français de la Défense a lancé les travaux de développement qui doivent permettre de préparer le prochain standard de production du Rafale. Selon l’avionneur français le standard F4 sera disponible à partir de 2025.

Par ailleurs, il semble que Paris envisage de placer une nouvelle commande pour le Rafale dans le cadre d'un accord pour une cinquième tranche d'avions.

Le ministère de la Défense affirme que la mise à niveau de la F4 sera motivée par la rétroaction opérationnelle et comprendra des améliorations aux capacités de réseau et aux capteurs actuels du Rafale. En outre, elle tiendra compte de «l'évolution attendue» des missiles et des moteurs, ainsi que de l'intégration probable de nouvelles capacités.

La France a jusqu'à présent commandé 180 Rafale pour ses forces aériennes et navales, mais avec la retraite progressive de ses Mirage 2000, il faudra des exemplaires supplémentaires pour maintenir sa flotte de combat à 225 appareils.

 

Photo : Rafale @ Armée de l’air

 

 

09/03/2017

Belgique, bisbille à propos du remplacement des F-16 !

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Bruxelles, des politiciens s’inquiètent de la manière dont le cahier des charges du nouvel avion de combat a été validé. En effet, pour certains, le document a été avalisé par la Chambre des députés un peu trop vite et ceci, sans que les principaux intéressés puisse s’y pencher correctement.

Un vote rapide :

Les députés belges attendaient depuis plusieurs mois le cahier des charges du nouvel avion de combat qui doit permettre de fixer les bases du choix du futur remplaçant de la flotte de Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980. Le problème dénoncé par certains politiques vient du fait que le document est long, technique et en anglais. En conséquence, il est difficile à lire et il faut du temps pour un novice en matière d’aéronautique militaire d’en comprendre les principaux éléments.

Le précieux document est donc passé très vite entre les mains des députés pour un vote d’acceptation lui aussi très rapide. Hors les questions de base du projet n’ont mêmes pas été discutées lors du vote. Un député se plaignait ce matin, que les questions ayant attraits au maintien de l’emport de la charge nucléaire et des compensations économiques avaient tout simplement été évité.

Les questions de fond :

La réaction de certains politiques belges n’est pas anodine, j’en avais fait le centre d’un article en février de l’année dernière. En effet, des détails importants risquent de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN et devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique. La crainte d’un cahier des charges qui favoriserait un concurrent est dans les esprits, on comprend mieux le désarroi et la réaction de certains aujourd’hui.

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants: le Lockheed-Martin F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

 

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Photos : 1 F-16 Solo display @ Martin Melian 2 F-16B de la FAB @ Marco Papa