12/04/2019

Air2030: l’Airbus Eurofighter « Typhoon » aux essais !

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Nous voici entré dans la phase tant attendue des essais en vol depuis les installations de la base aérienne de Payerne des avions de combat en concours. Le nouvel avion devra venir assurer la pérennité de nos Forces aériennes en venant remplacer dès 2025 les derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et la flotte de Boeing F/A-18 C/D « Hornet.

Présentation factuelle : 

Pour chacun des candidats vous trouverez ici une présentation factuelle de l’avion en test et de l’évolution de celui-ci dans le standard qui sera disponible à la livraison en 2025. L’objectif est de faire connaitre l’avion actuellement en test de manière égale et impartiale vis-à-vis de ses concurrents. Il n’est pas question de faire ici l’évaluation de chacun, celle-ci est le fait des spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes, qui par ailleurs disposent des données confidentielles sur chacun des candidats. 

Rappelons également, que le choix d’un avion n’est pas que technique, il s’agit d’un partenariat sécuritaire qui englobe des enjeux stratégiques. Le choix du futur partenariat d’entraînement avec une force aérienne amie, un partenariat dans le cadre de la production d’éléments de l’avion et des engagements industriels à 100% à travers l’industrie civile (Offsets). Nous devons parler de « paquet global » en ce qui concerne le choix final, mais nous y reviendrons.

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Etat des essais :

La première phase de tests en simulateur chez les constructeurs a permis de vérifier le bon fonctionnement des divers systèmes de chaque appareil, selon un scénario précis. Par exemple : on vérifie, si les alarmes fonctionnent correctement. En plus des simulateurs, les constructeurs ont dû répondre à diverses questions concernant la maintenance et la logistique.

La phase d’essais en vol en Suisse, 8 au total, doit permettre de vérifier les données de l’avion, comme sa vitesse, la portée radar par exemple. Il s’agit également de tester les différents capteurs de l’avion en situation réelle. Les éventuels faux échos qui pourraient survenir sur le radar, générés par les montagnes. Pour cela des missions spécifiques sont organisées. La dernière est libre et doit permettre au candidat de montrer des spécificités propres à l’avion.

Toutes ces données sont enregistrées sur l’enregistreur de vol qui permet ensuite d’analyser chaque phase des essais en détail. Les pilotes suisses sont en place arrière sur les avions biplaces et suivront les appareils monoplaces à distances (F-35 & Gripen E). Selon armasuisse, il est important que les avions puissent donner le maximum de leurs capacités durant les 8 vols. Cette possibilité est due au fait que ce sont les pilotes des avions respectifs qui effectuent la manœuvre. Avec des pilotes suisses, il aurait fallu plus de temps, afin que ceux-ci apprivoisent chaque modèle. En Suisse, une phase d’observation de la maintenance et de sa facilité est également au menu des essais.

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 L’Airbus Eurofighter T2 (FGR.4) « Typhoon II » :

Les deux avions (un biplace et un monoplace) qui sont arrivés le 9 avril sur la base de Payerne, sont des Eurofighter T2 ou FGR.4 (dénomination anglaise) appartenant au 41ème Squadron de la RAF basé à Conningsby. Il s’agit du standard le plus récent disponible pour l’Eurofighter.

L’Eurofighter FGR.4 (T2) est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique et de systèmes d'armes entièrement numériques avec système HOTAS. Le Typhoon est conçu pour effectuer les missions aériennes suivantes: supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime.

Doté d’une avionique avec trois écrans multifonctions, le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs.  L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions offrent différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission. Le pilote dispose du viseur de casque « Stryker II » de BAe Systems. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan. 

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Les systèmes de l’Eurofighter : 

Le système AIS :

Le système AIS (Attack and Identification System) réalise la fusion des informations remontant des multiples capteurs embarqués et des capteurs externes via le système MIDS (Multifunction Information Distribution System). C'est par ce système que l'on contrôle les émissions électromagnétiques de l’avion pour réduire sa détectabilité (système EMCON - EMission CONtrol).

Le radar CAPTOR :

L’avion est doté du radar ECR-90 CAPTOR-M à antenne mécanique de troisième génération, opérant en bande X qui permet à la fois de faire une recherche sur grande distance et de l’illumination et de la poursuite. Il lance automatiquement une poursuite lors de scan (Track while scan – TWS) pour une liste de cibles dont le nombre exact reste classé. Il est possible de l’asservir directement sur le casque du pilote, les données obtenues pouvant ensuite être utilisées pour l’armement air-air courte portée tel que l’ASRAAM. Le système d'identification ami (IFF) est intégré dans le système CAPTOR.

Le système PIRATE (IRST) :

Le PIRATE, pour Passive Infra Red Airborne Tracking Equipment (IRST), est un équipement de deuxième génération d’imagerie infrarouge. Le PIRATE intègre à la fois une capacité FLIR (imagerie infrarouge frontale) et l’IRST (veille et poursuite infrarouge). Le système fait appel à un capteur infrarouge très sensible qui opère dans des longueurs d’onde de 3 à 11 µm en deux bandes. Cela permet aussi bien la détection des panaches de gaz d’échappement chauds des moteurs à réaction que la détection de la surface de chauffe causée par la friction avec l'air de l’atmosphère. Le refroidissement du capteur permet de détecter même de petites variations de température à longue portée. L’utilisation de techniques de traitement d’image améliore encore les données recueillies, ce qui donne presque une image haute résolution des objectifs. Les images obtenues via ce système peuvent être affichées sur l’un des afficheurs multifonctions intégrés dans le cockpit. En outre, l’image peut être superposée à la fois sur le viseur de casque et sur l’afficheur tête haute.

Le système DASS :

L’Eurofighter dispose d’une architecture modulaire pour le système défensif, le DASS(Defensive Aids Sub System). Toutes les parties du DASS sont contrôlées par un DAC (Defensive Aids Computer). Le DAC offre une capacité entièrement automatisée pour analyser et répondre à toute menace que l’Eurofighter pourrait rencontrer. Pour fournir ces informations essentielles sur la situation extérieure, le DASS s’appuie sur différents sous-systèmes comme le détecteur d’alerte radar et son équivalent optronique, le Détecteur d’Alerte Laser (DAL) qui prévient de toute illumination lié à des télémètres lasers ou autres systèmes de guidage laser. Le Détecteurs de Départ Missiles (DDM) qui fournit des informations à 360° sur toute approche de missile, donnant ainsi le temps nécessaire pour engager des manœuvres d’évitement, en s’appuyant par exemple sur des leurres.

Nacelle ATFLIR:

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.


Données techniques & armement du FGR.4 (T2) : 

Deux moteurs Eurojet EJ200-3A de 60kN et 90kN avec postcombustionMasse à vide 11’000kg, maximale 21’000kg, vitesse Mach 2.0, Mach 1.5 en mode SuperCruise, plafond pratique 16'800 m, vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 1’852km.

Armement (12 points d’emport) : 1 canon Mauser BK-27, Missiles air-air : ASRAAM, IRIS-T, AIM-9X, AMRAAM AIM-120, METEOR. air-sol : Brimstone, Storm-Shadow, Taurus. Anti-radar : HARM, ALARM. Bombes : GBU 10/16/24,  Enhanced Paveway, JDAM. Nacelle de désignation : Litening.

La version disponible en 2025 :

Eurofighter T3A/B Block10/15:

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Si notre pays devait opter pour l’Eurofighter, le standard livré en 2025 serait sensiblement différent. Il s’agirait du T3A/B Block10/15. Ce standard disposera du radar AESA CAPTOR-E à balayage électronique. L’arrivée du CAPTOR-E permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar CAPTOR-M actuel, mais, il est doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. Il est prévu d’exploiter la maturité du système actuel et d’y adjoindre le mode AESA. Le T3 disposera également d’une nouvelle architecture en terme d’avionique avec un grand écran multifonctions spécifiquement adapté à la guerre en réseau (Electronic Warfare) produit pas Bae Systems. La puissance électronique sera d’ailleurs démultipliée à cet effet.

Note : Si les avions présentés sont anglais, se sont les allemands qui ont le leadership pour gérer les discussions avec la Suisse.

 

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Photos : 1 & 2 Eurofighter FRG.4 de la RAF à Payerne 3 Pilotes d’essais suisse à gauche et pilote anglais @ Pascal Kümmerling 4 Eurofighter en vol de nuit Le nouveau cockpit du T3 avec grand écrans@BAe

25/03/2019

La RAF commande le E-7 !

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Le ministère britannique de la Défense (MoD) a confirmé son intention d'acquérir cinq avions d'alerte et de contrôle aéroportés E-7 basés sur Boeing 737, les plates-formes devant être modifiées par le groupe Marshall Aerospace & Defense.

D’une valeur de 1,5 milliard de livres sterling (1,98 milliard de dollars), le contrat permettra la mise en service des avions de ligne à fuselage étroit adaptés à compter du début des années 2020. Ils remplaceront l'actuelle flotte E-3D Sentry de Boeing de la Royal Air Force (RAF).

Basé sur le Boeing 737-700  «Next-Generation» commercial, l'AEW&C E-7A « Wedgetail » est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci  grâce à son  radar à balayage électronique radar qui retransmet à  l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1’000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

22/01/2019

La RAF prépare l’arrivée du « Poseidon » !

 

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Dans quelques mois, la RAF prendra livraison de son premier avion de patrouille maritime de type Boeing MRA Mk1 « Poseidon » (P-8A). Au total 9 appareils viendront restaurer la capacité de patrouille maritime perdue avec le retrait des Nimrod. C’est en 2015 que que le Royaume-Uni à commander ces appareisl auprès de l’avionneur américain.

Les premiers équipages anglais ont débuté leur formation sur la base aéronavale de Jacksonville en Floride. Le corps initial de 38 membres, issus de la RAF Lossiemouth, est composé d’équipages et d’ingénieurs et sera formé sur l’escadron d’entraînement de la marine américaine, le Patrol Squadron 30 (VP-30). Le personnel de la RAF sera formé aux États-Unis au cours des trois prochaines années, avant la transition de la RAF, afin de former tout son personnel  sur le P-8A « Poséidon » au Royaume-Uni à Lossiemouth. Le temps de formation est d’environ 6 mois.
perfectionnés, à la pointe de la technologie, anti-sous-marins et anti-surface. 
Le premier Boeing MRA Mk «  Poseidon » entrera en service dans la RAF en octobre 2019, initialement à la Naval Air Station de Jacksonville, et arrivera en Écosse au printemps 2020.

 Le P-8A «Poseidon» :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs.

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos : 1 MRA Mk1 Poseidon destiné à la RAF Personnel de la RAF à Jacksonville @ Boeing

11/12/2018

Le Meteor opérationnel sur les Eurofighter !

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La Royal Air Force a annoncé que le missile air-air MBDA « Meteor » était opérationnel à bord des avions de combat Airbus DS  Eurofighter  « Typhoon II » de la Royal Air Force (UK Air Force), a annoncé le 10 décembre le ministère de la Défense.

Selon le ministère de la Défense, pour la première fois, des Eurofighter  armés de missiles « Meteor » été engagé depuis la base aérienne de Lossiemouth en Écosse (QRA North) pour intercepter un aéronef non identifié qui s'approchait de la frontière britannique.

 

Rappel :

C’est en juillet dernier, que la RAF a mis en service le premier de ses » Typhoon »  modernisé à l’aide du programme «  Centurion », qui permet l’emport du nouveau missile Meteor. La configuration du projet Centurion est destinée à combiner la bombe à guidage de précision Raytheon Paveway IV déjà livrée avec le «  Meteor », le missile de croisière « Storm Shadow » et le missile « Brimstone ». Au total, 107 Eurofighter des Tranches 2 et 3 seront équipés selon la norme du Project Centurion, contrairement aux 24 Typhons de la Tranche 1 qui ne peuvent être modernisés.

Le MBDA Meteor :

Avec une vitesse supérieure à Mach 4 et une autonomie supérieure à 100 km (chiffre réel non divulgué), le « Meteor » apporte un changement radical dans les capacités de combat air-air. Alors que les missiles de type similaire ont une phase d’accélération relativement courte après leur lancement, le statoréacteur de « Meteor »  propulse celui-ci  jusqu’au point d’impact. Cela réduit les chances de l'avion adverse d’échapper au missile.

Après la Suède qui a été le premier pays à mettre en œuvre le « Meteor » sur le Gripen C/D de manière opérationnelle, la RAF et l’Eurofighter seront bientôt suivi des Rafale au standard F-3R l’année prochaine au sein de l’Armée de l’air.

Les partenaires du programme « Meteor » incluent la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suède et le Royaume-Uni.

 

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Photo :Eurofighter doté du Meteor @ RAF

06/12/2018

Les T-6C de la RAF au complet !

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Une étape clé dans le programme britannique de formation au pilotage militaire (MFTS) a été franchie le 3 décembre dernier, avec l’arrivée du dernier des 38 Beechraft T-6C acquis par l’entreprise commune Elbit Systems UK / KBR, Affinity Flying Training Services. Le Beechcraft T-6C turbopropulseurs remplace les Embraer Tucano T1 de la Royal Air sur la base de Anglesey, au nord du Pays de Galles.

Géré pour le ministère de la Défense du Royaume-Uni par Ascent Flight Training, joint-venture Babcock / Lockheed Martin, le cadre  du MFTS inter-services inclut également une flotte de 27 appareils de formation à réaction avancés BAE Systems Hawk T2.

Rappel :

Le ministère britannique de la défense avait signé en 2016 un contrat pour moderniser l’école de pilotage de la RAF.

Le Beechraft T-6C « Texan II » :

Une première étape de remplacement partiel de la flotte actuelle composée d’Embraer EMB-312 « Tucano » se fera avec 10 avions écoles de type Beechraft T-6C « Texan II ». Le Beechcraft T-6C « Texan II»  est la version la plus moderne disponible de la gamme T-6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6C dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6C est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la voltige, ainsi que l’introduction aux armes.

Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifié de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

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Photos :  T-6C de la RAF @ John Quin