08/12/2019

Service de police aérienne renforcé !

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Le Conseil fédéral a approuvé lors de sa séance du 6 décembre 2019 une restriction temporaire de l’espace aérien lors du Forum mondial sur les réfugiés, organisé par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés les 17 et 18 décembre 2019, à Genève. Cette restriction concerne les petits aéronefs et complète les mesures de sécurité prévues par les autorités cantonales. Afin de garantir la sécurité, l’armée renforce également le service de police aérienne.

Dans le cadre des mesures de sécurité entourant le premier Forum mondial sur les réfugiés, le Conseil fédéral a approuvé une restriction temporaire de l’espace aérien dans la région de Genève. Une telle mesure est nécessaire s'agissant d'une réunion internationale de haut niveau à laquelle participeront notamment plusieurs chefs d'Etat. La Suisse, en vertu du droit international public, est tenue d'assurer leur protection. Ainsi, lors de ce type de conférences, de telles mesures constituent la norme. 

Cette restriction sera active du 17 décembre 2019, à 8 heures au 18 décembre 2019, à 20 heures et se limitera à une zone centrée sur la place des Nations à Genève. Elle complétera le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités cantonales. Elle ne concerne que le déplacement des petits aéronefs, soit les avions de tourisme et les hélicoptères. Les vols commerciaux en provenance et à destination de l’aéroport international de Genève ne sont pas touchés par cette restriction.

Photo : tous les types d’aéronefs peuvent subir un contrôle aérien @ DDPS

 

27/11/2019

La Mongolie réactive sa Force aérienne !

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La Mongolie réactive sa Force aérienne avec la réception de MiG-29UB. La cérémonie d’acceptation a eu lieu le 26 novembre, jour de l’indépendance du pays, sur la base militaire située à proximité de l’aéroport international Chinggis Khaan qui dessert la capitale du pays, Ulaan-Baatar.

Un peu d’histoire :

Sous l’ère de l’Union Soviétique, le ciel de la Mongolie était sous protectorat de l’aviation russe. Celle-ci entretenait plusieurs bases aériennes. Mais suite à l’effondrement du Mur de Berlin, l’espace aérien Mongol a été en  partie délaissé, hormis un contrôle ponctuel de l’aviation russe.

Le premier embryon de l’Armée de l’air Mongole est créé en mai 1925 avec l’entrée en service d’un Junkers F.13, appuyée par l'aviation soviétique. En 1937, la force aérienne est renommée Corps aérien de la république populaire de Mongolie. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques fournissent des Polikarpov I-15, I-16, Yak-9 et Iliouchine Il-2. Le MiG-17, le premier avion à réaction de l'armée mongole entre en service en 1970 et cela jusqu'au milieu des années 1970 avant d'être rejoint par des MiG-21, des Mi-8 et des Kamov Ka-26. Après la fin de la guerre froide, la force aérienne reste au sol du fait du manque de carburant et de pièces de rechange.

Activation de la nouvelle armée de l’air :

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La Mongolie a accepté un premier lot constitué d’une paire d’avion de combat MiG-29UB donnés par la Russie, selon l’ordre donné par le président Poutine. Ces premiers appareils vont servir à former les premiers nouveaux pilotes, puis serviront progressivement à reprendre la surveillance de l’espace aérien du pays. D’autres MiG-29 devraient suivre et venir grossir la Force aérienne, cependant, ni le nombre ni de dates n’ont été évoqués pour l’instant.

S'exprimant lors de l'événement, le commandant des forces aériennes mongoles, le brigadier général Enkhbayar, a décrit cette opération comme "l'ouverture d'une nouvelle page pour l'aviation mongole". Il a ajouté que les deux avions, reçus gratuitement, amélioreront l'efficacité au combat du service et lui permettent de s'acquitter de sa tâche principale consistant à patrouiller l'espace aérien mongol et à garder le contrôle des frontières du pays. S'adressant au personnel des escadrons 303 et 337, il leur a demandé de considérer les deux MiG comme "les symboles de notre coopération avec la Russie".

MiG-29UB :

Le chasseur d'entraînement au combat MiG-29UB est conçu pour assurer l'entraînement en vol et opérationnel du personnel navigant et mener des missions de combat. Le MiG-29UB peut être efficace pour développer et améliorer les compétences des pilote pour voler, naviguer, exécuter des manœuvres de combat et employer des chasseurs de type MiG-29, en mission solo ou en groupe. Il peut également être utilisé pour engager des cibles aériennes et terrestres, effectuer un soutien aérien des troupes au sol et des forces de débarquement, interdiction aérienne du champ de bataille et reconnaissance aérienne.

Le MiG-29UB de base dispose d’un système de contrôle de tir radar Phazotron RLPK-29 qui comprend le radar N010 Zhuk-M et le calculateur numérique Ts100.02-02. L’appareil est doté d’un IRST S-31E2 KOLS. L’armement du MiG-29 comprend un seul canon GSh-30-1 de 30 mm dans la racine de l’aile gauche. Trois pylônes sont fournis sous chaque aile (quatre dans certaines variantes), pour un total de six (ou huit). Les pylônes intérieurs peuvent contenir un réservoir de carburant de 1’ 150 litres, un missile air-air Vympel R-27 (AA-10 "Alamo") à moyenne portée, des bombes ou des roquettes non guidées. Les pylônes extérieurs portent généralement des missiles air-air R-73 (AA-11 "Archer"), bien que certains utilisateurs conservent encore l'ancien R-60 (AA-8 "Aphid"). Un réservoir unique de 1’500 litres peut être installé sur la ligne médiane, entre les moteurs.

Note : l’aide russe à la Mongolie comprend un volet sur la coopération technico-militaire centré sur les expéditions d'équipement militaire provenant de stocks de l'armée russe. En plus des MiG, Moscou a fait don de systèmes sol-air à moyenne portée de type Almaz-Antey Pechora-2M.

Photo : 1 MiG-29UB de face  2 MiG-29UB aux couleurs mongoles @ VVS

05/09/2019

Police aérienne, les heures de bureaux appartiennent au passé !

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Ce mercredi les Forces aériennes ont fait le point sur la mise en place de la police aérienne, lors d’une conférence de presse sur la base aérienne de Payerne, suivi d’une démonstration de décollage de deux appareils armés. Le bilan est positif et l’extension des interventions depuis le début de cette année tous les jours de 06h00 à 22h00 fonctionne bien. D'ici fin 2020, deux avions armés seront complètement disponibles sept jours sur sept, 24 heures sur 24 

06H00 à 22H00 :

Actuellement, la police aérienne est disponible de 6h à 22h et ceci 365 jours par an. Le développement du service de police aérienne se poursuivra jusqu’à fin 2020 pour atteindre la pleine capacité avec deux avions armés opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an (PA24/24).

Nous sommes maintenant entrés dans l’avant-dernière étape avant la disponibilité complète. Il faut cependant noter que ces deux dernières années des exercices ponctuels ont été réalisés pour tester la PA24 24/24 avec des mises en piquet ininterrompus de deux avions armés et ceci durant 36 heures. Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité est plus élevée.

Surveillance radar 24/24 depuis 2005 : 

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité  a été démontrée à plusieurs reprises. On oublie souvent, que si nos avions n’ont pu décoller par le passé, ce sont bien les aiguilleurs du ciel de l’armée qui ont coordonné les interventions des Forces aériennes voisines. Coordination par exemple, lors du cas de l’avion d’Ethiopian Airlines détourné sur Genève a été escorté d’abord par les Italiens, puis par les français.  Le projet PA24 va permettre de réaliser la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum QRA15 (Quick Reaction Alert). Cependant, selon l’exigence de la situation, ce temps peut être réduit à QRA8 pilote dans l’avion moteur éteint et QRA3 pilote dans l’avion, moteurs en fonction.

Pourquoi faut-il attendre 2020 ? 

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question, le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive qui a été mise ne place : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 « Hornet » de jour comme de nuit et les week-ends, il était impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faut 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

Recrutement et formation additionnelles requis (3 années de formation) :

FA = 54 mécaniciens/électroniciens, 5 chefs d’équipe.

Base logistique de l’armée (BLA)= 20 mécaniciens/électriciens.

Base d’aide au commandement (BAC) = 1 électroniciens.

Skyguide : 9 contrôleurs aériens.

Il faut également noter qu’une partie du personnel au sol est également formé en tant que pompier avec un entraînement spécifique pour intervenir et neutraliser le feu sur un avion de combat armé de munitions réelles (missiles, obus). Le temps de réaction est très court, soit 90 secondes.

Le recrutement et la formation de ces personnes sont nécessaires pour renforcer les équipes déjà présentes pour assurer le tournus de la PA24, il faut pouvoir disposer de deux relèves de 11 personnes au sol sur la base et ceci en permanence. A cela s’ajoute 5 pilotes.

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Le principe de police du ciel :

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Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien, sans oublier les aéronefs ayant un problème technique (panne radio, problèmes de motorisation et/ou des instruments de navigation). Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance). Il peut arriver que l’avion annoncé ne soit pas celui qui traverse notre espace aérien.

Un espace aérien très fréquenté :

Notre pays se trouve au cœur des couloirs aériens européens, plus de 3'000 aéronefs de toutes tailles survolent au quotidien notre pays en moyenne. Les pannes, erreurs de pilotage et autres violations sont malheureusement choses fréquentes. Les avions de ligne, jets privés évoluent à haute altitude et souvent à grande vitesse. Les pilotes de « Hornet » doivent parfois, selon les cas, accélérer jusqu’au passage du mûrs du son, afin de rattraper l’avion sujet à un problème, causant malheureusement quelques désagréments en terme de bruit à la population. Cependant, il faut garder à l’esprit que ceux-ci ne sont rien face aux drames que de telles interventions ont probablement permis d’éviter. Pour l’année 2019, la PA24 enregistre déjà 11 « Hot Missions » et 166 « Live missions ».

La Police du ciel c’est :

Plus de sécurité afin d’éviter une catastrophe dans notre espace aérien.

Une amélioration de la collaboration avec les Forces aériennes voisines. La Suisse est un partenaire incontournable pour la sécurité au centre Europe.

L’application de notre souveraineté aérienne et politique. 

La création de 100 emplois sur le site de Payerne avec aujourd’hui 364 emplois sur la base aérienne.

Un meilleur taux de disponibilité des avions. Les mécaniciens de piquets pour la PA24 sont occupés, lorsqu’ils ne sont pas à préparer un décollage en urgence, à la révision d’avions 24/24, ainsi que le week-end. Les cycles de révision G3 (300heures) et G6 (600heures) seront effectués dans les nouvelles halles (H4) actuellement en cours d’achèvement.

En parallèle à la PA24, de nouvelles infrastructures modernes (dortoirs, salles d’eau, bureaux) pour les pilotes et le personnel au sol sont actuellement en phase de finalisation. Une nouvelle centrale écologique de chauffage fonctionnant avec de pellet de bois sera bientôt mise en service, additionnée par des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments.

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Photos : 1 Hornet au roulage pour décoller 2 Dans le box  @P.Kümmerling

 

27/12/2018

Nouvelle étape pour la Police du ciel !

 

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Au 1er janvier 2019, la disponibilité du service de police aérienne franchit une nouvelle étape en élargissant ces horaires de 6h à 22h, 365 jours par année, week-ends et jours fériés compris. La disponibilité permanente du service de police aérienne sera atteinte à la fin de l’année 2020. À partir de cette date, deux avions armés seront disponibles 24 h sur 24 et 365 jours par an. Cette nouvelle étape, fixée au 1er janvier 2019, permettra de couvrir plus que 90% du trafic aérien qui passe au-dessus de la Suisse. 

Le projet de service de police aérienne 24 (PA24) remonte à une motion présentée par l’ancien Conseiller aux Etats Hans Hess (PRD/OW) en 2009. Celui-ci avait, à l’époque, demandé d’étendre la disponibilité dans le service de police aérienne au-delà des heures de travail normales. Le projet PA24 permettra de garantir la disponibilité permanente de deux avions de combat armés prêts à décoller dans un délai de 15 minutes au maximum.

La première étape a été réalisée début 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés se sont tenus prêts à intervenir en semaine, de 8 h à 18 h. Depuis janvier 2017, la disponibilité a été étendue à 365 jours par année, donc aussi pendant les week-ends et les jours fériés. À partir de 2019, les jets seront prêts à intervenir entre 6 h et 22 h. Ce sont les heures pendant lesquelles 90% du trafic aérien passe au-dessus de la Suisse. Fin 2020, l'Armée suisse assurera une couverture 24 h sur 24, 365 jours par année.

Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien. Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance).

Le site principal choisi pour le projet PA24 est la Base aérienne de Payerne. Pendant la durée de la fermeture de la piste, les avions décolleront depuis Emmen ou Meiringen. Avec PA24, il faudra s’attendre, à l’avenir, à des mouvements d’avions de combat, même à des vitesses supersoniques en cas de nécessité, en dehors des périodes de vols militaires habituelles. Il s’agit là de mesures nécessaires à la garantie de la sécurité du trafic aérien et à la protection de la souveraineté de l’espace aérien suisse 24 h sur 24.

Comme les pilotes PA24 disposent de relativement peu de possibilités d'entraînement en vol de nuit – comparé aux standards internationaux – il est nécessaire d'augmenter leur entrainement pour être prêt à toute heure pour les missions de police aérienne. C'est pour cette raison qu'à partir de 2019, l'équipage en alerte pourra effectuer des vols d'entraînement les lundis (intégrés aux entraînements des vols de nuits hebdomadaires en hiver) et en plus les mercredis soirs. (sources DDPS)

 

24/11/2017

Police du ciel : premier test de 36 heures réussi !

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Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. À terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. Depuis janvier 2017, le service de police aérienne est déjà disponible tous les jours, week-ends et jours fériés compris, de 8h00 à 18h00. Les Forces aériennes ont toutefois ordonné au service de police aérienne d’atteindre une disponibilité encore plus élevée du 20 au 21 novembre 2017.

Le projet Police aérienne 24 (PA24) vise à atteindre une disponibilité permanente 24 heures sur 24 et 365 jours par an d’ici fin 2020. La phase actuelle de sa mise en œuvre prévoit une disponibilité normale de 8h00 à 18h00, 365 jours par an. Cependant, l’ordre a été donné d’assurer la disponibilité aussi pendant la nuit du 20 au 21 novembre 2017. Ainsi, la disponibilité a pu être maintenue de façon ininterrompue pendant 36 heures.

Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité sera plus élevée. En effet, dès le 1er janvier 2019, le service de police aérienne sera disponible de 6h00 à 22h00, 365 jours par an, et les Forces aériennes seront prêtes à l’engagement tous les jours, 24 heures sur 24, à partir de fin 2020.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum. (Sources DDPS).