30/12/2021

Le Pakistan recevra des CAC J-10C « Dragon Veloce » !

Chengdu-J-10-1.jpg

La rumeur enflait depuis cet été, le Pakistan a bel et bien passé commande à la Chine d’avions de combat CAC J-10C « Dragon Véloce » pour 36 appareils. Les livraisons devraient débuter très prochainement.

Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Cheikh Rashid, a déclaré cette semaine qu'un escadron de 25 avions à réaction fabriqués en Chine participerait à un défilé aérien le 23 mars prochain. Le ministre a présenté les jets chinois comme "une réponse aux jets Rafale de l'Inde".

CAC Jian J-10 « Dragon Veloce » 

Initialement le projet du J-10 de la CAIC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux MiG-29 et Sukhoi 27 russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies, dit multirôle en Occident (F/A-18, Rafale, Gripen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord, qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Ce transfert de technologie a été particulièrement limité et ne touchait pas à des éléments sensibles ! Sans oublier, un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.

Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype, dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol, fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle, du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar.  Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage, lors de l'atterrissage. 

La version la plus moderne, le J-10C dispose de commande de vol électriques, d’un radar AESA. Initialement les J-10 sont propulsés par un moteur russe Lyulka Saturn AL-31FN lui conférant une poussée statique maximale d'environ 123 kN. La Chine a développé un tout nouveau moteur, le Shenyang  Liming WS-10, pour remplacer les moteurs russes. Nom de code Taihang, le WS-10 est un turboréacteur conçu et construit en République populaire de Chine. Le WS-10A est déjà utilisé pour alimenter le J-11B et le J-16. Il est prévu dans sa version WS10B pour propulser le Chengdu J-10. Le projet WS-10 tient ses racines dans le premier turboréacteur WS-6, qui a été abandonné au début des années 1980. Le développement du WS-10 a commencé en 1987 par le Shenyang Aeroengine Research Institute (Institut 606) de la China Aviation Industry Corporation et était basé sur le noyau des moteurs CFM International CFM56 importés des États-Unis en 1982. Ce noyau lui-même dérivant des moteurs General Electric F101. Le WS-10A aurait une poussée de 13’200 kg et un rapport poids poussée de 7,5: 1, ce qui le rend comparable au turboréacteur AL-31F.

Question armement, le J-10C dispose d'un canon Gryazev-Shipunov GSh-23, situé sous le côté bâbord de la prise d'air. Il emporte les nouveaux missiles chinois développé par l'Institut 607, le PL-15 (Pi Li), qui est le dernier missile air-air (BVRAAM) de fabrication chinoise. Ce missile a effectué son premier tir de qualification en septembre 2015. Propulsé par un moteur à fusée à double impulsion, le PL-15 a une vitesse maximale de Mach 4 et devrait atteindre une distance de 300 km. En comparaison, son prédécesseur PL-12 a une portée de 100 km, similaire à son homologue occidental, l'AIM-120C AMRAAM. Selon les rapports chinois, le PL-15 permettra à l’aviation militaire chinoise de réduire les actifs ennemis de grande valeur tels que les avions ravitailleurs et les avions AEW, au-delà de portée de leurs escortes.

Après sept ans de développement, l'AAM à courte portée PL-10 a été introduit sur le J-10C. Les médias chinois ont souligné que le PL-10 est le premier missile tout-aspect dans le PLAAF, avec une inclinaison de 90 degrés et des capacités de poussée vectorielle. Il est indiqué qu'il a une portée d'au moins 20 km et avec un capteur infrarouge à image multiple, le PL-10 est très résistant aux contre-mesures électroniques. L’avion emporte également des munitions non guidées et à guidage de précision, telles que les bombes à guidage laser, les missiles air-sol tels que le KD-88, les missiles antinavires YJ-91A et les missiles anti-rayonnement YJ-91.  

1689861329.jpeg

Photos : J-10C @ PLAAF

 

 

 

27/10/2021

Apparition du premier Chengdu J-20 biplace !

IMG_8133 2.jpeg

Pour la première fois, des photos d’un avion de combat Chengdu J-20 biplace ont été rendues publiques. Si la désignation de l’avion n’est pas connue J-20B ou J-20S selon certains, les questions de se développement unique pose un certain nombre de questions qui restent pour l’instant sans réponses.

Une version très attendue 

Signalée depuis plusieurs mois, la nouvelle version du J-20 ne manque pas d’intérêt, car il est de fait, le premier avion de combat furtif biplace au monde. En effet, dans le cadre d’un conflit futur hautement numérisé, de grandes quantités d’informations seront disponibles. L’ajout d’un navigateur de combat s’avère important dans le cadre de missions dédiées au traitement des détecteurs adverses et de leur neutralisation. Dans le cadre de l’attaque au sol, le second pilote peut s’avérer une aide précieuse. Reste à voir comment la PLAAF va intégrer le J-20 avec le J-31, lui aussi furtif, mais de taille plus réduite.

Mais pourquoi ?

Pourquoi donc créé un biplace de 5ème génération, alors même que les avions modernes offrent des aides électroniques et notamment avec l’IA sans commune mesure avec les appareils plus anciens. Est-ce justement une faiblesse typiquement chinoise ? Pas forcément. Alors, une aide à l’ancienne pour former les pilotes ? Peut-être, mais sachant que les aéronefs modernes sont beaucoup plus faciles à piloter grâce aux aides électroniques, cette dernière ne serait alors que très négligeable. Il faut probablement chercher le besoin ailleurs, avec par exemple la possibilité pour le second pilote de s’occuper de la gestion de certains capteurs ou systèmes comme les drones. Le suivi des informations et le tri de celles-ci dans un environnement toujours plus rapide. La gestion de l’information est primordiale, le J-20 peut devenir un élément de détection avancée comme le F-35 en Occident. Le second pilote prend alors le rôle du gestionnaire de la situation, notamment, lors d’opérations offensives. Dernière option, le J-20 va pouvoir mener des opérations d’attaque au sol, dans ce rôle, le second pilote peut s’occuper des cibles et également de la gestion des défenses adverses sachant que le J-20 a été conçu pour les opérations à longue distance.  

IMG_8132.jpeg

Le J-20 « Weilong » : 

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés au niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqué à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

2945309880.2.jpg

Photos : 1 & 2 J-20 biplace 3 J-20 monoplace @ CCTV

23/09/2021

Grosse incursion chinoise dans l’espace aérien taïwanais !

IMG_7867.jpeg

La Force aérienne taïwanaise était en alerte ce jeudi matin pour intercepter pas moins de 19 avions de combat chinois qui sont entrés dans sa zone de défense aérienne, a annoncé le ministère taïwanais de la Défense. Les incursions de la PLAAF sont légion, et de plus en plus massives. Retour sur la tension militaire qui secoue depuis des années le détroit de Taïwan.

14 avions de combat chinois

L’incursion de l’aviation militaire chinoise de ce matin comprenait 14 avions de combat, soit 12 Shanyang J-16 multirôle et 2 bombardiers Xian H-6 à capacité nucléaire. Si les incursions chinoises sont régulières, Taïwan fait maintenant face à une pression accrue avec un nombre important d’avions de combat. La première a été effectuée en avril dernier avec pas moins de 25 avions de combat qui chinois sont entrés dans la zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) taïwanaise. Pas moins de 18 chasseurs accompagnaient des bombardiers à long rayon d’action.

La Force aérienne taïwanaise a dû adapter sa tactique en fonction des violations constantes de son espace aérien. Par exemple, si, il ne s’agit que d’un appareil, elle ne se précipite plus pour le rejoindre, mais le suit avec ses systèmes de missiles sol-air. Par contre, les incursions massives comme celle de ce matin, sont systématiquement contrées.

Répétition d’une possible invasion ou guerre psychologique ?

h_56648994.jpg

Ces incursions massives de la Chine sont un nouveau mode de pression. La Chine n’a pas peur de se montrer au grand jour et de faire valoir sa toute nouvelle puissance dans la région. La volonté de s’emparer de Taiwan est bien présente. Qu’il s’agisse d’une attaque soudaine et rapide ou d’une invasion à grande échelle. Mais Pékin semble préférer une réunification plus pacifique avec ce qu’elle nomme communément île de Formose. Détruire les actifs de cette dernière n’est. La Chine semble donc bien jouer au chat et à la souris avec Taïwan en espérant que cette dernière craquera sous la pression. Mais rien n’est moins sûr, en effet, la petite île ne cesse de renforcer ses capacités de défense et de frappes capables de mettre à mal une possible agression chinoise. 

De son côté, la Chine est plus forte que jamais Pékin peut, à présent, prétendre disposer d’une marine puissante. Cette amélioration de la marine chinoise s’inscrit dans une logique doctrinale selon laquelle les forces navales d’un pays montrent la puissance de celui-ci. La marine chinoise dispose désormais de 350 bâtiments de guerre dont 130 étant considérés comme des « combattants de surface majeur ». On compte donc dans l’inventaire chinois deux portes avions et un troisième en construction, 6 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et une flotte de destroyers, de corvettes et de frégates, dont la qualité ne cesse d’augmenter tant en qualité qu’en technologie embarquée. La puissance navale chinoise s’appuie également sur une aviation de plus en plus performante et nombreuse qui est aujourd’hui la troisième au monde avec un total de 2’500 aéronefs. S’ajoute ensuite une gamme de missile complète, largement capable d’atteindre Taïwan. Il manquait à Pékin les moyens de mener un débarquement, c’est presque chose faite avec l’arrivée de navires de débarquement de classe Yuzhao Type 071 et de navires d'assaut amphibies de classe Yushen Type 075, cet ensemble comprendra bientôt un total 32 navires lourds, 16 de taille moyenne et 29 transports de tanks. A cela, il faut ajouter des ravitailleurs en vol Y-20, des aéronefs de détection avancée AEW&C et des appareils de guerre électronique.

Difficile de dire si Pékin osera la confrontation, mais les risques d’un accident augmentent dans ce jeu dangereux ou les nerfs sont soumis à une pression toujours plus forte.

IMG_7870.jpeg

Photos : 1 F-16 Taïwanais interceptant un Xian H-6  2 Scramble avec un F-CK-1 Ching Kuo @ TaF 3 Shenyang J-16 chinois @ TaF

 

 

03/09/2021

Un nouvel avion ravitailleur pour la Chine !

2121371605.jpg

Une version ravitailleur en vol du  Xian Aircraft Industrial Corporation Y-20 « Kunpeng » est maintenant disponible pour ravitailler les avions de combat chinois. Connu sous la désignation d’Y-20U.

Des photographies montrant l’Y-20U ravitaillant un avion de combat Shenyang J-11 ou 16 sont disponible depuis peu et confirment ce l’on pensait depuis un certain temps.

La variante ravitailleur Y-20U se distingue par l’emport de nacelles de ravitaillement placées sous les ailes. Le Xian Y-20U est basé sur la version de transport stratégique du Y-20A. Par contre aucune information n’est disponible en ce qui concerne le nombre d’appareil prévu pour venir équiper l’ l'Armée de l'air de l'Armée populaire de libération (PLAAF).

Combler une lacune

Actuellement la PLAAF est particulièrement limitée en termes de ravitaillement en vol avec 24 Xian H-6U et un trois d'Il-78 dédiés à cette mission. L’Y-20U pourrait donc venir combler cette lacune très prochainement.

81529_y20uflanker4_757761.jpg

Le Xian Y-20 « Kunpeng » :

Le Xian Aircraft Industrial Corporation Y-20 « Kunpeng » est l’aboutissement d’un long programme, devant permettre à la Chine de se doter d’un appareil lourd de transport militaire stratégique. Les ingénieurs chinois n’ayant pas d’expérience pour un tel appareil, ils ont dû faire appel à des consultants russes et ukrainiens en ce qui concerne les domaines critiques de l’avion. D’une envergure de 50 mètres, l’Y-20 est propulsé par quatre réacteurs d’origine russe de type Soloviev D-30P-2 pour l’instant. Selon les premières déclarations chinoises, les avions de séries devraient recevoir des réacteurs WS-20 chinois. L’avion utilise de nombreux matériaux composites. Pour abaisser les coûts de fabrication, plusieurs éléments ont été produits à l’aide d’imprimantes 3-D.

Exploité par un équipage de trois personnes, l’Y-20 est conçu pour transporter jusqu’à 60 tonnes de fret jusqu’à 4’400km (2'734 miles) à une vitesse de croisière de mach 0,75 et avec un plafond pratique de 13'000 mètres (42'700 pieds). Selon l’avionneur chinois, l’avion est capable de décoller sur 700 mètres. L’avionique comprend quatre grands écrans couleurs EFIS. Il semble également que l’avionneur prépare une version dotée d’un radar d'alerte précoce (AEW), d’une version de guerre électronique.

Photos : 1 Y-20A 2 Y-20U ravitailleur @ CCTV

01/07/2019

La Chine désire plus de Su-35 « Flanker-E » !

1717497_main.jpg

La Chine pourrait acheter davantage d'avions de combat Sukhoi Su-35, selon des analystes militaires chinois. Cette décision serait liée à une offre russe d’un lot supplémentaire.Un nouveau lot serait à même de venir combler rapidement les besoins de la PLAAF dont un grand nombre d’aéronefs sont aujourd’hui obsolètes de fabrication chinoises.

Selon diverses sources chinoises, un tel achat permettrait notamment d’améliorer le soutien logistique de la flotte déjà en service, car il y aurait davantage de pièces de rechange et de personnel dédié à l’avion. De plus, il y aurait également un intérêt économiques et politiques en raison des relations étroites entre la Chine et la Russie, et un achat par la Chine aiderait à dynamiser l'industrie aéronautique russe.

Rappel :

La Chine avait précédemment acheté à la Russie 24 avions de combat Sukhoi Su-35  « Flanker-E » pour environ 2,5 milliards de dollars. Tous ont  été livrés à la Chine.


Le Sukhoi Su-35 chinois : 

La version chinoise du Su-35 conserver les symboles cyrilliques d'origine sur les écrans LCD du poste de pilotage du Su-35S au lieu d'utiliser des hiéroglyphes en anglais ou en chinois  et ceci, afin de préserver l'intégrité du champ d'informations du pilote. De plus, les appareils sont modifiés pour permettre un mélange de munitions russes et chinoises. 

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale. L’avion est doté de la suite de guerre électronique L-265 Khibiny-M de la société KRET basée à Moscou.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures. L’avion dispose d’une vitesse maximale de Mach 2,25 à 11’000 m (36 089 pi), un taux de montée de 16’800 m/min au niveau de la mer, une charge utile de combat de 8’000 kg et un rayon d’action maximum avec un carburant interne de 1’529 km (niveau de la mer).

3749579833.jpg

Photos :Su-35 chinois @ PLAAF