20/08/2019

La vente de F-16 à Taïwan fait tousser Pékin !

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Après que l’administration Trump a déclaré officieusement au Congrès qu’elle était favorable à une vente d’avions de combat Lockheed-Martin  F-16 « Viper » Block70/75  à Taiwan, Pékin a fait connaitre son mécontentement. La Chine considère Taiwan comme une partie de son territoire et considère toute participation américaine dans ce pays comme une intrusion.

Vendredi, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré à la presse que "les ventes d’armes américaines à Taiwan violaient gravement le principe d’une seule Chine". La porte-parole, Hua Chunying, a déclaré que son gouvernement exhortait les États-Unis à "s'abstenir" de vendre les "avions de combat" à Taïwan et à mettre fin aux ventes d'armes et aux contacts militaires avec Taïwan. Sinon, la partie chinoise réagira de manière vive et les États-Unis devront en supporter toutes les conséquences. "

Le mois dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a averti les États-Unis de ne pas "envoyer un mauvais signal aux forces séparatistes à Taïwan, ne pas répéter les erreurs et ne pas jouer avec le feu sur des questions liées à Taïwan."

Rappel :  

En avril dernier, je vous annonçais l’accord de principe sur le vente de 66 Lockheed-Martin F16 (F21) C/D « Viper » Block70/75  à Taïwan.

En plus de l’achat en préparation, Taïwan est en train de mettre à niveau 113 F-16 A/B vers la norme F-16V avec un nouveau radar à balayage électronique.

Selon l’armée de l’air taïwanaise (ROCAF), ce futur achat doit permettre de venir remplacer la flotte d’avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » de la base aérienne de Zhi-Hang, dans le comté de Taitung. Les 66 appareils F-16V devraient ainsi venir renforcer la défense de la région contre les navires de guerre chinois et autres menaces.

L’armée taïwanaise a commencé à travailler sur l’achat de F16 « Viper » neufs en août, et le ministère de la Défense nationale espère demander un devis aux États-Unis d’ici à la fin de l’année, d’après le dernier communiqué. De leurs côtés, les États-Unis devant confirmer le prix et la disponibilité au milieu de 2019. Des paiements seraient alors effectués par le biais du budget du ministère de la Défense nationale pour 2020.

Les États-Unis sont ouverts à la possibilité de concéder à Taiwan une licence sur la propriété intellectuelle et l’expertise en matière de chaîne de production relative à la production de F-16V, offrant ainsi une opportunité pour le développement de l’industrie et de l’emploi taïwanais, selon des rapports.

Selon les prix internationaux, la vente de 66 chasseurs F-16 « Viper » neufs représenterait environ 10 milliards de dollars américains (avec armement, pièces détachées et simulateurs). Le prix serait plus élevé si Taiwan décide de mettre en place une chaîne de montage sur place.

Photo : F-16 Viper @ Lockheed Martin

 

25/07/2016

Bombardier H-6K en mer ce Chine !

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La réponse de Pékin suite à la récente décision de la Cour permanente de La Haye (CPA) en ce qui concerne le fait que la Chine n’a pas de droits historiques sur la majorité des eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale n’a pas tardé. Pékin a déployé dans la région la nouvelle version de son bombardier Xian H-6K dans la région.

Depuis le début de la semaine dernière, des bombardiers Xian H-6K ont commencé à patrouiller sur les territoires et îlots revendiqués par Pékin en mer de Chine. Une action qui démontre non seulement le rejet chinois de la décision du CPA, mais sa détermination dans la région. Dans un communiqué, Pékin a expliqué que la Chine respectait la liberté de navigation et de survol dans la zone contestée. Par contre le pays restera intraitable en ce qui concerne ses revendications et les installations implantées sur plusieurs îles de la région.

Le Xian Aircraft Corporation (XAC) H-6K :

Le Xian H-6K est la variante la plus radicalement modifiée du bombardier H-6. En effet, les ingénieurs chinois ont remplacé son nez en verre d’origine, avec un grand nez solide qui abrite un grand radar et nouveau système de ciblage électro-optique. Le H-6K est également remotorisé avec des moteurs russes Soloviev D-30-KP2 de 12 tonnes de poussée, permettant d’élargie le rayon d’action du bombardier à 3500 km. En matière d’avionique, l’avion dispose d’écrans multifonctions (MFD), de plus contrairement aux deux anciennes versions, le H-6K dispose de sièges éjectables pour ses trois ou quatre membres d'équipage. Le H-6K emporte six missiles KD-20 LACM sur les pylônes d’ailes, plus un ou plusieurs, dans sa soute à bombes. Il peut également transporter un large éventail de nouvelles munitions à guidage de précision de fabrication chinoise.

L’origine du Xian H-6 : 

Le Xian H-6 (Hōng-6) est une copie sous licence du bombardier soviétique Tupolev 16 construite pour l’aviation militaire chinoise. Le premier Tu-16 est livré à la chine en 1958. La compagnie Xian signe un contrat de construction sous licence du bombardier à la fin des années 50. Le premier Tu-16 chinois, désigné localement « H-6 » effectue son premier vol en 1959. Sur les 150 appareils construits dans les usines de Xian, on estime qu'environ 120 sont encore en service en Chine en 2008Les premiers bombardiers H-6 produits par Xian sont terminés en 1968. Les premières preuves d'entraînement au bombardement sont enregistrées par des satellites espions américains le 18 août 1973.

 

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Photos : Xian H-6K @ Weimeng