06/09/2020

Le M-346 est incapable d’assurer une simple police du ciel, la preuve :

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Les milieux qui contestent la nécessité pour la Suisse d’acquérir de nouveaux avions de combat, en vue de remplacer à partir de 2030 sa flotte de F/A18 « Hornet », affirment que des « jets de luxe » ne sont pas nécessaires pour un service de police aérienne crédible. Selon eux, notamment les représentants du Parti socialiste suisse, l’avion d’entraînement Leonardo M-346 offrirait « des performances suffisantes au travail de police aérienne suisse ».

Dans son INFO flash #22 du 4 septembre 2020, le Forum Flugplatz Dübendorf a publié une simulation de mission de police aérienne, opposant le Leonardo M-346 au F/A18 « Hornet » actuellement en service au sein des Forces aériennes suisses. Cette simulation respecte comme condition de départ une Quick Reaction Alert de 15 minutes, communément appelée QRA-15, celle maintenue à toute heure par l’OTAN, donc tous les pays qui nous entourent et adoptée par la Suisse pour l’état de préparation et le mode opératoire de ses Forces aériennes.

Situation de départ de la simulation :

Le service de police aérienne est assuré depuis la Base aérienne de Payerne, dès lors que par égard pour la région touristique du Haslital, les Forces aériennes suisses concentrent leurs opérations de vol depuis Payerne pendant la période estivale. Un avion de ligne en l’occurrence un Airbus A319  s’apprêtant à transiter par l’espace aérien suisse le long de la voie aérienne sud-nord doit être contrôlé.
L’alarme est déclenchée à Payerne lorsque que l’avion cible se trouve encore à 50 km au sud de la frontière nationale.
Le jet chargé de mener la mission de police aérienne décolle de Payerne dans les 12 minutes qui suivent l’alarme, à ce moment, l’avion cible a atteint la région du lac des Quatre-Cantons.

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Résultat de la simulation (avec décollage depuis Payerne) :

Un avion d’entraînement Leonardo M-346 ne réussira à atteindre l’avion cible qu’en-dehors de l’espace aérien suisse, bien au-delà de Schaffhouse.


Un avion de combat F/A-18 « Hornet », volant à 90 % de sa vitesse maximale, interceptera l’avion cible dans la région de Kloten.


Certes, si l’équipe au sol et le pilote du F/A-18 « Hornet » utilisaient la totalité des 15 minutes requises pour un décollage en alerte, le point de rencontre avec l’avion cible se déplacerait au-delà de la frontière nord du pays, mais cela serait encore pire avec le Leonardo M-346.

Normes QRA : 

QRA 15: décollage en maximum 15 minutes, en général 10 - 12 pour les hornet.

QRA 3 : décollage en 3 minutes pilote dans l'avion, moteur en éteint .

La norme QRA est adaptée en fonction  de la situation, en cas de crise grave ,les avions sont maintenu en vol 24/24.

Commentaire :

Pour mener de telles missions de sûreté d’un espace aérien, un État qui entend rester souverain sur son espace aérien a besoin d’une défense aérienne fonctionnelle, dotée d’avions de combat modernes et performants, même en temps de paix. Les avions d’entraînement proposés par les adversaires aux avions de combat à hautes performances coûtent certainement moins cher que les quatre avions évalués actuellement par la Suisse dans le cadre du projet Air2030, mais comme ils se révèlent à l’évidence inaptes à remplir ne serait-ce qu’une mission de police aérienne simple, les acquérir consituerait donc un gaspillage pur et simple de l’argent du contribuable.

Par ailleurs, l’argument d’acheter des Leornado M-346 pour les engager en complément de notre flotte actuelle de 30 F/A-18 « Hornet » afin de les « économiser » et les « tirer en avant » le plus possible ne tient pas : faudrait-il encore que le Leonardo M-346 arrive à intercepter un avion cible volant à Mach 0,8 et 10’000 mètres d’altitude pour savoir si un F/A-18 « Hornet » n’aurait pas mieux fait l’affaire. Dans le cas contraire dépêcher un F/A-18 pour déterminer, si c’est une mission pour le Leornado n’entraînerait aucune réduction des heures de vol de nos F/A-18 « Hornet » qui atteindront leur fin de vie utile en 2030.

Enfin, affirmer que le manque de performances notamment en vitesses pure et ascensionnelle du Leonardo M-346 pourrait être compensé par une collaboration accrue avec nos voisins afin d’augmenter notre délai de pré-alerte, relève de la méconnaissance de la collaboration résultant de la gestion intégrée de l’espace aérien européen à laquelle la Suisse est partie prenante.

Pour en lire plus sur la problématique de la police aérienne, nous vous reportons à nos articles rassemblés sous le #hashtag Police aérienne.

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Le M-346 ne dispose pas des capteurs modernes (radar à balayage électronique AESA,  infrarouge longue-portée IRST) capablent d'engager des avions, des missiles, ni mèmes des drones. Il s'agit d'un appareil école capable uniquement d'engagements contre l'antiguérillas, soit l'attaque au sol légère. Son radar à antenne mécanique est déjà totalement dépassé. 

Les opposants n'ont de cesse que d'avancer de fausses informations, il est grand temps de rétablir les vérités!

 

 Sources :  reproduction augmentée  de l'article  "Air2030 – Mission de police aérienne : le Leonardo M-346 sous la loupe" publié sur www.luftverteidigung.ch ; "Article original" : https://luftverteidigung.ch/fr/air2030-police-aerienne-le-leonardo-m-346-sous-la-loupe/

 

Photos: F/A-18 en montée pour une interception @ DDPS

 

 

18/08/2020

Conférence de presse : OUI à la sécurité aérienne !

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Ce mardi a débuté au Musée Clin d’Ailes de Payerne, une série de conférences de presses en vue de la votation du 27 septembre prochain. D’autres conférences vont suivre dans les autres Cantons. En voici le condensé et phrases clefs.

Un front commun :

C’est une large alliance qui se détache en faveur de l’achat des nouveaux avions de combat. Ce matin des représentants de plusieurs partis politiques ont fait le déplacement à Payerne. UDC, PLR, PDC, Vert’Libéraux* avaient répondus présents. Sous la direction de Mme Jacqueline de Quattro les différents intervenants ont pu s’exprimer sur les nombreux points qui motivent un tel achat.

Les anciens avions doivent être remplacés :


Les avions F/A-18 Hornet et F-5E Tiger actuellement utilisés atteindront la fin de leur durée de vie au plus tard en 2030. Les avions de type Tiger sont en service depuis 1978 et sont déjà techniquement obsolètes. Aujourd'hui, ils ne volent que de jour et par temps clair et ne sont donc utilisés qu'à des fins de formation, ils ne sont plus utilisés pour le contrôle du trafic aérien. Les avions F/A-18 Hornet achetés en 1996 atteindront également la fin de leur durée de vie dans dix ans. Il est donc logique de remplacer les deux anciens types d'avions maintenant, car un processus d'achat peut prendre plusieurs années. Le remplacement des deux types d'avions par un seul permettra de simplifier davantage la maintenance. Selon le DDPS, l'acquisition d'avions d'entraînement légers, telle que proposée par le PS, ne peut répondre aux exigences de la sécurité de l'espace aérien actuel.

« Je défie qui que ce soit de me dire clairement quelle sera la situation sécuritaire de l’Europe en général et la Suisse en particulier dans 20, 30, ou 40 ans ! » Claude Nicollier, professeur, astronaute, pilote.

Pour la sécurité de la population suisse :


Le nouvel avion de protection de l'espace aérien augmentera la sécurité de la Suisse et de sa population. La Suisse doit pouvoir garantir la sécurité non seulement au sol mais aussi dans les airs. Bien qu'il n'y ait actuellement aucun conflit armé dans notre pays, cette sécurité est trompeuse. Les conflits armés comme ceux de Crimée ou du Moyen-Orient se rapprochent de plus en plus de la Suisse. Les conditions apparemment stables peuvent changer rapidement et les risques découlant des développements politiques mondiaux sont plus difficiles à prévoir aujourd'hui qu'il y a trente ans. L'émergence de nouvelles formes de guerre ne remplace en rien les anciennes menaces, mais les complète. La diversité des menaces exige donc aussi des réponses et des stratégies de défense diverses. 

Dans la situation normale, les forces aériennes surveillent l'espace aérien et interviennent dans le cadre du service de police aérienne en cas de violation des règles de circulation aérienne. Mais en période de tension accrue, elle doit aussi être en mesure de maintenir la souveraineté aérienne pendant des semaines, voire des mois au mieux, ce qui nécessite un nombre suffisant d'avions de combat opérationnels. Tant que la menace et l'usage de la force seront un instrument de politique internationale, une protection permanente et donc des avions opérationnels resteront indispensables pour notre sécurité et notre liberté. En tant que pays neutre, la Suisse doit être en mesure de se protéger. La protection indépendante de l'espace aérien est également une obligation en vertu du droit international. À long terme, elle doit assurer la sécurité de l'espace aérien au-dessus de son territoire, ce qui nécessite des nouveaux avions de combat. Il s'agit d'un investissement de plusieurs décennies dans la sécurité.

L'espace aérien doit être protégé :


Même en temps de paix, les avions de protection de l'espace aérien sont indispensables à la sécurité de la Suisse. Ils assurent le service de la police de l'air. Deux avions et pilotes armés sont en permanence disponibles à cet effet. Si un avion traverse la frontière suisse sans autorisation, il peut être contrôlé et contraint de faire demi-tour ou d'atterrir. La Suisse peut également surveiller l'espace aérien et protéger des événements importants tels que les conférences de l'ONU ou le Forum économique mondial de Davos. En Suisse, de telles missions ont lieu presque quotidiennement. Chaque année, il y a environ 40 cas dans lesquels un avion viole la souveraineté aérienne, ne respecte pas les règles du trafic aérien ou se trouve dans une situation d'urgence et nécessite donc une intervention. En outre, les Forces aériennes suisses effectuent chaque année environ 350 contrôles ponctuels pour vérifier les données des avions. La protection dans les airs est donc un élément important de notre sécurité, même en temps de paix.

Maintenir la chaîne de la sécurité :


Notre sécurité est garantie par tout un réseau : les ambulances, la police, les pompiers et l'armée sont responsables de notre sécurité. Les avions de combat le sont pour la protection dans les airs. Toutes les composantes de cette chaîne ont besoin des compétences et des ressources nécessaires pour pouvoir s'acquitter de leur tâche. Il est plus qu'approprié que la Confédération investisse dans ce domaine et que la sécurité de la Suisse bénéficie d'une priorité élevée. La suppression d'un élément de cette chaîne affaiblirait l'ensemble du réseau de sécurité. Toutes les mesures qui contribuent à la protection sont importantes.

« Une sécurité souveraine et forte est un gage d’assurance pour la mise en place des projets acceptés par la population, la défense aérienne est un maillon fort indispensable d’une Suisse concurrentielle et novatrice » Sylvie Perrinjaquet, présidente du Club suisse pour la sécurité de l’information

Remplir notre mandat de défense :

A l'exception du vote sur le Gripen en 2014, toutes les votations des dernières décennies concernant la sécurité ont été remportées, ce qui est dans l’intérêt de la Suisse. Cela inclut un certain nombre de tentatives du GSsA d'abolir l'armée et de restreindre sa liberté d'interprétation par des réductions budgétaires ou des interdictions de vol dans certaines régions. Le peuple veut donc une armée qui fonctionne. Les modèles actuels d'avions chargés de la défense aérienne doivent être remplacés. Sans défense aérienne, l'armée, avec les seules forces terrestres, ne peut pas remplir le mandat de défense défini dans la Constitution, ce qui la rendrait obsolète. Un non aux nouveaux avions de combat est donc automatiquement un non à la sécurité et à la prospérité de la Suisse.

Protection de la Suisse en tant que lieu d'implantation d'entreprises :

La sécurité des personnes et leur liberté sont les pierres angulaires de la stabilité. Ils constituent la base du développement social et économique sain de notre pays. La Suisse est considérée comme un pays très sûr. Outre la sécurité et la stabilité juridique, cela est également dû à la sécurité indépendante de son espace aérien. Pour protéger et défendre l'espace aérien, il est nécessaire de combiner les avions de combat et la défense aérienne basée au sol. Les avions de combat et la défense aérienne à courte portée au sol d'aujourd'hui sont obsolètes et devraient donc être renouvelés dans le cadre du programme "Air2030" en utilisant uniquement le budget de l'armée. Le remplacement des avions est d'une grande importance économique car il faut pouvoir protéger l'espace aérien qui se trouve au-dessus des installations de production, des laboratoires de recherche, des terminaux logistiques et des établissements d'enseignement. Les entreprises ont confiance dans la sécurité de leurs emplois et investissent en Suisse en tant que site économique. Cela crée des emplois et garantit la prospérité en Suisse. L'ensemble de l'économie de notre pays bénéficie de la sécurité physique. La sécurité en Suisse est donc un facteur clé de l’économie.

« L’achat des nouveaux avions de combat aura des conséquences positives pour l’économie et assurera des emplois » M.Charles Juillard, conseiller aux Etats (PDC).

Un investissement sur le long terme :


Un coût maximal de 6 milliards de francs suisses est prévu pour l’acquisition des nouveaux avions de combat. À titre de comparaison, pour la seule année 2019, la Confédération suisse a dépensé plus de CHF 71.4 milliards, dont plus de CHF 22 milliards pour la prévoyance sociale. Cet investissement est à prendre en compte sur le long terme, puisqu’il permettra à nos forces aériennes de remplir leurs tâches pendant plusieurs dizaines d’années. Par exemple, pour une durée de 30 ans, 6 milliards de francs suisses ne représente que 0.28% du budget total. Même en prenant en compte les coûts d’entretien d’environ CHF 12 milliards sur l’ensemble de leur durée d’utilisation, bien que ce coût ne soit pas exact, cela ne représente que 0.84%. C’est donc un investissement rentable au vu de l’image que cela apportera à la Suisse et, donc, du nombre d’entreprises qui auront confiance en la sécurité de notre pays.

 

Ne pas opposer différents risques :

Notre pays doit faire face à un panel de menaces diversifiées et souvent diffuses. Il faut être conscient de ces menaces et la population doit savoir quels risques nous couvrons avec quels moyens. Certains prétendent que le risque environnemental est plus important et que l’armée, en général, est un facteur aggravant. Mais nous ne pouvons pas opposer différents risques. Nous devons nous préoccuper de la défense militaire et de la maîtrise de notre ciel en tant que tel.

Pour ce qui est de l’impact écologique de notre armée, nous notons que la consommation totale de kérosène représente 2% de la totalité du kérosène chargé en Suisse. Avec 17'400 mouvements d’avions militaires contre 458'000 pour Genève et Kloten en temps normal. Alors évidemment si l’on annonce les chiffres en valeurs absolues c’est impressionnant, lorsque on les compare avec le monde civil c’est différent. Le DDPS participe à l’effort environnemental avec comme objectif une diminution de 40% d’ici 2030 par rapport à 2001. Aujourd’hui le seuil des 28% est déjà atteint.

« La préservation de la biodiversité est prise en compte dans l’utilisation et l’aménagement des places d’armes » François Pointet, conseiller national (vert’libéraux).

La sécurité aérienne, un cas concret :

La police du ciel ne peut être effectuée avec n’importe quel aéronef. Les tâches dévolues aux avions de chasse pour le maintien de la souveraineté sur l’espace aérien sont multiples et surtout exigeantes. Le Col Pierre de Goumoëns, pilote de F/A-18 raconte : « Lors d’un vol d’entraînement avec un jeune pilote en juin dernier, nous avons été rediriger pour une mission de police aérienne inopinée (live mission) Le contrôleur aérien me dit « Contact droit devant vous » 5km, à 10'000 mètres plus haut ». Grâce aux performances de mon F/A-18 j’accélère à 900km/h et accroche le but avec mon radar et monte avec un angle de 60° vers la cible. Deux minutes à peine plus tard, je suis à côté d’un avion d’affaires de type Falcon 900. Sans un avion de combat performant, il aurait été impossible de remplir cette mission, pourtant simple. Lors d’une mission de police aérienne, on ne sait jamais sur quoi on va tomber et seul un avion de combat performant permet de répondre à toutes les éventualités.

En mémoire à notre camarade pilote Christophe Keckeis ancien chef de l’armée, je cite ici son conseil : « Nous avons le devoir de dire la vérité à nos concitoyennes et concitoyens ».

Photo : les intervenants, Pierre-André ARM, Pierre de Goumoëns, Sylvie Perrinjaquet, Jean-Luc Addor, Claude Nicollier, Charles Juillard, Jacqueline de Quattro, François Pointet. 

 *Le PBD et le PEV font également partie de la coalition pour le "OUI".

 

10/01/2020

Air2030, seconde demande d’offres envoyée !

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Le 10 janvier 2020, armasuisse a remis la deuxième demande d’offre relative au prochain avion de combat aux organismes gouvernementaux des quatre constructeurs entrant en ligne de compte : l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale) et les États-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet et Lockheed-Martin F-35A). La deuxième demande d’offre se fonde sur l’analyse de la première offre, des conclusions découlant des essais en vol, en simulateur et au sol, ainsi que des audits réalisés auprès des exploitants des avions de combat évalués. Les constructeurs soumissionnaires contactés par l’intermédiaire des organismes gouvernementaux sont invités à soumettre leur offre la plus avantageuse pour la Suisse.

Les offres devront notamment comprendre les éléments suivants :

  • prix correspondant à 36 et 40 avions, y compris la logistique et l'armement définis, en tant que point de départ contraignant des négociations approfondies avec le candidat à l’issue du choix de l’appareil
  • propositions de coopération entre les forces armées et les autorités en charge de l’acquisition suisses et celles du pays fournisseur
  • projets d’affaires compensatoires prévus ou d’ores et déjà engagés

L’accomplissement des missions en situation de tension constitue le point de départ pour la détermination du nombre d’avions de combat. Dans cette situation, les Forces Aériennes doivent être en mesure d’assurer la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien en maintenant en permanence une formation d'au minimum de quatre avions en vol pendant au moins quatre semaines. ainsi que d’empêcher quiconque de violer ou de faire un usage non autorisé de l’espace aérien suisse et contribuer ainsi à tenir la Suisse à l’écart de conflits armés. En outre, les Forces Aériennes assurent avec les nouveaux avions de combat le service de police aérienne 24 heures sur 24, sont capables de défendre l’espace aérien pendant une durée limitée et peuvent appuyer les forces terrestres en cas de conflit armé.  

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Nouveau système de défense sol-air de longue portée :

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Le 10 janvier 2020, armasuisse a également remis la deuxième demande d’offre aux organismes gouvernementaux des constructeurs entrant en ligne de compte pour le nouveau système de défense sol-air de longue portée : la France (Eurosam SAMP/T) et les États-Unis (Raytheon Patriot). Tout comme pour le prochain avion de combat, la deuxième demande d’offre se fonde sur l’analyse de la première offre, les conclusions des essais des capteurs en Suisse et les audits auprès des exploitants du système. Les constructeurs soumissionnaires contactés par l’intermédiaire des organismes gouvernementaux sont invités à soumettre leur offre la plus avantageuse pour la Suisse.

Les offres devront notamment comprendre les éléments suivants :

  • prix des systèmes de défense sol-air de longue portée en mesure de couvrir une surface d’au moins 15 000 km2, y compris la logistique et l'armement définis, en tant que point de départ contraignant des négociations approfondies avec le candidat à l’issue du choix du système
  • offres de coopération entre les forces armées et les autorités en charge de l’acquisition suisses et celles du pays fournisseur 
  • projets d’affaires compensatoires prévus ou d’ores et déjà engagés

Prochaines étapes du programme Air2030 :

Le document « Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et du nouveau système de défense sol-air de longue portée » du 23 mars 2018 a été mis à jour. Les modifications concernent principalement les obligations liées aux affaires compensatoires et la répartition du volume de financement. En ce qui concerne le système de défense sol-air de longue portée, RUAG MRO Suisse a été désigné comme centre de compétences pour le matériel. La capacité de défense de ces systèmes contre des missiles balistiques (Ballistic Missile Defence) est par ailleurs à clarifier (types, versions).

Les informations de la deuxième offre et les conclusions des diverses évaluations permettront de déterminer l’utilité globale de chaque système. Utilité globale, coûts totaux et risques respectifs ne seront comparés qu’à l’issue de la votation sur le référendum auquel il convient de s’attendre. Les résultats seront alors conjugués à une analyse exhaustive du risque dans le cadre d’un rapport d’évaluation qui comparera l’utilité globale de chaque avion de combat et système de défense sol-air de longue portée en lice avec leurs coûts d’acquisition et d’exploitation respectifs sur une période de 30 ans. Sur la base des conclusions du rapport d’évaluation une recommandation quant à l’avion de combat et au système de défense sol-air de longue portée les plus adaptés pour la Suisse sera faite à la cheffe du DDPS. La décision finale du type sera prise par le Conseil fédéral. (Sources DDPS).

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Photos : 1 Les quatre avions en course Super Hornet, Rafale, Eurofighter et F-35 2 Radar Système Patriot 3 Radar système SEMP/T G P.Kümmerling