18/10/2017

Grèce se dirige vers le F-16 Viper !

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La Grèce vient de faire un pas de plus en avant en direction de la version « Viper » du Lockheed-Martin F-16. L’objectif étant de moderniser la flotte actuelle de F-16 au standard le plus élevé disponible.

Le oui des USA :

Le département d'Etat américain a approuvé un ensemble de mises à niveau évaluées à 2,4 milliards de dollars pour porter la flotte de l'armée de l'air hellénique au standard F-16V, selon une confirmation de l'Agence de coopération pour la sécurité de défense.

Le Premier ministre Alexis Tsipras a souligné en début de semaine aux Etats-Unis que la modernisation future de la flotte de F-16 a été saluée par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. Par ailleurs, on notera que le président Trump a critiqué une nouvelle que certains alliés de l'OTAN ne s’engagent pas en faveur d’un budget militaire de l’ordre de 2% du produit intérieur brut pour assurer la sécurité du continent.

Une mise à niveau au standard « Viper » Block70 représenter un coup de pouce décisif pour le ministère hellénique de la Défense nationale, à court d'argent, qui a fonctionné dans un budget contraint depuis la crise économique de 2009. Pendant ce temps, la Grèce a vu son rival régional, la Turquie, avancer avec le Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » et prépare maintenant son chasseur furtif de prochaine génération TF-X.

Le F-16 « Viper » Block70 » :

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS).

La Grèce utilise un mélange de standards Block30 et 50 doté de la motorisation General-Electric F110, ainsi que de la version Block52 alimentée par le Pratt & Whitney F100.

 

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Photos : 1 F-16 Grec Solo Display @ FAH 2 F-16 Viper @ Lockheed-Martin

01/10/2017

Les RC-135W de la RAF au complet !

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La Royal Air Force (RAF) a reçu son troisième et dernier avion oeing RC-135W « Airseeker » de renseignement, surveillance et de reconnaissance (RSR). L'avion n°ZZ666 est arrivé à sur la base de Waddington dans le Lincolnshire quelques mois avant l'annonce. Au total la RAF a payé près de 1 milliard de dollars pour le mise en place du programme « Airseeker » du Royaume-Uni.

De nombreuses améliorations : 

Depuis la livraison du premier « Airseeker »  à la RAF en en 2014, plus de 60 améliorations ont été intégrées sur la flotte, allant de la mise à niveau des systèmes de mission à l'amélioration des moteurs en vue d’une efficacité accrue en terme de consommation et de durabilité. 

Le RC-135W :

Le Boeing RC-135 est la base d'une famille d'avions de reconnaissance électronique conçue à partir du C-135. Le RC-135V/W « Rivet Joint « est l'avion de type SIGINT (Renseignement électromagnétique  et électronique) de l'US Air Force. Il surveille à la fois les communications radio et les signaux électroniques émis par les radars adverses. Il dispose par ailleurs de capacités de brouillage de ces signaux.

Photo :RC-135W de la RAF @ Global Aviation

05/06/2017

Début du TigerMeet 2017

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L’édition du TigerMeet 2017  se déroule à Landivisiau en France du 05 au 16 juin. Depuis les années 1960, le TigerMeet permet à ses membres de se retrouver pour participer à différents exercices (missions aériennes simulées), réunions d'échanges et festivités. Lors de ces rencontres, il est de tradition de décorer une partie des aéronefs avec des motifs rappelant le tigre. Depuis 1977, le Tigre d'Argent récompense l'escadrille la plus performante durant les exercices.

A Landivisiau, les escadrilles des « Tigres » seront les ôtes de l’escadron de la 11F qui a trocqués ses bons vieux Dassault Super Etendard pour le Rafale M.

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Hornet suisses présents :

Les Forces aériennes suisses participent une nouvelle fois à cet exercice international, il permet au détachement suisse de compléter l'entraînement de défense aérienne qui est restreint en Suisse par égard pour la population. Trente-six collaborateurs des Forces aériennes suisses, dont dix pilotes, participent à cet exercice avec quatre F/A-18 C/D  Hornet plus un avion de réserve. Le Staffel 11 a participé pour la première fois en 198 à un TigerMeet sur Northrop F-5 E/F « Tiger II ». La première participation de vol était en 2002, déjà sur le F/A-18 « Hornet ». En 2004, l'escadron 11 a finalement été le grand honneur d'être nommé en tant que membre à part entière de l'Association NatoTiger.

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Ces grands exercices de combat aérien à l'étranger sont nos pilotes d'importance énorme. Ils nous permettent non seulement l'échange de formation et de connaissances très utiles avec d'autres pilotes, mais aussi de comparer directement notre performance par rapport aux autres nations et des avions. Seules de telles comparaisons directes donnent une vision objective de notre travail et nous permettent de maintenir et de développer notre capacité de défense aérienne efficace en Suisse.

Le TIGER MEET chacun différents prix seront présentés, avec l'escadron 11, entre autres, avait déjà à plusieurs reprises d'accepter le trophée du « Silver Tiger » ou la « meilleure unité de vol ».

Petit Rappel :

La première rencontre des TIGERS a eu lieu sur la base de RAF de Woodbridge en juillet 1961. Ce rassemblement fut l’initiative du ministre de la défense français de l’époque M. Pierre Mesmer qui remarqua que plusieurs escadrons de chasse de divers pays avaient pour emblème un Tigre. Si les premières rencontres avaient pour but d’entretenir de bonne relation, rapidement les escadrilles organisèrent des missions d’interceptions, de défense aérienne et de patrouille. Les escadrons en tirèrent de nombreux enseignements particulièrement bénéfiques pour tous. A partir de 1977 de nouvelles nations se joignirent au Tiger Meet et un trophée fut crée sous le nom de NATO Tiger Silver Trophy afin de récompenser l’escadron qui a réussi le mieux les missions prévues. Aujourd’hui une trentaine d’escadrons participent régulièrement à ces rencontres.

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Les participants 2017 :

 

Escadrille 11F sur Rafale M Landivisiau, France

Staffel 11 sur F/A-18 « Hornet » Meiringen, Suisse

1 Jagger Staffel sur Saab 105 Vogler, Autriche

Gruppo XII sur Eurofighter Gioai Del Col, Italie

Escadron 1/30 Rafale Mont-Marsan, France

Escadron 3/30 Rafale Mont-Marsan, France

31 Escadron F-16 Klein Brogel, Belgique

211 TL Gripen C/D Caslav, Tchéquie

313 Squadron F-16 Volkel, Pays-Bas

21ème Gruppo AB212 Grazzanise, Italie

230 Squadron Puma Benson, Angleterre

814 Squadron Merlin AW101 Culdrose, Angleterre

1 AEW&C NATO E-3A Sentry Geilenkirchen

338 Squadron F-16 Orland, Norvège

 

Photos : TigerMeet @ TigerMeet

 

20/03/2017

Système suisse de vol en conditions dégradées!

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La société suisse RUAG intègre un système d’assistance au pilotage pour les conditions DVE (Degraded Visual Environment) sur les hélicoptères Airbus EC635 des Forces aériennes suisse. Ce nouveau système est également développé dans la cadre d’un partenariat avec l’OTAN.

l'Armée suisse prend part en collaboration avec RUAG à un projet d'essai de systèmes DVE (Degraded Visual Environment). Les tests dans le terrain doivent fournir des données sur l'utilisation et l'efficacité de systèmes par mauvaises conditions de visibilité. Les conditions atmosphériques empêchent souvent l'engagement d'hélicoptères dans le terrain, raison pour laquelle les Forces aériennes cherchent à réaliser des progrès dans le domaine des vols en conditions dégradées. Ces progrès doivent élargir l'éventail des engagements possibles et, surtout, contribuer à la sécurité aérienne, ce dont l'aviation civile profitera également. Les essais ont eu lieu à l'Älggialp et portaient sur la problématique du « white out », voile blanc en français. Dans l'aviation, c'est ainsi que l'on décrit la détérioration des conditions de visibilité à cause de bourrasques de neige. Les tests, qui se concentrent sur l'aptitude au vol et l'efficacité des systèmes DVE par neige tourbillonnante, ont permis d'enrichissants retours d'expériences dans ce domaine.

Les essais en conditions de « voile blanc » ont été effectués à partir de la base d'hélicoptères d’Alpnach, en Suisse, où RUAG Aviation possède également un centre d'excellence indépendant pour l'entretien, la réparation et la révision des hélicoptères (MRO). Les essais DVE se sont déroulés du 20 au 23 février 2017 derniers. Les essais DVE de l'OTAN ont eu lieu dans l'intérêt de la technologie et du partage des connaissances, au-delà des frontières internationales, sur des solutions spécifiquement conçues pour améliorer la sécurité et atténuer les risques pour les pilotes et les hélicoptères. RUAG Aviation est devenu un acteur clé dans les essais pour ce type de problèmes au sein de l'OTAN, intégrant un système d’assistance de sécurité pour le pilote. Ce nouveau système antivoile blanc a été monté sur un EC635 des Forces aériennes suisses. Cet hélicoptère a servi de démonstrateur de capacité et sera utilisé pour d'autres essais par la suite, dans d'autres conditions atmosphériques qui influencent négativement sur la visibilité. Les tests par nébulosité et brouillard ainsi que lors de précipitations se dérouleront prochainement à Manching en Allemagne.    

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Photos : 1 EC635 des Forces aériennes suisses  en conditions DVE 2 Système électronique d’aide au DVE @RUAG/DDPS                  

09/03/2017

Belgique, bisbille à propos du remplacement des F-16 !

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Bruxelles, des politiciens s’inquiètent de la manière dont le cahier des charges du nouvel avion de combat a été validé. En effet, pour certains, le document a été avalisé par la Chambre des députés un peu trop vite et ceci, sans que les principaux intéressés puisse s’y pencher correctement.

Un vote rapide :

Les députés belges attendaient depuis plusieurs mois le cahier des charges du nouvel avion de combat qui doit permettre de fixer les bases du choix du futur remplaçant de la flotte de Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980. Le problème dénoncé par certains politiques vient du fait que le document est long, technique et en anglais. En conséquence, il est difficile à lire et il faut du temps pour un novice en matière d’aéronautique militaire d’en comprendre les principaux éléments.

Le précieux document est donc passé très vite entre les mains des députés pour un vote d’acceptation lui aussi très rapide. Hors les questions de base du projet n’ont mêmes pas été discutées lors du vote. Un député se plaignait ce matin, que les questions ayant attraits au maintien de l’emport de la charge nucléaire et des compensations économiques avaient tout simplement été évité.

Les questions de fond :

La réaction de certains politiques belges n’est pas anodine, j’en avais fait le centre d’un article en février de l’année dernière. En effet, des détails importants risquent de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN et devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique. La crainte d’un cahier des charges qui favoriserait un concurrent est dans les esprits, on comprend mieux le désarroi et la réaction de certains aujourd’hui.

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants: le Lockheed-Martin F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

 

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Photos : 1 F-16 Solo display @ Martin Melian 2 F-16B de la FAB @ Marco Papa