19/05/2010

Nuage de cendres : il faut adapter la réglementation !

 

 

96062_1272911609.jpg

 

 

Hier à Genève, l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a demandé à ce que les autorités européennes de l’aviation puissent rapidement revoir les procédures ,afin, de permettre une meilleure flexibilisation de celles-ci, dans un but de minimiser l’impact des perturbations due à des décisions parfois mal évaluées. En effet, le système actuel a conduit les autorités à fermer l’espace aérien au-dessus de certaines zones, alors que ce n’était pas nécessaire.

Cette situation pouvant perdurer encore longtemps, il est capital de pouvoir s’adapter au plus juste, à l’évolution permanente du nuage. Si la sécurité aérienne reste le mot d’ordre absolu, les décisions doivent pouvoir être prise sur des faits et non des modélisations théoriques. Des pays comme la Suisse et l’Angleterre utilise une méthode graduelle des niveaux de risques, ce qui permet une adaptation rapide de la situation par secteur.

L’IATA de son côté réclame une meilleure collecte des données et une révision des procédures de décisions actuelles.

95806_1272467370.jpg

 

 

Les perturbations vont durer :

A moins d’une sérieuse accalmie du volcan Eyjafjöll, cette situation pourrait bien durer très longtemps. Plus de 100. 000 vols ont été annulés, depuis le début de l’éruption à la mi-avril, affectant pas moins de huit millions de passagers. Ces dernières heures, avec le changement de direction des vents, la propagation du nuage de cendres est venue perturber encore une fois l’Europe, provoquant la fermeture provisoire des aéroports d’Amsterdam et de Rotterdam ainsi  que de plusieurs aéroports en Grande-Bretagne et en Irlande.

 

La prudence reste de mise :

Depuis l'éruption, plus de 200.000 vols ont potentiellement été affectés par les cendres volcaniques dans l'espace aérien européen, mais les vérifications effectuées par les ingénieurs n'ont pas mis au jour de concentration significative.

Deux B737-800 de Ryanair ont été légèrement contaminés par des cendres volcaniques. La compagnie irlandaise avait dû clouer deux appareils au sol le 9 mai en raison d’incidents techniques. Elle avait initialement indiqués que ceux-ci n’avaient rien à voir avec le nuage volcanique, mais des traces de cendres ont été détectées dans les moteurs.

Les appareils venaient de réaliser la liaison entre Londres Stansted et Belfast lorsque les incidents sont survenus. La compagnie low-cost irlandaise avait donc dû suspendre leurs opérations et les laisser à Belfast pour qu’ils y subissent une inspection technique.

Ryanair a confirmé le 10 mai que de la cendre avait été retrouvées. Mais après avoir appliqué les procédures approuvées par le motoriste, elle a remis les appareils en service, en insistant sur le fait que ces traces ne présentaient pas de risque.

Toutefois, un nouvel appareil devant effectuer la liaison Belfast – Londres a fait demi-tour le 11 mai, après que ses pilotes ont senti une odeur de soufre dans le cockpit (qui n’a pas été détectée en cabine). L’appareil a été inspecté et remis en service.

1366733.jpg

 

 

Liens sur les cendres du volcan :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/05/02/f-5-traque...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/04/20/reouvertur...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/04/19/nuage-de-c...

Photos : 1 B737-800 AmericanAirlines. 2 ERJ-190 Jet blue @ Fabricio Jimenez 3 B737-800 Ryanair @ Xavier Rui

 

18/04/2010

Nuage, vols d’essais en cours :

 

 

70425_1257905631.jpg

 

 

L’Union européenne a demandé la mise en oeuvre de vols d’essais devant permettre de mieux évaluer la situation pour l’aviation. Les premiers tests effectué hier se sont déroulés sans problème. L’objectif de ces vols d’essais est de procéder à des mesures dans les espaces aériens et sur les possibles conséquences des cendres sur les pièces d’avions.

Les cendres volcaniques contiennent des particules de roche et de silicate qui forment un ensemble de matières abrasives assimilables à du papier de verre pouvant aller jusqu’à bloquer un moteur d’avion.

Plusieurs compagnies engagées :

Samedi, la compagnie KLM a fait voler un Boeing B737-800 dans le ciel des Pays-Bas à une altitude régulière de 10.000 mètres et maximale de 13.000 mètres tout en testant d’autres paliers.  Rien d’anormal n’a été décelé durant ce vol. KLM fait voler ce dimanche neuf appareils pour permettre d’élargir les essais.

Lufthansa a quant à elle fait voler une dizaine d’avions hier également, soit des B747-400 et Airbus A340 entre Munich et Francfort dans des altitudes variant entre 3.000 et 8.000 mètres. Les inspections  effectuées  au retour de ces vols ont démontré qu’il n’y avait pas de dommage sur les vitres des cockpits ou sur les fuselages ni impact moteurs.

Un avion d’Air France effectuera cet après-midi un vol de test au-dessus du sud-ouest  de la France, dans une zone proche des aéroports de Toulouse, Bordeaux et Montpellier. De son côté, l’agence  italienne de l’aviation civile (ENAC) a annoncé qu’un vol serait autorisé également ce dimanche.

Déterminer la position du nuage :

Avant de pouvoir autoriser un retour aux vols commerciaux, il impératif de connaître non seulement la position et le déplacement du nuage de particules, mais de vérifier que les zones ayant été affectées par celui-ci sont maintenant débarrassées des micro-particules pour permettre une exploitation totalement sécurisée des vols.

islande-eruption-4425961xrrqs_1713.jpg

 

 

Photos : 1 B767 @ Fabricio Jimenez 2 L’eruption du volcan. @AFP.


 

14:14 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nuage de cendres, essais de vols |  Facebook | |